mardi, janvier 6 2015

Edito - Quand la dette toxique va sortir de dessous le tapis ...

0.A0011beziers.jpg

Rappelez-vous ! Dès de le début de l'année 2007, Dexia se permettait de proposer aux collectivités territoriales une nouvelle recette miracle : Taux fixe – Dual Euro / CHF, un crédit qui spéculait sur la parité euro – franc suisse. Tant que celui-ci restait supérieur à 1,44 franc suisse, le taux restait fixe, mais dès lors qu’il passait ce seuil, le taux se mettait grimper jusqu’à 22 % !

Pour autant, un journal comme le Midi Libre ne consacre plus aucune page à ce dossier de la dette toxique des collectivités territoriales. La vérité serait elle inavouable aux contribuables?languedociens ?

Par contre, le Dauphiné Libéré a consacré hier une page entière.

La démocratie française consacre des débats interminables sur deux dimanches de plus travaillés ou pas mais n'évoque pas un sujet qui représente plus d'une dizaine de milliards sur le plan national ...

Comme de nombreuses autres collectivités, Béziers (Hérault, 71 000 habitants) s’est vu offrir, par Dexia et la Société Générale, des prêts absolument incompréhensibles du profane. Contrairement à d'autres Maires et Président de collectivités territoriales, l'ancien sénateur-maire, Raymond Couderc n'avait pas voulu dans un premier temps, poursuivre ces banques indélicates en justice. Il se ravisa... On connait la suite.

Depuis plusieurs mois, le Trésor public a placé la Ville dans son réseau d'alerte.

Hier, dans l'article du Dauphiné Libéré, il était question de Chambéry. Son Maire Michel Dantin qui est une référence propose une approche sérieuse, lucide, courageuse. A comparer les mesures pratiques qu'il a mit en œuvre avec l'attentisme d'autres collectivités, on voit rapidement l'impact des bombes à venir.

La Ville de Chambéry doit faire face à un taux moyen de conciliation qui fait exploser les intérêts de la Ville.

Or, dans le même temps, s'ajoute la baisse des dotations d’État.

Que fait-elle ?

1) elle part à la collecte de recettes supplémentaires dans les tarifs commerciaux,

2) elle cède des biens immobiliers,

3) elle engage toutes les économies de fonctionnement qui ne touchent pas au cœur des services publics locaux ...

Elle engage les économies dans la plus totale transparence (cf le magazine municipal de décembre 2014 où toutes les explications sont données).

On est loin de l'attentisme actuel qui caractérisent la ville de Béziers et la CABEME pourtant très impactées par des dettes toxiques.

C'est d'ailleurs l'une des faiblesses majeures des actuelles oppositions PS et UMP que de consacrer son énergie aux petites phrases ou aux polémiques sans présenter des alternatives sur des sujets de cette importance.

Ce sujet n'a pas été éclipsé pendant la campagne des municipales à l'exception de la liste d'Elie Aboud. Elle l'est encore à l'excès. Robert Ménard n'a pas engagé la transparence utile sur la réalité financière de Béziers comme il avait promis en mars dernier. La ville de Béziers à entretemps revu sa copie mais on sait que les contribuables biterrois vont payer les 4 millions d'euros de la renégociation bancaire. Un coin de voile est levé puis immédiatement refermé. Il faudra également payer les pénalités de remboursements anticipés. Combien ? 900 000 Euros.

Les finances semblent être une menace dans les rapports entre le FN et les autres composantes de droite davantage qu'un sujet de gestion. Seul Aimé Couquet (PCF) a depuis des années pointé du doigt ce problème démontrant que l'ancien sénateur-maire, Raymond Couderc était un incompétent et un irresponsable qui a fait passé en un mandat (3 emprunts toxiques en 2007) la dette de la ville de 85 millions à 111 Millions d'Euros.

Quant à la CABEME, c'est le mutisme le plus total qui règne pendant ce temps. Frédéric Lacas n'a jamais osé pointé du doigt son prédécesseur, Raymond Couderc, qui a semé un héritage de remboursement et d’endettement pour les 30 prochaines années. Aujourd'hui, Lacas, c'est aussi motus et bouche cousue. Quoiqu’il en dise, les chiffres parlent d’eux-mêmes et ils correspondent à une situation que nous mettons en lumière depuis longtemps : la CABEME est dans une situation financière très difficile.

Quand la dette toxique va sortir de dessous le tapis dans l'agglomération biterroise, les réveils s'annoncent très douloureux.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, novembre 8 2014

Edito - A quand l'affirmation des femmes dans la politique française ?

0.A001fb-thank-you.jpg

En une semaine, les États-Unis ont consacré l'accession des femmes au premier rang des responsabilités publiques :

- Wendy Sherman est nommée adjointe de John Kerry au département d’État,

- 100 femmes (!) sont élues au Congrès le 4 novembre,

- Loretta Lynch succède à Eric Holder au Ministère de la Justice.

Dans le même temps en France :

- primaire pour la présidence de l'UMP : pas une femme candidate,

- esquisse des profils de présidentiables pour 2017 : pas une femme en dehors de Martine Aubry qui se cantonne dans la posture du "ronchon perpétuel",

- bataille pour la présidence de l'UDI : pas une femme candidate, ...

Sur le plan local, schéma identique :

- la présidence de la CABEME comme la succession de Christian Bourquin au Conseil régional : pas de femme,

- A Béziers, Elisabeth Pissarro qui avait, pendant la campagne un charisme et une énergie hors du commun, s'est fondue dans le moule de la 3ème adjointe, discrète, voire muette,

- à la CABEME, aucune femme ne préside un groupe politique,

- seule Virginie Rozière, Montpelliéraine de 37 ans, tranche dans cette grisaille masculine en ayant un parcours politique intéressant et gagné un mandat de députée européenne.

C'est un terrible passif.

Lors des municipales, la liste conduite par Robert Ménard n'a même pas été capable de casser cette grisaille avec des femmes à des postes clefs, avec des responsabilités importantes et avec du tempérament. Seule Annie Schmitt fait exception à la règle mais elle qu'un transfuge de l'ère Couderc mais reste inaudible.

Car c'est ce dernier point qui fait défaut. Trop de femmes et trop de jeunes attendent en France qu'une part de pouvoir leur soit donnée. Le pouvoir ne se donne pas, il se prend.

L'une des faiblesses de la France actuellement c'est d'avoir des femmes et une jeune génération qui manquent d'audace, de tempérament, de courage pour faire vivre leur engagement direct.

Si les États-Unis ont connu le 4 novembre 2014 un vrai changement générationnel, c'est parce que des femmes et des jeunes ont cassé les habitudes, contesté les rentes de situations.

C'est d'ailleurs un volet qui a suscité une attention très forte comme le montre l'audience de ce blog hier : 1050 visites dans la journée sur les billets liés aux élections américaines.

C'est un volet qui contribue aussi à l'actuelle ringardisation de la politique française : "un jeu de mecs souvent vieux, incapables de faire autre chose et coupés du quotidien. Et quant aux jeunes, ils semblent vieux avant l'âge ...".

C'est ce volet qu'il faut changer. Il y a des murs qu'il faut absolument exploser.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, septembre 29 2014

Edito - FrenchTech : les jeudigitaux : Paris, la province et ... Béziers : quelle inégalité permanente !

2777378-menard3-jpg_2409081.jpg

Il y a de très nombreux domaines où l'écart entre Paris et la ... Province est considérable. Il y a un domaine où l'inégalité est flagrante, c'est le domaine des levées de fonds. La communauté financière est installée sur Paris. Par conséquent, ne pas être sur Paris est un handicap considérable.

Lors du dernier semestre avant l'introduction en bourse de Didier Richard à Grenoble, j'avais été stupéfait par l'ampleur de cette inégalité. Un rendez-vous immobilisait une ... journée là où pour les parisiens il devenait une banalité.

Par la suite, un ami grenoblois m'a raconté, que lors de la participation à la rédaction de prospectus de levées de fonds, que ce constat était immuable.

Pour une agglo comme Béziers, trois changements sont nécessaires dans ce domaine :

1) faire venir les investisseurs sur Béziers. Il y a un parcours à concevoir permettant de rentabiliser le circuit des investisseurs en partenariat avec Montpellier et Toulouse voire Barcelone. Ces visites clefs en mains ne doivent pas être exceptionnelles mais récurrentes sur des thèmes précis.

2) changer la dimension financière des "premières mises" : pour cela il faut changer l'unité de placement des capitaux publics. Cet esprit nait dans d'autres géographies. D'ailleurs des entreprises de la région biterroise prometteuses en développement commencent à quitter cette région pour aller sur de nouveaux territoires.

3) aider par des participations publiques des évènements récurrents comme Axelle Lemaire vient de le faire sur ... Paris avec les jeudigitaux. Quand on voit aujourd'hui dans le Midi Libre Béziers d'hier une page entière d'ailleurs très mal maquettée au point d'être illisible être achetée pour parler de la nomination de Christophe Burte en M. Féria pour chapeauter toute l’organisation de cet événement culturelle alors même que les sociétés de la FrenchTech n'ont connu aucune aide de ce type, on voit bien le fossé entre les aides publiques nécessaires et celles octroyées.

Il y a actuellement trois géographies qui se structurent avec efficacité : Lyon, Bordeaux et Toulouse. Le reste ne change pas assez rapidement de rythme pour se placer à la hauteur de la compétition. Dommage.

PS : Robert Ménard continue de surfer sur la misère sociale de la ville et ce malgré l'usine Placoplatre ou les équipement pétroliers de Cameron qui emploient 800 personnes, les nouvelles activités sont inexistantes : Béziers est pourtant le principal centre français de fabrication d'éolienne...

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, juillet 1 2014

Edito - J + 91 : défi n°1 de la municipalité Ménard

0.A00v0__2_.jpg

Gérer le sens des nouvelles différences : pour une fois, le défi n°1 d’une équipe nouvellement installée est simple à identifier : donner un contenu au sens des différences entre l’ex-équipe (Couderc ) et la nouvelle (Ménard).

Pendant la campagne, chaque candidat a été confronté à ce défi des différences. Robert Ménard est manifestement celui qui l’a alors le mieux livré et réussi.

Pour Elie Aboud, dès qu’il acceptait de défendre aussi loyalement le bilan des ''“années Couderc”'' il devenait héritier et non plus challenger neuf. Il incarnait d’abord une forme de continuité et non pas de changement.

Pour Jean-Michel Du Plaa, dès qu’il a accepté la présence “d’ex” emblématiques et d’apparatchik, il devenait unitaire et non plus différent, renouvelant d’ailleurs d’un coup le “fonds de commerce” qui avait été le sien pendant tant d’années.

Pour tous les autres à l'exception Aimé Couquet, dès qu’ils acceptaient de participer aux primaires du PS Biterrois puis de prendre dans son équipe des personnes perçues comme “PS notoires”, il devenait “satellite” du PS Biterrois, image cassée seulement au le 1er tour.

Pour Aimé Couquet, il est resté “ex-adjoint d'un temps révolu” en défendant également avec loyauté et de façon indirecte le bilan des différentes actions de Du Plaa au sein de l'opposition et des projet qu'il a mené en temps que vice-président du Conseil général de l'Hérault dans le cadre de son délégation.

__Robert Ménard a été le seul à incarner un vrai changement, ce qui était la “promesse” attendue par l’opinion.__

Il l’a fait dans trois directions :

- en “changeant le paquet” avec le nouveau look : blazer bleu marine bon marché, pas de cravate, ultra médiatisation, démarchage à domicile, marche à pied…

- en se démarquant du bilan catastrophique de Couderc qu’il a critiqué vertement régulièrement, rendant d’ailleurs difficiles dès le départ, voire impossibles, les retrouvailles du second tour au sein de toute la droite,

- en rompant avec l’image habituelle de l'UMP local scotché à des images de guerre interne, d’indécision, d’amateurisme pour substituer l’entente affichée, les décisions claires et un professionnalisme certain dans les techniques de communication avec la campagne très probablement la plus chère mais aussi la plus préparée.

Ce “costume du candidat” a fait vivre le changement. __ Le “costume du maire” sera-t-il capable de faire de même ?__

C’est désormais à la fois un bataille de contenus et de communication.

__L’opinion doit identifier rapidement les décisions de Ménard qui n’auraient pas été celles de Couderc.__

C’est sur cette question que les 100 jours seront jugés pour qualifier l’installation de la municipalité Ménard et question à laquelle nous tenterons de répondre dans un prochain billet.

C’est un enjeu de contenus parce que Ménard est désormais perçu comme un vrai pro de la communication ayant réfléchi, programmé, calibré son image, organisé ses postures.

Le contenant ne fera donc plus longtemps illusion. Cette étape est même probablement dépassée.

C’est maintenant le contenu qui doit exister et c’est ce contenu qui permettra de donner du corps aux 100 premiers jours et de fonder une appréciation solide sur les 100 premiers jours.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, juin 8 2014

Edito - Et si la réforme territoriale augmentait les dépenses ...

imsis210-042

Chacun se moque des députés européens qui se baladent entre Bruxelles et Strasbourg avec les surcoûts et les gaspillages qui en résultent. Et si demain il en est de même avec les nouvelles régions ?

Le Président de la Région Auvergne a annoncé le même dispositif entre Lyon et Clermont-Ferrand. Les assemblées se tiendront à Lyon mais les commissions se tiendront à ... Clermont-Ferrand !

Voir la déclaration très claire et ferme de René Souchon (PS) en cliquant sur le lien suivant : Clermont-Ferrand

Les économies sont annoncées ... mais elles n'interviendront probablement pas.

La culture de la dépense publique impacte totalement les professionnels de la politique. Une culture qui s'accompagne de l'opacité et du consensus.

Prenons l'exemple de la ville de Béziers et de la SEBLI. A Béziers, le bras armé de la ville a acheté pendant des années des centaines d'immeubles sur tout le territoire communale qui sont toujours vides de tous occupants ! Mais la SEBLI intervient aussi pour alléger un engagement immobilier tel que celui de l'ancienne IUT devenu le Celsi (ex-Fernando-Pessoa) sans pour autant racheté l'immeuble à la CABEME comme elle s'y était engagée du temps de Raymond Couderc. Or, c'est la Sebli qui porte les loyers de Pessoa sans être propriétaire. Étrangement, Robert Ménard n'en parle pas du tout laissant l'ardoise aux contribuable biterrois !!!

C'est déjà une faute de gestion.

Qui a continuer d'évoquer cet état de faits datant d'avant les municipales de mars dernier ?

Aucun membre de la CABEME y compris de la supposée "opposition".

Qu'en est-il de l'avenir de Henri Dorme à la tête de la SEBLI ? Ne conviendrait-il pas de se passer de ces services ? N'est-il pas temps pour lui de repartir en Auvergne ?

La France avance vers une dette "hors de contrôle". C'est une réalité inscrite dans les tendances actuelles.

Il faut peut-être se résigner à ce que le plan de sauvetage international qui sera alors imposé constituera l'électrochoc incontournable. Mais ce réveil sera très dur.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, mai 29 2014

Edito - Santander et le débat sur la "ville moderne"

0.ATourists-visiting-stands-at-Esperanza-Market-in-Santander.jpg

Hier soir, sur France 2, ouverture d'un débat de fond : qu'est qu'une ville moderne ? En quoi consiste la "modernité" et en quoi ce contenu peut-il impacter positivement la vie des habitants ?

Les technologies ont beaucoup évolué. Elle seraient une avancée dans la quasi-totalité des domaines mais pas dans la vie publique ? Étonnant paradoxe.

Il y aurait donc la vie économique qui répond aux exigences de compétitivité et la vie locale qui serait le refuge vers le passé ?

En quoi le refus de la modernité peut-il être le passeport du mieux vivre ?

Hier soir, sur France 2, le reportage sur Santander (ville portuaire espagnole d'envion 184 000 habitants qui dispose de plages magnifiques) a montré les avancées des technologies.

Pour découvrir le reportage, cliquer sur le lien suivant : Santander, la ville moderne

En France, de façon très paradoxale, il y a une génération qui vit professionnellement dans les nouvelles technologies mais qui les repousse dès qu'il n'y a plus d'engagement professionnel.

Ce sera le tournant de Béziers dans les 6 prochaines années : en quoi la crème de la crème de l'extrême droite BCBG entraîne "le mieux vivre" et par quel contenu concret ?

Béziers a la sociologie de son score de mars 2014. 70 % des commerçants ne sont plus inscrits sur les listes électorales de Béziers où ils gagnent pourtant leur vie.

Les seniors aisés ont quitté Béziers pour aller dans les villages environnants où ils constituent les bataillons électoraux de Lacas, de Combes et autres élus locaux bien à droite.

Les couples aisés amoureux d'espace votent pour le péri-urbain.

Béziers a ainsi progressivement concentré une sociologie très particulière ces dernières années : CSP pauvres et miséreuses, sur-représentation des personnages âgées à bas revenus, jeunes subissant le pire que la société a à offrir ...

Les Couderc et Aboud ont vilipendé l'héritage de Pierre Brousse alors même qu'ils devraient lui faire une statut : l'urbanisme des "années Brousse" avait généré un "nouveau Béziers". Il n'a sociologiquement plus aucun rapport avec les années Balmigère ni même avec les poussées surprises éphémères de Fontès et Barrau.

En 19 ans (1995 - 2014), l'urbanisme a changé la sociologie de la Ville.

Cette ville qui s'est longtemps voulue, pour partie à tort d'ailleurs en raison d'un orgueil local surdimensionné, l' "ancienne capitale mondiale du vin" est désormais au pied du mur : la modernité c'est quoi ?

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mercredi, avril 16 2014

Edito - Béziers Municipales mars 2014 : Ménard, grand vainqueur...

AC_Robert_Menard_950.jpg

La victoire de Robert Ménard à Béziers s'explique, en grande partie, par sa capacité à dramatiser la situation de la ville, se posant comme un recours. Depuis le début de sa campagne, l'apprenti politique a martelé des messages destinés à noircir la situation de la cité. "La ville est en perdition", écrivait-il sur son blog. Certes, le centre-ville est totalement déserté, de nombreux rideaux de fer sont tirés, le taux de chômage y est supérieur à la moyenne nationale. Mais l'objectif de cette description souvent apocalyptique fut moins de montrer ses talents d'analyse que de disqualifier son principal adversaire, Elie Aboud, comptable de cette situation en tant qu'ancien adjoint de Raymond Couderc, maire depuis près de deux décennies. A chaque débat, de façon systématique, Robert Ménard renvoyait ainsi Elie Aboud à son bilan. Faute d'avoir souhaité réaliser un droit d'inventaire, Elie Aboud était automatiquement privé d'arguments.

Pour convaincre les Biterrois de cette réalité, depuis dix-huit mois, l'ex-secrétaire général de Reporters sans frontières a labouré le terrain, menant une intensive campagne de porte-à-porte pour exposer ses idées. "Bonjour, je suis Robert Ménard, et je veux sauver Béziers", expliquait-il en substance aux biterrois qui acceptaient d'entre-ouvrir leur porte, parfois un peu hébétés.

L'autre force de Robert Ménard, bien sûr, est d'avoir obtenu le soutien du Front National. Grâce à l'appui du parti de Marine le Pen, Robert Ménard faisait coup double. Tout d'abord, il devenait l'objet d'un intérêt national et donc médiatique. Surtout, en éliminant une candidature FN rivale, il s'ouvrait mécaniquement la route vers une potentielle victoire. Enfin, il se débarrassait de l'image de "gauchiste" qui datait de l'époque de RSF. Dès lors, ce proche de Jean-Marie Le Pen - avec qui il prépare un livre d'entretiens - a pu siphonner les voix d'Elie Aboud et récupérer celles du FN qui avait réalisé le joli score de 30% aux dernières élections présidentielles. La gauche étant historiquement faible, à Béziers, cette stratégie lui assurait d'enfiler l'écharpe tricolore sur ses vestons bleus marine.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, avril 10 2014

Edito - Le paysage politique se transforme même à Béziers...

menard_ifrate.jpgCes dernières semaines, il s’est opéré un changement de perception du rôle du Front National dans la vie politique. En général, les commentateurs mettaient en avant son « pouvoir de nuisance » envers d’autres formations politiques. Mais à l’occasion de ces municipales victorieuses, avec l’élection de nombreux maires, le Front national est pris au sérieux comme grande force politique autonome capable de gagner ; les observateurs ont pris conscience que cette formation politique peut aussi être un pôle de rassemblement positif qui, dans un contexte local, va bien au-delà de son électorat traditionnel.

A Béziers, son contact jovial et sa gouaille de pied noir iconique, avec son nom de français moyen qui crève l'audimat partout où il va, malgré une rhétorique de bouledogue, lui ont déjà valu de nombreux témoignages de sympathie d'horizons inattendus.

Louis Nicollin, le bouillonnant président de Montpellier Hérault, a résumé a sa façon l'élection de Robert Ménard à la mairie de Béziers : "Il a été bon, il faut le reconnaître. En plus, tout le monde avait prévenu Aboud que s’il ne virait pas Couderc de sa liste, il serait battu. Aujourd’hui, c’est fait. Être fidèle, c’est bien, mais pas à n’importe qui."

Ite missa est.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, mars 24 2014

Edito - BEZIERS POLITIQUE paraphrase Cicéron pour enterniner le faux départ de Couderc

Raymond_Couderc.jpgAujourd'hui, je me permets une sortie latine.

Formidable sortie latine :

« M. le Maire, pour ceux qui ont un certain âge comme moi, qui ont traversé les collèges classiques, j'aimerais aujourd'hui paraphraser Cicéron et dire : " Quousque tandem, Couderc, abutere patientiam nostram ? »''

« Jusques à quand, Couderc, vas-tu abuser de notre patience ? »

Comme le dirait Son collègue Elie Aboud, de souffle (à qui je dois cette trouvaille), c'est encore plus savoureux de l'imagnier en train de m'écouter et de me voir livrer, de ma voix grave et solennelle, cette phrase, sur notre site internet.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, mars 22 2014

Edito - Carnet de campagne : une opinion déboussolée qui nage entre des contradictions totales

bureaux_beziers.jpgPendant une campagne électorale, être candidat, ce serait accepter que n'importe qui puisse exprimer une opinion sur le compte d'un candidat mais que ce dernier aurait comme seule perspective de ne ...rien dire. Parce que je crois que la vie publique doit être réformée, cet usage n'est pas le mien. D'où cette rubrique pour les derniers jours de cette campagne de merde que l'on nous a proposé avec la plus stricte sincérité.

Ce matin, assis à la terrasse d'un café du centre-ville, pour la première fois à ce point, j'avais le sentiment qu'il était temps que cette campagne prenne fin. J'éprouve à la fois de la compréhension pour certaines réactions mais aussi de l'irritation croissante face à d'autres.

De la compréhension, parce que ce matin le nombre de candidats au m² battait des records dans certains lieux. Je ne fais pas les cafés d'ordinaire. Il y a eu une période où ce rendez-vous du samedi matin était un temps agréable. Puis cette habitude est passée. Mais comme citoyen j'aurais été assailli par autant de candidats, j'aurais manifesté rapidement mon exaspération face à la rupture du calme attendu lors de ces moments.

Ces circonstances atténuantes exposées, comme candidat, la vérité m'impose de dire combien je suis surpris par des contradictions totales.

au-marche-la-course-aux-voix_821126_510x255.jpgTrès souvent des plus de 60 ans vous "accueillent" avec une colère à peine contenue. Puisque vous êtes candidat, vous êtes assimilé au groupe des "pourris" que sont devenus les politiciens professionnels. Le candidat doit accorder sourire et attention à chacun mais en retour il peut être traité comme n'importe quoi par n'importe qui. Étonnante rupture d'égalité.

Un candidat est "pourri" puisque sortant il appartient au "club des affaires" et si, candidat entrant, c'est qu'il aspire à appartenir à ce "club". Mais que signifie alors la tendance des cadeaux à destination des citoyens : clefs USB, ballons, places offertes pour spectacles ...

Cette logique du "cadeau condamnable" en fonction du bénéficiaire est étonnante. J'ai observé les censeurs et constaté qu'aucun citoyen ne réprimait le fait qu'un parti - candidat n'ait à l'idée de lui offrir un cadeau. Y aurait-il une "innocence" aussi grande pour considérer que le cadeau serait ... désintéressé ?

__Municipales_2014.jpgMême contradiction sur le jugement porté sur les sortants. "Tous pourris, incompétents, nuls ..." ! Et alors qu'est ce qu'on fait ? On les ... garde. C'est d'une "logique" assez ... surprenante.

Bien entendu, la règle veut que le citoyen soit le "gardien" de la qualité du débat d'idées. Pourtant, la réflexion que j'ai le plus entendue de la part de personnes qui me connaissent de longue date n'a jamais concerné une seule des idées émises mais très souvent : "qu'est ce que vous avez blanchi !".

Chacun a éprouvé des difficultés pour boucler les listes. Chacun a éprouvé des difficultés à respecter les formalités administratives irréelles pour enregistrer les listes. Si l'actuel climat ne change pas, les candidatures se raréfieront de façon accélérée. Il ne restera que des "candidats" acceptant de telles règles vues nulle part ailleurs. Qui peut courir après une telle deconsidération ?

Avant d'analyser les relations entre les candidats et les citoyens, bon nombre de citoyens devraient commencer à analyser la relation qu'ils entretiennent entre eux-mêmes et leur qualité de citoyen. S'il y a encore un espace pour le recul et pour le bon sens, il ,devrait y avoir rapidement le sentiment que, dans l'actuelle course au néant, la responsabilité collective a maintenant franchi des seuils graves.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, mars 15 2014

Edito - Beziers : les coulisses des municipales

permanence-lignan-2009--20-.jpgOn connaît déjà quelques têtes de liste pour les prochaines élections, mais la campagne à Béziers subit certains remous qui, au final, laissent planer pas mal d’incertitudes…

Les 23 et 30 mars 2014, les Biterrois devront choisir qui sera leur prochain maire. Car après trois mandats successifs, le libéral démocrate Raymond Couderc a choisi de passer la main et de ne rester “que” sénateur. Et alors qu’administrativement parlant, la campagne électorale a déjà commencé, sur le fond et même la forme, rien n'est encore vraiment en place. Certes à droite, l’actuelle majorité a déjà désigné son “champion” en la personne de l'ex-premier adjoint Elie Aboud. Celui qui revendique le bilan de Raymond Couderc arrivera-t-il à marquer la rupture nécessaire pour imprimer sa marque ? En coulisses, les jeunes de l'UMP tablent sur un beau renouvellement (et un rajeunissement) de son équipe. Même si certains piliers, porteurs de l’histoire de Béziers, doivent être présents aussi. On constate avec regret que Muriel Chiffre-Abiad qui a le quotient intellectuelle d'un poulpe mort trouvera dans cette élection de quoi flatter son égo personnel sur fond de trouble de la personnalité narcissique. On se demande ce que fait Rose Marie Picard, qui comme chacun le sait n'est autre que la femme de Gérard Niel et l'on s'interroge encore sur le futur rôle que pourrait avoir René Pinazza, 67 ans, le grand adjoint aux sports qui selon nos sources serait le futur délégué aux espaces verts, ce qui sommes toutes lui ira bien : il vole au raz des pâquerettes... Quant à Monique Valaize, elle pourra continuer à gameler une nourriture terrestre pour parader dans tous les salons et toutes les permanences de l'UMP.

marie-helene-anglade.jpgVoilà la danse qui va recommencer ! A ce carnage se succède un moment de stupeur. On s'interroge sur l'utilité de Marie Hélène Anglade qui fut inexistante au cours de ces six dernières années dans le cadre de sa délégation aux commerces où il a fallu recruter à grand frais une Manageur du centre-ville, et qui manifestement n'a été là que pour proposer une représentation tout à fait douteuse, et surannée, et bien d'autres choses : Nous aurons l'occasion de prouver leurs incompétences. Enfin, Agnès Jullian fait preuve d'une certaine forme de suffisance : cette femme a posé son jeu avec certitude. Elle exploite très bien les faiblesses des autres. La chef d'entreprise fait partie de ces personnes qui ont un avis sur tout mais ne possède aucune compétence réelle... Du haut de ses trois pommes, avec un air suffisant, elle impose déjà sa loi pas très "catholique". la future papesse de la ville régnera très prochainement et ce bien avant l'année 2017. Le pire de tous n'est autre que Patrice Ramade qui souhaite prendre la place de Christine Toulorges (ancienne intime de feu Georges Frêche) : il appartient au terrible clan des Rastignac qui ne recule devant rien dans leur quête du pouvoir.

10215866.jpgL'UDI et le MODEM vont donc faire partie de l’équipe, de même que de nombreuses personnalités de la société civile. En revanche, la vieille garde du dernier mandat de Raymond Couderc pourraient dire "adios" à leurs fauteuils du conseil municipal… Enfin, peut-être pas tous… À gauche, qui est force d’opposition depuis 1995, les choses sont pour l’instant assez simples. Après des primaires pliées en deux temps et trois mouvements, après une élection réussie sur Béziers (celle de Jean-Michel Du Plaa), malgré un mini "remake" de la bataille Valls/Taubira entre Guilhem Johannin et le candidat socialiste, les comptes ont été mis à zéro par l'éviction du candidat écologiste de la liste de gauche. Pourquoi ? Parce que Guilhem Johannin a tout simplement osé affronter celui-ci lors des primaires et que le représentant d'Europe Écologie n'entrait pas dans le "pack" que souhaitait mettre en place Jean-Michel Du Plaa, un pack qui plaçait en n° 2 Françoise Arnaud-Rossignol, retraitée de l'éducation nationale, l’ancienne inspectrice de la circonscription de Béziers Ville. Qui sera au final désigné pour représenter les écologistes ? Jean-Pol Vandermeeren ou un “invité surprise” ? Sachant que Guilhem Johannin a dit qu’il ne sera plus candidat aux municipales. D’ailleurs, il se murmure qu’il est rentré chez lui pour raison familiale. Triste parcours qui s’achève dans le ridicule qui heureusement pour lui a cessé d’être mortifère !!!

73N1I9LO.jpegNon loin de là sur l’échiquier politique, l’actuel adjoint à l’Urbanisme, Yves Dimur, n'a même pas eu besoin de construire sa propre liste centriste, répondant au nombreux accords nationaux passés entre les différentes écuries politiques. Il a dû sentir qu’il n’est plus que jamais courtisé par certains membres de la majorité municipale, voire carrément assimilé, donc il avait le choix, pour conserver leurs différents sièges au sein de l’exécutif municipal. L'intéressé qui fait preuve d'attitudes et de comportements arrogants et hautains pourra dans le même temps trouver un nouveau élan commercial.

Les socialistes, qui ont passé les trois derniers mandats dans l’opposition, ont envie d’en découdre. Et depuis quelques mois, ils n’ont qu’une expression à la bouche : Passer devant les droites (Aboud et Ménard) au premier tour. Pour cela, ils ont choisi de lancer une dynamique avec les associations proches et peut-être une infirme partie du Parti de Gauche. Reste que pour l’instant, leur démarche manque un peu de visibilité, surtout pour l’éventuelle tête de liste Jean-Michel Du Plaa. Les communistes ont depuis longtemps refusé de construire une liste autonome Front de gauche/PS avec le conseiller général de Béziers IV et vice président délégué à la solidarité, aux personnes âgées et aux personnes handicapées. Il n’y a aucune raison pour que cela change aux prochaines municipales : la manœuvre socialiste fera long feu. La tête de liste FN, Robert Ménard, est persuadée qu’un vent porteur va souffler et qu’il y aura un maximum d'élus frontistes à Béziers pour diriger la ville et l'agglo…

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mercredi, mars 12 2014

Edito - Béziers gagne un podium de plus : la capitale de l'ennui

Number-1-150823_XL.jpgIci, rien ne bouge : même pas les résultats électoraux. Tout est figé au point près. Ailleurs l’électorat est mobile, fluctue au gré des évènements, manifeste ses accords ou ses désapprobations.

A l’opposé de ce climat global, à Béziers, tout est comme hier.

C’est le résultat du dernier sondage IFOP Paris-Match avec des chiffres étonnants.

A la présidentielle 2012, à Béziers, Sarkozy fait 53,17 %. Elie Aboud est donné à 39 % en mars 2014.

Hollande a fait 46,83 %. Du Plaa est donné à 26 %.

Mélenchon et Joly ont fait 11,40 %. Guilhem Johannin s'est fait "blackbouler" par Du Plaa, au point de ne pas être sur la liste du parti socialiste et d’Europe Écologie. Aimé Couquet s'efforce d'exister politiquement tout en continuant à s'opposer à Jean-Michel Du Plaa, tel hobereau moyenâgeux dans le chaudron biterrois. Il s'efforce de secouer alors la branche sur laquelle est assis le maire sortant Raymond Couderc même si le fruit est mûr mais il n'est pas pour lui.

Bayrou a fait 5,8 %. le MODEM est donné "présent" mais ne fait pas cause commune avec le PS local. La clef du scrutin de mars prochain est peut-être là : où ira la majorité du centre ? Avec le polémiste Robert Ménard, à la tête d’une liste soutenue par Debout La République et le Front National, dans une ville tenue par la droite depuis dix-huit ans ou du coté d'Elie Aboud ancien représentant de la "droite populaire" qui parle comme s'il était devenu soudainement un candidat de centre gauche. le MODEM biterrois de François Perniola (11ème) sur la liste de droite vient de faire allégeance à Raymond Couderc. Quant à l'UDI, on peut affirmer sans crainte que cette génération d'élus n'est en cas dynamique et porteuse d'idées : elle est composée de militants inconsidérés qui ne sont que les porteurs d'eau des lavoirs de l'UMP biterroise (Yves Dimur et consorts). Ils osent tout, rien ne les arrête.... dans cette politique frelatée.

http://www.midilibre.fr/2014/03/07/...

http://www.ifop.com/media/poll/2397...

107971Le Pen a fait 25,70 %. Robert Ménard est donnée à 35 %. L'accord entre Elie Aboud et Agnès Jullian est, électoralement, un marché de dupes : son ralliement n'a en rien fait progresser les intentions de vote en faveur de la liste de droite. La chef d'entreprise a vendu à des voix qu'elle n'avait pas....

Dans ce paysage où rien n’est supposé bouger à ce point, pas étonnant que le neuf n’ait pas d’espace.

Il n’y aurait donc aucun impact des listes, aucun impact du collectif dans un scrutin de proximité. Pas d’impact des personnes : voter pour Sarkozy en 2012 c’est comme voter pour … Aboud en … 2014.

Voter pour Hollande en pleine vague 2012 c’est comme voter pour Du Plaa en pleine … impopularité Hollande au plancher 2014.

Pas d’impact du bilan local. Pas d’impact de l’usure. Pas d’impact des programmes locaux. C’est un climat étrange, inédit.

Du jamais vu et pas seulement à Béziers…

L’examen des conditions techniques du déroulement de ce questionnement politique va mériter une attention particulière.

Il était question que Béziers ait perdu son statut de ville française moyenne agréable à vivre, elle pourrait gagner celui de Capitale de l'ennui.

http://www.lemonde.fr/resultats-ele...

http://www.parismatch.com/Actu/Poli...

http://www.leparisien.fr/municipale...

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, février 28 2014

Edito - Affaire Le Point / UMP - Copé : une affaire d'une extrême gravité

6a00d83451c7ee69e201a5117851a1970c-500wifi.jpgLe dossier publié cette semaine par l'hebdomadaire Le Point est dans toutes les hypothèses une affaire d'une extrême gravité pour la démocratie française.

Cette démocratie va mal. La classe politique est tellement discréditée que les électeurs ont le dégoût de voter. Elle est discréditée parce qu'elle a accrédité l'idée du vote pour rien : les paroles d'élection s'envolent dès l'élection passée à l'exemple de la crise née de la présidentielle 2012.

La classe politique est discréditée parce qu'elle édite des règles pour les autres mais jamais pour les respecter elle-même. C'est l'enjeu d'exemplarité.

Or l'affaire le Point/UMP - Copé est au centre de ces maux.

Soit l'affaire n'existe pas au niveau des révélations de cet hebdomadaire, le fait de la monter en épingle va ajouter au climat de suspicion de complot des médias, climat qui est lui aussi un mal grave pour une démocratie.

Soit l'affaire est mise en relief à juste titre et elle montre surtout que la classe politique n'a tiré aucune conséquence des "années noires". Il y aurait une "vénalité généralisée" du pouvoir qui discrédite le pouvoir. Cette vénalité peut être sexuelle (DSK, dans une moindre division les récentes escapades présidentielles avec les révélations de Closer ...). Elle peut être financière (Cahuzac, Balkany ...). Toutes ces étapes récurrentes aliment un dégoût qui est croissant.

Ce qui est le plus grave c'est que la comédie politique vit comme si de rien n'était. Comme si le divorce avec l'opinion n'existait pas.

A cette étape, ce qui est grave également c'est que les citoyens n'aient pas une meilleure estime d'eux-mêmes. A force d'accepter d'être les militants paillassons tolérant tout et n'importe quoi de leurs partis, c'est la démocratie entière qu'ils ont tiré par le bas, toujours plus bas.

C'est comme à Béziers, exemple parmi beaucoup d'autres, cette comédie des visites à répétition des "leaders" UMP et de leurs nouveaux amis d'"Atouts Béziers". Ils se détestent les uns les autres : Couderc tire les ficelles dans l'ombre d'Elie Aboud pendant qu'Agnès Jullian se prépare à être très prochainement la première adjointe au maire et la première vice-présidente de l'agglomération avec plus de pouvoir". En cas de victoire, Elie Aboud sait qu'il ne sera pour Raymond Couderc qu'un maire au rabais sous sa tutelle car l'ancien maître de la ville sera in fine le vrai patron de l'agglo...C'est de notoriété publique. Agnès Jullian et le tandem Aboud/Couderc ne partagent pas la même vision de la ville et de l'agglo en dehors de furtives rencontres dans des contextes globaux aussi de notoriété publique et pourtant ils ... s'aiment si fort. C'est une classe politique qui est incapable de changer ses usages.

C'est certainement ce dernier aspect qui occupe la première place des gravités. Au moment où il faut tout changer, ils sont incapables d'une moindre évolution. C'est le message le plus inquiétant de cette période.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, février 21 2014

Edito - Politique de la ville : enfin des choix clairs... même pour Béziers !

tumblr_myxacopU6j1scpp1zo1_500.jpgRéjouissons- nous, les occasions ne sont pas si fréquentes en ce moment ! La réforme de la politique de la ville - attendue depuis longtemps - est sur le point d'être définitivement adoptée par le Parlement avec une promulgation prévue avant les municipales. Et cela, dans un consensus très large qui était loin d'être gagné d'avance. Menée discrètement, durant près d'un an et demi, par le ministre délégué à la Ville, François Lamy, cette réforme a été progressivement construite en concertation avec tous les acteurs. Parfois insuffisante ou trop technique, la loi permet malgré tout de faire des choix, notamment en mettant fin au saupoudrage, cher et peu efficace.

Moins de quartiers prioritaires

Deux mots d'ordre sont bienvenus : simplification des zonages et concentration des moyens sur les territoires qui en ont le plus besoin. Béziers sera de la partie. Nous sommes loin d'un plan Marshall pour les banlieues tant de fois évoqué, à tel point qu'il ne voulait plus dire grand-chose. est-ce vraiment la solution, d'autant plus dans un contexte budgétaire qui l'interdit ? Si elle nécessite des financements, la politique de la ville a encore plus besoin de clarté, de simplification et d'un resserrement de son zonage. La future loi "Lamy" s'en approche. S'appuyant sur le seul critère de la pauvreté des habitants, la nouvelle géographie prioritaire traduit un meilleur ciblage des quartiers bénéficiaire. Le centre-ville de Béziers est ici tout désigné. Jusqu'à présent, on préférait créer de nouveaux zonages qui s'ajoutaient, voire se superposaient, à ceux déjà existants. De 2 500 quartiers prioritaires, on va tomber à 1 300 avec, évidemment, de nombreux déçus. Prudent, le gouvernement ne publiera la liste du millier de communes sortantes qu’après les municipales !

Un contrat unique

La simplification passe aussi par un contrat unique (le contrat de ville), incluant notamment un volet "rénovation urbaine" qui ne sera donc plus traité à part. Le succès de la réforme repose, en grande partie, sur le soutien des élus et des professionnels. Ceux-ci ont été écoutés et certaines de leurs propositions reprises. François Lamy est parvenu à mobiliser en contractualisant avec la plupart des ministères et toutes les associations d'élus locaux. Les fonds européens vont davantage être mis à contribution, comme les départements et les régions systématiquement parties prenantes des contrats de ville. La montée en puissance de l'intercommunalité dans le pilotage a été actée, même si cela continue de susciter quelques crispations. maintenant que tous les outils existent, il va falloir du temps pour juger de l'amélioration du sort des quartiers prioritaires et leurs habitants.

www.ville.gouv.fr/?politique-de-la-...

les-taxes-foncieres-pesent-de-plus-en-plus-sur-les-budgets-des-menages-photo-d-illustration-archives-le-dl.jpgEt les Biterrois dans tout cela ?

Elie Aboud le sait depuis des semaines mais ne dit rien. Il sait mieux que les autres que la souffrance du centre-ville s'est imposée comme le sujet phare de cette campagne municipale. L'espoir n'existe plus et plus que jamais ce quartier hurle son mal être. Ce prétendant à la succession de Raymond Couderc qui est au chevet de ce "grand corps malade" sait que son identité et son image sont écornées et terriblement altérées. Le logement, le commerce, la sécurité de cette partie de la ville est au centre de toutes les préoccupations de tous les habitants de Béziers. Il n'est pas difficile de comprendre que la situation est catastrophique dans lequel se trouve Béziers après 18 ans de règne sans partage qui a conduit le "cœur de ville" vers le bas... Le dernier sondage réalisé par l'Ifop place le candidat soutenu par le FN à égalité avec celui de l'UMP (36%). L’accord passé avec Atouts Béziers (et Agnès Jullian) n’est donc pas rentable. Il lui faut donc faire le ménage car le futur score du député UMP Élie Aboud sera certainement loin de celui réalisé par Raymond Couderc en 2008 (élu avec 52,07 %, NDLR) (1).

Robert Ménard en parle tous les jours sans connaître les moyens financiers dévolus à la réforme qui constituent une grande source d'inquiétude. Ce dernier veut y attirer les chefs d'entreprises, les touristes et la classe moyenne. Il flatte l'égo des Biterrois en proposant de mettre en lumière la cathédrale Saint-Nazaire avec un spectacle "son et lumière" autour de l'esprit de résistance et la création d'une fontaine "musicale" sur la place jean Jaurès (ex Citadelle) juste en face de sa nouvelle acquisition immobilière (un appartement de 200 m2 juste au dessus du café "Le Cristal").

Quant à Jean-Michel Du Plaa, il sait mieux que les autres que les ministères et les associations d'élus ont signé des conventions d'objectifs avec le ministère de la Ville pour flécher les crédits de droit commun, tout en sachant qu'ils ne joueront peut-être pas le jeu.

Enfin, Aimé Couquet pense qu’avec les mesures qu'il souhaite mettre en place, l’activité reviendra en centre-ville et avec elle, la tranquillité publique. Le vieux candidat du PCF au format PDF se refuse à dépeindre un centre-ville ultra-dangereux. Celui-ci à manifestement tort. La bonne volonté ne suffira pas...

(1) le sondage a été réalisé en fin de semaine dernière par l’Ifop pour Paris Match et Public Sénat livre d’autres données détaillées intéressantes dans les structurations des intentions de vote.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, février 6 2014

Edito - "Une autre idée de Béziers" présente sa liste...

0.jpgA l'heure où le Parti socialiste est dans les sondages en troisième position derrière le FN et l'UMP, sa stratégie est de présenter partout des listes dites "d'intérêt local" sans mention de l'étiquette PS, vu son impopularité actuelle. M. Du Plaa s'est conformé à cette manière de faire lors de l'inauguration de sa permanence jeudi 25 janvier de sa liste "Une autre idée de Béziers". Le mot "socialiste" et le mot "gauche" n'ont pas été prononcés ! Sauf pour affirmer que Les Biterrois lui parlent de leurs problèmes quotidiens... Et mettent plus en cause la municipalité actuelle que le gouvernement. La ruse n'est pas fine, mais elle trompera bien quelques journalistes bienveillants et quelques électeurs.

Il faut dire que M. Couderc a beaucoup facilité le travail de ses opposants, tant son dernier mandat prête le flanc à la critique (Le Polygone Rive Gauche, l'ancien IUT, la voirie, la Médiathèque, les emprunts toxiques, l’endettement inquiétant de la CABEME, l'extension anarchique à l'ouest de la ville, la pollution visuelle par la publicité, le fonctionnement de l'équipe municipale, etc.).

Elections-municipales-2014-mode-d-emploi_image_article_large.jpgJean-Michel Du Plaa n'est pas le candidat le plus charismatique, le plus sympathique non plus et celui vers qui on a envie de se tourner pour "enclencher" cette dynamique dont la ville a vraiment besoin tant les conditions de vie des Biterrois se sont dégradées. Un attelage avec Agnès Julian aurait été porteur d'espoir mais comme on le sait cela ne verra pas le jour...

Un accord a été scellé entre le candidat de l'UMP et l'association apolitique "Atouts Béziers" de l'ex vice-présidente du conseil régional. Agnès Jullian sera même la première adjointe d'Elie Aboud, à la mairie de Béziers, en cas de succès en mars prochain. Dans le même temps, elle reste au soutien de la politique menée par le socialiste Christian Bourquin, président du Conseil régional Languedoc-Roussillon.

h294920-360-360-telefunken-so-you-dpf3501.jpgCette révélation n'est pas un "scoop". Jean-Michel Du Plaa et son équipe connaissaient la nouvelle et avaient enregistré la trahison politique pour celle qui a préféré prendre la mairie sans passer par les primaires de son camp. Tout cela conforte Aimé Couquet dans sa position de faire cavalier seul contre ses "amis" Bourquin- Jullian - Aboud- Couderc" .

A l'UMP certains commencent à avoir un goût amère dans la bouche et de ressentir les effets du coup de pied au derrière qu'ils viennent de recevoir, sauf Raymond Couderc ne manquera pas de leur faire la bise s'il se retrouve le patron bis de l'agglo. Pour Robert Ménard c'est du pain béni car cette démonstration rajoute de l'eau à son moulin sur ce qu'il dénonce en permanence comme étant une triste politique d'affairistes. Le second tour sera l'heure des règlements de comptes.

agnes_jullian.jpgLe député UMP de la circonscription et dauphin du maire sortant est un candidat qui met son étiquette au placard pour... être élu et qui veut ensuite donner des leçons de clarté ... d'engagements. De son côté, Jean-Michel Du Plaa est devenu un notable conservateur coupé des réalités du terrain, premier client des plus chères tables locales mais bien entendu s'y rendant avec la pauvreté à la boutonnière. Agnès Jullian a fait l'antichambre du PS pour des enjeux personnels tout en gardant "la morale" mais à géométrie variable à la condition que l'UMP locale la prenne sur sa liste. Hier matin, elle était socialiste et le lendemain pour l'UMP. A midi, elle déjeune avec Christian Bourquin et le soir dine avec Raymond Couderc et Elie Aboud.

nathalie_boisjot.jpgM. Elie Aboud a donc repris un certain nombre d'engagements d'Agnès Jullian qui sonneront le glas de Béziers : les barons de la politique et du patronat ont décidé de faire une alliance contre le peuple souverain. Le regretté Georges Frèche n'aurait pas accepté que Raymond Couderc puisse finir des jours tranquilles sous les dorures du Sénat. Rien changera ou pas grand chose car nous resterons dans la ligne droite de l'équipe précédente.

Le pouvoir ira à Agnès Jullian.

La représentativité sera le domaine d'Elie Aboud.

La politique générale sera celle de Raymond Couderc.

On sait ce qu'il en a sera de la part de ce dernier.

A Béziers, le changement ce n'est pas pour maintenant !

Nous prendrons connaissance du programme de M. Jean-Michel Du Plaa avec intérêt. Mais les promesses - dit-on - engagent surtout ceux qui les écoutent.

Notre site BEZIERS POLITIQUE contient de très nombreux articles sur ces sujets et nous donnerons prochainement un avis plus détaillé sur le passé et l'avenir lorsque nous connaîtrons toutes les listes candidates.

http://www.objectif-lr.com/languedo...

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, janvier 30 2014

Edito - Municipales : le souffle du terrain va emporter les parapluies des partis

electeurs-du-departement-ont-fait-un-choix-tranche-pour-l-ump-lors-de-ces-legislatives-rien-est-encore-joue-pour-les-municipales-de-2014-photo-joel-philippon.jpgComment fonctionne la politique française ? Les politocrates sont insatiables. Dès qu'ils ont un mandat, ils s'ennuient et pensent au prochain. Les mairies ne sont pas des exemples de gestion au service des citoyens mais des logistiques pour des ambitions parisiennes. C'est souvent un théâtre d'ombres de personnes peu compétentes qui ne travaillent pas en dehors de la politique.

Dans les années 60, la politique avait ses héros : résistants, intellectuels, grands avocats, écrivains ...

Dans les années 2000, elle a ses hérauts : les annonciateurs des formules toutes faites qui parcourent les plateaux TV.

Plus qu'une nuance de lettres !

A Béziers, on voit bien actuellement le désarroi. La liste UMP est dans le vide. La bataille était pour la survie politique de Raymond Couderc à la tête de la CABEME même si celui-ci se retrouve à la dixième place sur la liste d'Elie Aboud en position éligible afin qu'il puisse conserver sa place de sénateur et d'avoir une vice présidence au sein de cette institution qui a beaucoup de dettes... Mais le jour d'après ?

C'est pourtant le jour d'après qui concerne la vie quotidienne des citoyens. Le jour d'après intéresse peu les politocrates parce que le parapluie des partis est supposé fonctionner : le plancher qui permet au moins d'être dans l'opposition.

A ce jeu, l'opinion est la reine des pommes.

Elle est massacrée. En mars, elle doit cesser de se tirer une balle dans le pied parce qu'elle a vu qu'en mai 2012 elle s'était déjà tiré une balle dans la ... tête.

Il est temps que l'opinion se réveille face aux politocrates. C'est la seule façon pour elle de sortir de la crise.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, janvier 28 2014

Edito - Béziers Municipales 2014 : Pour quoi faire ?

FRANCE-POLITICS-PARTIES-FN-MEDIAS-ELECTIONS-FILESVoici venir le temps des programmes électoraux pour les Municipales et des débats qui ne vont pas manquer de s'ouvrir. Nous en parlerons longuement d'ici quelques semaines en donnant beaucoup d'information.

"La question qui se pose à ceux qui vont se faire élire – en particulier mais pas seulement sur des listes « modérées » ou « divers droite et FN » ou « intérêt local » – est la suivante : pour quoi faire ? Pour l’écharpe ou le grigri ou pour agir ? Entrer dans une municipalité n’a de sens que si l’on y va dans un esprit de résistance ou de reconquête. Quitte à choisir un secteur de combat et s’y consacrer et à celui-là seul ! Les terrains d’exercice et de manœuvre sont nombreux : les écoles, la culture, le patrimoine, les cantines, les subventions, les locaux municipaux, l’urbanisme, les paysages, les impôts...."

Il n'y a pas beaucoup de suspense pour les Municipales du printemps 2014. Sauf dans les très grandes villes (et encore), le PS va prendre une raclée. Sans beaucoup d'efforts ni de mérite, l'UMP va gagner des communes et le FN remportera quelques victoires, même dans des endroits auxquels personne ne pense....

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, janvier 27 2014

Edito - Fiscalité : la déprime des classes moyennes

gateau-au-yaourt-au-chocolat.jpgDe tous les dossiers chauds de la rentrée, la fiscalité est assurément le plus périlleux. A partir de la mi-janvier, le gouvernement va entamer son ambitieuse remise à plat de la fiscalité, avec l’ouverture des Assises de la fiscalité des entreprises, avant de poursuivre avec le dossier non moins délicat de la fiscalité des ménages. Il faut avoir la lucidité de regarder en face la réalité.

Le constat : les classes privilégiées ou en devenir partent. Les classes dites populaires se révoltent. Et les classes moyennes dépriment. Comment un pays peut-il s'en sortir dans de telles conditions ? Impossible.

Le PS en a-t-il conscience ?

Non. Lors de discussions avec des responsables, ils indiquent "c'est encore possible d'augmenter les impôts". Et en attendant d'augmenter les impôts, ils augmentent déjà les charges.

Sur le plan local, la future décision de la CABEME de passer 12 à 30 Vice-Présidents en mars prochain (1) sera la caricature du "toujours plus est toujours possible".

Demain, cette escalade trouvera en cas de majorité socialiste une nouvelle taxe : la taxe additionnelle dite "supplémentaire" pour payer les coûteuses réalisations de Raymond Couderc.

Cette pression fiscale est un boulet qui handicape la reprise économique donc l'emploi.

Il est temps d'inverser cette tendance et de la replacer à la baisse rapidement.

C'est un enjeu décisif pour le moral des ménages qui ne peuvent plus avoir comme perspective d'économiser pour ... payer des impôts qui augmentent.

Mais surtout, c'est le moyen, par la sélectivité de services publics essentiels (santé, enseignement, culture ...) qui échappent par vocation au secteur marchand, de leur redonner les moyens d'un fonctionnement de proximité en bénéficiant de la cagnotte des actuels gaspillages.

(1) La loi du 17 mai 2013 instaurant le suffrage universel direct pour les élections municipales et communautaires en mars 2014.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, janvier 25 2014

Edito - Le test de la permanence ou l'enjeu de changer pour de Vrai

midi-libre-journal-591x244.gifEn octobre dernier, le quotidien Le Midi Libre a traité dans son édition de Béziers le dossier de la permanence de l'équipe candidate d'Elie Aboud en ce qui concerne les municipales mars prochain.

Ses adversaires s'étaient moqué du logo apposé sur sa vitrine et de ses documents de campagne, estimant que cela représentait l'électrocardiogramme d'un homme était en train de mourir. Le député UMP avait assuré le contraire considérant que celui-ci représentait "l’énergie positive pour faire avancer Béziers".

Elie Aboud a donc inauguré sa permanence électorale en présence de trois cents de ses fidèles supporters et de son mentor Raymond Couderc avec lequel le député de la circonscription composera une liste commune.

canal_midi_beziers_pont_riquet-thumb-940x705-23927-600x450.jpgPolémiques mises à part, que le débat électoral nous aidera à éclaircir, ce démarrage de campagne a servi aussi pour qualifier la liste Aboud-Couderc ou Couderc-Aboud de "Rassemblement de forces centre gauche et de droite" et d'ouverte à d’autres contributions. Un appel clair qu'Elie Aboud a voulu adresser publiquement aux Biterroises et aux Biterrois mais qui nous laisse plutôt dubitatif sur son issue.

Cet agrégat proposera-t-il une image cohérente et un programme commun à l’électorat ?

Ouvrir un bureau-permanence, c'est faire le choix d'opter pour un espace de travail et seulement un espace de travail fonctionnel accessible et de nature à permettre d'assurer les rencontres avec de nombreuses délégations qui sollicitent des entretiens mais aussi pour faire vivre le climat des différentes équipes en lice pour celles et ceux qui, de plus en plus nombreux, se proposent pour les aider.

L'ouverture d'un bureau-permanence se doit d'être fait en toute simplicité sans inauguration avec "parrain extérieur" et sans côté bling bling.

2e411.pngIl y a toujours eu deux catégories de permanences :

- les "permanences vitrines" qui visent à l'exposition : elles sont localisées comme des "commerces de la politique",

- les "permanences bureaux" : lieux discrets fonctionnels pour permettre le partage collectif du travail.

Béziers Politique souhaite qu'il n' ai pas de "permanence-vitrine" lors de cette campagne électorale sur la ville. Elles sont très onéreuses. Elles sont surtout attachées à une conception de vieille politique où les citoyens doivent aller rencontrer les candidats dans le lieu des candidats.

Ce que nous souhaitons, c'est une politique nouvelle : les candidats sont mobiles et vont sur le terrain à la rencontre des citoyens. C'est à eux et rien qu'à eux qui revient cette tâche !!! C'est ce qu'ils font déjà depuis de nombreuses semaines déjà.

Nous serons donc extrêmement regardant vis à vis de l'ensemble de toutes ces permanences. Ce sera un des tests du changement ou pas de l'ensemble des candidats en lice. Si demain nous voulons vivre l'adaptation à des conditions nouvelles de fonctionnement dont la place nouvelle des économies pour rendre du pouvoir d'achat aux ménages, le test de la permanence sera instructif. Quels seront les équipes capables à pratiquer une logique nouvelle sur cet enjeu ?

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, janvier 23 2014

Edito - Elections municipales : le tableau qui annonce le vrai électrochoc de mars 2014

026polaroid.jpgLe souhait de victoire a toujours précédé le vote. C'est d'ailleurs logique sur le fond. Comment voter pour une tendance que l'on ne souhaite pas voir ... gagner ? Par conséquent, au moment où les intentions de votes portent encore trop de "ne sait pas" pour être rigoureuses, il faut interpréter avec une attention toute particulière le tableau de souhaits de victoire communiqué hier par un sondage des Echos.

La vraie percée est celle de l'espace pour "l'autre choix". Un espace qui arrive désormais presque à égalité avec le PS et l'UMP. Le PS incarne le "changement trompé". L'UMP incarne "les reniements permanents" (guerre Copé/Fillon, accord flottant avec Bayrou ...).

Ce tableau annonce le vrai électrochoc de mars 2014. D'ailleurs, sur le terrain dans la quasi-totalité des villes de France, la tendance est désormais à celui ou à celle qui montre son émancipation des appareils politiques classiques.

A Béziers, loin de cette mode, BEZIERS POLITIQUE, club de citoyens informel, a montré depuis plusieurs mois, la voie qui est maintenant à la mode.

Ce chemin se doit d'être incarné par une équipe imaginative, innovante et audacieuse. BEZIERS POLITIQUE défend une conception optimiste de la société avec une part de rêves, une faculté permanente de rebonds, des ruptures fortes sur la fiscalité comme sur le train de vie des élus. La plupart des candidats en lice exposent des conceptions très punitives du pouvoir, pas une proposition de baisse de la fiscalité à l'exception de Robert Ménard, pas un changement majeur sur le fonctionnement des instances de pouvoir local.

Il y a deux conceptions totalement différentes. La liste qui gagnera en mars prochain sera celle qui sera capable de croire en une conception positive de l’être humain, le rôle de “médecin” de la collectivité pour panser les accidents de la vie.

Flickr_-_europeanpeoplesparty_-_EPP_Summit_October_2010__105_.jpgMalheureusement, celles d'Elie Aboud - avec ou sans Agnès Jullian - et de Robert Ménard sont dans des expressions de gendarme. Les mots clefs sont armement, convocations, punitions …

Jean-Michel Du Plaa semble très nerveux, refermé. Est-il contrarié par la prise de position publique d'Agnès Jullian à Elie Aboud ? Possible ? D'ici quelques semaines, il prendra les deux boucs émissaires des deux autres sections actives du PS local, et il les placera devant l'éternel, à l'entrée de la tente d'assignation. Les Zemmour et Chevalier permettront, avec son groupe, de se laver symboliquement de toutes ses fautes, de se purifier et de se sentir plus fort.

Aimé Couquet - Faire vivre le PCF ! - veut connaître les coûts des différents ateliers de campagnes des autres candidats et ce depuis ce fameux vendredi soir, où l’ancien président de la République est venu assister au concert de son épouse Carla Bruni. Il propose même que les frais engagés par l’association d’Agnès Jullian soit associés à ceux d’Élie Aboud, si elle le rejoint. L'idée est excellente.

Raymond Couderc préfère se battre avec Robert Ménard oubliant que ce dernier a vécu à La Devèze et qu'il sait mieux que lui ce qu'est la réalité de ce petit coin de Béziers. L'actuel maire de Béziers gagnerait à se faire oublier vu son bilan catastrophique et pas du tout rigolo ! Mais il est bien là, en embuscade, en vieux renard de la politique !

Mais rappelons-nous… notre ville s’enfonce tous les jours dans les dettes, l'actuelle gestion de l'équipe municipalité en place passe au second plan et la réputation de notre "belle endormie" est à jamais ternie... Béziers peut être pionnière d'une vie publique nouvelle.

Merci pour votre aide et pour votre soutien de plus en plus nombreux.

untitled_Tableau_intention_de_vote_municipales_de_mars_2014.bmp

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

- page 1 de 2