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jeudi, novembre 20 2014

Edito - Pourquoi Juppé sera élu ?

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Partons du principe – car il semble difficile d’ imaginer le contraire – qu’il y aura un candidat UMP au deuxième tour de la présidentielle de 2017, et que son adversaire , qu’il soit du PS ou du FN , n’aura aucune chance de le battre ( sans faire injure à tous les autres, qu’ils soient de la « gauche de la gauche », écologistes ou centristes).

Nicolas Sarkozy va certainement être élu, le mois prochain , à la présidence de l’ UMP – sans avoir battu pour autant Alain Juppé , qui a eu l’ habileté de ne pas se présenter à une élection jouée d’avance (là encore, sans faire injure à MM. François Fillon, Bruno Le Maire , Xavier Bertrand ou Hervé Mariton) , les sarkofanatiques étant très majoritaires parmi les militants de ce parti.

Une fois élu, le nouveau président de l’UMP va travailler à remettre en ordre de marche et à refaire l’ unité de ce parti, que François Fillon et Jean-François Copé se sont soigneusement employés, pendant plus de deux ans, à mettre en pièces : nul doute qu’il y parviendra, mais la question est de savoir au bénéfice de qui – car près de deux longues années le sépareront de la désignation du candidat de l’UMP aux présidentielles, et, cette fois, par les sympathisants, et non par les militants ; et le seul opposant crédible à Nicolas Sarkozy est évidemment Alain Juppé ; or, que se passera-t-il, entre décembre 2014 et la fin de 2016 ?

Nicolas Sarkozy, devenu président de l’UMP, sera condamné à tenir le devant de la scène en permanence ; or, tout indique, en quelques semaines, depuis qu’ il a fait officiellement son « retour », qu’il a perdu la main : il semble ne plus être capable que de reprendre sa tactique, qui lui avait réussi en 2007, consistant à accumuler les promesses tous azimuts mais contradictoires entre elles, et dont le seul fil directeur est le contre-pied systématique des décisions du pouvoir actuel ; il donne ainsi, à son détriment, une image du « robot qui refait toujours le même numéro » ; là où il surprenait par sa nouveauté en 2007, il décontenance ses supporteurs en 2014 par cette impression de « déjà vu », de retour à un passé vieux de 10 ans, le passé d’avant la crise : à un monde disparu.

En quelques jours, il a multiplié les prises de position qui doivent laisser perplexe son électorat, et dont Gérard Courtois, dans un article du quotidien Le Monde daté du 18 novembre intitulé « Nicolas Sarkozy à la godille », dresse une liste non exhaustive, toutes ces improvisations imprévisibles au jour le jour donnant de lui une impression de fragilité et d'incohérence.

De ce fait, Alain Juppé n’aura presque pas besoin de s’exprimer : Nicolas Sarkozy suffit à renforcer, par contraste, son image de solidité et de cohérence : il sera l’« homme sérieux » opposé au bateleur d’estrades. Or, en période de crise et de désarroi (ce qui n’était pas le cas en 2007), les Français préféreront un président rassurant à un président anxiogène : grâce à Nicolas Sarkozy, même l’ âge d'Alain Juppé, qui semblait constituer son principal handicap, deviendra pour lui un gage d’expérience, donc un atout .

Mais, surtout, il ne faut pas oublier que, de plus en plus, celui que les sympathisants ou les militants choisissent aux primaires comme candidat à la présidentielle est celui que les sondages donnent comme ayant le plus de chances de l 'emporter : ce fut le cas pour l'illustre inconnue qu’était Ségolène Royal en 2006, ce fut la raison de la popularité de DSK (dont on ignorait tout du programme) avant ses exploits au Sofitel ; or, Alain Juppé « ratisse plus large » que Nicolas Sarkozy - la majorité des électeurs du FN, dont le ralliement avait été la principale raison de la victoire de Nicolas Sarkozy en 2007, et qui croient désormais en leurs chances de victoire, étant, cette fois-ci, irrécupérables par qui que ce soit ; et ceci apparaîtra forcément dans les sondages.

Entre un Alain Juppé rassurant qui s’est habilement positionné au centre droit (où il récupérera beaucoup d’électeurs non seulement centristes, mais aussi des déçus de François Hollande) et un Nicolas Sarkozy anxiogène courant derrière l’électorat de Marine Le Pen qui ne l' abandonnera pas, la cause semble entendue.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, septembre 9 2014

Edito - François Hollande aussi trompeur et menteur dans sa vie privée que dans sa vie publique

FRANCE-POLITICS-WWII-HISTORY-LIBERATION

Le « bouquin » à succès tiré à plus de 200.000 exemplaires que... personne n’a lu de Valérie Trierweiler où el­le dévoile à la fois sa vie intime avec François Hollande et la face la plus sombre de ce dernier pourrait, malgré son côté sordide, avoir une utilité s’il suscitait quelques réflexions sur notre vie politique et l’évolution de la société. Contribuons-y modestement !...

Source : Le Bulletin des Amis de l 'Information Libre

Il est évident qu’il faut en finir avec la commode et fallacieuse distinction entre vie privée et vie publique des hommes politiques. La première ne nous regarderait pas, nous, citoyens, car elle n’aurait aucun rapport avec la seconde. Cela supposerait que, quoi que l’on fasse dans son existence conjugale et sentimentale et quelles que soient ses pratiques sexuelles, il n’y aurait aucune incidence sur la vie publique. Dominique Strauss-Kahn a été « victime » de cette persua­sion partagée par ses pairs ; il a été obligé de reconnaître mais trop tard qu’il s’était trompé. Jusque-là il croyait que, puis­qu’ils lui attribuaient les qualités d’un bon. économiste, ses compatriotes ne lui feraient pas grief de s’adonner à des par­ties fines pendant ses heures de loisir. François Hollande lui aussi croyait jusqu’à ce jour que sa vie sentimentale était dissociée de ses ambitions politiques.

Or, s’il y a effectivement des sphères d’activités différentes, il n’y a qu’une seule personne et une seule conscience morale. Nous ne savons pas si ce que révèle son ancienne maîtresse dans son livre est vrai ou faux, pourtant recoupé par bon nombre d’auteurs de livres et autres observateurs mais force est de constater qu’entre l’attitude politique de Hollande et sa conduite privée, il n’y a pas rupture mais continuité, ne serait-ce que parce qu’il ne gère pas mieux l'une que l’autre. Mais surtout, il trompe ses compagnes comme il trom­pe les Français, non pas occasionnellement et comme par inadver­tance, mais habituellement et avec préméditation.

Nous rappelions la semaine dernière le propos de Montebourg à son sujet : « Il ment tout le temps. » Il a trompé Ségolène Royal au profit de Valérie Trierweiler puis celle-là pour Julie Gayet. Ne nous attardons pas sur le cas de l’actuelle mairesse de Paris dont il a eu aussi un enfant. Peut-être, au moment où nous écrivons, a-t-il déjà changé de maîtresse.

Il leur ment à toutes, comme il ment à ses compatriotes. Et s’il ment, c’est tout à la fois par duplicité et par lâcheté. Il a peur d’affronter la réalité, redoutant la réaction de ses interlocuteurs. Il assure ainsi à Valérie Trierweiler que sa liaison avec Julie Gayet ne date que d’un mois, puis sur l’insistance de la première concubine de France, il avoue trois mois, puis six mois avant de reconnaître qu’elle est sa maîtresse depuis un an !

N’a-t-il pas agi de la même manière avec la fameuse inversion de la courbe du chômage, promise pour septembre 2013, pour être en­suite reculée à fin 2013 puis au premier trimestre 2014 pour reconnaître finalement que c’était mission impossible ce qu’il savait dès le début ; il espérait un miracle tout comme il pensait que Valérie Trierweiler ne découvrirait jamais le pot aux roses.

Nous ne savons pas si le chef de l’État a vraiment désigné les « pauvres » sous le sobriquet de « sans-dents » mais nous n’ignorons pas qu’en privé des hommes politiques, entre deux campagnes électorales, n’hésitent pas à faire preuve de cynisme et de mépris à l’égard de leurs concitoyens qu’ils traitent avec suffisance et condescendance. Que François Hollande s’exprime ainsi ne nous étonnerait donc pas ! Mais ce qui est vrai et qui crédibilise le propos - on ne la fait pas à l’homme de la rue ! - c’est que les pauvres, avec ou sans dents, sont les premières victimes de l’action (ou plutôt l’inac­tion) de François Hollande. C’est officiel ! Voici ce que l'on peut lire dans le huitième rapport de l’ONPES (Observatoire natio­nal de la pauvreté et de l’exclusion sociale) remis à son ministre de tutelle - Ségolène Royal à l’époque - en juillet 2014 : ''« C’est la première fois depuis une quinzaine d’années que l'on observe une croissance aussi marquée de la pauvreté ... On l’explique par l'augmentation du chômage de grande durée, le découragement devant l'emploi, la proportion des chômeurs non-indemnisés qui s'accroît avec le chômage de longue durée. Tout cela a pesé plus sur les Français les plus pauvres que sur la moyenne des Français ».'' C’est le bilan de François Hollande : 800 000 pauvres, 10 % de plus, depuis son élection. Après cela il peut, comme un bon comédien, jurer la main sur le cœur et des trémolos dans la voix (lors du sommet de l’OTAN !) qu’il aime les pauvres et qu’ils sont le but de sa vie politique, ses actes démentent fortement ses paroles.

Valérie Trierweiler est indignée, furieuse, meurtrie autant par l’infidélité de son amant que par ses mensonges.

Mais elle ? N’était-elle pas mariée, il y a neuf ans, quand elle a succombé au... charme (?) de François Hollande ? N’a -t-elle pas trompé son mari et lui a menti, comme à la même époque Hollande le faisait avec Ségolène Royal ? L’un et l’autre abandonnant conjoint et enfants : elle en avait trois, lui quatre. Un couple bien assorti en quelque sorte, François et Valérie... Que dirait cette dernière si son « ex », Denis Trierweiler, racontait comment elle l’a trompé, comment elle lui a menti pendant trois ans puisque sa liaison clandestine avec François Hollande a commencé en 2004 et qu’elle n’a demandé le divorce d’avec Denis qu’en 2007 ? On se demande aussi pourquoi il lui a fallu neuf ans pour qu’elle se rende compte du caractère odieux de son François, son cynisme et sa froideur. C’était alors, comme de nombreux mal­faisants emprisonnés, qu’il était jugé par ses voisins et amis, comme un homme bien sous tous. rapports

Beaucoup, dans le monde politique et les media, jugent que l’ancienne compagne s’est mal conduite en rédigeant ce li­vre et en réglant ses comptes sur la place publique. La classe politico-médiatique ne voit pas plus loin que le bout de son nez, en condamnant les conséquences alors qu’elle chérit les causes ! Qu’est-ce à dire ? Qu’on ne cesse de célébrer la trans­parence, il faut tout dire sur soi-même, tout laisser voir de sa vie sentimentale, évoquer sa constellation familiale sur les pla­teaux télé et les affiches électorales ! Ségolène Royal, en son temps, a été jusqu’à inviter Paris Match dans sa chambre, à la maternité, lors de la naissance d’un de ses enfants ! Et puis, il y a cette sacro-sainte liberté sexuelle comprise par certains comme la licence de faire ce que l’on veut dans ce domaine ; on peut laisser l’une si on se sent mieux avec l’autre, la loi du dé­sir dans l’instant seule commande. Hollande n’agit pas autrement que selon les canons de la classe politico-médiatique et de l’idéologie « morale » dominante tout comme agit son ex-maîtresse en déballant leurs misérables tas de secrets, autant au nom de la transparence qu’au nom de la vengeance et peut être aussi pour assurer son... existence.

Extraits de « Le Bulletin des Amis de l 'Information Libre » Ass.1901 – 23, rue Paul Vaillant-Couturier, 94700 MAISONS-ALFORT – Tél & Fax : 01 49 777 333 E-mail : banoel@wanadoo.fr

dimanche, mai 18 2014

Edito - L'Europe et le bide d'audience du "roman de l'euro" sur France 2 : l'indifférence !

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France 2 a enregistré avec le "roman de l'euro" un terrible bide d'audience : 8 %. Symbole le plus cruel, le sauvetage de l'euro a été devancé par la énième rediffusion du ... "il faut sauver le soldat Ryan" qui le même soir a obtenu 10 % d'audience sur M6.

Le 22 février 1984, "Vive la crise" avait dépassé les 30 % d'audience certes à partir d'un marché moins concurrentiel en nombre de supports. Libération avait publié un supplément vendu à 120 000 exemplaires !

Les français voulaient comprendre, découvrir les "réformes nécessaires" ...

Aujourd'hui l'indifférence s'est installée.

Certes, DSK n'a pas le talent d'Yves Montand.

Mais cette évolution des chiffres montre l'immensité de la fatigue collective : ne même plus chercher à comprendre ce qui fait le quotidien : la monnaie.

Cette indifférence est le plus terrible marqueur d'une crise : l'abstention devient le premier parti d'un pays qui s'adonne au sauve qui peut individuel.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE