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lundi, janvier 26 2015

Edito - Syriza ou la fin des vieilles formations politiques

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Il faut rester à l'écart de toutes les actuelles tentatives de récupération pour tenter de dresser les enseignements d'un vote contre une pensée unique et contre la chape de plomb que cette pensée politique faisait peser sur les citoyens de la Grèce.

1) Les vieilles formations politiques sont condamnées. Elles vivent leurs dernières années. Par leurs mauvaises habitudes sclérosées, elles font le lit de l'abstention comme celui des extrêmismes. C'était leurs derniers remparts avant d'être emportées dans les défaites.

2) Toute crise doit avoir une sortie. Comme toute guerre doit avoir des perspectives de paix. C'est l'actuel grand échec depuis 2008 : incapacité à expliquer la crise, incapacité à indiquer comment elle ne pouvait être évitée, incapacité à exposer comment elle va prendre fin. Et incapacité à donner une lisibilité sur les responsabilités qui accompagnent ceux qui ont été les auteurs de la crise.

En France, seuls les amortisseurs sociaux "amortissent" aussi encore pour l'instant la colère démocratique. Mais elle s'exprime déjà fortement avec une abstention en moyenne à 60 % et un FN comme 1er parti de France avec un score national de plus de 25 %.

3) Les cadres politiques des vieilles formations politiques vont partir avec l'eau de la crise. Le nouveau millénaire politique est en train de naître. Jamais le millénaire des vraies tendances n'a correspondu au calendrier. Le XXème siècle est né au lendemain de la guerre de 14-18 en posant ses nouveaux jalons (la SDN, les nouvelles puissances d'alors dont les Etats-Unis...). C'est ce qui se passe actuellement pour le XXI siècle : religions, pays émergents, nouvelles technologies ...

Sur le plan politique, la Grèce vient d'ouvrir un chemin qui est un acte manifestement fort.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, janvier 11 2015

Edito - "Je Suis Charlie" : une opinion publique qui ne se connaissait pas ?

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La période actuelle est très surprenante. Les conditions de sortie de cette période peuvent l'être encore davantage que les actuelles circonstances. Il y a ce que la semaine montre et ce qu'elle laisse en interrogations.

Ce qu'elle montre :

- un choc émotionnel naturellement fort puisqu'il touche au dernier carré de sacré : la vie,

- face à ce choc la capacité de l'opinion publique française à vivre un "coup de révolte",

- ce coup de révolte mobilise parce que, derrière les mots d'ordre globaux, les raisons des participants sont très différentes.

Mais il reste des interrogations majeures, peut-être encore plus importantes que les acquis de cette semaine :

- s'agit-il d'une révolte ou d'une résistance : dans le 1er cas, l'attention retombera vite. Dans le second cas, l'attention vivra. Pour l'instant, la réalité de l'attention sur des faits internationaux de terrorisme a été très faible dans les médias français et encore actuellement à la différence de médias étrangers. La résistance, si elle naît, deviendra-t-elle universelle ou seulement sur le territoire français ? Qui se souciait en France cet automne du symbole des Églises en feu ?

- le temps de l'union ne doit pas cacher des échecs considérables sur des institutions françaises. Quand ce débat sera-t-il ouvert sérieusement alors même qu'il ne l'a jamais été ?

La semaine donne le sentiment d'une opinion qui ne se connaissait pas.

Elle devait être indifférente et elle se découvre historiquement mobilisée.

Elle avait des signes permanents d'alertes mais même les évoquer semblait jusqu'alors difficile.

Si un réel feu de mobilisation a été allumé, il risque d'être difficile à éteindre tant du retard avait été pris. Et dans ce cas, les changements pourraient être profonds : le "printemps français" ?

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, janvier 9 2015

Edito - De grâce, je vous demande de ne pas aller dans le sens voulu par les terroristes !

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Qui sont les terroristes, assassins de la rédaction de Charlie ? Agissent-ils seuls ? Ont-ils des commanditaires ? Ont-ils un maître à penser ? Reçoivent-ils des consignes ? De qui ? Ont-ils un réseau local ? Quelle est leur préparation ? Quelles sont leurs motivations ? Qu’a-t-on trouvé chez eux ? Que disent leurs ordinateurs ? Ont-ils des échanges avec des groupes étrangers ? Lesquels ? Quels sont leurs sites de référence ? Ont-ils gardé des liens avec leurs filières irakiennes ? Ont-ils des financements extérieurs ? Y a-t-il d’autres armes ? Quelle documentation trouve-t-on chez eux ? Avaient-ils tenté d’autres opérations ? Ont-ils eux-mêmes un rôle de leaders ? Ou sont-ils deux loups solitaires ? Avaient-ils infiltré des associations ? Ont-ils contaminé autour d’eux ? Que disent leur famille, leurs amis, leurs voisins ?

Il faut attendre pour répondre au juste niveau. Les fuyards vont être arrêtés,… peut-être abattus. Même si c’est le cas, une enquête judiciaire très approfondie aura lieu, justement pour répondre à ces questions. Cela prendra du temps, et en attendant, on doit poser quelques principes, calmement.

1/ La qualification d’islamiste, étiquette facile, ne veut pas dire grand-chose : attendons les faits pour étudier et comprendre.

Nous y verrons plus clair avec les progrès de l’enquête, mais il y a déjà des pistes sérieuses. On décrit des professionnels car, devant des hommes et des femmes sans défense, ils ont fait un usage méthodique de leurs armes. C’est un peu court… Je note des faits établis : ils se sont trompés d’adresse, puis d’étage ; lorsqu’ils descendent de voiture, l’un deux perd sa basket… Je passe sur cette invraisemblable affaire de carte d’identité tombée…

Et puis, est-on sûr que ce sont des islamistes, au sens de fous-furieux de leurs convictions ? Oui, il y a le contexte religieux, dévoyé et violent. Mais s’ils ont tué, ils n’ont rien détruit… La scène du crime a été longue, très longue, semble-t-il entre 10 et 15 minutes. L’enquête de police nous en apprendra beaucoup sur le discours, les comportements, les buts… Et puis, la manière dont, pendant la fuite, ils assassinent le policier, en s’arrêtant pour l’achever d’une balle dans la tête, a beaucoup avoir avec la truanderie, et peu avec l’islamisme. Nous devons comprendre, et nous ne pouvons rien construire dans la confusion.

2/ Le pays doit renforcer ses liens avec la communauté musulmane, et avec tous les Etats musulmans, amis de la France.

Si le but premier de ce crime est une vengeance meurtrière, le second est de braquer de la société française, pour isoler la communauté musulmane. Leur rêve, c’est de cliver, de casser. Pour eux, des musulmans vivant paisiblement dans une démocratie, c’est juste insupportable, car ça ruine leur système. Dans le mauvais climat actuel, avec des lascars comme Eric Zemmour et Michel Houellebecq qui annoncent avec des analyses imbéciles la guerre civile, les terroristes comptent sur le choc que va créer leur crime pour causer des ravages sur le thème : les Occidentaux d’un côté, les Musulmans de l’autre. Aussi, notre devoir impérieux est de combattre ce plan destructeur.

Ce crime est un crime prévu par la loi, ce n’est pas une affaire de civilisation, comme Nicolas Sarkozy s’est dépêché de la dire. Où est le problème de civilisation quand deux personnes isolées violent une loi que toute la société reconnait ? Une association fatiguée affirme que 99 % de la communauté musulmane respecte la loi et rejette le crime. Mais le 1%, ça fait entre 60 et 80 000 personnes ? Où sont-elles ? Des criminels, je n’en ai compté que deux ! Si la société se trouve plus divisée après ce crime, ce sera une victoire pour les terroristes. Alors, par pitié, ne leur donnons pas raison, et multiplions les signes de respect et d’amitié avec les Musulmans.

3/ La France est forte, et elle ne doit pas renoncer à ses libertés car elle dispose de toutes les armes juridiques pour riposter.

Là encore, il serait pitoyable d’offrir aux terroristes ce qu’ils cherchent : une France qui renonce à être ce qu’elle est, une terre de justice, forte parce qu’elle respecte les droits et libertés. La partie est facile pour un groupe armé qui attaque des civils… Dans un premier temps, la police et la justice plient sous le choc, c’est inévitable, mais nous avons tout dans nos lois et notre organisation policière pour faire face. C’est l’Etat de droit, qui est l’ennemi de ces obscurantistes. Si la République décide de bouleverser ses lois après un crime, elle reconnait la victoire de ce crime, qui l’a désarçonnée, mise à nu.

Aussi, j’espère vivement que la réponse à ce crime ne sera pas un abandon de notre culture juridique, par une horreur genre Patriot Act… lourd et inefficace contre le crime, et qui vise surtout à assurer le contrôle social. Je souhaite que les criminels soient arrêtés, jugés avec tous les droits de la défense, et qu’ils puissent faire valoir leur droit jusque devant la Cour européenne des droits de l’Homme, cette belle justice qui représente le contraire de l’arriération qui les motive.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, janvier 4 2015

Edito - Syriza ou le réveil de la démocratie

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Syriza est en tête en Grèce. L'enjeu de la législative grecque dépasse largement ce pays. C'est le réveil de la démocratie.

La démocratie, c'est le respect de trois règles fondamentales :

- la reconnaissance de l'égalité des citoyens, avancée principale de la révolution de 1789,

- le choix par les citoyens,

- la responsabilités du pouvoir.

Avec la crise de 2008, ces fondements ont été fragilisés.

La crise creuse les inégalités. Les inégalités se cumulent et introduisent des différences qui font apparaître l'égalité citoyenne comme une simple égalité théorique face aux nouveaux murs matériels et sociaux.

La crise a altéré la notion même de choix car le discours de crise a installé une pensée unique comme s'il devait exister une seule et unique solution à la crise.

Mais surtout, la crise s'est accompagnée d'une irresponsabilité irréelle. C'est probablement cette irresponsabilité que l'Histoire retiendra dans le temps. Pour les fauteurs de crise, rien n'a changé !

Le peuple paye la crise qui lui a été cachée dans des conditions parfois irréelles comme le dispositif de titrisation institutionnalisé en Grèce sur le conseil officiel et rémunéré de Banques.

Ces banques n'ont jamais été sanctionnées. Avec un dispositif de garantie des placements privés, des sanctions auraient été nécessaires : faillites de banques fautives, procès de dirigeants bancaires ...

En l'absence de telles sanctions, le besoin de revanche s'exprime par le peuple en quittant les lieux de votes ou en ouvrant des scores inhabituels à des formations extrémistes.

Dans ce contexte, voter Syriza, c'est faire vivre la démocratie.

Parce qu'il y a un choix face à la pensée unique.

Parce qu'il y a une vision de sanction légitime en refusant de faire payer par le peuple les dettes qui ne sont pas celles du peuple.

Parce qu'il y a une réhabilitation du peuple en lui rendant y compris le droit de "renverser la table du banquet international".

Si cette victoire se confirme, c'est une donne nouvelle face à la crise qui mérite d'être expérimentée dans des conditions qui dépassent largement la Grèce.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, décembre 27 2014

Edito - Jacques Julliard a raison sur le suffrage universel, pas sur la suppression du Premier Ministre

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Naturellement, l’insatisfaction chronique des citoyens à l’égard de nos dirigeants pousse à se poser des questions sur nos institutions, que certains imaginent coupables de nos problèmes. Dans le cadre de ce débat, Jacques Julliard a publié une belle tribune pour défendre le suffrage universel.

En défense de l’idée même de démocratie

Certains n’ont pas digéré le référendum de 1962, lors duquel le Général de Gaulle avait transféré le choix du président de la République d’une assemblée d’élus au peuple. Cet élément fondamental de l’architecture institutionnelle de notre pays est parfois critiqué mais l’attachement des Français y est si fort qu’il sera bien difficile de revenir dessus. Il est heureux que Jacques Julliard le soutienne, d’autant plus que le malaise a une autre raison. Les pouvoirs de nos gouvernements ont été considérablement réduits : plus de contrôle de la monnaie, un magma de traités qui fixent un cadre politique pré-déterminé dans lequel les marges de manœuvre sont toujours plus restreintes, oblitérant de facto la démocratie.

Certains disent que le peuple serait perméable à la démagogie, comme si eux ne l’étaient pas… Ils veulent éloigner toute décision importante du suffrage universel, d’où les banques centrales indépendantes, ou les accords qui placent les multinationales sur le même plan que les États. Jacques Julliard leur répond en notant que le parlementarisme aboutit à la même personnalisation et que le problème est ailleurs : « ceux qui nous gouvernent sont dans une voiture dans laquelle ni les freins, ni l’accélérateur ne répondent. Et l’on voudrait résoudre le problème en supprimant l’élection présidentielle, c’est-à-dire le lien direct entre les électeurs et le pouvoir ? Cela ne ferait qu’aggraver la situation ».

Pourquoi nous avons besoin de Matignon

Le problème qui se pose aujourd’hui est de revitaliser la démocratie en redonnant aux personnes élues par le peuple les moyens de gouverner, au lieu de leur confisquer toujours davantage de pouvoirs. Après, se pose la question de cette dualité du pouvoir assez spécifique à la France, où il existe deux centres, qui peuvent même aller dans des directions opposées, à l’Élysée et à Matignon. La plupart des autres pays, quand ils ont deux figures, confient en général des missions plus représentatives à l’un et le véritable pouvoir à l’autre, mais la France se distingue par ses deux centres névralgiques du pouvoir, dans les mains du Président de la République et de son Premier Ministre.

Cette construction institutionnelle nous permettait théoriquement d’avoir deux temps, le temps présidentiel, théoriquement plus porté sur le long terme, et le temps du gouvernement, davantage dans l’instant. Certes, notamment depuis 2007, cette dyarchie semble moins nécessaire tant les présidents qui se sont succédés se vautrent désormais dans l’anecdotique et le superficiel. Mais cela rend justement sans doute encore plus nécessaire cette organisation pour permettre demain une vraie séparation des pouvoirs où le Président de la République pourra se consacrer aux très nombreux sujets de fond, laissant l’intendance à Matignon. Le nombre de sujets à traiter le justifie plus que jamais.

Merci à Jacques Julliard pour ce plaidoyer. Il existera toujours dans les élites des personnes qui croient sincèrement à une organisation démocratique de nos sociétés. Et plus le temps passe, plus je suis convaincu de l’intelligence de la construction du Général de Gaulle.

Le rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, décembre 15 2014

Edito - Troisième circonscription de l’Aube : Des chiffres sinistres pour la démocratie

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Une législative partielle vaut bien une dizaine de sondages parce que là, on parle du réel. Certes, il y a loin entre une élection partielle et un scrutin national, mais attention de prendre le temps de regarder ce qui se passe sur le terrain, dans la vraie vie. Pour apprécier ce faire, il faut prendre les chiffres, et pas seulement les pourcentages.

A ce titre, l’élection dans la troisième circonscription de l’Aube ne manque pas d’intérêt. François Baroin, qui était le député, a été élu au Sénat, et l’UMP était bien placé pour garder la circonscription. Il n’en reste pas moins que les chiffres parlent, car la tendance est très nette : le désintérêt massif de l’électorat.

La circonscription compte 65 758 électeurs. Au premier tour de 2012, 38 248 avaient voté, et deux ans plus tard, le chiffre n’est plus que de 16 195. On est à 24 % de participation et 76 % d’abstention.

En 2012, François Baroin avait eu au premier tour 15 677 suffrages et au second tour 20 051, soit 56,45 %. Hier, Gérard Menuel a été élu avec 63,85 % des voix, mais seulement 10 527 suffrages, et 6 422 au premier tour.

Pour le PS, la candidate était en 2012 Lorette Joly, qui au premier tour avait réuni 10 899 suffrages, soit 28,79 % et au second tour 15 466 voix, soit 43,55 %. Pour 2014, le candidat Olivier Girardin n’a recueilli que 2 315 voix, soit 14,69 % des voix. Cela représente le quart des voix de 2012. 2 315 voix sur 65 758 inscrits… soit environ 3 %. Un problème sérieux.

Pour le FN ? On ne retrouve pas du tout la vague bleu marine, car si le pourcentage est flatteur, le nombre de voix est en baisse. En 2012, la candidate Mireille Cazard était au premier tour à 17,79 %, avec 6 733 voix. Pour 2014, le pourcentage au premier tour était de 27,64 %, mais le nombre de voix au premier tour n’a été de 4 355, soit une perte de 30 % des électeurs. Et au second tour, le FN arrive à 36,15%, mais avec 5 960 voix, soit moins qu’au premier tour de 2012.

Le prochain grand test est celui des élections départementales de mars 2015. Hier Jean-Christophe Cambadélis a appelé à présenter des candidats uniques de la Gauche au premier tour, pour éviter le risque d’élimination. Le résultat de la 3° de l’Aube souligne l’importance du risque.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, novembre 11 2014

Edito - Catalogne : quand voter devient la fête ...

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Quand plus de 2 200 000 personnes votent un dimanche pour revendiquer leur indépendance territoriale, soit 40 % du corps électoral et que 80 % d'entre elles votent dans la même direction, comment est-il possible de ne pas donner suite à ce message ?

C'est l'enjeu d'avant-hier en Catalogne.

Ce 9 novembre 2014 restera à tout jamais un grand moment de démocratie.

1) L'opinion veut de l'espoir. Le réel est insupportable. Tout va mal et rien n'est jamais réglé. Il est donc naturel de chercher à changer le cadre.

2) Ce nouveau cadre est perçu comme pouvant mettre la crise en crise. Les citoyens veulent de la proximité donc des instances où ils savent pouvoir peser.

3) C'est le temps de la parole à donner aux citoyens. Les élites sont discréditées. Les citoyens veulent reprendre le pouvoir et l'exercer directement le plus souvent possible. Sous cet angle, c'est le message le plus positif qui soit. Parce que voter devrait toujours être une fête, le meilleur hommage à ceux qui ont combattu pour cette avancée démocratique.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mercredi, mai 14 2014

Edito - Le report des élections locales 2015 et le déni absolu du réel

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Il suffit de relire le Journal du Dimanche du 11 mai dernier pour avoir confirmation si besoin était que le PS a décalé les élections locales pour les besoins exclusifs de gagner du temps pour reporter une probable nouvelle défaite électorale. Il lui resterait 2 Régions et une grosse quinzaine de départements.

Sur le fond de l'excuse pour le report à savoir la réorganisation des régions et des départements, c'est le vide total : que faire de la dette des départements ? Comment répartir les 300 000 agents administratifs des départements ? A quoi serviront les prochains conseillers généraux de départements qui ... n'existent plus ?

Comment savoir qu'un an suffira pour combler ce vide ?

Il est même question d'un report à ... 2017.

Et à ce moment là, par découverte de la difficulté du calendrier avec la présidentielle, pourquoi ne pas aller vers ... 2018.

Dans une démocratie moderne, aucun autre pays ne jongle ainsi avec un calendrier électoral donc avec la démocratie !

Sur le fond de la réforme, il n'est même plus à exclure qu'elle coûte plus cher que des économies qui auraient été opérées à structures constantes !

Il y a un niveau d'impréparation qui a de quoi angoisser mais surtout de quoi révolter parce que le pouvoir est installé dans le déni absolu du réel et finalement la complicité du système politico-médiatique lui autorise l'utilisation d'une excuse qui n'a pas la moindre réalité.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, mai 1 2014

Edito - Philiosphons...

1395763935_site_25ans.jpg« La démocratie ne consiste pas à mettre épisodiquement un bulletin dans une urne, à déléguer les pouvoirs à un ou plusieurs élus puis à se désintéresser, s'abstenir, se taire pendant cinq ans. Elle est action continuelle du citoyen non seulement sur les affaires de l’État, mais sur celles de la région, de la commune, de la coopérative, de l'association, de la profession. Si cette présence vigilante ne se fait pas sentir, les gouvernements (quels que soient les principes dont ils se recommandent), les corps organisés, les fonctionnaires, les élus, en butte aux pressions de toute sorte de groupes, sont abandonnés à leur propre faiblesse et cèdent bientôt, soit aux tentations de l'arbitraire, soit à la routine et aux droits acquis ... La démocratie n'est efficace que si elle existe partout et en tout temps. »

Pierre MENDES-FRANCE

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, mars 10 2014

Edito - Renouer le dialogue avec les citoyens

ger_369275.jpgEt si le prochain mandat municipal portait les couleurs d'une démocratie locale renouvelée ? La défiance des Français est bien réelle à l'égard de la politique, mais rien n'est perdu, notamment à l'échelle des territoires. C'est le moment de dépoussiérer les traditionnels dispositifs participatifs locaux et de mettre franchement sur la table les sujets qui intéressent nos concitoyens.

- Répondre aux attentes quotidiennes : transport, sécurité, école, emploi, cadre de vie... Au fil des enquêtes d'opinion, les Français réaffirment les sujets sur lesquels ils souhaitent les sujets sur lesquels ils souhaitent être consultés. Ecoutons-les.

- Aller à la rencontre des citoyens : le format de la réunion publique en mairie ne suffit plus à créer les conditions du débat. Élus et agents gagneront à se déplacer jusqu'aux usagers pour échanger avec d'autres habitants que le petit cercle des râleurs et des initiés.

- Associer les agents : le personnel municipal pourra être associé à l'atteinte de cet objectif d'échange renouvelé avec les usagers. Une consultation interne devra alors porter sur le fonctionnement du service public municipal lui-même.

- Faire confiance à l'imagination : chaque instance de dialogue doit être dotée d'un périmètre à l'intérieur duquel les participants doivent disposer d'une véritable autonomie. Bourse aux idées et autres budgets participatifs peuvent contribuer à renforcer l'implication des habitants.

- Donner à voir et à comprendre : se concentrer sur quelques démarches participatives sincères, fortes et visibles permettra de rappeler les principes directeurs du projet municipal tout en rythmant un mandat.

- Garantir le suivi et permettre l'évaluation : votes électroniques, "observatoires" des habitants interviewant périodiquement les élus... Des dispositifs pérennes originaux doivent permettre aux usagers de juger en toutes indépendance du respect des engagements.

- Écouter... pour répondre : en matière de dialogue citoyen, rien n'est pire qu'une consultation qui ne débouche... sur rien. Que la décision consécutive à une consultation aille ou non dans le sens de l'avis général, elle devra être assumée et expliquée. c'est aussi ce qu'attendent nos concitoyens.

http://www.publicsenat.fr/lcp/polit...

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, février 20 2014

Edito - BEZIERS POLITIQUE veut "mettre la crise en crise"

zara100e_24.jpg"La ville doit changer pour de vrai" et ressembler à la fois à Barcelone, Genève, Toulouse et Bordeaux...

Non seulement son image à l'extérieur est terriblement abîmée, mais les Biterrois ne la reconnaissent plus. Béziers doit être gaie comme Barcelone, propre comme Genève, dynamique comme Toulouse, bien desservie comme Bordeaux !

Favoriser et promouvoir le Patriotisme culturel local

BEZIERS POLITIQUE et son équipe le répètent : nous entendons faire du "patriotisme culturel local" une priorité en s'efforçant de faire la promotion "des facilitateurs de talents locaux". "La culture doit être présente 365 jours/365 et dans tous les lieux publics et elle doit devenir un des postes fondamentaux de la dépense publique, comme l'enseignement et les solidarités. Pour sortir de la crise, il faut avoir le moral et pour avoir le moral, il faut faire la fête. La culture est un levier considérable pour mettre la crise en crise."

Assurer et défendre le développement économique

Concernant le volet économique de Béziers, notre club de réflexion "informel" prône "le renforcement réel du sillon Languedocien voué à terme à assurer une liaison privilégiée avec Barcelone via Perpignan et Gérone pour créer de l'emploi dans l'agglomération Biterroise". Mais aussi la création de "conseils consultatifs des jeunes" (18-25 ans) qui seront force de propositions et devront disposer de leur propre dotation budgétaire. Et puis, il y aura une nouvelle méthode également. Et les promesses se devront d'être tenues. Tout cela confirmera le changement. Au travers de nos actions, nous devons permettre aux Biterroises et Biterrois de prendre le pouvoir pour que celui-ci soit définitivement rendu aux citoyens en s'appuyant au maximum sur la participation citoyenne. Il faut avoir en mémoire "L'échec" du projet de La Courandelle, de la paupérisation du centre-ville, etc... Il faudra que le futur maire de Béziers et président de l'Agglo soit davantage à l'écoute des gens, c'est pour cela que pour tous les projets urbanistiques, nous souhaitons que les habitants soient systématiquement consultés en phase d'esquisse et en phase définitive. On ne fait pas le bonheur des gens contre eux.

Pour sortir de la crise et avoir le moral

L’avènement d’une culture pour tous présente 365 jours/365 et dans tous les lieux publics sera d'une importance capitale. Car pour sortir de la crise, il faut avoir le moral et pour avoir le moral, il faut faire la fête. Puis, concernant la démocratie locale, il faut aussi se rappeler, en contre-exemple, « l’échec de Fonséranes »… Il faudra désormais être à l’écoute des habitants, c’est pour cela que pour tous les projets urbanistiques, la municipalité qui sera demain aux affaires n'aura pas d'autre choix que de consulter systématiquement les Biterroises et les Biterrois.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, février 14 2014

Edito - C'est quoi BEZIERS POLITIQUE ?

pourquoi-il-faut-gagner_800614_510x255.jpgBEZIERS POLITIQUE se propose de rassembler des personnalités issues du monde économique, financier, politique, syndical et administratif, qui sont toutes désireuses d'apporter leur expérience dans le débat public.

BEZIERS POLITIQUE se veut un lieu d'échanges, de débats et de propositions pour tous ceux qui partagent son attente : apporter des réponses innovantes et opérationnelles aux défis multiples auxquels est aujourd'hui confrontée la société française, qui menacent son modèle social et ses principes démocratiques et républicains.

Parmi les principaux terrains où ces défis s'expriment avec une force voire une violence grandissante, deux chantiers prioritaires s'imposent avec évidence :

- celui de l'entreprise, seule source de création de richesses et d'emplois durables. Sans entrepreneurs motivés, sans entreprises conquérantes, sans leurs aptitudes à l'innovation, leur ancrage dans nos territoires comme leur projection vers l'extérieur, pas de ressources ni de travail et l'accumulation de menaces sur notre protection sociale et notre niveau de vie.

quelle-quinqado1.jpgComment interrompre la spirale et rebondir, gagner en compétitivité, garder nos savoir-faire et en conquérir de nouveaux, offrir des pistes d'avenir et un espoir à notre jeunesse ?

- celui de nos villes, qui concentrent à leur échelle les tensions et les symptômes de la société tout entière : tout est aujourd'hui en question ; leurs fonctions majeures comme la pertinence de leur champ géographique, leur organisation et leur gestion comme leur financement, l'apparente contradiction entre activité et environnement, la relation de l'individu et des groupes sociaux à la cité...

Apporter des réponses concrètes suppose :

- de s'affranchir de toute idéologie, de toute doctrine toute faite.

- de respecter en toute circonstance le principe de réalité

- de s'inspirer de façon très pragmatique des réussites observées par les participants au club informel de BEZIERS POLITIQUE.

tumblr_mzwtlmBWT41scpp1zo1_500.jpgBEZIERS POLITIQUE c'est :

Associer des compétences Générer des propositions Organiser des échanges Réagir et renouveler Anticiper pour réussir

Pour participer à BEZIERS POLITIQUE il suffit de :

- s'inscrire au Club (par courriel à BEZIERS POLITIQUE (à) (j.cavalie@voila.fr),

- indiquer dans un bref CV les expériences acquises,

- indiquer les thématiques choisies (parmi la liste proposée ci-dessous) et accepter d'apporter une contribution écrite, soit sous la forme d'une contribution initiale, soit en réaction ou complément à une réflexion initiée par un autre membre du club.

Thématiques en débat au Club informel BEZIERS POLITIQUE

Entreprise et emploi

Les questions seront exclusivement centrées sur les PME, leur création, leur développement, leur pérennité... Pourquoi nos voisins allemands ou italiens réussissent-ils mieux que nous et pourquoi disposent-ils de PME plus innovantes, plus solides, plus grosses, plus exportatrices ?

Pourquoi cette question en débat dans notre pays depuis de nombreuses années n'a-t-elle trouvée jusqu'ici aucune réponse satisfaisante ? Ville et société

Les gestionnaires publics semblent en échec devant les problèmes de la ville d'aujourd'hui et les interrogations se multiplient :

- Quelle taille, quel mode d'organisation, quelles missions pour la ville de demain ?

- Comment retrouver des marges financières, des budgets d'investissements et une maîtrise de gestion tout en apportant les services attendus par la population ?

- Liaisons inter-cités : modes, coûts et durée des déplacements internes, impact sur l'économie et l'environnement ?

- Quel urbanisme, quelle mixité sociale, quelle mixité de fonctions dans la cité ?

- Civisme, incivilités, insécurité : quelles réponses opérationnelles ?

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, février 7 2014

Edito - Renouveler les pratiques démocratiques

1014-00855747.pngLa désignation du maire du futur par son prédécesseur a fait prendre conscience aux Biterrois de la fragilité du contrat démocratique passé avec eux.

Les élus doivent être exemplaires et offrir les conditions d'un renouveau démocratique.

BEZIERS POLITIQUE veut :

1) reconnaitre un droit de pétition permettant aux Biterrois d’inscrire à l’ordre du jour du Conseil municipal, par pétition numérique ou manuscrite, tout sujet relevant de la compétence de la Ville,

2) conférer un statut à l’opposition municipale et lui donner des responsabilités dans les quartiers en fonction des résultats électoraux,

3) mettre en place de vrais dispositifs de participation, visant en particulier les populations les plus éloignées de la vie politique,

4) garantir la transparence de tous les choix et de toutes les actions en permettant aux citoyens de comprendre et d’influer sur la répartition du budget et le choix des prestataires de la municipalité,

5) créer et utiliser le référendum municipal,

6) généraliser l’open data et développer les logiciels open source.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, janvier 31 2014

Edito - Une démocratie locale nouvelle à visage humain

quel-celibataire-es-tu-182904_XL.jpgComme vous le savez, BEZIERS POLITIQUE , est un des nombreux clubs de citoyens de l'agglomération Biterroise qui militent pour un changement de la vie publique.

Au travers de 17 engagements précis pour une démocratie locale nouvelle à visage humain, le grand bouleversement immédiat du système politique qui s'ouvre devant nous impose de débarrasser de tout un système politique sortant qui a perdu la tête. Le coup de balai des prochaines municipales se justifie de plus en plus.

Les 17 engagements sont les suivants :

La démocratie ou le partage de décisions à la portée des mains de chacun

1) Créer des comités d’initiatives et de consultations, représentatifs de l’ensemble des associations qui, points de passages obligés de concertation, donneront leurs avis sur les dossiers, avant toute décision des assemblées délibérantes sur les dossiers majeurs.

2) Instaurer des conseils consultatifs des jeunes (18 à 25 ans) : réunis en groupes de travail, chaque commission travaillera sur ses propres projets à soumettre aux élus. Ces conseils disposeront d’une dotation budgétaire gérée de façon autonome.

3) Renforcer des pouvoirs indépendants d’expertises : chaque thème majeur doit faire l’objet d’un rapport de synthèse présenté en introduction des débats, émanant de compétences extérieures.

4) Clarifier l’ordre du jour des sessions des assemblées délibérantes : chacune doit être structurée autour de temps forts donnant aux citoyens la visibilité d’ensemble sur des sujets de fond.

5) La fixation partagée de l’ordre du jour avec les citoyens permettant aux citoyens ayant franchi un seuil d’un certain nombre de signatures (y compris via Internet) d’un temps de session pour provoquer les débats sur les sujets de leur choix.

6) La mise en œuvre de commissions d’enquêtes composées de façon proportionnelle à la représentation des groupes au sein des assemblées, disposant d’un réel pouvoir d’investigation avec la contribution technique officielle de fonctionnaires sur la base d’un choix volontaire.

7) La publication annuelle obligatoire de tableaux de bord de gestion par des Directions de l’Inspection, instances à créer. Par respect pour le citoyen et le contribuable, il est en effet indispensable de donner accès à une bonne information sur les réalités économiques, financières et sociales locales. Un code d’éthique et de déontologie sera adopté par l’Assemblée Municipale dès le premier semestre de son installation.

8) Organiser de façon systématique un débat semestriel de politique générale sur les actions municipales au sein de chaque Commune. Formule plus élaborée que le simple débat annuel de programmation budgétaire, ce cadre est l’occasion d’un échange d’ensemble sur le bilan des actions conduites comme sur la logique des actions nouvelles.

9) La normalisation de consultations populaires pour que la procédure référendaire devienne un cadre commun fréquent de décisions mieux partagées tout particulièrement en matière d’urbanisme.

10) Non cumul des mandats : le cumul des mandats dans le temps et dans l’espace est un facteur favorisant le clientélisme et générant des conflits d’intérêts.Un élu doit se consacrer prioritairement à son mandat. C’est un élément déterminant pour restaurer la confiance des citoyens envers ceux qui les représentent.La limitation des mandats dans le temps s’entend comme interdisant le renouvellement du même mandat plus d’une fois. C’est ainsi que l’élu s’engage à ne postuler au renouvellement de son mandat qu’une seule fois. C’est par ailleurs la meilleure garantie de l’indispensable renouvellement de la classe politique.La limitation des mandats dans l’espace s’entend comme s’interdisant de cumuler plus de 2 postes exécutifs à la fois durant son mandat.

11) Rendre public sur un site Internet, 2 fois par an au minimum, le détail de l’utilisation des indemnités complémentaires à son « indemnité de base », allouées mensuellement ou autrement, ainsi que le détail des autres avantages qu’il utilise de son mandat.

12) Refuser plus d’un poste dans une commission communale ou intercommunale ou organisme du secteur para-municipal, c’est-à-dire ne pas cumuler plus de 2 postes y compris celui de son poste d’élu s’il est désigné comme « adjoint au maire ».

13) Indiquer sur un site Internet les bénéficiaires des éventuelles redistributions liées aux plafonnements des indemnités.

14) Toutes les dépenses liées aux membres de l’Assemblée Municipale feront l’objet d’une publication intégrale sur le site Internet de la Mairie avec copies des justificatifs de façon nominative au moins une fois par an.

15) Représentation de la minorité démocratique dans tous les organismes et instances dans lesquels siège la Commune à partir de 3 représentants ainsi que dans toute commission d’attribution de places en crèches, de logements sociaux …

16) Présidence de la « Commission municipale des Finances » par un élu d’opposition.

17) Obligation de publier sur le site Internet de la Mairie l’ensemble des mandats et fonctions de chaque élu, avec les indemnités correspondantes et remboursement au Trésor Public de l’ensemble des indemnités perçues en cas de déclaration mensongère.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mercredi, janvier 29 2014

Edito - La baisse de la fiscalité pour rendre du pouvoir d'achat aux ménages

019c9c60-351e-4b8c-9791-b9b4489b473b_avis-conso.jpgLa sortie de l'actuelle crise marquera la naissance de nouvelles situations dans des cadres multiples. L'imprévoyance des Gouvernements incapables de prédire l'arrivée de la crise va modifier significativement leur autorité. Nous sommes entrés dans une logique permanente de démocratie directe.

Le pouvoir n'est plus à l'élu mais au citoyen à la condition que ce dernier ait conscience de ce transfert.

Préalablement à ce constat, le futur maire de Béziers se doit d'avoir en tête un certain nombre d'orientations qui sont primordiales :

" En préalable, rappeler les mots clefs d'une telle démarche :

- des solutions

- de l’optimisme

- de la confiance

Il aura un cap prioritaire à suivre : l’emploi.

__Parce que l’emploi est la première mesure sociale et qu’il est un enjeu de dignité humaine. __ Pour sortir de la spirale du chômage, il faut relancer l’activité économique.

Pour relancer l’activité économique, il faut rallumer le moteur de la consommation.

Pour rallumer le moteur de la consommation, il faut :

- diminuer la pression fiscale c'est-à-dire rendre du pouvoir d’achat aux ménages,

- donner de la confiance. S’il n’y a pas de confiance, donc de l’optimisme dans le lendemain, le nouveau pouvoir d’achat irait à l’épargne de précaution.

Depuis 2012, les ménages français sont statistiquement en perte moyenne de pouvoir d’achat (- 2 % en 2012). C’est un chiffre historique.

Pour les moins de 30 ans, le taux d’épargne est négatif. C'est-à-dire que par exemple la primo accession propriété est devenue impossible.

Pour lever moins d’impôts, est-ce mettre tous les services publics à la diète ?

Non.

emploi_lettre.jpgIl faut respecter quatre valeurs :

1) une nouvelle gouvernance publique : gérer Béziers autrement et notamment en mettant fin à des gaspillages intolérables de façon récurrente dans le secteur concurrentiel,

2) une sélectivité des priorités : il faut recentrer sur des services publics qui sont au cœur de l’offre classique : enseignement, solidarités, culture,

3) la proximité et la priorité au terrain : ce qui notamment pour les personnels passe par une profonde revalorisation des carrières de terrain : sur le plan matériel comme dans l’évolution des carrières dont la place de la promotion interne,

4) il faut relancer les recettes liées à la meilleure activité économique d’où le volet lié à l’emploi et aux dessertes de Béziers.

Il y a également un point technique qui mérite d’être évoqué en préalable : la personne en charge des finances sera également en charge des relations entre les collectivités publiques.

Un seul adjoint sera en charge des relations financières avec toutes les collectivités publiques et deviendra le point de passage exclusif de ces relations.

Dans le même temps, cette ré-organisation doit s’accompagner d’une grande écoute et d’un dialogue permanent.

Cette logique de démocratie à visage humain passe par un meilleur partage du pouvoir, une meilleure transparence des critères de décision, une démocratie plus vivante."

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, décembre 9 2013

Edito - Free Mobile, la concurrence et les municipales

hillary_clinton.jpgDans la vie quotidienne qui pourrait reprocher à la concurrence d’exister ? On vient de le voir récemment avec l’offre de Free Mobile sur la 4 G. Les forfaits de téléphonie mobile seraient-ils actuellement identiques sans l’entrée de Free Mobile sur le marché ?

Pourquoi la politique demeurerait-elle le dernier domaine de la religion de la soumission ? Ceux qui ont progressivement endossé cette soumission ne servent pas la politique qu’ils disent aimer par ailleurs.

La concurrence donc la liberté des citoyens est le meilleur service rendu à la démocratie. En 2008, la vidéo ci-contre dans la rubrique "liens" à sur votre droite avait été le vrai lancement de la campagne d’Obama dans la primaire démocrate face à Hillary Clinton, l’ex-First Lady promise tout naturellement à la victoire bien entendu. Elle avait été l’électrochoc !

Les citoyens en ont décidé autrement.

C’est la possible belle avancée des municipales de mars 2014 : le souffle de la liberté des citoyens face à la chape de plomb des appareils politiques. Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE