dimanche, décembre 28 2014

Edito - 2014 : la politique est plus que jamais par terre

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2014 a été une année désastreuse pour la République, et on le doit entièrement aux « responsables » politiques. Et en 2015, ils vont nous faire la leçon « démocratique » parce que, écœurés, nous allons nous abstenir.

Quels ont été les événements majeurs de 2014 ? La plus dramatique des insignifiances… mais l’addition est lourde.

2014 ? C’est François Hollande qui se promène casqué dans les rues de Paris, sur un scooteur 100 % républicain, pour ses petites galipettes clandestines. Christiane Taubira qui arrive en vélo à la réunion des « frondeurs » aux universités du PS à La Rochelle, où elle ne prononce pas un mot… mais la photo était bonne. Fleur Pellerin, ministre de l’inculture, qui explique qu’elle ne lit pas de livres, mais qui négocie avec Michel Hazanavicius un rôle dans le prochain OSS 117 ; Bambi qui, après avoir voulu mettre fin à la prostitution, inflige à nos gosses ses débiles ABCD de l’égalité, avant de remballer sa camelote deux mois plus tard ; l’enfoiré mondain de Pierre Moscovici, viré du gouvernement tellement il est nul, et qui se retrouve Commissaire européen, pour stigmatiser la France pas encore assez libérale ; Benoit Hamon, le fantastique héros de la Gauche de la Gauche, alors sinistre de l’enseignement, qui fusille la rentrée scolaire pour un discours post-ado à la fête de la rose du farfadet Arnaud Montebourg… Le sous-ministre Thomas Thévenoud qui ne déclare pas ses revenus car il souffre de « phobie administrative ». Arnaud Montebourg, autre héros de la Gauche de la Gauche, qui quitte le ministère de l’économie pour s’inscrire à une formation pour patrons à l’Insead qui coûte 34 500 €. François Hollande qui encourage Benjamin Netanyahou « à prendre toutes les mesures pour protéger sa population ». Et ajoutons la volonté d’aller bombarder Damas, avant de se faire calmer par Barack Obama

2014, c’est aussi Nicolas Sarkozy enregistré clandestinement par son homme de confiance l’ex journaliste de Minute Patrick Buisson ; c’est l’affaire Bygmalion, avec un système de fausses factures permettant de doubler le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012 ; c’est Laurent Wauquiez et NKM qui font mesurer leurs bureaux pour savoir qui aura le plus grand ; Patrick Balkany et Serge Dassault pris dans des trafics crapuleux.

2014, ce sont les élections européennes du mois de mai : le FN en tête avec 25 %, suivi de l’UMP à 20,8% et du PS à 14%. Ce n’est pas grave, nous ont aussitôt expliqué les gentils sondages, car ce vote n’existe pas. Et déjà, on nous met sous le nez le sondage favorable à la loi Macron… Sauf que le même jour, la législative de l’Aube, la PS est éliminé, arrivé en 3° position avec 15 % des voix, loin derrière le FN à 27 %. Le tout, avec 70 % d’abstention. Oui, la politique est plus que jamais par terre : aux élections régionales et départementales de 2015, le FN sera encore en tête, aux alentours de 25 %, et le PS va subir une nouvelle déroute.

2014, c’est la hausse de l’endettement, des impôts et du chômage.

En fait, tout le monde a intégré que Marine Le Pen sera en tête au premier tour de la présidentielle de 2015, et les trois dans la course jouent une seul partition : « c’est moi qui serait le mieux placé pour la battre au second tour ».

Rien à attendre de François Hollande et de Nicolas Sarkozy, qui, bien programmés, vont poursuivre leur cirque habituel, qui a perdu la France. Alain Juppé ? Malgré ses casseroles nombreuses et variées, il se situe au-dessus du lot, mais s’il veut nos suffrages, il va falloir qu’il nous dise quelle politique il va faire, avec qui, et qu’il quitte le bonheur ouaté de sa belle image de papy gentil, pour venir sur le terrain, filer des marrons à Nicolas Sarkozy et François Hollande, ces deux erreurs historiques de la politique française.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, juin 13 2014

Edito - Le Nord de l’Irak est un sujet mondial

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Deux images, les visages de criminels impunis : Collin Powell__ avec ses armes de destruction massive ; George W Bush__ frétillant parce que des élections s’étaient tenues en Irak. Tout ira mieux quand ces types, et leurs sous-traitants, auront été jugés et entaulés, car les sociétés réagissent mal à l’injustice. C’est ce que nous disent les Irakiens du Nord, pour peu qu’on les écoute. Mais qui les écoute ?

Le drame, c’est la division des sunnites et des chiites

Je ne sous-estime pas cette division, née des tous premiers temps, et conduisant à des écoles théologiques très différentes. Les uns et les autres sont des musulmans, et ils se déchirent un héritage qui intéresse le tiers de l’humanité. J’ai la grande chance de connaitre les uns et les autres. J’apprécie des sociétés aussi différente que celles de Téhéran ou d’Alger, de Ramallah ou de [Damas|http://www.lexpressiondz.com/internationale/196602-damas-a-coopere-avec-baghdad-contre-les-jihadistes.html||Damas a coopéré avec Baghdad contre les jihadistes], et il m’est impossible de faire la différence entre l’accueil au Nord ou au Sud du Liban. De partout, je me félicite de cette constance : tous cherchent se faire comprendre, avec ce respect scrupuleux de ce nous sommes. Ils demandent la compréhension, pas l’adhésion.

Aussi, je ne peux que renouveler ce message, qui est celui de tous leurs vrais amis : « Cette terre, partagée depuis toujours, est la vôtre. Vous devez résister à la guerre que veulent implanter des étrangers, ignorants de tout, mais intéressés par votre destruction ». Les guerres furieuses que se livrent sunnites et chiites, activées par les plus pourris des impérialismes, me désolent.

Les faits sont d’une importance exceptionnelle

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L’info est qu'hier des groupes djihadistes – l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL), proches d’Al-Qaida – ont pris Mossoul, la deuxième ville d'Irak, plantée depuis des millénaires sur le Tibre, bordée de champs pétroliers. Les troupes gouvernementales n’ont pas tenu 48 heures. L’armée irakienne, formée depuis 10 ans par les experts US, a déserté. Les combattants en tenue noire de l’EIIL ont pris le contrôle de la ville, récupérant des armes et les fonds des banques, appelant la population à poursuivre ses activés, et imposant un ordre de nature à dissuader les pillages. D’après l'Organisation internationale pour les migrations, 500 000 personnes sont en fuite, essentiellement en direction de la province autonome du Kurdistan.

Alors une victoire à l’arrache des méchants commandos post-Al-Qaida ?

C’est un peu plus compliqué, et voir Washington, Moscou, Téhéran et Damas sur la même ligne doit conduire à se poser quelques questions. La prise de Mossoul, la deuxième ville du pays est spectaculaire, mais elle n’est qu’une pièce – majeure – dans un grand puzzle qui fait effectivement ressembler L’État islamique en Irak et au Levant (EIIL) à un État. L’EEIL contrôle le nord de l'Irak, à savoir les provinces d'Anbar, de Ninive et de Salaheddine – et une large part du nord-est de la Syrie. Le fait marquant avait été il y a six mois, la prise Fallouja, à soixante kilomètres au nord de Bagdad, et depuis le régime de Bagdad n’a fait que perdre du terrain. Hier, l’EIIL a cueilli pratiquement sans combattre plusieurs places militaires ou pétrolières… et Al-Awja, village natal de Saddam Hussein, à 160 km au nord de Bagdad.

Croyez-vous aux salades d’Obama et de Poutine ?

0.Apeuple-irak.gifAlors, un tiers de l’Irak et une grosse frange de la Syrie tenue par un groupe terroriste ? La conquête de cet immense territoire serait impossible sans l’appui des populations et un grand corps militaire, où l’on retrouve des cadres baasistes de l'armée de Saddam Hussein. L’alliance qui s’empare du sol irakien est composite, certes, mais – et c’est force – elle est unie pour combattre l’autoritaire et si contestable premier ministre, le chiite Nouri Al-Maliki.

Pour se faire élire « démocratiquement », il a radicalisé le discours religieux, et a réuni le vote chiite, la population chiite étant majoritaire en Irak. Les crétins ont commenté : « Que c’est beau la démocratie… ». Les violences US ont laissé la place aux violences d’Al-Maliki, depuis l’exécution de Saddam Hussein le jour de l’Aïd à la condamnation à mort par un procès bidon de l’ancien Vice-président Al-Hashemi, avec en toile de fond la répression aveugle par les forces de sécurité et les milices.

Depuis le début 2024, on compte 4 600 morts

Effrat. Pris de panique, Al-Maliki a demandé avant-hier au Parlement de décréter l'état d'urgence et il affirme vouloir armer les populations, ce qui finirait de faire sombrer le pays dans le chaos. Jen Psaki, le porte-parole US du département d’État, déclare : « Les États-Unis sont profondément préoccupés par les événements qui se sont produits au cours des dernières 48 heures à Mossoul, où des éléments de l’État islamique en Irak et au Levant se sont emparés d'une partie importante de la ville. La situation reste extrêmement grave. Les États-Unis vont fournir toute l'aide nécessaire au gouvernement irakien dans le cadre de l'Accord-cadre stratégique pour contribuer au succès de ces efforts ». Quelle bande d’enfoirés…

Diviser, pour faire régner Israël

L’objectif immédiat de l’EEIL n’est pas Bagdad, mais la création d’un État regroupant le Nord de l’Irak et une large bande du Nord-Est syrien. A ce jour, quelle force militaire peut s’y opposer, après treize années de massacre de l’Irak, et maintenant de la Syrie, par les États-Unis ? Quel est le but des États-Unis ? Eux qui n'ont aucun droit dans la région, pour la simple et bonne raison qu'ils ont été créés, peuple d'immigration exterminant les Indiens, alors que les peuples du Moyen Orient ont tous des histoires millénaires.

Le pétrole ? Celui du Moyen Orient n’est plus vital. Le but est ailleurs, manifestement. La seule hypothèse qui tient est une volonté US de faire diviser les pays de la région pour faire admettre que la Palestine puisse être divisée. Ce plan funeste est la seule ligne qui donne une cohérence à leur politique. Alors qu’ils doivent se mettre en retrait sur le secteur, pour se consacrer au Pacifique et à leur rival chinois, les États-Unis finissent de pourrir la vie des peuples en attisant les divisions. Leur plan est bien connu : au nord-est, le Kurdistan ami, État de facto ; au nord-est, une zone dédiée aux sunnites ; au sud, un petit __Irak__ qui ne ressemble plus à rien.

Cette politique est parfaitement connue, car elle a toujours été celle des US, du Vietnam à la Libye. Au regard de l’histoire, il est dramatique que nos amis musulmans, aveuglés par leurs vraies différences, entrent dans ce jeu mortifère, organisé pour les laminer. C'est dramatique. Depuis deux siècles chrétiens, juifs, sunnites et chiites vivent sur ces terres. La seule solution est qu’ils se ressaisissent pour réécrire, eux et eux seuls, cette histoire commune, chacun ayant ses droits, chacun respectant les droits de autres.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, mars 8 2014

Edito - Syrie : des combats acharnés se poursuivent dans le pays

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Les troupes du régime multiplient les raids aériens contre le fief rebelle de Yabroud, et des combats acharnés ont lieu sur les fronts d’Idleb et Homs en Syrie, où le conflit va entrer dans sa 4e année sans espoir d’une solution rapide.

À Homs, un attentat à la voiture piégée a fait au moins 15 morts dans le quartier arménien, où vivent des chrétiens et des alaouites, la confession du chef de l’État, Bachar al-Assad, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). L’agence officielle Sana a fait état d’un « attentat terroriste » dans la rue principale du quartier.

Des combats se déroulaient également un peu partout ailleurs dans le pays, dont à Alep, où les hostilités n’ont de cesse, à Hama et à Raqa.

Le conflit en Syrie, né de la répression sanglante par le régime de la révolte pacifique déclenchée le 15 mars 2011, a fait plus de 140.000 morts, selon l’OSDH. Il est devenu plus complexe avec la montée en puissance de jihadistes venus en majorité de l’étranger et les combats opposant ces jihadistes aux rebelles.

À Yabroud

Appuyées sur plusieurs fronts par les combattants du Hezbollah libanais et des miliciens étrangers chiites, les troupes du régime ont accentué leurs raids aériens sur Yabroud, au nord de Damas, qu’elles tentent de reconquérir depuis des mois pour bloquer hermétiquement la frontière avec le Liban.

L’OSDH a fait état de huit raids à Yabroud, dernière importante ville aux mains des rebelles dans la région montagneuse de Qalamoun, près du Liban.

Dans la province d’Idleb, des combats faisaient rage autour de la ville de Morek sur la route stratégique menant à la province de Hama, dont l’armée a besoin pour assurer le ravitaillement de ses troupes, a poursuivi l’OSDH.

L’armée veut reprendre Morak et sécuriser la route, mais les rebelles ont lancé des attaques et chassé les soldats de points de contrôle sur cette route, cible de raids de représailles de l’armée, selon la même source.

Les religieuses enlevées

Une négociatrice a par ailleurs indiqué que le contact avait été perdu avec 13 religieuses et trois auxiliaires enlevées début décembre à Maloula par les djihadistes du Front al-Nosra. « Il est très probable qu’elles aient été transférées vers une région entre Yabroud et la frontière libanaise », a-t-elle précisé, sous le couvert de l’anonymat.

Dans le camp de réfugiés palestinien de Yarmouk à Damas, un homme a été tué dans un bombardement du régime. Des combats ont repris dans ce camp assiégé entre un groupe palestinien pro-régime et des rebelles jihadistes, rompant de fait la trêve en vigueur et provoquant la suspension de l’aide humanitaire si nécessaire.

La veille, la Commission d’enquête de l’ONU sur les violations des droits de l’Homme en Syrie a dénoncé le recours aux sièges des villes et à la famine comme méthode de guerre par le régime syrien.

Certains quartiers rebelles de la vieille ville de Homs sont ainsi assiégés depuis plus d’un an maintenant par le régime, et plusieurs centaines de civils y manquent de tout, se nourrissant d’herbes et d’olives selon plusieurs témoignages.

De quoi alimenter le cynisme

Et qui s'en soucie maintenant que Poutine & Cie ont monopolisé l'attention des journalistes du monde entier ? Ce dictateur qui ne veut pas se nommer aurait-il orchestré le drame de la Crimée pour détourner l'attention des médias donnant ainsi le champs libre à l'assassin qui dirige la Syrie ?

Et l'Occident dit 'chrétien' qui, pendant ce temps, gesticule et se perd en chapelets de mots !

Quo usque tandem abutere... ?

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE