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vendredi, janvier 2 2015

Edito - François Hollande, Thomas Piketty et l'audace du ... non !

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François Hollande avait déjà connu son "effet boomerang" avec son thème de l'inversion de la courbe du chômage comme marqueur de l'efficacité de la politique présidentielle. Il a probablement mis en place son second "effet boomerang" avec le thème de l'audace. Le 31 décembre Hollande célèbre l'audace et l'union. Le 1er janvier, Thomas Piketty célèbre l'audace de dire Non et donne une leçon de division sur la politique économique.

Nouveau raté magistral.

Thomas Piketty a refusé hier sa nomination pour la Légion d'honneur au rang de chevalier et taclé une nouvelle fois au passage le gouvernement.

« Je viens d'apprendre que j'étais proposé pour la Légion d'honneur. Je refuse cette nomination, car je ne pense pas que ce soit le rôle d'un gouvernement de décider qui est honorable », a déclaré Thomas Piketty.

« Ils feraient bien de se consacrer à la relance de la croissance en France et en Europe », a-t-il ajouté.

Thomas Piketty critique régulièrement la politique menée par François Hollande. « Personne ne m'avait prévenu de cette nomination, sinon je les en aurai immédiatement dissuadés », a assuré à l'AFP Thomas Piketty.

Point pratique qui a été confirmé par Geneviève Fioraso qui avait proposé de le nommer.

François Hollande vient de faire les frais de l'audace du non. Le contenu de l'audace pourrait désorienter le "rebond présidentiel" dans une ambiance où dire oui devient si rare en France quand l'initiative émane des politiques.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, août 25 2014

Edito - L’effarante ouverture de Hollande au travail du dimanche

SOCIAL-TRAVAIL-DIMANCHE-TOURISME-DISTRIBUTION

La semaine dernière, François Hollande a fait sa rentrée en multipliant les annonces pour essayer de répliquer aux mauvais chiffres de la croissance et à son impopularité persistante. Parmi les propositions, un assouplissement des règles sur le travail du dimanche qui en dit long sur cette présidence…

Non sens économique et sociétal

Depuis des années, les partisans du laisser faire concernant le travail du dimanche font miroiter un gain pour la croissance. Ils raisonnent comme si le chiffre d’affaires en plus qui serait réalisé le dimanche viendrait en addition du chiffre d’affaire réalisé les autres jours de la semaine, comme s’il n’y avait pas de phénomène de substitution. Étant donné le climat économique, entre chômage record et pouvoir d’achat en berne, on ne voit pas ce qui pousserait les Français à dépenser plus. Ce n’est pas parce qu’on laisse davantage travailler le dimanche que plus d’argent sera créé. Ce n’est que la répartition hebdomadaire des dépenses qui serait modifiée avec une plus forte proportion réalisée le dimanche. Les Français ne manquent pas de temps pour dépenser, ils manquent d’argent, ce que cette réforme ne traite pas.

Déjà, en 2008, 48 députés de l’ancienne majorité avaient publié une tribune dans Le Figaro pour s’opposer aux projets d’assouplissement des règles sur le travail du dimanche. Mais outre le non sens des arguments économiques (on attend toujours une démonstration solide du plus que cela pourrait apporter), comme ils le soulignaient déjà en 2008, cet assouplissement pose un problème de société. Bien sûr, 29 % des salariés travaillent déjà le dimanche (dont seulement 13 % habituellement), mais la société doit donner un choix aux citoyens de travailler ou pas le dimanche et le laisser faire dans ce domaine risque de le remettre en cause. Et le commerce n’est qu’un moyen au service d’une fin qui le dépasse, la condition humaine. Le travail du dimanche, c’est une inversion des priorités effarante, la prise de pouvoir du marchand et du commerce sur la vie de famille et des choses qui leur sont pourtant infiniment supérieures.

Sarkozy, sors de ce corps !

Gérard Filoche rappelle sur son blog qu’en avril 2012, François Hollande disait que « le combat de 2012, c’est de préserver le principe du repos dominical, c’est-à-dire de permettre aux travailleurs de consacrer un jour de leur semaine à leur famille, au sport, à la culture, à la liberté. Et j’y veillerai ! ». Il est tout de même effarant que sur ce sujet, comme sur bien d’autres, le président de la République renie à ce point ce qu’il avait dit pendant la campagne électorale. Il faut noter ici que Nicolas Sarkozy avait joué avec cette idée pendant sa présidence, évoquant notamment le cas de Michèle Obama qui ne pouvait pas faire ses courses des deux côtés des Champs Elysées (ce qui en dit tout de même long sur sa vision de la société, Madame Obama n’étant pas vraiment dans la moyenne). Mais il faut noter que c’était une fois de plus davantage une posture qu’autre chose puisque la loi n’avait pas beaucoup changé, notamment du fait des réticences d’une partie non négligeable de la majorité d’alors, exprimées publiquement.

Mais cet épisode démontre à nouveau la calamité de ces hommes politiques qui ne semblent être que des girouettes qui tournent avec le vent. Certes, on peut noter qu’il y a une certaine cohérence avec le discours volontiers eurolibéral que tient le chef de l’État depuis le début d’année. Mais il est tout de même effarant de pouvoir dénicher, comme l’a fait Gérard Filoche, une déclaration d’avril 2012, où celui qui n’était encore que le candidat Hollande, dénonçait les propositions de Nicolas Sarkozy sur le sujet, un peu plus de deux ans avant un nouveau salto idéologique qui complète la liste des reniements du quinquennat. Un chef de l’État se doit de diriger. Depuis plus de 7 ans, nous n’avons droit qu’à des postures et des reniements qui révèlent la superficialité de la pensée de celui qui devrait guider notre pays.

La proposition d’assouplissement des règles sur le travail du dimanche représente un mauvais coup porté à notre société et à une conception de l’humanité qui ne serait pas uniquement marchande. Il est effarant que ce coup soit porté par un président « socialiste », même si cela est cohérent avec sa nouvelle ligne.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, février 3 2014

Edito - Avant-première : Le résultat des élections européennes

esprit-de-famille-11040_L.jpgEn décembre, la France a compté 10.200 chômeurs (1) de plus (+0,3 %) n’ayant pas travaillé (catégorie A). Le nombre de personnes inscrites comme demandeurs d’emploi et ayant travaillé partiellement (catégories B et C) a progressé de 11.800.

La France compte ainsi 3 563 400 demandeurs d’emploi de catégorie A, un record absolu. Sur l’ensemble de l’année, la hausse a atteint 177.800, soit une progression de 5,7 %. En catégories A,B et C, la hausse annuelle atteint 6 %, pour un total de 5 194 100 inscrits.

Les chiffres sont limités par le traitement social du chômage des jeunes, avec la signature de 100.000 emplois d’avenir financés au trois quarts par l’État, marquant un timide recul du chômage des jeunes, revenu à son niveau de début 2013.

Le chômage des seniors a augmenté tout au long de l'année pour atteindre +12,3 % en un an. Désormais, près d’un inscrit sur quatre à Pôle emploi a plus de 50 ans. Fin décembre plus de 2 millions de personnes pointaient à Pôle emploi depuis plus d'un an (+0,9% sur un mois, +13,3% sur un an). Parmi eux, 591.000 étaient même inscrits depuis plus de 3 ans (+1,7% sur un mois, +18,1% sur un an).

Pourtant, le gouvernement a su se montrer actif, avec 60.000 radiations administratives en décembre (2), soit 40% de plus qu'en novembre.

Comme le dirait notre ami le joyeux Conseil d’État de l’État moral, la cohésion nationale est menacée.

Pas fameux,... mais une bonne nouvelle vient éclairer ce tableau un peu sombre : le gouvernement a inversé la courbe du chômage au sein de la famille Le Drian.

photo.jpgLe jeune et vaillant Thomas Le Drian, 29 ans, fils de Jean-Yves, le ministre de la défense, a été engagé comme chargé de mission auprès du président du directoire du groupe SNI (3), 4 200 collaborateurs et 1,3 milliard d’euros de CA, André Yché. Thomas a été nommé membre du comité exécutif, directeur du contrôle interne et du contrôle de gestion de la filiale Efidis. La SNI a succédé en 1976 à la Sogima, créée en 1961 pour répondre aux besoins de logement des personnels des armées. Fin 2012, la SNI assurait aussi la gestion de 604 casernes de gendarmerie et 9 539 équivalents logements. La SNI est le premier bailleur social français avec près de 275 000 logements. Efidis (4), qui compte 840 collaborateurs, gère plus de 50 000 logements sociaux en Ile de France, et contrôle les résidences étudiantes Studefi.

Diplômé en 2008 d’une école de commerce du bled (5), l'Institut supérieur du commerce, Thomas avait été recruté en novembre 2012 au cabinet de Jean-Pierre Jouyet, directeur général de la Caisse des dépôts (CDC). Jouyet est le grand pote de Hollande, parrain d’un des enfants (6), et de Sarkozy (7), dont il avait été ministre. Jouyet avait obtenu de Sarko la présidence la CDC, qui détient le groupe SNI à 100 %. André Yché, un proche de Sarko, avait été nommé en 1997 directeur adjoint du cabinet d'Alain Richard, ministre de la défense de Jospin, et en juillet 2013, il avait reçu des mains de Jean-Yves l'Ordre du mérite (8).

Lisez bien ce texte, et vous avez le résultat des élections européennes.

(1) http://travail-emploi.gouv.fr/etude...

(2) http://www.liberation.fr/politiques...

(3) http://www.groupesni.fr/

(4) http://www.efidis.fr/

(5) http://www.challenges.fr/galeries-p...

(6) http://www.lavie.fr/actualite/franc...

(7) http://www.lejdd.fr/Politique/Actua...

(8) http://www.immoweek.fr/immobilier/p...

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, février 1 2014

Edito - Le chômage et les contrats aidés

17435847BAllain.jpgEn France, le pari perdu de François Hollande sur l'inversion de la courbe du chômage n'a surpris personne. Cela fait 37 ans que les contrats aidés quelle que soit leur appellation sont sans effet sur le chômage.

La très longue liste pourrait être rappelée. Dans n'importe quelle entreprise, quand un dispositif n'a pas fonctionné plusieurs fois de suite, on évite de l'utiliser...

Cette situation très triste n'empêche pas certains députés de se concentrer sur les sujets importants. Brigitte Allain, député Europe Ecologie Les Verts, a demandé que l'on supprime l'expression « bon père de famille » de tous les textes législatifs en vigueur. Ce serait une « expression discriminatoire, survivance inadmissible d'une société patriarcale.... ». Avec un tel totalitarisme linguistique, il faut probablement s'attendre bientôt à la suppression de tous les textes de la notion de « langue maternelle...»

http://brigitteallain.eelv-legislat...

http://www.lemonde.fr/politique/art...

Source : Atlantico.

mardi, janvier 14 2014

Edito - Exclusif : Enfin la vérité sur la courbe du chômage !

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N’écoutant que son courage et guidé par son haut sens citoyen, le blog s’est plongé dans les affres de l’économie pour apporter sa lumière sur ce qui est devenu le Triangle des Bermudes des programmes présidentiels : la courbe du chômage.

Nos équipes d’investigation ont effectué un travail d’enfer – de pur enfer ! – mais nous avons bien fait de nous pencher sur le sujet et de le prendre à bras le corps, car nos conclusions sont imparables.

Il est impossible d’inverser la courbe du chômage, car il y a en fait plusieurs courbes, qu’elles sont toutes sublimes, et qu’on y perd la tête, comme le montre ce graphique établi par l’Universal Blog Institute of Sweet Economy.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE