mardi, janvier 6 2015

Edito - Quand la dette toxique va sortir de dessous le tapis ...

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Rappelez-vous ! Dès de le début de l'année 2007, Dexia se permettait de proposer aux collectivités territoriales une nouvelle recette miracle : Taux fixe – Dual Euro / CHF, un crédit qui spéculait sur la parité euro – franc suisse. Tant que celui-ci restait supérieur à 1,44 franc suisse, le taux restait fixe, mais dès lors qu’il passait ce seuil, le taux se mettait grimper jusqu’à 22 % !

Pour autant, un journal comme le Midi Libre ne consacre plus aucune page à ce dossier de la dette toxique des collectivités territoriales. La vérité serait elle inavouable aux contribuables?languedociens ?

Par contre, le Dauphiné Libéré a consacré hier une page entière.

La démocratie française consacre des débats interminables sur deux dimanches de plus travaillés ou pas mais n'évoque pas un sujet qui représente plus d'une dizaine de milliards sur le plan national ...

Comme de nombreuses autres collectivités, Béziers (Hérault, 71 000 habitants) s’est vu offrir, par Dexia et la Société Générale, des prêts absolument incompréhensibles du profane. Contrairement à d'autres Maires et Président de collectivités territoriales, l'ancien sénateur-maire, Raymond Couderc n'avait pas voulu dans un premier temps, poursuivre ces banques indélicates en justice. Il se ravisa... On connait la suite.

Depuis plusieurs mois, le Trésor public a placé la Ville dans son réseau d'alerte.

Hier, dans l'article du Dauphiné Libéré, il était question de Chambéry. Son Maire Michel Dantin qui est une référence propose une approche sérieuse, lucide, courageuse. A comparer les mesures pratiques qu'il a mit en œuvre avec l'attentisme d'autres collectivités, on voit rapidement l'impact des bombes à venir.

La Ville de Chambéry doit faire face à un taux moyen de conciliation qui fait exploser les intérêts de la Ville.

Or, dans le même temps, s'ajoute la baisse des dotations d’État.

Que fait-elle ?

1) elle part à la collecte de recettes supplémentaires dans les tarifs commerciaux,

2) elle cède des biens immobiliers,

3) elle engage toutes les économies de fonctionnement qui ne touchent pas au cœur des services publics locaux ...

Elle engage les économies dans la plus totale transparence (cf le magazine municipal de décembre 2014 où toutes les explications sont données).

On est loin de l'attentisme actuel qui caractérisent la ville de Béziers et la CABEME pourtant très impactées par des dettes toxiques.

C'est d'ailleurs l'une des faiblesses majeures des actuelles oppositions PS et UMP que de consacrer son énergie aux petites phrases ou aux polémiques sans présenter des alternatives sur des sujets de cette importance.

Ce sujet n'a pas été éclipsé pendant la campagne des municipales à l'exception de la liste d'Elie Aboud. Elle l'est encore à l'excès. Robert Ménard n'a pas engagé la transparence utile sur la réalité financière de Béziers comme il avait promis en mars dernier. La ville de Béziers à entretemps revu sa copie mais on sait que les contribuables biterrois vont payer les 4 millions d'euros de la renégociation bancaire. Un coin de voile est levé puis immédiatement refermé. Il faudra également payer les pénalités de remboursements anticipés. Combien ? 900 000 Euros.

Les finances semblent être une menace dans les rapports entre le FN et les autres composantes de droite davantage qu'un sujet de gestion. Seul Aimé Couquet (PCF) a depuis des années pointé du doigt ce problème démontrant que l'ancien sénateur-maire, Raymond Couderc était un incompétent et un irresponsable qui a fait passé en un mandat (3 emprunts toxiques en 2007) la dette de la ville de 85 millions à 111 Millions d'Euros.

Quant à la CABEME, c'est le mutisme le plus total qui règne pendant ce temps. Frédéric Lacas n'a jamais osé pointé du doigt son prédécesseur, Raymond Couderc, qui a semé un héritage de remboursement et d’endettement pour les 30 prochaines années. Aujourd'hui, Lacas, c'est aussi motus et bouche cousue. Quoiqu’il en dise, les chiffres parlent d’eux-mêmes et ils correspondent à une situation que nous mettons en lumière depuis longtemps : la CABEME est dans une situation financière très difficile.

Quand la dette toxique va sortir de dessous le tapis dans l'agglomération biterroise, les réveils s'annoncent très douloureux.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, juillet 1 2014

Edito - J + 91 : défi n°1 de la municipalité Ménard

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Gérer le sens des nouvelles différences : pour une fois, le défi n°1 d’une équipe nouvellement installée est simple à identifier : donner un contenu au sens des différences entre l’ex-équipe (Couderc ) et la nouvelle (Ménard).

Pendant la campagne, chaque candidat a été confronté à ce défi des différences. Robert Ménard est manifestement celui qui l’a alors le mieux livré et réussi.

Pour Elie Aboud, dès qu’il acceptait de défendre aussi loyalement le bilan des ''“années Couderc”'' il devenait héritier et non plus challenger neuf. Il incarnait d’abord une forme de continuité et non pas de changement.

Pour Jean-Michel Du Plaa, dès qu’il a accepté la présence “d’ex” emblématiques et d’apparatchik, il devenait unitaire et non plus différent, renouvelant d’ailleurs d’un coup le “fonds de commerce” qui avait été le sien pendant tant d’années.

Pour tous les autres à l'exception Aimé Couquet, dès qu’ils acceptaient de participer aux primaires du PS Biterrois puis de prendre dans son équipe des personnes perçues comme “PS notoires”, il devenait “satellite” du PS Biterrois, image cassée seulement au le 1er tour.

Pour Aimé Couquet, il est resté “ex-adjoint d'un temps révolu” en défendant également avec loyauté et de façon indirecte le bilan des différentes actions de Du Plaa au sein de l'opposition et des projet qu'il a mené en temps que vice-président du Conseil général de l'Hérault dans le cadre de son délégation.

__Robert Ménard a été le seul à incarner un vrai changement, ce qui était la “promesse” attendue par l’opinion.__

Il l’a fait dans trois directions :

- en “changeant le paquet” avec le nouveau look : blazer bleu marine bon marché, pas de cravate, ultra médiatisation, démarchage à domicile, marche à pied…

- en se démarquant du bilan catastrophique de Couderc qu’il a critiqué vertement régulièrement, rendant d’ailleurs difficiles dès le départ, voire impossibles, les retrouvailles du second tour au sein de toute la droite,

- en rompant avec l’image habituelle de l'UMP local scotché à des images de guerre interne, d’indécision, d’amateurisme pour substituer l’entente affichée, les décisions claires et un professionnalisme certain dans les techniques de communication avec la campagne très probablement la plus chère mais aussi la plus préparée.

Ce “costume du candidat” a fait vivre le changement. __ Le “costume du maire” sera-t-il capable de faire de même ?__

C’est désormais à la fois un bataille de contenus et de communication.

__L’opinion doit identifier rapidement les décisions de Ménard qui n’auraient pas été celles de Couderc.__

C’est sur cette question que les 100 jours seront jugés pour qualifier l’installation de la municipalité Ménard et question à laquelle nous tenterons de répondre dans un prochain billet.

C’est un enjeu de contenus parce que Ménard est désormais perçu comme un vrai pro de la communication ayant réfléchi, programmé, calibré son image, organisé ses postures.

Le contenant ne fera donc plus longtemps illusion. Cette étape est même probablement dépassée.

C’est maintenant le contenu qui doit exister et c’est ce contenu qui permettra de donner du corps aux 100 premiers jours et de fonder une appréciation solide sur les 100 premiers jours.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, juin 8 2014

Edito - Et si la réforme territoriale augmentait les dépenses ...

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Chacun se moque des députés européens qui se baladent entre Bruxelles et Strasbourg avec les surcoûts et les gaspillages qui en résultent. Et si demain il en est de même avec les nouvelles régions ?

Le Président de la Région Auvergne a annoncé le même dispositif entre Lyon et Clermont-Ferrand. Les assemblées se tiendront à Lyon mais les commissions se tiendront à ... Clermont-Ferrand !

Voir la déclaration très claire et ferme de René Souchon (PS) en cliquant sur le lien suivant : Clermont-Ferrand

Les économies sont annoncées ... mais elles n'interviendront probablement pas.

La culture de la dépense publique impacte totalement les professionnels de la politique. Une culture qui s'accompagne de l'opacité et du consensus.

Prenons l'exemple de la ville de Béziers et de la SEBLI. A Béziers, le bras armé de la ville a acheté pendant des années des centaines d'immeubles sur tout le territoire communale qui sont toujours vides de tous occupants ! Mais la SEBLI intervient aussi pour alléger un engagement immobilier tel que celui de l'ancienne IUT devenu le Celsi (ex-Fernando-Pessoa) sans pour autant racheté l'immeuble à la CABEME comme elle s'y était engagée du temps de Raymond Couderc. Or, c'est la Sebli qui porte les loyers de Pessoa sans être propriétaire. Étrangement, Robert Ménard n'en parle pas du tout laissant l'ardoise aux contribuable biterrois !!!

C'est déjà une faute de gestion.

Qui a continuer d'évoquer cet état de faits datant d'avant les municipales de mars dernier ?

Aucun membre de la CABEME y compris de la supposée "opposition".

Qu'en est-il de l'avenir de Henri Dorme à la tête de la SEBLI ? Ne conviendrait-il pas de se passer de ces services ? N'est-il pas temps pour lui de repartir en Auvergne ?

La France avance vers une dette "hors de contrôle". C'est une réalité inscrite dans les tendances actuelles.

Il faut peut-être se résigner à ce que le plan de sauvetage international qui sera alors imposé constituera l'électrochoc incontournable. Mais ce réveil sera très dur.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, juin 3 2014

Edito - A quand l'application de l'open data aux dépenses électorales remboursées par les contribuables ? Surprenant mutisme.

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A combien coûtent les campagnes remboursées par les contribuables des 4 candidats de Béziers ? A la veille de la date limite légale de dépôt des comptes, toujours pas la moindre information. Pas le moindre reportage. C’est pourtant un sujet national d’actualité. Pas la moindre initiative de transparence. L’open data, c’était pour les discours de campagne électorale. Comment s’étonner de l’abstention et des votes protestataires face à de telles attitudes ?

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, mai 25 2014

Edito - La facture des municipales 2014 pour les contribuables

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L’open data ce n'est peut-être pas pour … maintenant ? Pendant les élections municipales 2014, il a très peu été question d’open data. Le temps des “données ouvertes” n'est pas encore… ouvert.

Tout au long de la semaine, la commission nationale des comptes de campagnes doit recevoir tous les comptes détaillés.

Pour 3 listes qui sont au Conseil Municipale de Béziers, ce sont les contribuables qui vont rembourser les campagnes.

Par conséquent, cette dépense publique entre dans le champ de l’open data.

Il suffira de constater qui est capable dès lundi d'apporter du sang neuf en publiant l’intégralité des dépenses de campagne payés par les contribuables, poste par poste ?

La saison des actes est ouvrir en matière d’open data.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, avril 27 2014

Edito - CABEME : faut-il désespérer de Béziers ?

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Installation demain des instances de la CABEME. A l’exception de Lille, toutes les autres métropoles ont des instances claires, offensives, en cette période de compétition des territoires.

Juppé, Collomb … : les personnalités fortes des territoires s’engagent dans les instances des métropoles pour faire bénéficier les agglos des compétences, des influences en cette période de diète des aides de l’État.

Si l’agglomération biterroise veut répondre à de telles contraintes, elle va en tirer les conséquences nécessaires demain lors de l’installation des instances de décision de la CABEME.

Les responsables politiques locaux ont eu le temps de la réflexion se donnant des délais records avant de voter demain.

Les modalités retenues d’organisation apporteront une réponse à la question qui est de plus en plus souvent posée : faut-il désespérer de Béziers ?

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, avril 20 2014

Edito - La CABEME : vers la paralysie

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Jusqu’où la démocratie peut-elle ouvrir la porte à la démagogie la plus stérile ? Pendant la campagne électorale biterroise, de très nombreux dossiers ont été les marqueurs d’une démagogie sans limite. Par exemple, la question de la possible fermeture des robinets à subventions des collectivités, du département et à l'Europe devaient être fermés si Robert Ménard était élu a pris une place démesurée comme je l’ai indiqué dans de nombreux éditos à de nombreuses reprises. Le projet collectif du nouveau millénaire pour Béziers semblait dans la disparition de tous… les robinets qui n'arroserait plus Béziers qui en a pourtant bien besoin ! Incroyable.

Ce devait être, en substance, la faute à ce Front national qui soutenait ce candidat. Béziers devait être privée de toutes aides selon de nombreuses personnes.

Il en est de même pour l’organisation de la CABEME. La conseillère régionale et n°2 de la liste Aboud battue aux élections municipales a voté Frédéric Lacas, le nouveau président de l'agglomération biterroise. Un autre conseiller municipal a du sûrement en faire de même et n'a donc pas voté pour le candidat officiel de la ville-centre. De qui s'agit-il ? Élie Aboud ? Daniel Paredes ? Catherine Vandroy ? Pascal Resplandy ? Jean-Michel Du Plaa ? Françoise Arnaud-Rossignol ? Aimé Couquet ? (...)

J’ai toujours défendu que la Présidence de la CABEME devait être celle d’un représentant de l’exécutif biterrois. Au titre de la mode sur le non cumul des mandats, la nouvelle équipe majoritaire sera dans les membres de la CABEME mais pas à la tête de l’exécutif.

Une fois n'est pas coutume, l’agglomération biterroise va vivre de sa nouvelle spécificité : le décrochage entre le pouvoir de l’agglo et celui de la ville chef lieu de l’agglo.

Chacun a pourra constater ces prochaines années les inconvénients d’une telle situation.

Là, le décrochage sera tel que très probablement les blocages seront nombreux, à la frontière de la réelle paralysie. La CABEME va donc rester une simple et coûteuse mutuelle financière sans réel projet d’agglomération.

L’agglomération biterroise s’enfonce dans la division d'honneur dans la compétition des territoires.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, mars 24 2014

Edito - Municipales 2014 : Peut-il y avoir un front républicain à Béziers ?

h-20-1173737-1206722748.gifPeut-il y avoir un front républicain à Béziers, les partis "du système" votant l'un pour l'autre ? Si l'on en croit les six ans du mandat écoulé, M. Elie Aboud et ses colistiers portent si peu d'estime à M. Jean-Michel Du Plaa, M. Jean-Michel Du Plaa et ses colistiers portent si peu de considération à M. Elie Aboud, qu'on ne voit pas comment ils pourraient dire à leurs électeurs, sous prétexte de battre M. Robert Ménard, de voter pour le camp d’en face. Et, s’ils le font, ils tomberont dans le piège. Le front républicain sera le révélateur de leur grande faiblesse : en fait contrairement à ce que disent leurs affiches et leur programme, ils ne sont pas des citoyens libres et indépendants des appareils politiques du PS et de l'UMP.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, mars 15 2014

Edito - Beziers : les coulisses des municipales

permanence-lignan-2009--20-.jpgOn connaît déjà quelques têtes de liste pour les prochaines élections, mais la campagne à Béziers subit certains remous qui, au final, laissent planer pas mal d’incertitudes…

Les 23 et 30 mars 2014, les Biterrois devront choisir qui sera leur prochain maire. Car après trois mandats successifs, le libéral démocrate Raymond Couderc a choisi de passer la main et de ne rester “que” sénateur. Et alors qu’administrativement parlant, la campagne électorale a déjà commencé, sur le fond et même la forme, rien n'est encore vraiment en place. Certes à droite, l’actuelle majorité a déjà désigné son “champion” en la personne de l'ex-premier adjoint Elie Aboud. Celui qui revendique le bilan de Raymond Couderc arrivera-t-il à marquer la rupture nécessaire pour imprimer sa marque ? En coulisses, les jeunes de l'UMP tablent sur un beau renouvellement (et un rajeunissement) de son équipe. Même si certains piliers, porteurs de l’histoire de Béziers, doivent être présents aussi. On constate avec regret que Muriel Chiffre-Abiad qui a le quotient intellectuelle d'un poulpe mort trouvera dans cette élection de quoi flatter son égo personnel sur fond de trouble de la personnalité narcissique. On se demande ce que fait Rose Marie Picard, qui comme chacun le sait n'est autre que la femme de Gérard Niel et l'on s'interroge encore sur le futur rôle que pourrait avoir René Pinazza, 67 ans, le grand adjoint aux sports qui selon nos sources serait le futur délégué aux espaces verts, ce qui sommes toutes lui ira bien : il vole au raz des pâquerettes... Quant à Monique Valaize, elle pourra continuer à gameler une nourriture terrestre pour parader dans tous les salons et toutes les permanences de l'UMP.

marie-helene-anglade.jpgVoilà la danse qui va recommencer ! A ce carnage se succède un moment de stupeur. On s'interroge sur l'utilité de Marie Hélène Anglade qui fut inexistante au cours de ces six dernières années dans le cadre de sa délégation aux commerces où il a fallu recruter à grand frais une Manageur du centre-ville, et qui manifestement n'a été là que pour proposer une représentation tout à fait douteuse, et surannée, et bien d'autres choses : Nous aurons l'occasion de prouver leurs incompétences. Enfin, Agnès Jullian fait preuve d'une certaine forme de suffisance : cette femme a posé son jeu avec certitude. Elle exploite très bien les faiblesses des autres. La chef d'entreprise fait partie de ces personnes qui ont un avis sur tout mais ne possède aucune compétence réelle... Du haut de ses trois pommes, avec un air suffisant, elle impose déjà sa loi pas très "catholique". la future papesse de la ville régnera très prochainement et ce bien avant l'année 2017. Le pire de tous n'est autre que Patrice Ramade qui souhaite prendre la place de Christine Toulorges (ancienne intime de feu Georges Frêche) : il appartient au terrible clan des Rastignac qui ne recule devant rien dans leur quête du pouvoir.

10215866.jpgL'UDI et le MODEM vont donc faire partie de l’équipe, de même que de nombreuses personnalités de la société civile. En revanche, la vieille garde du dernier mandat de Raymond Couderc pourraient dire "adios" à leurs fauteuils du conseil municipal… Enfin, peut-être pas tous… À gauche, qui est force d’opposition depuis 1995, les choses sont pour l’instant assez simples. Après des primaires pliées en deux temps et trois mouvements, après une élection réussie sur Béziers (celle de Jean-Michel Du Plaa), malgré un mini "remake" de la bataille Valls/Taubira entre Guilhem Johannin et le candidat socialiste, les comptes ont été mis à zéro par l'éviction du candidat écologiste de la liste de gauche. Pourquoi ? Parce que Guilhem Johannin a tout simplement osé affronter celui-ci lors des primaires et que le représentant d'Europe Écologie n'entrait pas dans le "pack" que souhaitait mettre en place Jean-Michel Du Plaa, un pack qui plaçait en n° 2 Françoise Arnaud-Rossignol, retraitée de l'éducation nationale, l’ancienne inspectrice de la circonscription de Béziers Ville. Qui sera au final désigné pour représenter les écologistes ? Jean-Pol Vandermeeren ou un “invité surprise” ? Sachant que Guilhem Johannin a dit qu’il ne sera plus candidat aux municipales. D’ailleurs, il se murmure qu’il est rentré chez lui pour raison familiale. Triste parcours qui s’achève dans le ridicule qui heureusement pour lui a cessé d’être mortifère !!!

73N1I9LO.jpegNon loin de là sur l’échiquier politique, l’actuel adjoint à l’Urbanisme, Yves Dimur, n'a même pas eu besoin de construire sa propre liste centriste, répondant au nombreux accords nationaux passés entre les différentes écuries politiques. Il a dû sentir qu’il n’est plus que jamais courtisé par certains membres de la majorité municipale, voire carrément assimilé, donc il avait le choix, pour conserver leurs différents sièges au sein de l’exécutif municipal. L'intéressé qui fait preuve d'attitudes et de comportements arrogants et hautains pourra dans le même temps trouver un nouveau élan commercial.

Les socialistes, qui ont passé les trois derniers mandats dans l’opposition, ont envie d’en découdre. Et depuis quelques mois, ils n’ont qu’une expression à la bouche : Passer devant les droites (Aboud et Ménard) au premier tour. Pour cela, ils ont choisi de lancer une dynamique avec les associations proches et peut-être une infirme partie du Parti de Gauche. Reste que pour l’instant, leur démarche manque un peu de visibilité, surtout pour l’éventuelle tête de liste Jean-Michel Du Plaa. Les communistes ont depuis longtemps refusé de construire une liste autonome Front de gauche/PS avec le conseiller général de Béziers IV et vice président délégué à la solidarité, aux personnes âgées et aux personnes handicapées. Il n’y a aucune raison pour que cela change aux prochaines municipales : la manœuvre socialiste fera long feu. La tête de liste FN, Robert Ménard, est persuadée qu’un vent porteur va souffler et qu’il y aura un maximum d'élus frontistes à Béziers pour diriger la ville et l'agglo…

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mercredi, mars 12 2014

Edito - Béziers gagne un podium de plus : la capitale de l'ennui

Number-1-150823_XL.jpgIci, rien ne bouge : même pas les résultats électoraux. Tout est figé au point près. Ailleurs l’électorat est mobile, fluctue au gré des évènements, manifeste ses accords ou ses désapprobations.

A l’opposé de ce climat global, à Béziers, tout est comme hier.

C’est le résultat du dernier sondage IFOP Paris-Match avec des chiffres étonnants.

A la présidentielle 2012, à Béziers, Sarkozy fait 53,17 %. Elie Aboud est donné à 39 % en mars 2014.

Hollande a fait 46,83 %. Du Plaa est donné à 26 %.

Mélenchon et Joly ont fait 11,40 %. Guilhem Johannin s'est fait "blackbouler" par Du Plaa, au point de ne pas être sur la liste du parti socialiste et d’Europe Écologie. Aimé Couquet s'efforce d'exister politiquement tout en continuant à s'opposer à Jean-Michel Du Plaa, tel hobereau moyenâgeux dans le chaudron biterrois. Il s'efforce de secouer alors la branche sur laquelle est assis le maire sortant Raymond Couderc même si le fruit est mûr mais il n'est pas pour lui.

Bayrou a fait 5,8 %. le MODEM est donné "présent" mais ne fait pas cause commune avec le PS local. La clef du scrutin de mars prochain est peut-être là : où ira la majorité du centre ? Avec le polémiste Robert Ménard, à la tête d’une liste soutenue par Debout La République et le Front National, dans une ville tenue par la droite depuis dix-huit ans ou du coté d'Elie Aboud ancien représentant de la "droite populaire" qui parle comme s'il était devenu soudainement un candidat de centre gauche. le MODEM biterrois de François Perniola (11ème) sur la liste de droite vient de faire allégeance à Raymond Couderc. Quant à l'UDI, on peut affirmer sans crainte que cette génération d'élus n'est en cas dynamique et porteuse d'idées : elle est composée de militants inconsidérés qui ne sont que les porteurs d'eau des lavoirs de l'UMP biterroise (Yves Dimur et consorts). Ils osent tout, rien ne les arrête.... dans cette politique frelatée.

http://www.midilibre.fr/2014/03/07/...

http://www.ifop.com/media/poll/2397...

107971Le Pen a fait 25,70 %. Robert Ménard est donnée à 35 %. L'accord entre Elie Aboud et Agnès Jullian est, électoralement, un marché de dupes : son ralliement n'a en rien fait progresser les intentions de vote en faveur de la liste de droite. La chef d'entreprise a vendu à des voix qu'elle n'avait pas....

Dans ce paysage où rien n’est supposé bouger à ce point, pas étonnant que le neuf n’ait pas d’espace.

Il n’y aurait donc aucun impact des listes, aucun impact du collectif dans un scrutin de proximité. Pas d’impact des personnes : voter pour Sarkozy en 2012 c’est comme voter pour … Aboud en … 2014.

Voter pour Hollande en pleine vague 2012 c’est comme voter pour Du Plaa en pleine … impopularité Hollande au plancher 2014.

Pas d’impact du bilan local. Pas d’impact de l’usure. Pas d’impact des programmes locaux. C’est un climat étrange, inédit.

Du jamais vu et pas seulement à Béziers…

L’examen des conditions techniques du déroulement de ce questionnement politique va mériter une attention particulière.

Il était question que Béziers ait perdu son statut de ville française moyenne agréable à vivre, elle pourrait gagner celui de Capitale de l'ennui.

http://www.lemonde.fr/resultats-ele...

http://www.parismatch.com/Actu/Poli...

http://www.leparisien.fr/municipale...

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, mars 2 2014

Edito - "Anonyme" ou la victoire posthume des ... primaires

echarpe-tricolore-de-maire-1369125.jpgL'une des nouveautés de la campagne municipale 2014 sur Béziers est la percée des infos de source anonyme. C'est une évolution très intéressante parce qu'elle marque une double rupture.

D'une part, traditionnellement, dans une campagne électorale, "l'anonyme" c'était l'attaque au-delà de la ligne jaune : du "tellement lourd" que personne n'osait revendiquer, assumer.

Là, l'anonyme est presque à l'opposé. Pour l'instant, l'anonyme est un marqueur de modération, presque de raison. Notre site internet BEZIERS POLITIQUE propose de façon journalière l'entretien "positif" qui conduit à dire le plus souvent possible du bien de l'autre. Ce faisant, c'est la rupture la plus absolue. L'anonyme porte du positif et pas la violence que l'anonymat couvrait hier.

Le site du PCF de Béziers d'Aimé Couquet pastiche avec un talent rédactionnel notoire. Tout est exagéré mais sans que l'exagération ne puisse blesser.

HDC_2446_web1-300x149.jpgQuand la liste de Jean-Michel Du Plaa choisit le mot "engagement" pour qualifier son programme soit-disant novateur, c'est à dire un ensemble de propositions "catalogue", ce n'est finalement qu'un choix qui n'a rien de révolutionnaire. Comme souvent, Jean-Michel Du Plaa geint, trépigne, s’émeut, joue la vertu outragée, et oublie opportunément les pratiques de son propre camp, comme elle relaie avec ravissement la parole des stratèges de jardins d'enfants.

http://www.charliehebdo.fr/news/bez...

Malheureusement personne sur Béziers ne croque le dessin de façon turbo à l'exception de "Choisir Béziers" sauf lorsque Robert Ménard franchit la ligne jaune cramoisie dans des débordements inquiétants qui dénotent manifestement une perte de sang froid, la difficulté de résister à des tentations malsaines dans un débat public.

Karine Chevalier avec son "blog libre des socialistes biterrois" s’efforce de résumer en un croquis ou billet une maladresse, une erreur, une incohérence. Son contenu est similaire à son chef de file et n'apporte pas grand chose au débat.

Aux saillies de Robert Ménard et de ses acolytes viennent désormais s’ajouter, de la part d'Elie Aboud, des attaques non moins démagogues, dont la tonalité rappelle opportunément que l’antifascisme, à ce stade, n’est ni plus ni moins qu’un racisme à l'encontre d'une partie de la population biterroise. A être trop longtemps gouverné par des médiocres, une ville finit toujours par devenir médiocre. Nous y sommes. Bravo, et encore merci.

Sur Twitter, des auteurs sont des marqueurs de remarques de bon sens (Franc Tireur ...). La critique est juste mettant en relief des incohérences, des changements de positions, des excès fautifs d'humeurs ...

Il n'y a que quelques acteurs de commentaires très agressifs et anonymes sur Midi Libre Béziers qui rappellent l'anonymat d'antan : une violence outrancière ayant pour intention de blesser, voire même souvent d'injurier tout simplement.

midilibre-cover-16-01-14.jpgD'autre part, traditionnellement, par ses excès, l'anonyme n'était pas susceptible d'être revendiqué. C'était un acte honteux.

Là, à ce rythme, l'anonyme deviendra révélateurs de talents ... doublement cachés. A la fin de la campagne, ils seront peut-être les premiers vainqueurs : avoir accepté la non-identification pour faire vivre une information nouvelle, décalée, humoristique.

Avec cette tendance, l'anonyme change de statut.

C'est un esprit qui me fait penser au livre sur les Primaires en 1996 avec le personnage de Jack Stanton qui était Bill Clinton en réalité avec toutes les frasques que les journalistes "officiels" ne pouvaient ou ne voulaient pas mettre déjà au grand jour avec leurs côtés implacables qui faisaient "froid dans le dos".

Cette "racine historique" éventuelle constituera au moins une victoire posthume des ... primaires locales du PS Biterrois qui ont été dans son concept un rendez-vous manqué de la Gauche avec la modernité. Ce rendez-vous est maintenant né en dehors des formations politiques, une fois de plus.

L'impertinence positive était née avec les radios locales dans les années 80.

Elle est en train de renaître avec les nouvelles technologies lors de cette campagne.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, février 21 2014

Edito - Politique de la ville : enfin des choix clairs... même pour Béziers !

tumblr_myxacopU6j1scpp1zo1_500.jpgRéjouissons- nous, les occasions ne sont pas si fréquentes en ce moment ! La réforme de la politique de la ville - attendue depuis longtemps - est sur le point d'être définitivement adoptée par le Parlement avec une promulgation prévue avant les municipales. Et cela, dans un consensus très large qui était loin d'être gagné d'avance. Menée discrètement, durant près d'un an et demi, par le ministre délégué à la Ville, François Lamy, cette réforme a été progressivement construite en concertation avec tous les acteurs. Parfois insuffisante ou trop technique, la loi permet malgré tout de faire des choix, notamment en mettant fin au saupoudrage, cher et peu efficace.

Moins de quartiers prioritaires

Deux mots d'ordre sont bienvenus : simplification des zonages et concentration des moyens sur les territoires qui en ont le plus besoin. Béziers sera de la partie. Nous sommes loin d'un plan Marshall pour les banlieues tant de fois évoqué, à tel point qu'il ne voulait plus dire grand-chose. est-ce vraiment la solution, d'autant plus dans un contexte budgétaire qui l'interdit ? Si elle nécessite des financements, la politique de la ville a encore plus besoin de clarté, de simplification et d'un resserrement de son zonage. La future loi "Lamy" s'en approche. S'appuyant sur le seul critère de la pauvreté des habitants, la nouvelle géographie prioritaire traduit un meilleur ciblage des quartiers bénéficiaire. Le centre-ville de Béziers est ici tout désigné. Jusqu'à présent, on préférait créer de nouveaux zonages qui s'ajoutaient, voire se superposaient, à ceux déjà existants. De 2 500 quartiers prioritaires, on va tomber à 1 300 avec, évidemment, de nombreux déçus. Prudent, le gouvernement ne publiera la liste du millier de communes sortantes qu’après les municipales !

Un contrat unique

La simplification passe aussi par un contrat unique (le contrat de ville), incluant notamment un volet "rénovation urbaine" qui ne sera donc plus traité à part. Le succès de la réforme repose, en grande partie, sur le soutien des élus et des professionnels. Ceux-ci ont été écoutés et certaines de leurs propositions reprises. François Lamy est parvenu à mobiliser en contractualisant avec la plupart des ministères et toutes les associations d'élus locaux. Les fonds européens vont davantage être mis à contribution, comme les départements et les régions systématiquement parties prenantes des contrats de ville. La montée en puissance de l'intercommunalité dans le pilotage a été actée, même si cela continue de susciter quelques crispations. maintenant que tous les outils existent, il va falloir du temps pour juger de l'amélioration du sort des quartiers prioritaires et leurs habitants.

www.ville.gouv.fr/?politique-de-la-...

les-taxes-foncieres-pesent-de-plus-en-plus-sur-les-budgets-des-menages-photo-d-illustration-archives-le-dl.jpgEt les Biterrois dans tout cela ?

Elie Aboud le sait depuis des semaines mais ne dit rien. Il sait mieux que les autres que la souffrance du centre-ville s'est imposée comme le sujet phare de cette campagne municipale. L'espoir n'existe plus et plus que jamais ce quartier hurle son mal être. Ce prétendant à la succession de Raymond Couderc qui est au chevet de ce "grand corps malade" sait que son identité et son image sont écornées et terriblement altérées. Le logement, le commerce, la sécurité de cette partie de la ville est au centre de toutes les préoccupations de tous les habitants de Béziers. Il n'est pas difficile de comprendre que la situation est catastrophique dans lequel se trouve Béziers après 18 ans de règne sans partage qui a conduit le "cœur de ville" vers le bas... Le dernier sondage réalisé par l'Ifop place le candidat soutenu par le FN à égalité avec celui de l'UMP (36%). L’accord passé avec Atouts Béziers (et Agnès Jullian) n’est donc pas rentable. Il lui faut donc faire le ménage car le futur score du député UMP Élie Aboud sera certainement loin de celui réalisé par Raymond Couderc en 2008 (élu avec 52,07 %, NDLR) (1).

Robert Ménard en parle tous les jours sans connaître les moyens financiers dévolus à la réforme qui constituent une grande source d'inquiétude. Ce dernier veut y attirer les chefs d'entreprises, les touristes et la classe moyenne. Il flatte l'égo des Biterrois en proposant de mettre en lumière la cathédrale Saint-Nazaire avec un spectacle "son et lumière" autour de l'esprit de résistance et la création d'une fontaine "musicale" sur la place jean Jaurès (ex Citadelle) juste en face de sa nouvelle acquisition immobilière (un appartement de 200 m2 juste au dessus du café "Le Cristal").

Quant à Jean-Michel Du Plaa, il sait mieux que les autres que les ministères et les associations d'élus ont signé des conventions d'objectifs avec le ministère de la Ville pour flécher les crédits de droit commun, tout en sachant qu'ils ne joueront peut-être pas le jeu.

Enfin, Aimé Couquet pense qu’avec les mesures qu'il souhaite mettre en place, l’activité reviendra en centre-ville et avec elle, la tranquillité publique. Le vieux candidat du PCF au format PDF se refuse à dépeindre un centre-ville ultra-dangereux. Celui-ci à manifestement tort. La bonne volonté ne suffira pas...

(1) le sondage a été réalisé en fin de semaine dernière par l’Ifop pour Paris Match et Public Sénat livre d’autres données détaillées intéressantes dans les structurations des intentions de vote.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, février 6 2014

Edito - "Une autre idée de Béziers" présente sa liste...

0.jpgA l'heure où le Parti socialiste est dans les sondages en troisième position derrière le FN et l'UMP, sa stratégie est de présenter partout des listes dites "d'intérêt local" sans mention de l'étiquette PS, vu son impopularité actuelle. M. Du Plaa s'est conformé à cette manière de faire lors de l'inauguration de sa permanence jeudi 25 janvier de sa liste "Une autre idée de Béziers". Le mot "socialiste" et le mot "gauche" n'ont pas été prononcés ! Sauf pour affirmer que Les Biterrois lui parlent de leurs problèmes quotidiens... Et mettent plus en cause la municipalité actuelle que le gouvernement. La ruse n'est pas fine, mais elle trompera bien quelques journalistes bienveillants et quelques électeurs.

Il faut dire que M. Couderc a beaucoup facilité le travail de ses opposants, tant son dernier mandat prête le flanc à la critique (Le Polygone Rive Gauche, l'ancien IUT, la voirie, la Médiathèque, les emprunts toxiques, l’endettement inquiétant de la CABEME, l'extension anarchique à l'ouest de la ville, la pollution visuelle par la publicité, le fonctionnement de l'équipe municipale, etc.).

Elections-municipales-2014-mode-d-emploi_image_article_large.jpgJean-Michel Du Plaa n'est pas le candidat le plus charismatique, le plus sympathique non plus et celui vers qui on a envie de se tourner pour "enclencher" cette dynamique dont la ville a vraiment besoin tant les conditions de vie des Biterrois se sont dégradées. Un attelage avec Agnès Julian aurait été porteur d'espoir mais comme on le sait cela ne verra pas le jour...

Un accord a été scellé entre le candidat de l'UMP et l'association apolitique "Atouts Béziers" de l'ex vice-présidente du conseil régional. Agnès Jullian sera même la première adjointe d'Elie Aboud, à la mairie de Béziers, en cas de succès en mars prochain. Dans le même temps, elle reste au soutien de la politique menée par le socialiste Christian Bourquin, président du Conseil régional Languedoc-Roussillon.

h294920-360-360-telefunken-so-you-dpf3501.jpgCette révélation n'est pas un "scoop". Jean-Michel Du Plaa et son équipe connaissaient la nouvelle et avaient enregistré la trahison politique pour celle qui a préféré prendre la mairie sans passer par les primaires de son camp. Tout cela conforte Aimé Couquet dans sa position de faire cavalier seul contre ses "amis" Bourquin- Jullian - Aboud- Couderc" .

A l'UMP certains commencent à avoir un goût amère dans la bouche et de ressentir les effets du coup de pied au derrière qu'ils viennent de recevoir, sauf Raymond Couderc ne manquera pas de leur faire la bise s'il se retrouve le patron bis de l'agglo. Pour Robert Ménard c'est du pain béni car cette démonstration rajoute de l'eau à son moulin sur ce qu'il dénonce en permanence comme étant une triste politique d'affairistes. Le second tour sera l'heure des règlements de comptes.

agnes_jullian.jpgLe député UMP de la circonscription et dauphin du maire sortant est un candidat qui met son étiquette au placard pour... être élu et qui veut ensuite donner des leçons de clarté ... d'engagements. De son côté, Jean-Michel Du Plaa est devenu un notable conservateur coupé des réalités du terrain, premier client des plus chères tables locales mais bien entendu s'y rendant avec la pauvreté à la boutonnière. Agnès Jullian a fait l'antichambre du PS pour des enjeux personnels tout en gardant "la morale" mais à géométrie variable à la condition que l'UMP locale la prenne sur sa liste. Hier matin, elle était socialiste et le lendemain pour l'UMP. A midi, elle déjeune avec Christian Bourquin et le soir dine avec Raymond Couderc et Elie Aboud.

nathalie_boisjot.jpgM. Elie Aboud a donc repris un certain nombre d'engagements d'Agnès Jullian qui sonneront le glas de Béziers : les barons de la politique et du patronat ont décidé de faire une alliance contre le peuple souverain. Le regretté Georges Frèche n'aurait pas accepté que Raymond Couderc puisse finir des jours tranquilles sous les dorures du Sénat. Rien changera ou pas grand chose car nous resterons dans la ligne droite de l'équipe précédente.

Le pouvoir ira à Agnès Jullian.

La représentativité sera le domaine d'Elie Aboud.

La politique générale sera celle de Raymond Couderc.

On sait ce qu'il en a sera de la part de ce dernier.

A Béziers, le changement ce n'est pas pour maintenant !

Nous prendrons connaissance du programme de M. Jean-Michel Du Plaa avec intérêt. Mais les promesses - dit-on - engagent surtout ceux qui les écoutent.

Notre site BEZIERS POLITIQUE contient de très nombreux articles sur ces sujets et nous donnerons prochainement un avis plus détaillé sur le passé et l'avenir lorsque nous connaîtrons toutes les listes candidates.

http://www.objectif-lr.com/languedo...

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, janvier 28 2014

Edito - Béziers Municipales 2014 : Pour quoi faire ?

FRANCE-POLITICS-PARTIES-FN-MEDIAS-ELECTIONS-FILESVoici venir le temps des programmes électoraux pour les Municipales et des débats qui ne vont pas manquer de s'ouvrir. Nous en parlerons longuement d'ici quelques semaines en donnant beaucoup d'information.

"La question qui se pose à ceux qui vont se faire élire – en particulier mais pas seulement sur des listes « modérées » ou « divers droite et FN » ou « intérêt local » – est la suivante : pour quoi faire ? Pour l’écharpe ou le grigri ou pour agir ? Entrer dans une municipalité n’a de sens que si l’on y va dans un esprit de résistance ou de reconquête. Quitte à choisir un secteur de combat et s’y consacrer et à celui-là seul ! Les terrains d’exercice et de manœuvre sont nombreux : les écoles, la culture, le patrimoine, les cantines, les subventions, les locaux municipaux, l’urbanisme, les paysages, les impôts...."

Il n'y a pas beaucoup de suspense pour les Municipales du printemps 2014. Sauf dans les très grandes villes (et encore), le PS va prendre une raclée. Sans beaucoup d'efforts ni de mérite, l'UMP va gagner des communes et le FN remportera quelques victoires, même dans des endroits auxquels personne ne pense....

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, janvier 23 2014

Edito - Elections municipales : le tableau qui annonce le vrai électrochoc de mars 2014

026polaroid.jpgLe souhait de victoire a toujours précédé le vote. C'est d'ailleurs logique sur le fond. Comment voter pour une tendance que l'on ne souhaite pas voir ... gagner ? Par conséquent, au moment où les intentions de votes portent encore trop de "ne sait pas" pour être rigoureuses, il faut interpréter avec une attention toute particulière le tableau de souhaits de victoire communiqué hier par un sondage des Echos.

La vraie percée est celle de l'espace pour "l'autre choix". Un espace qui arrive désormais presque à égalité avec le PS et l'UMP. Le PS incarne le "changement trompé". L'UMP incarne "les reniements permanents" (guerre Copé/Fillon, accord flottant avec Bayrou ...).

Ce tableau annonce le vrai électrochoc de mars 2014. D'ailleurs, sur le terrain dans la quasi-totalité des villes de France, la tendance est désormais à celui ou à celle qui montre son émancipation des appareils politiques classiques.

A Béziers, loin de cette mode, BEZIERS POLITIQUE, club de citoyens informel, a montré depuis plusieurs mois, la voie qui est maintenant à la mode.

Ce chemin se doit d'être incarné par une équipe imaginative, innovante et audacieuse. BEZIERS POLITIQUE défend une conception optimiste de la société avec une part de rêves, une faculté permanente de rebonds, des ruptures fortes sur la fiscalité comme sur le train de vie des élus. La plupart des candidats en lice exposent des conceptions très punitives du pouvoir, pas une proposition de baisse de la fiscalité à l'exception de Robert Ménard, pas un changement majeur sur le fonctionnement des instances de pouvoir local.

Il y a deux conceptions totalement différentes. La liste qui gagnera en mars prochain sera celle qui sera capable de croire en une conception positive de l’être humain, le rôle de “médecin” de la collectivité pour panser les accidents de la vie.

Flickr_-_europeanpeoplesparty_-_EPP_Summit_October_2010__105_.jpgMalheureusement, celles d'Elie Aboud - avec ou sans Agnès Jullian - et de Robert Ménard sont dans des expressions de gendarme. Les mots clefs sont armement, convocations, punitions …

Jean-Michel Du Plaa semble très nerveux, refermé. Est-il contrarié par la prise de position publique d'Agnès Jullian à Elie Aboud ? Possible ? D'ici quelques semaines, il prendra les deux boucs émissaires des deux autres sections actives du PS local, et il les placera devant l'éternel, à l'entrée de la tente d'assignation. Les Zemmour et Chevalier permettront, avec son groupe, de se laver symboliquement de toutes ses fautes, de se purifier et de se sentir plus fort.

Aimé Couquet - Faire vivre le PCF ! - veut connaître les coûts des différents ateliers de campagnes des autres candidats et ce depuis ce fameux vendredi soir, où l’ancien président de la République est venu assister au concert de son épouse Carla Bruni. Il propose même que les frais engagés par l’association d’Agnès Jullian soit associés à ceux d’Élie Aboud, si elle le rejoint. L'idée est excellente.

Raymond Couderc préfère se battre avec Robert Ménard oubliant que ce dernier a vécu à La Devèze et qu'il sait mieux que lui ce qu'est la réalité de ce petit coin de Béziers. L'actuel maire de Béziers gagnerait à se faire oublier vu son bilan catastrophique et pas du tout rigolo ! Mais il est bien là, en embuscade, en vieux renard de la politique !

Mais rappelons-nous… notre ville s’enfonce tous les jours dans les dettes, l'actuelle gestion de l'équipe municipalité en place passe au second plan et la réputation de notre "belle endormie" est à jamais ternie... Béziers peut être pionnière d'une vie publique nouvelle.

Merci pour votre aide et pour votre soutien de plus en plus nombreux.

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Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, janvier 12 2014

Edito - Débat Stérile entre les candidats : tourner la page de l'esprit chagrin

fec0828803b904737db1159d51ad6d78.pngLe 12 décembre 2013 au théâtre municipal, les quatre prétendants à la mairie de Béziers, Aimé Couquet, Jean-Michel Du Plaa, Elie Aboud et Robert Ménard, ont débattu pendant près d'une heure. Seul le socialiste Jean-Michel Du Plaa a semblé au-dessus de la mêlée.

L'actuel enlisement dans la tristesse collective ne peut pas durer. Bien davantage, cette tristesse est l'un des pires handicaps pour sortir de l'actuelle crise.

Ce soir-là, le message principal a été : ne sortons surtout pas Béziers de la tristesse. Elle doit être la nôtre jusqu'au bout. Ce premier débat s’est finalement avéré stérile.

Le lendemain matin, le journal Midi Libre a donc dressé un compte rendu très détaillé de cette réunion. Une rencontre avec la population marquée par une grande qualité d'organisation, une présence massive montrant l'impact des débats de ce type, mais avec une grande intolérance et une absence de précisions tant dans l'affirmation de chiffres peu professionnels que dans le développement des concepts et des idées - pourtant forts intéressants - sur la sécurité et le devenir du centre-ville qui ont été mis à mal dans ce concert de diatribes.

3521701_5_f38f_robert-menard-ne-semble-pas-se-fixer-de-limite_63d5485eed69eaece89b9bcc45c88304.jpgDernièrement, Robert Ménard n'a pas apprécié les montages vidéo qui circulaient sur internet sous un faux nom et une fausse adresse. Un montage qui présentait le fondateur de Reporteurs sans frontières en grand défenseur de l'humoriste Dieudonné. Il souhaite savoir qui sont les auteurs de cette vidéo. Depuis cette déclaration, la vidéo a été supprimée et n'est plus visible. Leurs auteurs semblent désormais jouer la carte de la discrétion. Robert Ménard souhaite néanmoins saisir la justice.

Voilà toute l'histoire, sommes toute très banale, et qui peut se résumer en une seule phrase : "Entre des montages vidéos qui circulent sur internet et de peu de débats de fond, la course à la mairie de Béziers commence à s'enliser". Dixit Midi Libre.

La ville doit être un lieu d'initiatives, de créations, de fêtes.

Les élus ne doivent pas être des fonctionnaires de la politique mais des facilitateurs des projets des citoyens.

Aujourd'hui la société est en avance sur les politiques. Il faut donc que les politiques aient de l'humilité, interviennent peu et soient à l'écoute et au service de ceux qui font bouger la société.

Quand la règlementation et la contrainte s'installent, le progrès recule.

Quand la morosité et l'animosité deviennent un état d'esprit, il n'est plus question d'avancer mais de passer son temps à chercher à tenter de se consoler.

C'est l'opposé de l'avenir que nous devons aux nouvelles générations.

Nous devons d'abord tourner la page de l'esprit chagrin en mars 2014. C'est l'un des messages forts que les Biterrois peuvent porter bien au-delà de leur ville.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, janvier 7 2014

Edito - Elections municipales 2014 : une tempête déjà inscrite dans l'opinion

hqdefault.jpgEn mars 2008, la mode était alors à l'avertissement sur le style présidentiel de Sarkozy. Le désamour était né dans les premières semaines d'installation et accentué par les vacances américaines portant un style provocateur.

En 2014, la mode est très différente. Elle est à la punition. L’opinion a muté. Ou plutôt, elle est restée la même respectant les tendances profondes qui avaient fait la victoire de 2008 puis celle de 2012 mais elle est exaspérée par le fait d'être trahie. L'opinion veut donc sanctionner. Elle va sanctionner tous les partis classiques de gouvernement qui ne l'entendent pas, qui ne l'écoutent pas, qui la désespèrent.

La tempête est inscrite dans les actuels sondages.

A Béziers, cette tempête contre les forces politiques classiques sera probablement encore plus forte que dans des villes aux circonstances plus modérées.

L’UMP va également payer le prix lourd de l'usure de 18 ans de pouvoir absolu localement qui ont donné naissance à une élite locale coupée de la base, à des relais habitués à des services maintenant jugés "normaux" mais surtout à tous ceux qui considèrent qu'ils méritent mieux ou davantage.

Si le temps n'usait pas, cela se saurait et pourquoi Béziers échapperait à la règle ?

cope7.jpgIl en est de même pour les listes PS et Front de Gauche-PCF parce qu'elles symbolisent la caricature des accords impossibles entre les différents appareils politiques : désignée de façon arbitraire sur fonds de pseudo primaire démocratique par Paris via Montpellier et non pas à Béziers le candidat du PS local, composées de sortants exclusivement, mobilisées par des réactions "ne laissez pas passer les jeunes ni des indépendants", « reconduisons ceux qui sont là depuis l’ère Barrau » agrégeant des sensibilités hier incompatibles (Du Plaa + Couquet + Johannin + Callamand + Chevalier + Fulleda + des "centristes" très proches du PS) ... : tout est réuni pour un vote sanction comme ce fut déjà le cas ces dernières années.

Pour que ce climat de sanction ne soit pas l'évolution dans une aventure inconnue, il faut que le corps électorale trouve une équipe qui constitue l'alternative.

Celle-ci se devra d'être animée par un projet clair, solide, sérieux.

3216171_5165018174940587dd881a5b1505f5298ef5c2c6.jpgElle sera la première et la seule à s'engager sur une diminution de la pression fiscale aujourd'hui déclarée "grande cause nationale" par François Hollande. Elle sera composée d'un équilibre entre des personnalités nouvelles et d'autres plus expérimentées.

Elle s’efforcera d’incarner la dynamique de ceux qui veulent changer pour de vrai la politique française.

Bref, elle permettra d'exprimer la tempête sans emporter dans la destruction tout l'édifice.

C'est ce choix qui assurera son originalité et le soutien croissant dont elle bénéficiera sur le terrain.

Est-ce que cette équipe existe aujourd’hui ?

En l’état actuel de l’offre politique locale, on constate avec regret que celle-ci ne s’est pas encore déclarée.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, janvier 4 2014

Edito - LETTRE et QUESTIONS OUVERTES A TOUS LES CANDIDATS AUX ELECTIONS MUNICIPALES DE BEZIERS 2014 : Mrs ABOUD/COUQUET/MENARD/DU PLAA et Mme JULLIAN

La-baisse-des-dotations-aux-collectivites-locales-sera-doublee.gifMadame, Messieurs,

Le saviez-vous, La France, en 2006 détennait le record mondial du nombre d'élus : 601 132 élus. Soit un élu pour 108 habitants. Pour faire quoi ?

• Députés : 577

• Sénateurs : 343

• Conseillers régionaux : 2 040 (en comptant les 51 membres de l’assemblée territoriale corse, auxquels s’ajoutent les 131 représentants des assemblées de la Nouvelle-Calédonie, de Polynésie et de Wallis et Futuna).

• Conseillers généraux (+ conseillers de Paris) : 4 042

• Maires : 36 635

• Conseillers municipaux : 519 417

• Députés européens : 78

• Élus intercommunaux : 38 000 (environ)

Ce que nous coûtent nos élus que les contribuables financent ?

Le budget du Parlement, Assemblée nationale et Sénat confondus, s’élevait en 2006, 811 millions d’euros. Et oui 920 élus nous coutent prêt du milliard d’€. Aussi que nous coutent les 600.000 élus restants ? 20, 30, 40 Milliards € par an ? Ou encore plus ?

Pendant ce temps là, le ministre du budget déclare : « Nous allons réaliser en 2014 un effort d’économies sans précédent de 15 milliards d’euros, qui porteront pour 9 milliards sur l’État et ses agences et sur les collectivités locales (donc sur les fonctionnaires Mr le Ministre ?) et pour 6 milliards sur la sphère sociale (donc sur les pauvres Mr le Ministre ?)… ». Aussi nous avons envie de répondre : « Monsieur le ministre pourquoi ne vous attaquez-vous pas aux rémunérations, avantages, etc… des élus pléthoriques dont dispose la France ? ». Messieurs les élus vous le savez :

• Lorsque nous allons à la mairie, que ce soit pour un permis de construire, un assainissement, une réparation d’un trottoir, obtenir un disque de stationnement ou autre chose, nous sommes en contact avec des fonctionnaires territoriaux dont le pouvoir ne vient pas des urnes.

• Lorsque nous avons besoin d’un passeport, d’une carte d’identité, d’une carte grise, nous allons à la préfecture ou à la sous-préfecture, et nous sommes en contact avec des fonctionnaires d’État.

• Pour les allocations familiales, l’assurance maladie, la couverture sociale, la retraite, tous ces sujets que chacun d’entre nous doit traiter à un moment donné, nous allons voir les fonctionnaires que l’État met à notre disposition.

• Pour l’Urssaf, le RSI, la CIPAV ou autres organismes auxquels les entrepreneurs doivent payer toutes les taxes et prélèvements, ce sont aussi des fonctionnaires qui sont à la manœuvre.

• Ne parlons pas des impôts : nul élu au Trésor public.

• Enfin, si nous sommes victimes d’un vol, d’une agression, d’une menace, nous appelons la police municipale ou nationale, voire la gendarmerie, toujours des fonctionnaires.

• Nous pourrions évoquer la santé, l’éducation, etc…toujours des fonctionnaires.

La réalité est que la totalité des « problèmes de notre quotidien » se gère sans qu’aucun élu ne s’en mêle et que nous sommes le pays ayant le plus d’élus au monde !!!

Les problèmes du quotidien sont résolus par des procédures déterminées par l’administration. Alors à quoi servent les 600995 élus français dénombrés en 2013 ?

municipales-a-beziers-posez-vos-questions-aux-quatre-candida_764425_510x255.jpgAussi j’ai quelques questions à vous soumettre et pour lesquelles j’attends réponse, ainsi notre club informel de réflexion sur la manière de faire autrement de la politique, « BEZIERS POLITIQUE » sera en mesure de se positionner courant mars 2014 sur la base de vos réponses, ou non réponse !

Candidat exigerez-vous en 10 points et par écrit :

1. Le non cumul des mandats.

2. Le non cumul des indemnités « Un homme = une fonction ».

3. L’obligation d’un casier judiciaire vierge.

4. Le reversement des sommes "écrêtées", qui proviennent bien sûr des fonds publics, dans le budget de la collectivité de Béziers.

5. La « transparence sur les liens d’intérêts » avec publication sur le site « ville de Béziers ».

6. La traçabilité des dépenses des élus sur le site internet de la ville de Béziers (dépenses plafonnées).

7. Prise en charge des frais personnels par l’élu, avec notamment l’obligation chaque vendredi soir de déposer les voitures de fonctions dans le parc garage de la mairie de Béziers.

8. La limitation de la durée du mandat à 2 mandats maximum (Quelle que soit la fonction).

9. La baisse de la fiscalité locale par suppression notamment : frais des élus, réceptions, dons à des associations non justifiés, emplois de complaisances au sein du cabinet du maire, etc….

10. Une allocation spécifique pour permettre aux jeunes sans emploi de bénéficier d’un congé formation de 36 mois (max) afin de pouvoir bénéficier d’une réorientation professionnelle, car eux, il faut les aider !!!

Urnes-elections-municipales-2014.jpgMadame et Messieurs les candidats, vous l’avez compris, ces questions relèvent du bon sens dans une conjoncture difficile pour chaque Citoyen et contribuable.

De nos jours, la vie politique française traverse actuellement un redoutable hiver parce qu'elle s'éloigne de repères de bon sens :

- face aux échecs, le monde politique "offre" une réaction étonnante : on ne change pas des équipes qui ... perdent. D'où un discrédit progressivement généralisé,

- aucune méthode ne s'attaque aux vrais problèmes dans les partis politiques classiques. Conséquence pratique : on continue comme si de rien n'était.

Ces deux décrochages face au bon sens élémentaire dans la "vie courante" creusent le fossé entre l'opinion et la politique.

Ces leviers portent donc une réelle nouvelle vie publique. Le test des municipales sera un indicateur fort de la réceptivité de l'opinion à cette nouvelle approche.

J’ai gardé toute mon énergie pour livrer ces combats nobles pour mieux témoigner de mon refus de désespérer dans la politique.

Dans l’attente de votre réponse avant le 23 mars 2014.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, janvier 3 2014

Edito - Prometteuse 2014

melanie-laurent_23.jpgL'année 2014 a frappé à nos portes et, pour certains candidats à l'élection municipale de mars prochain, le nouvel an à également été synonyme de pression supplémentaire. Parmi eux, Elie Aboud, à qui Raymond Couderc souhaite toujours confié dès le mois d'avril la case stratégique d'animer en "prime time" l'hôtel de ville sinistrée, tout en sachant que la population sait depuis des mois que la ville a contracté des emprunts toxiques, aussi insupportables soient-ils, et ce dans le cadre d'une stratégie d'investissements "sans réel concept novateur" de création de recettes supplémentaires pour la collectivité.

Et que diriez-vous de voir Robert Ménard aux commandes de la communauté d'agglomération où la langue de bois serait bannie ? C'est l'idée qu'a eu Marine Le Pen pour vous étonner cette année. Des rencontres entre les intéressés ont bien eu lieu, de quoi donner quelques frissons au gouailleur Jean-Michel Du Plaa, qui de son côté se doit de limiter la future déculotté électorale qui l’attend, avec en toile de fonds l'affaire Cahuzac, l'affaire Léonarda, le ras-le-bol-fiscal, la TVA Sarkozy qui a été finalement mise en place par François Hollande - qui était une promesse électorale et à laquelle le candidat s'était engagé à ne pas la maintenir - et de se pencher en même temps sur son avenir politique à Béziers. Jean-Michel Du Plaa sera peut-être prochainement élu sénateur de l’Hérault en 2014 voir un peu plus tard en 2017. Côté Front de Gauche et PCF, Aimé Couquet reverra sûrement les projecteurs du conseil municipal de la prochaine mandature à venir pour proposer une enième représentation de comique-troupier.

AVT_Jean-Claude-Carriere_9043.jpegEn attendant l'année a commencé en fanfare à La Devèze avec la destruction de 14 véhicules dans la nuit la nuit du réveillon du jour de l'An. Et ce n'est pas Mélanie Laurent qui me contredira : toute l’équipe du film avait fait une pause, profitant de cette soirée pour faire la fête dans un bar à vins du centre-ville avec tous les comédiens et techniciens pour mieux « respirer » et basculer en 2014. Les policiers cherchent activement ceux qui pourraient être à l'origine de ces incendies. Récemment, l'écrivain et scénariste, Jean-Claude Carrière, originaire de Colombières-sur-Orb, a dans son dernier ouvrage réalisé une enquête, riche et documentée, de façon pamphlétaire, sur le rôle de l'argent qui règne aujourd'hui en maître et qui rend fou.

L'excrément du diable semble avoir intéressé celui-ci : il constate que l'argent est devenu un dieu !!! Une relecture de l'ouvrage "L'argent "excrément du diable"" (1) de Massimo Fini, lui a manifestement suggéré quelques considérations que nous n'avons pas besoin de relater ici de manière tout autre que systématique, dans l'espoir que nous serons d'une quelconque utilité pour qui, s'étant consacré à l'étude de la science de l'esprit de Rudolf Steiner dans les œuvres relatives à la fameuse "question sociale" et, en particulier, à l'économie. On continuera de remercier les puissances surnaturelles. La main invisible a encore de beaux jours devant elle. Malheureusement, la récession froide est notre quotidien...

Nous, BEZIERS POLITIQUE, on souhaite surtout que vous soyez comblés par tous ces prétendants au futur poste de premier magistrat de la commune... Et comme il n'y a pas que la politique dans la vie, meilleurs vœux de bonheur et de santé à toutes et à tous.

(1) M. Fini: Il denaro "sterco del demonio" (L'argent "excrément du diable" - Marsilio, Venezia, 1998.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mercredi, novembre 27 2013

Edito - Béziers Agglo mars 2014 : le choix au bord du gouffre

images_de_Beziers.jpgJe suis actuellement très surpris et déçu par le climat global de préparation du choix de mars 2014 dans l'agglomération biterroise.

La culture de "ravis de la crèche" des élus sortants me semble d'une inconscience et d'une irresponsabilité irréelles. Est-ce que nous voyons la même agglomération ? Insécurité, saleté, embouteillages, déficits records, clientélismes généralisés ... : comment s'en satisfaire ?

La culture du "progrès impossible" gagne en permanence du terrain. Elle est l'alliée des "ravis de la crèche" qui ont l'arrogance de dire avec facilité que tout autre projet serait impossible parce qu'ils ont progressivement acquis la certitude d'être les propriétaires du pouvoir et que tout "progrès" en dehors d'eux serait impossible. C'est la fatalité du non choix !

Qu'est qu'une démocratie s'il n'y a plus d'espace pour le choix ?

Mais surtout, comment pourrait-il y avoir matière à ne pas choisir quand on voit la réalité actuelle.

Ici, il y aurait donc "vocation" à vivre des impôts records, à aider les roms et pas les seniors précaires, à se faire voler son sac dans les jardins publics, à voir des travaux à tous les coins de rues dans le désordre le plus total, à n'avoir aucun grand projet collectif innovant, à ce que les arbres disparaissent de la ville, à ce que les commerces ferment ... : voilà donc le nouveau "modèle biterrois".

Tout ce qui est possible ailleurs, ne le serait donc plus ici ? Et pourquoi ?

A 116 jours du choix des municipales, l'agglo est dans une torpeur irréelle.

Une partie du PS local ne connait qu'un projet : se donner en spectacle en cassant la vaisselle sur la place publique, sans la moindre pudeur ni sans le moindre respect du collectif global même pour envisager une alternance nécessaire. Mais la souhaitent-ils vraiment ? Cette partie vient d'être suivie par un quarteron socialiste qui cautionne donc de telles méthodes. Qu'il y ait des divergences, c'est normal. Mais faut-il toujours s'étaler sur la place publique ? N'y a-t-il pas d'autres moyens plus sérieux de régler des différends si la volonté réelle est de les régler ?

Aimé Couquet, le candidat du Front de gauche pour les élections municipales à Béziers en mars 2014, veut récupérer "les mécontents de la politique gouvernementale".

557489_401463293251089_2058240253_n-1.jpgBruno le Maire, ex ministre de l'Agriculture et de la pêche sous l'ère Sarkozy, est venu à Béziers le 9 novembre dernier, apporté son soutien à son ami Elie Aboud en perdition pour les élections municipales et en manque de projet crédible pour la Ville de Béziers. Le député de l'Eure est passé en catimini sans grand enthousiasme et sans faire déclaration dans une ville ou la situation est pourtant très tendue où les bétonneurs ont décidé d'un SCOT qui tourne le dos à tous les enseignements des autres expertises.

Jusqu’à présent, l’ex-premier adjoint a bien manœuvré. On lui prête même une habile stratégie : avoir pris un épais dossier d’articles de presse sur Ménard sous le bras, pour convaincre le président de l’UMP, Jean-François Copé, d’une urgence... Celle de demander à Couderc de passer la main. Il n’aura gagné sur les deux tableaux - obtenir un quatrième mandat pour la droite et s’assurer un destin personnel - que si la greffe Ménard ne continue pas à grignoter sur les déçus de l’UMP. Le piège du FN finirait en cas contraire de se refermer. Ce coup-ci ou le coup d’après.

Pas un épisode de la politique locale ne répond à une grille de lecture qui ne soit pas déconnectée des réalités et liée à d'exclusifs intérêts personnels politiciens. Qui est copain avec qui ? C'est la seule clef des arbitrages.

...

Dans ce climat pesant, peu ragoûtant, la mode évolue vers le non-engagement : à quoi bon ? Pour quoi faire ? Est-ce bien possible ? ...

Au moment où il est question du déclassement de l'agglo et d'un déclassement à prix d'or pour les contribuables qui payent les impôts records, comment pourrait-il être concevable de s'abstenir, de regarder en spectateur, bref, de ne pas être citoyen tout simplement ?

Ici, on clique pour soutenir les "bonnets rouges bretons" mais on met les pantoufles pour changer les choses dans sa rue ?

Ici, on s'enthousiasme pour les classements américains sur la nouvelle technologie, mais au sein même du périmètre de la CABEME, Internet haut débit ne semble toujours pas exister...

Ici, ...

La liste des exemples des déclassements est considérable mais le débat des projets est étouffé, quasi-impossible.

Progressivement, le choix avance au bord du gouffre.

C'est une réalité qui devrait être partagée bien au-delà de l’égoïsme des enjeux personnels car elle est d'une extrême gravité quand, sur le terrain, on voit des pans territoriaux locaux entiers qui sont à l'abandon tout simplement.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE