mardi, janvier 6 2015

Edito - Quand la dette toxique va sortir de dessous le tapis ...

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Rappelez-vous ! Dès de le début de l'année 2007, Dexia se permettait de proposer aux collectivités territoriales une nouvelle recette miracle : Taux fixe – Dual Euro / CHF, un crédit qui spéculait sur la parité euro – franc suisse. Tant que celui-ci restait supérieur à 1,44 franc suisse, le taux restait fixe, mais dès lors qu’il passait ce seuil, le taux se mettait grimper jusqu’à 22 % !

Pour autant, un journal comme le Midi Libre ne consacre plus aucune page à ce dossier de la dette toxique des collectivités territoriales. La vérité serait elle inavouable aux contribuables?languedociens ?

Par contre, le Dauphiné Libéré a consacré hier une page entière.

La démocratie française consacre des débats interminables sur deux dimanches de plus travaillés ou pas mais n'évoque pas un sujet qui représente plus d'une dizaine de milliards sur le plan national ...

Comme de nombreuses autres collectivités, Béziers (Hérault, 71 000 habitants) s’est vu offrir, par Dexia et la Société Générale, des prêts absolument incompréhensibles du profane. Contrairement à d'autres Maires et Président de collectivités territoriales, l'ancien sénateur-maire, Raymond Couderc n'avait pas voulu dans un premier temps, poursuivre ces banques indélicates en justice. Il se ravisa... On connait la suite.

Depuis plusieurs mois, le Trésor public a placé la Ville dans son réseau d'alerte.

Hier, dans l'article du Dauphiné Libéré, il était question de Chambéry. Son Maire Michel Dantin qui est une référence propose une approche sérieuse, lucide, courageuse. A comparer les mesures pratiques qu'il a mit en œuvre avec l'attentisme d'autres collectivités, on voit rapidement l'impact des bombes à venir.

La Ville de Chambéry doit faire face à un taux moyen de conciliation qui fait exploser les intérêts de la Ville.

Or, dans le même temps, s'ajoute la baisse des dotations d’État.

Que fait-elle ?

1) elle part à la collecte de recettes supplémentaires dans les tarifs commerciaux,

2) elle cède des biens immobiliers,

3) elle engage toutes les économies de fonctionnement qui ne touchent pas au cœur des services publics locaux ...

Elle engage les économies dans la plus totale transparence (cf le magazine municipal de décembre 2014 où toutes les explications sont données).

On est loin de l'attentisme actuel qui caractérisent la ville de Béziers et la CABEME pourtant très impactées par des dettes toxiques.

C'est d'ailleurs l'une des faiblesses majeures des actuelles oppositions PS et UMP que de consacrer son énergie aux petites phrases ou aux polémiques sans présenter des alternatives sur des sujets de cette importance.

Ce sujet n'a pas été éclipsé pendant la campagne des municipales à l'exception de la liste d'Elie Aboud. Elle l'est encore à l'excès. Robert Ménard n'a pas engagé la transparence utile sur la réalité financière de Béziers comme il avait promis en mars dernier. La ville de Béziers à entretemps revu sa copie mais on sait que les contribuables biterrois vont payer les 4 millions d'euros de la renégociation bancaire. Un coin de voile est levé puis immédiatement refermé. Il faudra également payer les pénalités de remboursements anticipés. Combien ? 900 000 Euros.

Les finances semblent être une menace dans les rapports entre le FN et les autres composantes de droite davantage qu'un sujet de gestion. Seul Aimé Couquet (PCF) a depuis des années pointé du doigt ce problème démontrant que l'ancien sénateur-maire, Raymond Couderc était un incompétent et un irresponsable qui a fait passé en un mandat (3 emprunts toxiques en 2007) la dette de la ville de 85 millions à 111 Millions d'Euros.

Quant à la CABEME, c'est le mutisme le plus total qui règne pendant ce temps. Frédéric Lacas n'a jamais osé pointé du doigt son prédécesseur, Raymond Couderc, qui a semé un héritage de remboursement et d’endettement pour les 30 prochaines années. Aujourd'hui, Lacas, c'est aussi motus et bouche cousue. Quoiqu’il en dise, les chiffres parlent d’eux-mêmes et ils correspondent à une situation que nous mettons en lumière depuis longtemps : la CABEME est dans une situation financière très difficile.

Quand la dette toxique va sortir de dessous le tapis dans l'agglomération biterroise, les réveils s'annoncent très douloureux.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, décembre 27 2014

Edito - Qu’est-ce qui aura le plus fortement marqué les Français au terme d’une année politique très riche ?

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Qu’est-ce qui aura le plus fortement marqué les Français au terme d’une année politique très riche ? L’Institut Odoxa a posé quatre questions, dans un sondage exclusif pour le Parisien-Aujourd’hui en France et ITélé : quel est l’événement politique le plus important de 2014, la révélation politique de l’année, et la personnalité la plus scandaleuse ? Enfin nous avons demandé, sur un registre plus léger, avec quel(le) homme ou femme politique les Français aimeraient passer le réveillon du 31 décembre.

L'événement politique de l'année 2014 : le Front national en tête lors des élections européennes.

C’est d’abord, sans conteste, « le score canon de 25 % réalisé par le parti de Marine Le Pen aux élections européennes qui a marqué les esprits », relève Céline Bracq, directrice d’Odoxa. C'est l'événement marquant de l'année pour 51 % des Français. « Le FN premier parti de France est ainsi cité en priorité par les sympathisants de gauche (45 %) et encore plus par ceux de droite (57 %) ». Loin devant la réforme territoriale avec une France qui passe à 13 régions (31 % des personnes interrogées)...

Le retour de Nicolas Sarkozy et la victoire de la droite aux élections municipales arrivent ex-aequo en 3e position : 24%. Le remaniement ministériel avec le départ d'Arnaud Montebourg est en 4e position (19%).Valérie Trierweiler et la sortie de son livre « Merci pour ce moment » se retrouvent en bas du classement (10 %). « Une nouvelle preuve que les Français font la différence entre événement médiatique et événement politique », souligne l'institut de sondages. L'affaire Jouyet-Fillon n'a, elle, marqué que 3 % des Français.

Fait notable, le mouvement d’extrême droite apparaît en haut de classement dans trois des quatre catégories du sondage. Marion Maréchal-Le Pen est seconde chez les « révélations de l’année », tandis que sa tante Marine apparaît au deuxième rang des politiques avec qui réveillonner.

Emmanuel Macron, révélation politique de l'année

C’est un homme arrivant avec des recettes nouvelles, et un brin iconoclastes à gauche, Emmanuel Macron, qui est élu haut la main « révélation de l’année ». Le ministre de l’économie est cité par 47 % des Français, loin devant la nièce de Marine Le Pen, Marion Maréchal-Le Pen (32 %). La jeune députée FN est néanmoins la favorite des sympathisants de droite (47 %, devant Emmanuel Macron à 39 %), relève l'institut, « une place qu'elle doit aux sympathisants FN. Les trois quarts la citent et ils représentent un tiers des sympathisants de droite ». Elle devance Bruno Le Maire (30 %), candidat à la présidence de l'UMP.

Le plus scandaleux : Thomas Thévenoud

Dans la catégorie scandale de l’année, Thomas Thévenoud, le secrétaire d’État PS qui oubliait de payer ses impôts pour cause de « phobie administrative », arrive en tête (40 %). Il devance de peu la « scandaleuse » Valérie Trierweiler (39 %), qui a très négativement marqué les sympathisants de gauche (ces derniers classent d’ailleurs l’ex-compagne de François Hollande première, avec 54 % de citations). Elle est suivie de près par Thierry Lepaon (37 %), pour les révélations sur ses frais et indemnités payés par la CGT. Jérôme Lavrilleux et l'affaire Bygmalion arrivent en 4e position de ce classement (19 %).

Sarkozy et Le Pen, personnalités préférées pour passer le Réveillon

Avec qui les Français souhaiteraient finir l’année ? Le plus cité est Nicolas Sarkozy avec 19 % de citations. Ce sont Marine Le Pen et Rama Yade qui arrivent en deuxième position : la patronne du FN parce qu’elle génère certes très peu « d’envie » chez les Français en général mais que 8 sympathisants FN sur 10 rêvent de passer un Réveillon avec elle ; la centriste Rama Yade parce qu’elle est globalement appréciée par toutes les catégories de Français, souligne Odoxa. Loin derrière, François Hollande (9 %). Au pied du classement, Nadine Morano : ils ne sont que 2 % à dire qu'ils aimeraient passer le Nouvel An avec elle.

Source : Sondage du Parisien ce 27/12/2014

jeudi, décembre 25 2014

Edito - La droite française peut-elle mourir d'un moment d'inattention ?

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L'actuelle période est très surprenante. Il y a un calme apparent mais trompeur dès que les discussions entrent dans le fond des dossiers. Le calme apparent est lié à la résignation : "à quoi bon ?". Mais c'est la résignation pour le coup de balais.

Puisqu'il n'y a plus rien à attendre du système politique classique, autant voter pour des personnes dont dès le départ on n'attend rien !

Les alertes ont été nombreuses.

L'abstention grimpe.

Les listes de société civile refusant le jeu habituel des partis se sont multipliées.

"L'information des citoyens" a rejeté "l'information des journalistes". On le constate avec caricature depuis 48 heures avec les "accidents" des "déséquilibrés".

Aujourd'hui, la droite française classique devrait susciter l'espoir, l'envie, le désir. Cela passerait par des débats d'idées, par la multiplication des candidatures pour faire vivre la concurrence pour 2017, par le renouvellement des candidats, par l'émergence de jeunes pousses attractives dont des femmes de tempérament pour sortir de cette tradition machiste de la politique française...

Non on est très loin de tout cela.

Il n'est plus à exclure que la droite française classique puisse mourir d'un moment d'inattention. Le score du FN est en train de changer la donne. Le PS connaît un premier rebond pour revenir à des seuils plus faibles que d'ordinaire mais pas aussi désespérés qu'il y a encore quelques semaines.

Et la droite classique semble à l'écart de ces tendances. Imperméable. Inquiétant.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mercredi, décembre 17 2014

Edito - L’effarante visite de Moscovici dans la chaudière grecque

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Lundi, Pierre Moscovici est venu soutenir le gouvernement de droite, deux jours avant un vote décisif. Une visite révélatrice de ce qui ne va pas dans cette Europe, entre le soutien à des politiques en échec depuis des années, et la récompense de l’incompétence et indistinction politique.

La prime à l’incompétence et l’indistinction ?

On ne dira jamais assez à quel point il est effarant que Pierre Moscovici soit devenu commissaire européen à l’économie cette année. Voici un ministre, qui, en 2012, annonçait que le déficit budgétaire de la France atteindrait 3 % du PIB en 2013. Un an après, soldant l’échec de la politique qu’il avait mise en place, qui prolongeait celle du gouvernement précédent, notamment pour les hausses d’impôts, il annonçait que finalement, il faudrait attendre deux ans de plus. Un peu plus d’un an plus tard, son remplaçant, Michel Sapin, a de nouveau repoussé l’échéancier de deux ans. Bref, ce qu’il annonçait pour 2013, le serait en 2017. Et encore, la majorité aura le temps de changer d’ici là…

Quelle légèreté et quelle inconscience de l’avoir nommé à un tel poste ! Lui, qui a échoué en France, doit maintenant guider l’Europe entière ! Toujours aussi incroyable, le voici qui va soutenir l’équipe au pouvoir en Grèce quelques jours à peine avant des élections présidentielles décisives. Non seulement cela pose un problème de crédibilité quand la Commission demande quoique ce soit au pays, mais le soutien, par un commissaire étiquette à gauche d’un gouvernement largement dominé par la droite, renforce encore l’indistinction grandissante entre ce qu’on appelle la gauche et la droite de gouvernement en Europe. Dans un sens, cela clarifie sans doute le débat politique, mais malheureusement, cela profite aussi assez souvent, mais pas toujours heureusement, à des partis extrémistes.

Athènes au bord de la rupture ?

Déjà, en 2012, les élections législatives avaient été extrêmement serrées, Nouvelle Démocratie l’emportant d’extrême justesse devant Syriza, dont le programme, peu compatible avec le cahier des charges de la troïka, avait tout pour ouvrir la voie à une issue argentine, et provoquer une sortie de la Grèce de la monnaie unique. L’élection présidentielle anticipée, qui devait initialement se tenir en février 2015, créé une situation difficile car elle nécessite une majorité de 180 députés sur 300, que n’a pas la majorité actuelle, qui devra recruter hors de ses rangs. Sans cela, cela provoquerait des législatives anticipées, qui pourraient alors être gagnées par Syriza, actuellement en tête dans les sondages.

Mais dès lors, pourquoi le Premier Ministre a accéléré l’agenda ? Et s’il jouait simplement la surprise pour renverser une situation perdante ? Il a récemment durci le ton à l’égard de la troïka, refusant de nouvelles coupes, mais il s’agit peut-être d’une simple posture destinée à rassembler les voix nécessaires pour son candidat à la présidence de la République… Dans ce cadre, difficile de savoir quelle sera l’influence des interventions de Pierre Moscovici et de Jean-Claude Juncker, qui a indiqué qu’il souhaitait que « la Grèce soit gouvernée par des gens qui aient un regard et un cœur pour les pauvres gens en Grèce (…) mais aussi qui comprennent la nécessité des processus européens ».

Le scrutin de mercredi permettra de comprendre comment les élus Grecs ont perçu les interventions de la cette Commission, qui s’immisce déjà tellement dans la direction politique du pays. Soit elle aura soudé et renforcé l’opposition à sa politique, soit la peur du vide lui permettra de passer en force.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, décembre 12 2014

Edito - Que penser du projet de loi Macron ?

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C’est le sujet législatif de la semaine. Le projet de loi Macron a été présenté en conseil des ministres, puis à la presse avant hier. Il doit rester comme un marqueur du quinquennat, une des meilleures illustrations du cap libéral assumé par François Hollande, puisqu’il prolonge les travaux de la commission Attali.

Jacques Attali au pouvoir ?

Quand on prend un peu de recul, il y a de quoi être assez estomaqué par ce projet phare de la deuxième moitié du mandat de François Hollande. Bien sûr, il peut exister certaines rentes injustifiées et excessives et il est normal de s’y attaquer et certaines complexités de notre droit peuvent être contre-productives, mais ce projet va bien au-delà. De manière stupéfiante, il s’agit d’un projet néolibéral, qui, sous couvert initialement de redonner du pouvoir d’achat aux ménages, ce qu’avait défendu Arnaud Montebourg cet été, est un projet global de déréglementation de l’économie française, visant à faire reculer le service public et poussant le détail jusqu’à prévoir quelques dérisoires milliards de session d’actifs.

Encore plus effarant, ce projet fourre-tout est un prolongement du rapport de Jacques Attali de « libération de la croissance », qu’avait en partie mis en place Nicolas Sarkozy. Il est tout de même incroyable de voir ce qu’on appelle la gauche déréglementer plus encore l’économie française deux ans et demi après avoir pris le pouvoir à la droite ! Ainsi, François Hollande dépasse Nicolas Sarkozy sur sa droite sur plusieurs questions économiques. Par exemple, il est assez effarant que ce soit le candidat du PS qui libéralise le travail du dimanche, que le président de l’UMP avait tant de fois appelé de ses vœux mais n’avait pas osé faire. Tout ceci démontre la faillite du débat politique actuel quand il se limite au PS et à l’UMP.

Courant d’air néolibéral

Mais le traitement de l’information est également accablant. Si ce n’est un éclairage des décodeurs très descriptif, Le Monde couvre la loi comme pourraient le faire les éléments les plus libéraux et dogmatiques du Medef, accréditant l’idée que cette loi s’attaque aux « maladies de la France », qu’elle est censée doper la croissance et publiant naturellement une tribune qui défend l’ouverture du travail le dimanche, qui serait une « chance économique et sociale ». La couverture de cette loi ressemble plus à de la propagande, la seule question autorisée semblant être de dire qu’elle ne va sans doute pas assez loin puisque le gouvernement a renoncé à réformer les pharmacies, ou les taxis…

La présentation du débat sur le travail du dimanche est particulièrement choquante puisqu’elle se résume à de purs arguments mercantilistes, à savoir que les touristes chinois pourraient dépenser plus en France, et ne pas avoir à aller à Londres, sans jamais vraiment se poser la question de la vie familiale et son équilibre. En outre, parler de volontariat est un peu hypocrite quand 15 % des Français recherchent un travail et il faut noter que la question de la rémunération supplémentaire est renvoyée à des accords, l’État n’imposant pas de cadre… Bref, sur cette question, encore une fois, de manière assez effarante, le Parti Socialiste semble vouloir dépasser l’ancienne majorité par sa droite.

Pour toutes ces raisons, la loi Macron, avec l’opposition de la France à la taxe Tobin européenne, démontre non seulement les reniements de François Hollande, mais aussi la dérive effarante d’une classe politique où ce qu’on appelle la gauche dépasse la droite par la droite sur certains sujets.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, décembre 1 2014

Edito - VGE : le grand oublié de l'anniversaire de la "loi Veil"

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La France a un vrai souci avec son Histoire. Tantôt elle l'oublie très rapidement. Tantôt elle le scénarise avec un sens de la discrimination assez surprenant. Ce fut le cas cette semaine avec les 40 ans de la "loi Veil" sur l'avortement. Il n'a jamais été question de VGE. Ou si peu.

Dans un régime où tout procède du Chef de l’État, là le Chef de l’État était ... absent. Il n'existait pas. Pas un commentaire pour quand même célébrer celui qui a eu le talent et le courage de nommer des personnalités comme Simone Veil ou Françoise Giroud.

A en croire l'actualité de la semaine écoulée, Simone Veil a été nommée toute seule. Elle a présenté le dossier de sa seule initiative. Où était donc Valéry Giscard d'Estaing à cette époque ?

C'est incroyable, cette incapacité à ne pas discriminer une lecture historique en France.

C'est probablement l'une des raisons du malaise de ce pays. Il n' a jamais l'honnêteté de regarder son Histoire en face. Ses meilleurs moments. Ses pires moments. Dans ces conditions, comment profiter des premiers et comment éviter les seconds ?

En 40, tous les Français ont été résistants.

En 60, la France n'a abandonné aucun de ses territoires. Quand elle a fait la guerre, la torture a été exceptionnelle, des faits personnels.

Et bien sûr, la France est écoutée de la terre entière.

Ainsi vont les légendes politiques bien orchestrées.

Une légende s'ajoutera : Simone Veil a été détachée de tout gouvernement pendant une loi qui mettait à l'épreuve une société, donc pas banale.

Il est même possible que la date anniversaire ne soit pas la bonne. Comme c'est le cas en espèce.

En 1974, au 1er tour de la présidentielle, si j'avais eu a le faire que crois j'aurai voté Jacques Chaban-Delmas. Au second tour en 1974, j'aurai voté VGE. Parce que François Mitterrand a toujours incarné à mes yeux la "gauche insupportable", celle qui porte le cœur en bandoulière, qui fait espérer les couches populaires mais qui vit dans les pires clichés de la "droite" à titre personnel. C'est si simple en France.

Dernièrement,sur France 2, j'ai regardé avec intérêt le portrait d'Arlette Laguiller. Quel air pur. Je ne partage pas ses idées. Mais quelle honnêteté dans ses combats. Quelle honnêteté entre ses combats collectifs et son comportement personnel.

Je pense VGE a été un bon et honnête président de la République. Malheureusement, à cette époque, j'étais trop jeune pour voter.... mais, je souviens de tout. Quelle belle mécanique intellectuelle. Sa campagne 1974 a été merveilleuse. une vraie fête.

Son bilan a porté des réformes de société considérables.

Quelle tristesse de ne pas l'avoir vu associé à l'une des réformes importantes de son mandat.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, novembre 27 2014

Edito - Nicolas Sarkozy : Communautarisme et racisme

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Rachida Dati ministre ? : « Parce que je m'étais dit que Rachida Dati, avec père et mère algérien et marocain, pour parler de la politique pénale, ça avait du sens ».

Qui a fait plus de mal à notre communauté nationale que Nicolas Sarkozy ? Je dis bien « communauté », parce que notre nation, au-delà de l’État – le cadre juridique de notre unité – c’est notre histoire et notre vie. Même si vous n’aimez ni votre voisin, ni votre collègue de travail, ni votre maire… Même si vous n’y croyez plus… il y a la France. C’est le petit truc qui vous pince le cœur quand dans un aéroport très lointain vous découvrez quelques mots de français. Nous avons mille raisons de penser à la France. Perso, j’en resterais toujours amoureux car de Ronsard à Eluard, la langue française a illuminé la poésie.

Alors, notre Nicolas Sarkozy ? Plus d’une fois, j’ai lu que la campagne de 2007 resterait un modèle à enseigner dans les écoles politiques. Non. Cette victoire a été la défaite d’un PS pourri jusqu’à l’os et qui avait rêvé de se refaire une virginité avec une candidate lunaire, et la défaite de l’UMP, laissant un Nicolas Sarkozy sans scrupule reprendre tous les thèmes FN. En 2007, ce sont les thèmes du FN, le populisme xénophobe et l’arriération franchouillarde, qui l’ont emporté, en apportant au vote habituel de la Droite, des gens venus d’un autre monde.

Depuis, nous payons cash… La vraie faute de Nicolas Sarkozy, c’est qu’il a cassé la France, notre pays. La gauche mole, tétanisée par ses ombres, est restée dans le sillon, voulant nous passionner pour la gestion de la dette ou le coût des 35 heures, alors qu’il fallait parler du pays, de nos attachements, nos débats, nos désaccords… Les cosmétiques qui font les marioles dans les ministères – vous avez vu l’autre dinde de Fleur Pellerin qui ne lit pas de livres mais mendie auprès de Michel Hazanavicius un rôle dans le prochain film d’OSS 117… – finissent la casse du pays. C’est grave. Nous sommes le pays de toutes les diversités, et c’est excellent, mais il nous faut des leaders politiques capables de dessiner un destin.

C’est là qu’on revient à cette phrase accablante de Nicolas Sarkozy.

« Parce que je m'étais dit que Rachida Dati, avec père et mère algérien et marocain, pour parler des droits fondamentaux et défendre l’indépendance de Justice, ça avait du sens ».

Admettons que Nicolas Sarkozy ait dit cette phrase,… elle aurait été inacceptable. Parce que cela aurait signifié que la nomination était due à des critères d’appartenance, et non pas aux compétences.

Par cette phrase lâchée en cette période de déprime, Nicolas Sarkozy, enfin, est sincère. Enfin. Rachida Dati n’a pas été nommée pour ses compétences, mais parce qu’il fallait une arabe dans le gouvernement. C’est du pur casting communautarisme. L’une des données du problème est que François Hollande a fait la même chose avec Christiane Taubira, nommée elle aussi sur les quotas : femme, noire, des Antilles. Sapin, Jean-Yves Le Drian, Stéphane Le Foll ou Emmanuel Macron ont été nommés car ils étaient en situation de prendre du jour au lendemain la tête des ministères. Qui peut soutenir que Christiane Taubira a été nommée pour sa maîtrise des dossiers ? De fait, sur les dossiers difficiles, elle se fait laminer, comme sur l’actuel projet de réforme des professions juridiques, géré de A à Z par Bercy.

Ça, c’est le Nicolas Sarkozy du communautarisme. N’ayant aucune vision du pays, il jongle avec les communautés comme il jongle avec les courants au sein de l’UMP.

Mais son vrai propos a été : « Parce que je m'étais dit que Rachida Dati, avec père et mère algérien et marocain, pour parler de la politique pénale, ça avait du sens ».

Ça, c’est du Le Pen Jean-Marie de fin de banquet.

D’abord, ce classique : on parle d’abord de soi, comme me l’expliquait encore hier mon ami Freud. Quand Nicolas Sarkozy parle de la justice, il parle de ce qui le concerne, c’est-à-dire le rapport à la loi pénale. Pour lui, le ministère de la justice, c’est le ministère du droit pénal. Avec comme adminicule, que la justice doit faire peur.

Après, il y a le racisme congénital. Comme son père et mère sont algérien et marocain, Rachida Dati s’y connait en violation de la loi. Avec des parents du Maghreb, vous êtes des experts en droit pénal... Et une rescapée de cette fabrique de voyous pour faire appliquer la loi pénale, çà, çà a de la gueule… Euh : ça « a du sens ».

Pauvre Nicolas Sarkozy.

On va voir ce que la suite va donner. Le problème est que les primaires ont maintenant pris autant d’importance que la présidentielle elle-même, car elles arrêtent le menu. Cet adepte du communautarisme et racisme qui en remettrait une couche, c’est strictement impossible. Alors faudra-t-il prendre sa carte à l’UMP pour éliminer cet agent nocif ? C’est une question sérieuse.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, novembre 23 2014

Edito - Ça sera Juppé

FRANCE-POLITICS/

Alain Juppé ? Franchement, je ne vois pas comment on pourra faire autrement… Gauche/Droite… Ce n’est pas la musique du moment. On parle quand même de présider la République, et en trouver un enfin qui entre dans le costume, c’est pas si mal.

A moins d’un épisode genre Sofitel-Manhattan bis, nous avons tous les ingrédients pour 2017, et la clé est l’économie. La France tient, et bien mieux qu’on ne le dit souvent, mais en masse, l’économie ne bougera pas, ou peu. Emploi, dette, croissance… Ça se jouera à quelques points de pourcentage, mais nous aurons dans deux ans le même décor.

Le décor politique, donc, sera aussi le même.

A Gauche, les frondeurs en culotte courte vont se calmer s’ils veulent garder leur investiture. Pour le Congrès de 2015, le repris de justice Jean-Christophe Cambadélis veut que rien ne bouge, pour que, en grand arbitre, il sauve sa place.

Les écolos vont faire gentil-gentil, sinon adieu aux délicieuses circonscriptions réservées,… qui garantissent la croûte du parti. Miss Cécile Duflot joue un jeu totalement réglé de semi-révoltée, pour ramener au second tour des voix qui sinon seraient à jamais perdues pour le PS. Jeu de dupes.

Les institutions protègent François Hollande, et sous la V° République, aucune personnalité issue du parti présidentiel ne peut se présenter contre le président.

Nicolas Sarkozy aussi sera dans le jeu. Il va gagner la présidence de l’UMP, sûrement pas avec les 80 % qu’il espérait, mais il ne lâchera pas. Et un président de l’UMP, qui récupère le fichier, les finances, les investitures, et l’organisation de primaires, ça ne se dessoude pas comme ça.

Alors un remake François Hollande-Nicolas Sarkozy ? Eh bien, non, et c’est là que tout change, car dans cet immobilisme économique et politique, Marine Le Pen sera au deuxième tour.

La question n’est plus « qui est le moins pire ? », mais « qui est le mieux placé pour écraser Marine Le Pen » ? Le reste, c’est de la finasserie.

Nicolas Sarkozy ? Ingérable ! Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen sont sur les mêmes propositions, les mêmes mots, les mêmes haines. Nicolas Sarkozy sera plus extrême que Marine Le Pen s’il croit que c’est là son salut. Ce mec est capable de tout, avec son ego mal placé.

François Hollande ? Les permanents du PS vont oublier leurs aigreurs d’estomac, et se mobiliser pour tenter de sauver leur job, mais François Hollande est trop faible. Les institutions le protègent, mais à l’épreuve du feu, impossible de lui faire confiance. Il a trop trahi la Gauche.

Martine Aubry ? La boudeuse osera-t-elle reprendre le PS pour marginaliser François Hollande ? Sincèrement, j’y ai cru, mais je n’y crois plus. Ses combines secrètes à deux balles, avec Laurent Fabius pour lui renvoyer la balle… c’est niveau EHPAD. Quand je vois qu’elle n’arrive même pas à gérer le parachutage de Jean-François Lamy à Lille

Alain Juppé, c’est d’abord du pragmatisme : il est le mieux placé pour contrer Marine Le Pen au second tour : la Gauche et la Droite voteront Alain Juppé, qui a toujours rejeté le discours arriéré du FN.

Et après quelle politique fera Alain Juppé ? Il fera une politique de Droite, ça ne fait pas de doute, mais quand même moins à Droite que El-Blancos ou Emmanuel Macron.

En fait, Alain Juppé, on compte sur toi pour deux choses : tu réunis une équipe de pros, car ras-le-bol des gouvernements casting de Nicolas Sarkozy et François Hollande, et tu restaures une politique étrangère digne d’un pays indépendant.

Pour le reste, je voterai pour toi, et le lendemain, je serai dans l’opposition, en toute amitié.

Dans l’immédiat, il y a de récifs, et en un, la primaire, alors que Nicolas Sarkozy est prêt à tout pour blinder cette élection interne, puis à faire perdre son camp, si ce n’est pas lui qui l’emporte, pour rester un recours. Alors… Voter aux primaires de la Droite pour zigouiller Marine Le Pen,… Quel métier…

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, novembre 4 2014

Edito - François Hollande à nouveau candidat

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La politique n’aimant pas le vide, voici le nouveau spectacle : « Hollande candidat ». Ça peut surprendre, mais c’est en fait une évidence,… et qui l’en empêcherait ?

On peut faire des pages et des pages avec ses échecs, à commencer sur le chômage et la dette, sa politique molle et insaisissable, ses attitudes de fuite, son gouvernement de sales gosses, ses amours casqués, et encore, et encore… Peu importe : aussi nul que soit le bilan, aussi désespérant que soit ce naufrage de la Gauche, François Hollande a les mains libres pour être candidat pour 2017, et il a déjà fait son choix. Il doit se délecter en passant en revue la série des petits marquis qui, après s’être battus pour être avec lui sur la photo en 2012, prennent l’air aujourd’hui des grincheux critiques,… et se battront à nouveau pour être avec lui sur la photo en 2017.

La raison de l’assurance sereine de François Hollande est qu’il est président de la République, cette fonction iconoclaste qui, par la maladie gaulliste, centralise tous les pouvoirs, et qui a été encore dopée par le quinquennat, avec les législatives dans la foulée des présidentielles. Une seule élection compte,… et il n’y a pas de meilleur poste pour la préparer qu’en occupant la fonction.

C’est le truc génial. Quand tu es président, tu es en campagne électorale permanente, en pouvant mobiliser tout le staff, tous les moyens de la République, et tous les médias, tout en exerçant aussi le pouvoir, jouant avec les effets d’annonce, les nominations, les inaugurations, le calendrier… Alors, le camarade ne va pas s’en priver.

Il n’a plus la cote ? Et alors ? Y-a-t-il une seule personne au sein du PS capable de se déclarer candidat contre François Hollande président sortant, et d’imposer au PS d’organiser des primaires l’opposant au président de la République en cours de mandat ? Vous pouvez rêver…

El Blancos est un pur gadget, magnifiquement embauché par le cynique François Hollande pour jouer le rôle de l’idiot utile. Il va l’user jusqu’à la corde, et le jettera quand il voudra, comme il voudra. Manuel Valls alias El Blancos, qui n’a aucun appui dans le PS, est un leurre. Alors qu'il doit son semblant de côte à la Droite, il a fini de se piéger tout seul en proposant de changer le nom du PS ou de gouverner avec Bayrou. Tchao kleenex !

La seule qui pourrait, c’est Martine Aubry. Elle agite beaucoup les réseaux ces temps-ci, et veut refaire une bonne opération pour le congrès du PS, base sur laquelle elle jouera son influence. Mais est-elle en position de créer un rapport de force tel qu’elle amènerait François Hollande à renoncer à se présenter ? Et comment ferait-elle ? François Hollande, tout en faisant campagne comme un damné, jouera la carte de « moi, je gouverne, ce n’est pas encore le temps de la campagne », bloquant tout initiative du genre des primaires, alors que ces élections internes doivent être faites bien en amont du scrutin. Et puis cette ombrageuse a-t-elle envie de se lancer dans une bataille aussi incertaine ? Elle n’en montre aucun signe.

Alors reste le cas de François Hollande qui s’écroule, mais je n’y crois pas. Les institutions ont totalement blindé la fonction présidentielle, et comme ses adversaires politiques rêvent de cette fonction, ils ne prendront pas le risque de l’affaiblir.

Bon courage donc à la brave piétaille soc’… qui doit s’apprêter pour 2017 à scander en chœur « Hollande président, le changement c’est pas maintenant »…

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mercredi, octobre 8 2014

Edito - La paradoxale avancée de l’agenda néolibéral

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Depuis quelques mois, alors que l’agenda austéritaire et néolibéral a plongé le continent européen dans une récession prolongée, on pourrait penser que les idées alternatives ont un boulevard. Las, il semble que pour soigner le mal, plus de ce même mal s’impose pour le moment comme la solution !

Le retour des austéritaires

C’est un immense paradoxe. Entre la révolution copernicienne du FMI fin 2012, qui a remis en cause ses recommandations en partant du constat que les politiques austéritaires avaient un effet dépressif bien plus important que prévu, les rendant contre-productives, et le marasme dans lequel les économies européennes se sont enfermées en cherchant à réduire les déficits, l’agenda défendu par Paul Krugman devrait s’imposer. Mais non, même s’il faut reconnaître que l’Union Européenne accepte pour le moment que les objectifs de réduction des déficits ne soient pas atteints aussi vite que prévu, en Grèce, en Espagne ou en France, la tonalité actuelle du débat semble marquer un effarant retour en arrière. Il faut dire que la dramatisation ridicule du passage du cap des 2000 milliards de dette n’aide pas.

Même si le gouvernement a repoussé en deux temps l’objectif d’un déficit à 3 % du PIB, de 2013 à 2015, puis 2017, la direction de la politique budgétaire reste désespérément à l’austérité, même si elle n’est pas aussi brutale qu’à une époque ou ailleurs. Jacques Sapir décrypte de manière remarquable le paradoxe de cette époque, où l’échec des politiques d’austérité, qui, en cassant la croissance, ont même du mal à réduire les déficits en pénalisant les rentrées fiscales, donne du grain à moudre aux austéritaires qui appellent à plus d’austérité, comme on peut le voir à l’UMP, dont tous les candidats demandent une baisse d’au moins 100 milliards de la dépense publique, qui, selon les calculs du FMI, provoquerait une chute de 4,5 à 8% du PIB. Il est effarant d’oublier Keynes et les leçons du passé récent.

Toujours plus de laisser-faire

Mais la cause des austéritaires n’est pas dénuée d’arrières-pensées, comme on a pu le constater dans le traitement délirant du passage du cap de 2000 milliards de dettes. Beaucoup d’austéritaires sont en fait des opposants à l’État, des partisans du laisser-faire et du laisser-passer, qui voient dans la crise actuelle une opportunité pour faire reculer le défenseur de l’intérêt général pour faire avancer leur agenda de recul de l’État généralisé. C’est ainsi que Le Monde, comme Le Figaro, ont profité de l’occasion pour développer les idées de vente du patrimoine de l’État ou même de libéralisation des monopoles publics. On en trouvait les prémisses dans le débat sur le ras-le-bol fiscal ou la compétitivité.

Bien sûr, ce discours est largement tenu par la droite aujourd’hui, mais il faut noter que la gauche dite de gouvernement adhère largement à cet agenda. Pierre Moscovici avait légitimé le ras-le-bol fiscal. François Hollande semble vouloir jouer son quinquennat sur l’amélioration de la compétitivité, virage déjà entamé avec le rapport Gallois. Et le Parti Socialiste, qui, de 1997 à 2002, avait plus privatisé que la droite, semble se préparer à une nouvelle vente du patrimoine de l’Etat, alors même que le bilan de la privatisation des autoroutes est absolument désastreux, puisqu’elles n’aboutissent qu’à créer des rentes pour des groupes privés qui réalisent des bénéfices indécents sur le dos des usagers.

Comme le souligne l’économiste Dani Rodrik dans La Tribune, tout le paradoxe de la situation est finalement, que l’écteur moyen, en continuant à voter pour des partis qui mettent en place cet agenda, soutiennent de facto la cause des plus riches. Mais cela ne durera pas, comme le montre l’émergence de Podemos.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, septembre 27 2014

Edito - Le monde change ... vraiment !

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"Aussi étrange que cela puisse paraître, Nicolas Sarkozy n’a pas tort de dire que le clivage droite-gauche est largement dépassé. Mais il l’instrumentalise à son profit : c’est « votez pour moi, sinon, c’est Marine ». Le Front national de Marine Le Pen n’est pas un parti de droite, encore moins d’extrême droite. C’est l’alliance inédite (pas dans l’idée qui existe depuis le boulangisme, mais par les scores très élevés) de la gauche du travail et de la droite des valeurs. C’est pour cela qu’elle a le soutien du mouvement social. A la différence de 2002, si Marine Le Pen arrive au pouvoir, il n’y aura pas de grève ouvrière. Les « sans dents » descendront plutôt dans la rue pour défendre leur idole, véritable nouvelle Jeanne d’Arc pour eux. En revanche, les permanents CGT venus d’outre-Méditerranée, les profs bobos à la Jean-Luc Mélenchon et les fils de bourgeois de Sciences-Po seront sans doute dans la rue.

Marine Le Pen est devenue le symbole de ce quart-monde (qui représente maintenant près de la moitié des Français) qui a peur de se faire manger par le tiers-monde avec l’aval de l’oligarchie mondialisée. Ce que Jean-Yves Le Gallou appelle « l’hyper classe mondialisée » (que j’ai décrite dans mon livre sur le club Le Siècle).

Avec la gauche libérale-libertaire à la Macron et à la Valls, je crois qu’on va assister à un scénario inédit à la future élection présidentielle : en raison de l’implosion de la gauche et de son absence au second tour de l’élection présidentielle, comme l’a parfaitement défini le sociologue François Dubet (Les Inrockuptibles, 17 septembre), face à Marine Le Pen, « le candidat de la droite sera le candidat de gauche en 2017. Il ne sera d’ailleurs pas plus à droite que Manuel Valls ».

En clair, la prochaine élection présidentielle devrait signifier la fin de la (fausse) gauche et la fin de la (pseudo) droite. C’est la supposée « extrême droite », qui deviendrait la droite. Toutes les études (voir les livres du géographe Philippe Giuily) montrent que le nouvel électeur du FN, ce n’est pas un ancien combattant d’Algérie, c’est de plus en plus un ouvrier au chômage dont la fille sort avec un Arabe.

Extrait d'une interview d'Emmanuel Ratier dans Présent du 25 septembre 2014

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mercredi, septembre 24 2014

Edito - UMP : un bien curieux débat sur les primaires

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Les primaires ne sont pas dans la culture politique française. Bien davantage, elles sont à l'opposé des traditions. C'est pourquoi, ceux qui les proposent sont pour un changement radical.

Pour qu'une primaire se déroule dans de bonnes conditions, cela suppose que l'administration d'un parti politique soit totalement détachée des intérêts de l'un des candidats potentiels à une élection. Le parti est "neutralisé". Il devient une logistique ayant vocation à organiser la primaire dans la neutralité. Ce n'est pas la conception française des partis politiques qui sont un cadre d'organisation dédié à la carrière de son Président.

La primaire suppose également que les militants d'un parti acceptent le débat interne. En France, là encore ce n'est pas la culture. Quand des divergences existent au sein du PS, il est question de "frondeurs", de "dissidents". A droite, quand Alain Juppé exprime une position différente de celles de Nicolas Sarkozy, il est question de "guerre" ... Des termes qui montrent qu'ici la culture d'un parti politique c'est qui adhère respecte une discipline de pensée comme d'expression.

La primaire suppose de différencier les moyens des candidats des moyens d'un parti. C'est la seule condition pour qu'il y ait une égalité de départ entre les candidats. Le cadre légal français ne le permet pas puisque les réels financements publics sont voués aux grands partis dotés de la représentation parlementaire.

La primaire suppose que les médias portent une culture de la diversité pour mettre à égalité les candidats. En 2008, Hillary Clinton n'était plus l'ex First Lady mais une candidate comme les autres, parmi les autres, traitée comme les autres. C'est la force des primaires que même le candidat doté d'un parcours de haut niveau revienne à la ... base. C'est l'opposé de la culture médiaticopolitique française. Il suffit de constater les modalités de couverture du retour de Nicolas Sarkozy.

Le PS en 2012 a-t-il bousculé cette culture en organisant des primaires ? Non. En 2012, le PS a été décapité en quelques jours de son présidentiable, DSK, dans des conditions totalement inattendues. Ponctuellement, les primaires ont été alors le moyen d'arbitrer un second choix qui n'était pas arbitrable par d'autres modalités apaisées.

La preuve, lors des municipales de mars 2014, dans combien de grandes villes le PS a-t-il organisé des primaires pour désigner ses candidats ? Très peu de villes et dans des conditions très problématiques à l'exemple du clash de Marseille. A Marseille, les primaires ont fait sombrer le ... PS alors que l'absence de primaire à droite assurait la bonne organisation.

Il en est de même à droite en mars 2014. Paris et Lyon ont été des "mauvais exemples" avec des contestations très graves. A Béziers, Annie Schmitt a préféré lâcher Raymond Couderc pour rejoindre Robert Ménard et le PS local a plié ses primaires en 48 heures dans l'indifférence totale et les participants aux primaires n'ont connu aucun bonus bien au contraire. La désertion centre-ville a très fortement favorisé le vote FN .

Les primaires n'auront pas lieu pour 2017. Il s'agit seulement de les enterrer en douceur en attendant que les "mouches changent d'âne" et que les médias passent à d'autres sujets.

Cette réalité des faits montre l'immensité des blocages français et la quasi-incapacité à vivre autrement certaines activités.

Le système dysfonctionne mais le système est tellement impactant qu'il ne change pas véritablement.

Comment la politique pourrait-elle appliquer à autrui un changement qu'elle ne s'applique pas à elle-même ?

C'est une des raisons pour lesquelles je reste persuadé que, bien tristement, ce pays terminera sous une forme de redressement international qui seul constituera l'électrochoc pour le changement comme ce fut le cas début 1958 pour le début de la fin de la IVème République.

A titre personnel et de longue date, j'ai défendu le mécanisme des primaires. Mais il y a un moment où il faut reconnaître la réalité des faits et constater qu'il n'est pas adapté aux coutumes qui structurent l'opinion donc les engagements.

PS : Il Il est souvent moins cher de louer un taudis dans le centre, qu'un HLM. De quoi maintenir d'incroyables poches de pauvreté en pleine ville. Les villes du Sud qui ont réélu leur maire au premier tour, ou qui ont été placé en très bonne posture avant le second, sont celles qui se sont lancées, depuis des années, dans une rénovation énergique du centre de leur cité. Pour Raymond Couderc, le cœur de ville était mort de fort longtemps ; Bien mal lui en a pris...

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, septembre 19 2014

Edito - Marine Le Pen Présidente ? On la combattra par le droit !

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Marine Le Pen emportant la présidentielle en 2017 n’est plus une hypothèse illusoire. Chacun constate le jeu de massacre auquel se livrent la Droite et la Gauche institutionnelle, offrant à Le Pen une inespérée piste d’atterrissage.

Oui, Le Pen peut gagner

Il reste, avec une probabilité non-négligeable – la société française a tout pour réagir – le schéma heureux - avec Alain Juppé contre Martine Aubry, et Marine Le Pen dans la l’ambulance, mais François Hollande comme Nicolas Sarkozy, qui font les médias, misent tout sur un second tour contre Marine Le Pen. Or, ils sont incapables d’en maîtriser le sort… parce qu’ils ont écœurés tant de leurs partisans et qu’ils ont métabolisé tous les thèmes du lepénisme,… tous. Encore hier, les députés socialistes votaient un contrôle d’Internet que Claude Guéant n’aurait pas su faire passer. Alors… In memoriam Jean Jaurès.

Dans le jeu politique, la question centrale est celle des populations étrangères ou d’origine étrangère. Donc toutes nos amies et tous nos amis. Nicolas Sarkozy avait institutionnalisé la pensée FN au gouvernent en créant un ministère de l’Identité Nationale. Mais le succès a été ce que l’on sait, et Nicolas Sarkozy a donc du zigouiller ce ministère frelaté, confiant la question des étrangers au ministère de l’Intérieur. Ah, ça, ça compte, petit bandit. En réaction, nous avions eu tous les cris d’horreur de la belle Gauche, orchestré par l’abbé Ligue des Droits de l’Homme : de tout temps – même sous Charles Pasqua – la compétence relevait du ministère des affaires sociales, et avec Nicolas Sarkozy-le-vilain, le sort des étrangers n’était plus une question sociale, mais une question de police. Qu’a fait François Hollande une fois élu, formant son premier gouvernement ? Il a laissé la compétence au ministre de l’Intérieur. Un certain El Blancos. Une décision qui disait tout, et tout a été confirmé. Je ne développe pas, car chacun constate : François Hollande et Nicolas Sarkozy ont validé tous les thèmes Le Pen. Tous. J’y reviendrais si vous n’êtes pas convaincus.

La fin du « vote obligatoire »

Alors, l’un ou l’autre, comme vote obligatoire « pour faire barrage à Le Pen » ? Je dis non. Le vote obligatoire, c’est la rente de ces enfoirés. Je le dis clairement : demain, avec un second tour Hollande-Le Pen, je m’abstiens. Je m’abstiens,… mais je ne démissionne pas. Ne pas confondre. __ Je refuse que l’on limite, avec une injonction moralisante, mon rôle de citoyen à celui de voter, quitte à voter pour celui qui détruit mes idéaux. Le drame de l’abstention… Tu parles… Tu as vu le menu ? Tu as vu le processus de désignation des candidats, par des partis lessivés et pouraves__, tenus hors d’eau par les subventions publiques ?

Ras-le-bol de cette culpabilisation qui nous conduit à l’impasse : « Vote pour moi, même si je suis un crétin fini, car je suis moins pire que l’autre ».

Le droit est l’œuvre de tous

Chères amies, chers amis, dans un État de droit, le droit est l’œuvre de toutes et à tous. Vous êtes toutes et tous gardiennes et gardiens du droit. C’est sur ce terrain que nous devons nous organiser pour attendre Marine Le Pen et ses contaminés.

Dans des temps anciens – pas si anciens – le rôle du citoyen était effectivement limité au vote,… en ajoutant l’investissement militant dans un parti (ils étaient alors honorables), un syndicat ou une association (qui sont restés honorables).

Mais ce modèle, qui fait de vous un petit, est dépassé. Désormais l’action politique, du gouvernement et du parlement, est encadré par les principes du droit, et actionner ce droit de principes, pour sanctionner un législateur en perdition, est ouvert à tout citoyen. Le vrai rendez-vous est là.

Avec des candidats aussi largués de François Hollande ou Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen peut gagner. Ne nous racontons pas d’histoire. Dans la foulée, elle peut gagner les législatives, sur le thème : « Donnez-moi une majorité, et faisant élire députés des chèvres alcooliques, du moment qu’on leur a gravé sur le cul la marque Le Pen ».

Donc, nous y sommes. Et là chacun peut entrer en jeu, avec un rôle un peu plus puissant que de glisser, avec une pince à linge sur le nez, un bulletin dans l’urne.

D’où la question, la seule qui vaille : les normes qui fondent les principes du droit sont-elles menacées par Marine Le Pen ?

L’Europe ?

Marine Le Pen dit qu’elle veut sortir de l’Europe, ce qu’elle ne pourra faire. C’est son plus gros mensonge. Il faudrait qu’elle sorte de deux Europes : l’Union européenne et le Conseil de L’Europe. Des conséquences diplomatiques incalculables, des domaines entiers de compétences à récupérer, avec des embauches massives de fonctionnaires à former, une mélasse financière sans nom en voulant sortir de l’euro… tout ça sans créer un soupçon de croissance, ni un emploi… à part des fonctionnaires. Marine Le Pen ira donc faire son boudin à Bruxelles et Strasbourg, mais elle ne sortira pas de l’Europe : la France ne tiendrait pas six mois, et avec son équipe de bras cassés, elle serait éliminées en quelques semaines.

Le droit européen restant, nous pourrons attaquer toutes les lois et toutes les mesures réglementaires décidées par les chèvres alcooliques. Et ce sera victoire après victoire, jusqu’à humilier Marine Le Pen et ses bras cassés. Gilbert Collard, Sinistre de la Justice… Wahou, offrez-nous ce lascar sur un plateau, et on lui apprendra en deux mois ce qu’est la relativité et le surmoi !

Les autres sources des droits fondamentaux

Et puis, même si Marine Le Pen sortait de l’Europe, il nous resterait le droit fondamental issu de la Déclaration de 1789 et du Préambule de 1946, blindé par la jurisprudence du Conseil constitutionnel, qui en gros, recoupe la jurisprudence de la Cour Européenne des Droits de l’Homme et de la Cour de Justice de l’Union européenne. A moins que Marine Le Pen supprime la Déclaration de 1789… Et puis elle pourrait aussi retirer la signature de la France du Pacte des droits civils et politiques de 1966, une autre garantie internationale des droits fondamentaux. Vas-y, chérie, tu auras pour copain la Corée du Nord…

Il faut donc s’organiser

Il y a des milliers d’associations qui peuvent exercer les recours. Alors, faites relire les statuts par des amis avocats, et préparez-vous. Vérifier la liste des adhérents, faites payer les retardataires : tout doit être nickel.

Nous cartonnerons tout les textes que publiera Marine Le Pen, avec des recours en légalité, en suspension et en responsabilité. On ne le laissera rien passer. Il faudra aussi organiser des comités de vigilance pour protéger les plus exposés, car bien sûr elle va commencer par les étrangers pauvres et malades. Quand les recours juridiques tarderont, on les planquera les plus vulnérables pour les protéger. La solidarité est un devoir.

Le respect du droit, plus fort que la loi

Marine Le Pen peut gagner par le jeu électoral, pourri jusqu’à la moelle. Mais elle se fracassera sur le respect du droit, ce droit qui est plus fort que la loi, et sur lequel elle n’a aucune emprise.

Devant nous, prend place la grande bataille du droit contre les violeurs de droit. De tout son cœur, de toute son âme, et tout son esprit, la société des citoyens va se dresser contre la baudruche Le Pen. Nous n’avons besoin ni du PS, ni de l’UMP. Qu’ils aillent au diable ! Nous allons purger le pays de cette hypothèque Le Pen, qui est une rente pour l’UMP-PS.

C’est le grand rendez-vous citoyen. Préparez-vous, et ne laissez rien au hasard. Le bataille sera rude, mais la victoire sera magnifique.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, septembre 18 2014

Edito - Politique : des marques en panne de contenu

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Banalités, illusions, déceptions, trahisons... : la politique française semble occupée par des marques en panne de contenu donc des appréciations sévères sur la situation des partis politiques. Le PS ne parvient pas à assumer les modifications de sa culture de la dépense publique qui n'est plus compatible avec l'actuelle situation économique.

La droite ne parvient pas à definir un contenu qui ne soit ni le libéralisme ni le socialisme. Elle a longtemps vendu de la simple opposition : ne pas être François Hollande.

Il va lui falloir sortir de cette facilité.

L'opinion attend du contenu.

Elle a été gavée d'images et de mots. Mais le contenu, le vrai, il est où ?

Une "autre gauche" est-elle possible et si oui en quoi consisterait-elle ? Cette question n'a pour l'instant aucune réponse ni sur le plan national ni dans un exemple local.

Si l'identité de gauche s'est déjà dissolue, en quoi consiste l'identité de droite ? Là aussi, pas de réponse.

Il est de bon ton actuellement de regretter que la France soit sans avenir, mais quel pays peut avoir un avenir sans même en connaître le contenu ?

La classe politico-médiatique s'agite actuellement dans des conditions perçues comme très artificielles parce que le contenu fait défaut et qu'avec beaucoup de bon sens l'opinion se détourne de ce spectacle qui lui apparait à juste titre artificiel faute de contenu précis, crédible, fiable.

C'est ce désintérêt qui progresse et qui risque de conduire à de nouvelles frontières de non participation lors de prochains scrutins tant le spectacle politique semble vain, sans prise avec les réalités.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, septembre 12 2014

Edito - La France effectue des pas importants sur la route de la mise sous redressement international

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L'actuel décrochage du débat politique français face aux vrais sujets est gravissime. 5 marqueurs viennent de passer le même message aux marchés internationaux :

1) La signature de la France ne vaut rien. Des Mistral non livrés aux efforts budgétaires jamais appliqués : la parole de la France ne vaut plus confiance.

2) Les dirigeants politiques perdent leur autorité morale : lorsque des efforts budgétaires sont à mener, la classe politique doit être forte, exemplaire, dotée d'autorité morale. Là, le pouvoir est faible, répulsif, impuissant.

3) Les mesures à mettre en œuvre sont perçues comme très impopulaires et supposant une assise démocratique large : la France est à l'opposé : manichéenne avec la droite qui n'apportera pas de soutien.

4) Pour les placements, il faut des alternatives par quota régionaux : c'est désormais le cas dans la zone euro : Portugal, Espagne... qui ont changé de cap.

5) La nomination de Pierre Moscovici est le plus redoutable piège : il va devoir et vouloir assumer ses nouvelles fonctions sans donner prise au sentiment de "complicité" avec la France. Sa marge de manœuvre est nulle.

Des pas importants sont manifestement franchis sur la route de la mise sous redressement international annonçant classiquement 4 à 5 ans de "purge" redoutable.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, septembre 8 2014

Edito - Politique : la France après 2017

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Un sondage de l’IFOP qui vaut ce que valent tous les sondages, c’est - à - dire qui montre ce que seraient les résultats de la présidentielle si elle avait lieu dimanche prochain, sans campagne électorale préalable et hors de la conjoncture de mai 2017 sur laquelle nous ne savons rien, apporte tout de même quelques informations intéressantes :

Si le dernier espoir de François Hollande, pour gagner en 2017, était de se retrouver face à Martine Le Pen au deuxième tour, ça semble râpé : si l'élection avait lieu dimanche prochain, c'est lui qui serait largement battu par elle...Par contre, Alain Juppé ou Nicolas Sarkozy l’emporteraient largement contre la candidate du FN ;

Confirmation, au premier tour, d’un Jean-Luc Mélenchon à 10 % et d’une Cécile Duflot « out ».

Au-delà de ce sondage et de 2017, on peut raisonnablement prévoir l’avenir plus lointain :

1/La France va se "normaliser" :

La campagne de 2012 aura été la dernière pendant laquelle le PS aura encore tenu un discours marxisant, si loin de sa vision réelle comme de celle des Français (voir un exemple spectaculaire en cliquant Plus de sept Français sur dix approuvent le contrôle des chômeurs"),

Comme dans tous les autres pays d’Europe de l’ Ouest, on ne verra y alterner au pouvoir que deux partis tous deux économiquement plus ou moins libéraux, et assumant leur libéralisme : s’il doit il y avoir un jour un président issu du PS, ce ne pourra être que Manuel Valls, ou quelqu’un tenant le même discours que lui (si Manuel Valls est aujourd’hui impopulaire, ce n’est pas à cause de son discours socio-libéral, mais parce qu’il est le Premier ministre d’un Président à qui plus rien ne réussit).

2 /La seule inconnue est celle des alliances des libéraux de droite avec un parti eurosceptique et un parti xénophobe (qui peut être le même ou pas).

3/Mais je ne vois aucun avenir :

Ni au candidat de « la gauche anticapitaliste », de la « vraie gauche », de « la gauche de la gauche », de « la gauche anti-PS », etc. , scotché à 10 %, comme Die Linke en Allemagne, définitivement marginalisé et, comme dans tous les autres pays européens, sans espoir de participer au pouvoir,

Ni aux écologistes : l’écologie est une science, et ses données, nouvelles il y a quelques années, seront, à l’avenir, plus ou moins intégrées dans les programmes de tous les partis politiques, et rien ne justifiera plus l’existence d’un parti qui en ferait encore sa spécificité.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, juin 8 2014

Edito - L’opinion dominante dans les médias et les universités est de plus en plus minoritaire

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Elisabeth Lévy est journaliste et directrice de la rédaction du magazine «Causeur». Dans son numéro de juin, le magazine s’interroge sur le sens de l’expression «politiquement correct» et donne la parole entre autres à Natacha Polony, Alain Finkielkraut, Michel Maffesoli, Rachida Dati et Patrick Cohen.

"Ce qui caractérise notre situation, c’est précisément que l’opinion dominante, telle qu’elle s’exprime dans les médias et les universités, est de plus en plus minoritaire. Et plus cette minorité dominante est minoritaire, plus elle est hargneuse et prétend rééduquer le peuple qui pense de travers".

Le terme «politiquement correct» n’a-t-il pas fini par être galvaudé ?

Si, au point de devenir un vague synonyme de «bien-pensance» ou de «pensée unique». Or, à l’époque des «mutins de Panurge», le bien-pensant, c’est toujours l’autre ! Il faut tout de même être aveuglé par la paille dans l’œil du voisin pour oser affirmer qu’il est inconvenant, ou politiquement incorrect, ou dérangeant, ou impertinent, ... de défendre le mariage homosexuel.

En réalité, ces points de vue prétendument avant-gardistes sont au cœur de la pensée automatique qui définit le conformisme de l’époque – «comment peut-on être contre le «mariage pour tous», «comment peut-on être contre l’immigration massive», «comment peut-on avoir peur de l’islam». Autant de questions qui se ramènent à une seule : «comment peut-on être de droite ?»

Pourquoi la droite a-t-elle intériorisé son infériorité morale et s’est-elle laissée tétaniser par le «gauchisme culturel» dénoncé par Jean-Pierre Le Goff ?

La réponse est dans la question : c’est précisément parce que la gauche a réussi à déplacer toute la discussion sur le terrain moral et, sur ce terrain, à apparaître comme la représentante ontologique du Bien. Or, la droite avait autant de défaillances que la gauche à se faire pardonner. Je sais bien que c’est une majorité de gauche qui a voté les pleins pouvoirs à Pétain, mais c’est tout de même à droite que la Révolution nationale prend sa source idéologique. De même, pour les Ligues et pour l’antisémitisme maurrassien. Alors bien sûr, il y a le sidérant tour de passe-passe grâce auquel une partie de la gauche communiste et intellectuelle s’est octroyé l’absolution malgré son soutien ou son aveuglement aux crimes du communisme.

Cela explique la prétention de la gauche à la supériorité morale, pas que la droite s’y soit laissé prendre…

À ces explications idéologiques, s’en ajoute une autre, plus circonstancielle, qui tient à la domination du champ culturel et médiatique par la gauche. Or, on pourrait résumer les deux ou trois dernières décennies par une lente prise du pouvoir par les médias, notamment sur les politiques. Ainsi s’est installée l’idée, ou disons le sentiment diffus, que pour faire carrière, il fallait d’abord plaire aux médias. Beaucoup de gens, y compris à droite, n’ont pas encore intégré le fait que Le Figaro, c’est beaucoup plus de divisions que Libération. (…)

Source: Le Figaro

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, juin 5 2014

Edito - La vie des retraités en France, aujourd'hui

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Après quarante années de gestion irresponsable de notre pays par des politiciens incompétents, de Gauche comme de Droite, auteurs de budgets de l’État toujours déficitaires et recourant chaque année à toujours plus de dettes, voici où en sont les retraités aujourd'hui. Ne devraient-ils pas en tirer des leçons ?

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE