samedi, novembre 29 2014

Edito - 0,004 % d’ultra-riches détiennent 13 % de la richesse mondiale

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On n’a pas fait tomber le mur de Berlin pour rien… Le marché libre et non faussé vit de la force de ses charmes, qui donnent des couleurs à la vraie liberté : s’enrichir au détriment des autres. Voici quelques news des « ultra-riches » issues d’un rapport de la banque suisse UBS et de l’agence de conseil Welath-X.

Première bonne nouvelle : comme l’économie mondiale est dans un cercle vertueux, le nombre d’ultra-riches augmente : 211.275 personnes en 2014, soit 12.000 de plus qu’en 2013, et 2019, ils devraient être plus de 250.000. 211.275, cela veut dire que 0,004 % de maquereaux détiennent 13 % de la richesse mondiale. Pour 87 %, ce sont des mecs (Syndrome du singe dominant).

En super-ultra riches, je félicite les 2.325 milliardaires en dollars. Pour donner une idée, leur patrimoine d’un milliard de dollars dépasse le PIB de bien des États, comme la Gambie (population de 1,8 million) ou la Guinée-Bissau (population de 1,4 million), qui sont aux environs de 900 millions de dollars. Des pays comme le Libéria (population de 4,2 millions) ou la République Centrafricaine (population de 5,1 millions), qu’on accuse de ne pas savoir relever la tête, plafonnent à 2 milliards de dollars.

On compte 75.000 ultras-riches en Amérique-du-Nord, 61.820 en Europe, et 46.635 en Asie. L’Afrique est dernière, mais on sait que l’homme africain n’est pas entré dans l’histoire, tant pis pour lui. En Europe, la France se classe au quatrième rang, avec 4.750 personnes, derrière l’Allemagne, le Royaume-Uni et la Suisse.

D’après le rapport d’UBS et Wealth-X, ce club prolifère grâce à la bonne santé des marchés boursiers et en dépit des « conflits géopolitiques, des tensions socio-économiques et de la volatilité sur les marchés financiers ».

En fait, la question n’est pas de savoir si nous avons besoin d’une révolution, mais quand elle va avoir lieu. Je sais pas vous, mais moi, je me prépare chaque jour.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, novembre 14 2014

Edito - Hibernum et le temps pour la France d'ajouter des zéros dans les chiffres des aides ou des participations

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Le nouvelle économie répond à 5 moteurs novateurs :

1) il faut être visionnaire : les principales nouvelles marques portent des révolutions de consommations ou de technologies,

2) il faut inventer l'offre pour créer la demande : c'est l'inversion des repères habituels d'où le point précédent,

3) il faut toujours changer pour espérer durer,

4) il faut faire rêver,

5) il faut grandir extrêmement vite pour prendre sa place dans un marché global.

Et pour grandir vite, il faut des fonds importants.

La Province de Québec vient de montrer la voie avec Investissement Québec : 5 millions de dollars dans Hibernum.

5 millions de dollars avec la création à très court terme de 150 emplois.

5 millions de dollars pour être actionnaire et non pas en subvention

C'est l'un des exemples les plus récents d'une volonté très forte de la Province de Québec en matière de nouvelle économie et les résultats sont là.

Le FICC effectue un travail considérable d'accompagnement. Pour rester dans le secteur des jeux vidéos, la réussite d'Enzymes à St Adèle par exemple est un modèle.

Le FICC, Investissement Québec montrent aux autorités publiques françaises les modalités d'actions qui sont efficaces.

Les meilleurs talents ne combleront jamais le fossé des moyens financiers.

Il est temps qu'en France les moyens financiers publics ajoutent des zéros dans les chiffres des aides ou des participations. Sinon la compétition risque vite de tourner au déclassement pour la France.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, octobre 7 2014

Edito - Daech : Quelle coalition ? Pour faire quoi ?

SYRIA-CRISIS/IRAQ

Georges W. Bush doit bien rigoler. Son slogan pourri « La guerre contre le terrorisme », qui a causé fiasco sur fiasco, détruisant les États du Moyen Orient, et préparant ainsi le terrain pour le renouveau des groupes armés… ce slogan reste toujours aussi étincelant, et plait toujours autant ! Ressorti du placard pour Daech, et toujours aussi nul : l’échec de cette coalition est assuré, et espérons juste que le remède ne soit pas pire que le mal.

Cette coalition tombera car elle n’a pas d’unité, pas de stratégie, et pas d’objectifs communs.

C’est une opération US, acceptée du bout des lèvres par le nouveau gouvernement irakien. L’attaque de Bagdad n’était pas encore faite, et loin de là, mais l’avancée de Daech était une menace pour l’intégrité de l’État irakien. Donc l’intervention US, faite à la demande d’un État allié, n’est pas illégale, en droit. Tout le problème est que, sur le plan opératoire, seuls les US sont en mesure d’agir. Les autres pays sont en posture marginale, si ce n’est décorative. L’union sacrée contre les grands méchants… Cette coalition n’a d’unité que de façade, et la manière empirique dont elle a été constituée montre qu’il n’existe aucune identité de vue entre ses membres. La tragique décapitation de l’otage a été surexploitée médiatiquement et émotionnellement, et ne pas faire partie de la coalition était se trouver indexé. Un peu de calme : Daech, c’est entre 10 à 15 000 combattants, et on a surréagi comme si c’était la reconstitution des troupes du troisième Reich. Il faut souligner la lucidité d’un pays tel l’Algérie qui a refusé de joindre cette affaire.

Les US, qui mènent le jeu, n’ont aucune stratégie, et les discours variables d’Obama le montrent aisément. Quel est le but ? Éradiquer le terrorisme ? Avec des bombardements aériens ? Des bombardements sur les infrastructures économiques, ce qui va aggraver la situation des populations… Pas de troupes au sol disent les US… mais on va former des troupes arabes… et on débloque des centaines de milliers de dollars. Et ça marche dans l’opinion, alors tout le monde a sous les yeux l’échec patent de la formation des armées afghane et irakienne par les US. De plus, comment imaginer – quand on connait dans la région le sentiment de rejet US après des années d’exaction et d’impunité – que des soldats arabes formés par les US puissent avoir le moindre rôle de libérateur ? C’est dire que l’on est parti dans une opération longue, et qui n’a pas de logique militaire : impossible de reconquérir ce territoire et retrouver les faveurs de la population par des campagnes de bombardements. L’exécution de l’otage français montre que tout groupe armé peut se labelliser Daech, et quelle sera la stratégie générale de réplique ?

Et puis quels sont les objectifs communs ? L’Arabie Saoudite et les pays du Golfe qui ont tant fait pour financer les groupes armés sunnites pour casser l’axe entre la Syrie et l’Iran seraient maintenant devenus accros à l’éradication de ces groupes, au risque de laisser le champ au bloc chiite ? Et la Turquie serait enthousiaste de combattre à côté des US, qui sont les soutiens affichés des Kurdes, et voient dans le futur Kurdistan un point fort dans la région ? Et que faire sur le territoire de la Syrie ? Déjà, les divergences s’affichent au grand jour, car l’attaque de Daech constitue un avantage objectif avec le régime de Damas…

Les fissures, les errances, les divisions et les échecs de cette improbable coalition sont programmées, et vu la faiblesse du volet politique – que dire et que faire pour les populations ? – le risque est grand que ce soient autant de victoires à venir pour Daech

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE