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jeudi, décembre 18 2014

Edito - Taxe Tobin : François Hollande est vraiment le grand ami de la Finance

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Bien sûr, je n’ai jamais cru le président alors candidat, quand il faisait de la finance son adversaire, quelques jours avant de rassurer la City. Malheureusement, sur le dossier de la taxe Tobin européenne, il démontre qu’il est, depuis qu’il est élu, l’un des meilleurs amis de celle qui était censée être son adversaire.

Histoire d’une trahison

Il faut remercier Marianne et Bruno Rieth, qui résume parfaitement l’incroyable histoire d’une trahison. Mais comment François Hollande a-t-il pu dire pendant la campagne électorale que « mon véritable adversaire, c’est le monde de la finance » avant de mener une telle politique ? Il faut dire que quelques jours après, il confiait au Guardian : « la gauche a gouverné pendant 15 ans, pendant lesquels elle a libéralisé l’économie et ouvert les marchés à la finance et à la privatisation. Il n’y a pas de crainte à avoir ». C’est le second texte qui faisait foi, comme le démontre Bruno Rieth dans Marianne. Depuis deux ans et demi, l’Elysée et Bercy ne cessent de défendre l’agenda des banques et de la finance.

Et quelle meilleure illustration que la position de la France sur la taxe Tobin. L’idée a trouvé une seconde jeunesse avec la grande crise, soutenue par Joseph Stiglitz, qui y voit un moyen de réguler la finance mais aussi de davantage la faire contribuer à la collectivité, motivation qui semble d’autant plus juste aujourd’hui que les Etats ont déversé des milliards pour la sauver et qu’ils accumulent les déficits. Même l’Union européenne, pourtant souvent influencée par les intérêts des multinationales, a fini par y céder et pousser un projet, farouchement combattu par le Royaume-Uni et les banques. Si la France fait partie du groupe de onze pays qui avancent, elle semble y être pour ralentir le mouvement et en réduire la portée.

Dépasser la droite par la droite

De manière assez extraordinaire, le PS tempère donc le projet lancé en 2011 par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ! Malheureusement, rien de bien surprenant si on s’en réfère aux propos de Pierre Moscovici à l’été 2013, qui jugeait les projets de la Commission, pourtant guère interventionniste, « excessifs ». Quand mettre un membre du PS à la Commission semble alors la droitiser… Depuis, Michel Sapin vend le projet comme une révolution alors qu’il s’agit d’un pétard mouillé. Le diable étant dans les détails, l’Union européenne avance avec un projet dérisoire qui taxe dix fois moins les dérivés que les actions et les obligations (on se demande bien pourquoi ?), puis qui finit par en exonérer plus de 95 % de toute taxe !

Et même ce projet croupion déclenche de l’urticaire au monde financier, dont l’opinion est bien relayée par The Economist, vent debout contre cette idée, surtout quand elle semble pouvoir s’appliquer aux échanges faits depuis Londres. Pas de problème : il semble, paradoxalement, suffire de passer par Paris pour porter l’estocade comme ce projet nain pour encore en retarder la portée et la possible application. Il faut noter que les sociaux-démocrates allemands, pourtant guère révolutionnaires jugent « essentiel que tous les dérivés soient inclus car le trading international de dérivés a désormais atteint un volume d’environ douze fois le PIB mondial ». Les enfants de Schröder plus interventionnistes que François Hollande !

C’est ainsi que le PS suit l’agenda des multinationales en baissant les cotisations sociales et en flexibilisant le travail, et ne remet pas en cause le laisser-faire financier. Un grand homme aurait dit qu’il « n’aimait pas les socialistes, parce qu’ils ne sont pas socialistes ». 50 ans après, ceci semble encore plus vrai.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mercredi, décembre 17 2014

Edito - L’effarante visite de Moscovici dans la chaudière grecque

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Lundi, Pierre Moscovici est venu soutenir le gouvernement de droite, deux jours avant un vote décisif. Une visite révélatrice de ce qui ne va pas dans cette Europe, entre le soutien à des politiques en échec depuis des années, et la récompense de l’incompétence et indistinction politique.

La prime à l’incompétence et l’indistinction ?

On ne dira jamais assez à quel point il est effarant que Pierre Moscovici soit devenu commissaire européen à l’économie cette année. Voici un ministre, qui, en 2012, annonçait que le déficit budgétaire de la France atteindrait 3 % du PIB en 2013. Un an après, soldant l’échec de la politique qu’il avait mise en place, qui prolongeait celle du gouvernement précédent, notamment pour les hausses d’impôts, il annonçait que finalement, il faudrait attendre deux ans de plus. Un peu plus d’un an plus tard, son remplaçant, Michel Sapin, a de nouveau repoussé l’échéancier de deux ans. Bref, ce qu’il annonçait pour 2013, le serait en 2017. Et encore, la majorité aura le temps de changer d’ici là…

Quelle légèreté et quelle inconscience de l’avoir nommé à un tel poste ! Lui, qui a échoué en France, doit maintenant guider l’Europe entière ! Toujours aussi incroyable, le voici qui va soutenir l’équipe au pouvoir en Grèce quelques jours à peine avant des élections présidentielles décisives. Non seulement cela pose un problème de crédibilité quand la Commission demande quoique ce soit au pays, mais le soutien, par un commissaire étiquette à gauche d’un gouvernement largement dominé par la droite, renforce encore l’indistinction grandissante entre ce qu’on appelle la gauche et la droite de gouvernement en Europe. Dans un sens, cela clarifie sans doute le débat politique, mais malheureusement, cela profite aussi assez souvent, mais pas toujours heureusement, à des partis extrémistes.

Athènes au bord de la rupture ?

Déjà, en 2012, les élections législatives avaient été extrêmement serrées, Nouvelle Démocratie l’emportant d’extrême justesse devant Syriza, dont le programme, peu compatible avec le cahier des charges de la troïka, avait tout pour ouvrir la voie à une issue argentine, et provoquer une sortie de la Grèce de la monnaie unique. L’élection présidentielle anticipée, qui devait initialement se tenir en février 2015, créé une situation difficile car elle nécessite une majorité de 180 députés sur 300, que n’a pas la majorité actuelle, qui devra recruter hors de ses rangs. Sans cela, cela provoquerait des législatives anticipées, qui pourraient alors être gagnées par Syriza, actuellement en tête dans les sondages.

Mais dès lors, pourquoi le Premier Ministre a accéléré l’agenda ? Et s’il jouait simplement la surprise pour renverser une situation perdante ? Il a récemment durci le ton à l’égard de la troïka, refusant de nouvelles coupes, mais il s’agit peut-être d’une simple posture destinée à rassembler les voix nécessaires pour son candidat à la présidence de la République… Dans ce cadre, difficile de savoir quelle sera l’influence des interventions de Pierre Moscovici et de Jean-Claude Juncker, qui a indiqué qu’il souhaitait que « la Grèce soit gouvernée par des gens qui aient un regard et un cœur pour les pauvres gens en Grèce (…) mais aussi qui comprennent la nécessité des processus européens ».

Le scrutin de mercredi permettra de comprendre comment les élus Grecs ont perçu les interventions de la cette Commission, qui s’immisce déjà tellement dans la direction politique du pays. Soit elle aura soudé et renforcé l’opposition à sa politique, soit la peur du vide lui permettra de passer en force.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, octobre 25 2014

Edito - Budget : La Commission européenne ne fait que rappeler la règle du jeu

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Hier, François Hollande et Matteo Renzi fulminaient contre la Commission européenne qui avait osé leur adresser une lettre les invitant à rectifier leur projet de budget. Atteinte intolérable à la souveraineté nationale ! Sauf que la Commission se contente de mettre en œuvre les procédures… adoptées par les dirigeants politiques des États européens. C’est en effet très clair : au fil du temps, les États ont créé un système donnant compétence à la Commission pour les réguler. François Hollande et Mattéo Renzi, sont deux souris prises au piège qu’elles ont inventé.

Tout part du traité de Maastricht… en 1993

Pour instaurer la monnaie unique, il fallait que les économies nationales, déjà très interdépendantes, aillent dans le même sens. Le traité de Maastricht a ainsi créé le « pacte de stabilité et de croissance » fixant des critères de convergence des économies, avec un déficit public fixé à 3 % du PIB et une dette publique brute à 60 % de la richesse nationale. Ce pacte prévoyait des sanctions en cas de non-respect… Hahaha…

L’étape suivante a été la création d’un calendrier, permettant une concertation véritable pendant la la préparation des budgets. C’est le fameux « semestre européen » : on fixe un point d’étape tous les six mois, et on dote la Commission d’un bel outil, neutre, l’examen annuel de croissance (EAC), qui permet de rectifier les prévisions, souvent trop optimistes, des gouvernements. Fin 2012, dans son EAC, la Commission européenne proposait cinq priorités : assainissement budgétaire différencié propice à la croissance ; promotion de la croissance et de la compétitivité ; lutte contre le chômage et les conséquences sociales de la crise, rétablissement de conditions normales d’octroi de crédits à l’économie ; modernisation de l’administration publique. Donc chaque État va à sa guise, mais respecte le cadre qu’il a confié à la Commission de fixer.

« Six pack » et « two-pact »

C’était bien, mais trop mou du genou, comme l’ont montré les crises grecque et portugaise. Les politiques ont adopté deux ensembles de textes, le « six pack » en 2012 et le « two-pack » en 2013. Chaque fois, on trouve : l’initiative du Conseil européen – l’organe politique de l’Europe –, le vote des parlements nationaux, et le vote du parlement européen. La Commission qui ne prend pas le melon : elle applique les textes que les politiques ont adoptés.

Le « six pack » permet à la Commission de demander des corrections aux projets de budgets, et inclut un volet répressif, autorisant la Commission à lancer, après deux rappels, la procédure dite « d’application rigoureuse ». Dans ce cas, l’État doit verser une garantie portant intérêt, et le texte organise un système pour que le Conseil européen ne puisse s’opposer à ces sanctions. Toujours le même jeu : les États se méfient d’eux-mêmes, et renforcent les pouvoirs de la commission.

Le « Two Pact » est entré en vigueur le 30 mai 2013, donc hier. Il prévoit un suivi très intrusif, et des sanctions.

Les États doivent adoptent leur projet de budget avant le 15 octobre. La Commission examine alors ce projet et émet un avis avant le 30 octobre, pouvant demander des modifications. La Commission diffuse les projets pour que chaque État soit informé et puisse faire pression sur les vilains canards qui pataugent à plus de 3 %. Le débat dure un mois, jusqu’à la fin novembre. Par ailleurs, pour éviter la gonflette des prévisions de croissance, les États doivent se fonder sur des prévisions de croissance indépendantes et soumettre son budget à un organisme indépendant de contrôle budgétaire. En France, a été créé le Haut Conseil des Finances publiques… lequel s’est prononcé, en disant que le budget n’était pas sincère.

Comme si ça ne suffisait pas, les États ont adopté le pacte budgétaire inclu dans le Traité sur la stabilité, la gouvernance et la coopération (TSCG), qui prévoit que les États doivent disposer de budgets équilibrés, une « règle d’or » européenne qui doit devenir réalité en 2018, avec des sanctions financières à la clé. Wahou…

Bilan ? L’État reste souverain, et le Parlement vote le budget qu’il veut. Mais c’est une crise politique ouverte si un État fait un bras d’honneur… aux règles qu’il a lui-même créées, et qu’il devrait respecter de lui-même par honneur pour sa signature.

Le cas de la France

La France fait partie des 8 pays placés « sous procédure de déficit excessif », car trop loin des 3 %. Elle propose 4,3 % de déficit public en 2015 et un passage sous la barre des 3 % reporté à 2017, les deux chiffres étant irréalistes.

Jyrki Katainen, commissaire européen aux affaires économiques et monétaires, a écrit François Hollande :

«Je vous écris pour vous demander les raisons qui ont conduit à ce que la France prévoit de dévier des objectifs budgétaires fixés par le Conseil, en ce qui concerne à la fois le déficit public général, et l’ajustement de l’équilibre structurel en 2015. Je voudrais également savoir comment la France prévoit de se conformer à ses obligations de politique budgétaire en 2015, conformément au pacte de stabilité et de croissance.

«A partir de la proposition française, il ressort que l’ébauche de proposition budgétaire ne prévoit pas de ramener le déficit public global sous la barre des 3% du PIB définie par les traités d’ici 2015, qui correspond à la date butoir fixée par le Conseil dans ses recommandations du 21 juin 2013 – avec l’objectif de mettre fin à la procédure de déficit public excessif pour la France».

«D’après notre analyse préliminaire, l’ajustement du déficit structurel devrait ressortir à un niveau bien inférieur au niveau recommandé. Dès lors, tout porte à croire que l’ébauche de programme budgétaire pour 2015 prévoit de manquer aux obligations budgétaires qui découlent des recommandations du Conseil, sous la procédure de déficit public excessif».

Le dialogue va se poursuivre. Si la Commission n’est pas convaincue, elle rendra un « avis négatif ». Hollande pourra répondre « Je m’en tape, le Parlement est souverain », ce qui est exact. Mais la Commission ne fait que rappeler à la France les règles que la France avait estimées nécessaire pour tenir l’économie.

Au lieu de taper sur la Commission, qui ne fait que son travail, François Hollande et Mattéo Renzi – s’ils avaient un peu de courage politique – devraient ouvrir des discussions au sein du Conseil européen pour modifier les règles, dégager le « Six pack », le « two-pact » et le pacte budgétaire inclu dans le Traité sur la stabilité, la gouvernance et la coopération (TSCG). Là ce serait assumer,… quitte à payer le prix. Mais protester contre la règle sans demander que la règle change, c’est nul.

Chiche ?

Le Rédacteur en cgef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, septembre 15 2014

Edito - L’incroyable second report de l’objectif de réduction du déficit de 2015 à 2017

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La semaine dernière, Michel Sapin a annoncé que le déficit budgétaire pour l’année 2014 sera à 4,4 % du PIB, contre 3,8 % prévu, plus qu’en 2013, du fait de l’absence de croissance et de la très faible inflation. Il a aussi annoncé vouloir repousser l’objectif d’atteinte des 3 % de 2015 à 2017.

L’incroyable révision des objectifs

Le psychodrame budgétaire de la dernière semaine est absolument effarant. En 2012, lors de la campagne présidentielle, François Hollande, comme Nicolas Sarkozy, avait annoncé l’objectif de réduire le déficit à 3 % du PIB en 2013. Les deux finalistes ne se distinguaient que par l’horizon auquel ils pensaient pouvoir atteindre un déficit nul, 2016 pour l’un, 2017 pour l’autre. Du coup, assez logiquement, François Hollande a mené une politique budgétaire assez proche de celle de son adversaire, à base de hausses d’impôt (près de 30 milliards en 2012, comme en 2011) et de coupes dans les dépenses. Malheureusement, PS comme UMP ont négligé les leçons désormais même admises par le FMI.

En effet, la réduction des déficits, qu’elle passe par des hausses d’impôts ou coupes de dépenses, pèse fort sur la croissance, au point de compromettre la réduction des déficits, comme l’avait anticipé Jacques Sapir à l’automne 2012. Résultat, en mai 2013, devant l’évidence, Pierre Moscovici avait été contraint de négocier avec nos partenaires européens un report de l’objectif d’un déficit à 3% du PIB de 2013 à 2015. En réalité, le déficit atteint alors 4,3 %, ce qui en dit long sur l’échec de la politique menée. Il est donc totalement effarant de constater qu’à peine 16 mois plus tard, le gouvernement constate à nouveau l’échec de sa politique et se retrouve contraint de demander un nouveau report de deux ans.

Ce que cela dit du gouvernement

L’épisode de la semaine dernière n’est pas glorieux. On peut dire que cela donne de l’air au gouvernement, qui serait dans une position bien difficile s’il devait réduire le déficit de 1,4 points du PIB l’an prochain et qui sera sans doute plus confortable pour le faire en trois ans, même si la théorie des coefficients budgétaires implique que cette réduction devrait nous coûter entre 1,5 et 3 points de PIB… Mais cette seconde révision, outre le fait de curieusement valider ce qu’a dit Arnaud Montebourg il y a quelques jours et qui lui a coûté son poste alors même que ce que dit Michel Sapin aujourd’hui n’est pas très différent, démolit plus encore la crédibilité de l’équipe au pouvoir, qui n’en avait pourtant vraiment pas besoin.

Quelle confiance donner à ces amateurs de la gestion du budget, qui découvrent en mai 2013 que l’objectif pour l’année ne sera pas tenu, et pas à la marge, puisque le déficit a été 40 % supérieur à la prévision ! Et à peine 16 mois plus tard, ces mêmes amateurs repoussent à nouveau de deux ans l’objectif de 3 %. Ce qu’ils étaient censés atteindre en 2013 le serait en 2017 !!! Encore plus effarant, Pierre Moscovici, ministre de l’économie de 2012 à 2014 est promu au même poste dans la Commission Européenne ! Et que dire de ces chiffons de papiers qu’on appelle traités européens, sans cesse foulés aux pieds par des dirigeants dont le moins que l’on puisse dire est qu’ils semblent totalement irresponsables.

Comment croire en 2014 un gouvernement qui dit qu’il tiendra en 2017 ce qu’il disait tenir en 2013 il y a 18 mois ? L’impasse, décrite par Patrick Artus, démontre la faillite complète de François Hollande. Et elle pourrait avoir des conséquences sur la teneur du débat politique à venir, pas forcément positives.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, juin 19 2014

Edito - Etats-Unis - Russie : c'est l'inversion des valeurs auxquelles nous étions habitués !

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Lors de son entretien à Europe 1 et TF1 le 4 juin, Vladimir Poutine a déçu une partie de la presse française car ses propos étaient en contradiction avec la caricature qu’ont fait de lui certains médias français, selon Ivan Blot :

"Ils voulaient voir un dictateur impérialiste et ont entendu un président démocrate et patriote. La déconvenue de ces journalistes russophobes montre qu’ils sont des hommes rivés sur le passé. Dans le passé, les États-Unis étaient une puissance conservatrice libérale et chrétienne, l’URSS était une dictature communiste athée. Les États-Unis étaient les libérateurs de 1944 face à l’occupation allemande. L’URSS, bien qu’ayant été l’ennemi principal d’Hitler, était surtout la puissance d’occupation de l’Europe de l’Est, enfermée derrière le rideau de fer.

Aujourd’hui, tout s’est inversé et il est difficile de changer ses habitudes de pensée. La Russie est une puissance conservatrice, libérale et chrétienne. Les États-Unis exportent de plus en plus au nom des droits de l’homme déformés, une idéologie égalitaire dogmatique qui s’oppose à la famille, à la religion et à la patrie, en tous cas dans tous les pays étrangers. Ils ont introduit ou contribué à introduire le chaos en Irak, en Afghanistan, en Lybie, voire en Syrie, avec des interventions militaires désordonnées, justifiées par des mensonges comme en Irak ou des interprétations frauduleuses de décisions de l’ONU comme en Lybie.

C’est l’inversion des pôles : la Russie est dans le camp de l’ordre et de la paix, les USA dans le camp des révolutions et des coups d’État voire des guerres.

Pourtant, des journalistes et des hommes politiques veulent continuer de voir dans la Russie une dictature impérialiste comme l’URSS d’autrefois.Hillary Clinton s’est permis des comparaisons entre Poutine et Hitler, ce qui est une ignominie mais aussi une stupidité : à ce compte, c’est comme si l’on accusait madame Angela Merkel d’être une communiste autoritaire sous le prétexte qu’elle a fait partie du dernier gouvernement communiste d’Allemagne de l’Est.

Pour l’Europe, c’est la même chose. L’Union européenne a été créée sur un modèle non démocratique mais bureaucratique, celui des agences fédérales américaines créées par Roosevelt. Aujourd’hui, le monopole de la proposition des lois par la Commission de Bruxelles, le cumul en son sein des tâches législatives et exécutives ne se justifient plus, (...)

En économie, c’est la même chose. Beaucoup de politiciens et fonctionnaires français ont été formés à l’École nationale d’administration (ENA) qui, sur le plan de l’enseignement de l’économie, avait 30 ans de retard, restant à Keynes et ignorant les économistes plus modernes comme Hayek. Résultat : on a les impôts les plus décourageants du monde, un interventionnisme brouillon de l’État et des réglementations archaïques. (...)

Notre système de formation des élites en sciences sociales est archaïque et beaucoup d’hommes politiques français vivent encore sur des vieilles idées diplomatiques ou économiques des années 1950. (...)"

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, mai 8 2014

Edito - L'Union européenne réglemente le droit d'utiliser un escabeau !

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Après avoir normalisé la contenance des chasses d'eau, l'Union européenne règlemente le droit d'utiliser un escabeau ! Le principe « primum non nocere », à savoir « d’abord ne pas nuire » est un concept totalement inconnu dans ces sphères. Eux sont intelligents. Nous, nous sommes tous des cons dont on doit « prendre soin » à notre insu !

"On n’a plus le droit d’utiliser des escabeaux. La première raison c’est qu’en ces temps d’élections européennes, il est passionnant de voir nos parlementaires et autres mamamouchis bruxellois dans leurs œuvres. Cela vous inspirera vraisemblablement pour voter, ou pas ! La deuxième raison c’est que l’on nous rabâche l’idée du choc de simplification, or cela permet de bien comprendre pourquoi jamais le choc de simplification ne simplifiera jamais rien.

C’est donc un article du Parisien qui revient sur la colère de nos arboriculteurs suite à la transposition en droit français de la dernière directive européenne concernant la façon dont on doit monter dans les arbres pour ramasser les fruits… C’est vrai que plus il y a de normes et de règles mieux on se porte, le tout mâtiné de la bêtise crasse de quelques fonctionnaires parisiens qui n’ont jamais dû monter dans un arbre pour cueillir un fruit. Un fruit c’est quoi d’ailleurs ?

« Une transposition du droit européen dans le Code du travail effective cette année interdit désormais les échelles, escabeaux et marchepieds comme postes de travail permanents aux moins de 18 ans »... Là, je dois vous avouer que je me suis bien marré. (...) Bref, selon la loi européenne, le vieux handicapé comme moi peut aller cueillir ses pommes en escabeau alors que sans souplesse il est presque sûr de finir avec un accident du travail, et le jeune, en pleine forme évidemment, fait pour ce genre de tâches… lui, n’a plus le droit de travailler…C’est évidemment stupide et absurde. ...

« Le cueilleur de pommes est assimilé à un élagueur-voltigeur, c’est absurde », pointe Luc Barbier, exploitant à Hoëville (Meurthe-et-Moselle) et président de la Fédération nationale des producteurs de fruits (FNPF) ». Là aussi, j’ai franchement rigolé. Les types qui ont pondu cette perle n’ont jamais vu la tête du moindre pommier d’arboriculture. Pour information, un pommier dans un champs de pommiers ne mesure pas 20 mètres de haut… Justement, il est taillé pour deux raisons. La première, pour que tout soit ramassable avec un simple escabeau justement, la deuxième parce qu’un arbre très taillé va permettre un meilleur rendement pour la production de fruits… ...

« Le texte a été mis en place en catimini, par un fonctionnaire qui s’est basé sur des statistiques, sans doute pour protéger les salariés du BTP, se lamente Thierry Moisy, qui produit 600 t de pommes par an à Saint-Paterne-Racan (Indre-et-Loire). Mais ce technocrate n’a pas mesuré l’impact dans les vergers, où l’escabeau constitue un outil quotidien. » Mon cher Thierry, c’est le propre du technocrate. Aucune utilité, que de la nuisance.Le principe « primum non nocere », à savoir « d’abord ne pas nuire » est un concept totalement inconnu dans ces sphères. Eux sont intelligents. Nous, nous sommes tous des cons dont on doit « prendre soin » à notre insu !

« Les conséquences sont nombreuses. « Je n’emploie plus aucun mineur », dit Pascal Clavier, arboriculteur à Saint-Martin-d’Auxigny (Cher) sur 50 ha, qui ne sait pas encore comment il s’organisera cet été. Les moins de 18 ans de la région avaient là un moyen de se constituer un petit pécule l’été. ''« Pour eux, c’est fini. En 2010, ils représentaient encore un quart des saisonniers »…'' Sans blague ! Du coup, plus de gamins dans les champs pour gagner quelques sous, ce qui permet soit d’arrondir les fins de mois d’une famille en galère, soit au gosse de financer ses études ou ses loisirs, sans oublier le fait que le chômage des jeunes ce n’est pas bien. (...)

Franchement, on rigole bien dans ce pays. Je ne vous raconte pas le prix de la pomme chez votre fruitier lorsqu’elle sera ramassée par un jeune de 17 ans, harnaché sur une nacelle à 30 000 euros… 75 € le kg de Golden… À ce prix, c’est de l’or ! (...)

C’est juste le message qu’il faut délivrer à tous ces crétins de technocrates mamamouchesques. Foutez-nous la paix. Laissez-nous faire. Nous, les crétins d’en bas, on est vraiment tous très cons, je vous le confirme, j’en fais partie mais en général on sait compter, et lorsque l’on est confronté à un problème, on s’adapte. (...)"

Le Rédacteur de BEZIERS POLITIQUE

Edito - Jolie petite magouille pour l’andouille dénommé Pierre Moscovici

4004019.jpgLa déroute électorale des municipales devait beaucoup à l’échec économique, et le ministre de l’économie a donc été viré. Mais que faire d’un tel prétentieux, prêt à répandre ses aigreurs si on ne lui trouve pas un autre poste à la hauteur de son talent ? François Hollande a fait une jolie promesse à son chouchou : « Ferme ton sifflet, et tu seras commissaire européen ». Ce sera donc très rigolo de voir celui qui n’a pas su respecter les objectifs européens expliquer maintenant à la France comment il faut faire.

Cette première rigolade se combine avec une seconde : si Pierre Moscovici est nommé à Bruxelles, il va devoir abandonner son mandat de député du Doubs, poste qu’il vient de retrouver après son éjection du gouvernement. Il faudra donc faire une élection législative partielle, et malgré la réussite exceptionnelle de Mosco, tout montre que la circonscription serait perdue.

Ah, me direz-vous, une plus, une de moins... Non, celle-ci compte beaucoup, car Cécile Duflot est également redevenue parlementaire, et comme son suppléant était PS, ça fait un de moins au groupe PS et une de plus au groupe EELV, avec cette précision que le groupe PS n’a plus désormais la majorité absolue qu’à une voix. Donc si la circonscription de Pierre Moscovici passe à Droite, le PS n’a plus la majorité à lui seul, et il doit toujours composer... Ajoutez les 41 députés PS qui ont refusé de voter la confiance à l’erreur historique qu’est Manuel Valls... Ajoutez aussi le Sénat qui va repasser à Droite en septembre… Ça serait chocho pour tenir encore trois ans.

Donc, on garde Pierre Moscovici député et tant pis pour le joli poste à Bruxelles ? Ah non, le pilier du Café de Flore en serait tout fâché…

D’où cette combine, parfaitement minable : par arrêté de Valls du 5 mai (JO du 6 mai 2014, p. 7716), Pierre Moscovici a été chargé d'une mission de six mois auprès du PM. Écoutons ce cornichon : « Le Premier ministre m'a confié une mission parlementaire pour six mois, sur la contribution des politiques européennes à la croissance et à l'emploi, bien sûr à l'échelle européenne, aussi à l'échelle française, ainsi que sur la manière dont les agents économiques, et notamment les entreprises, pouvaient s'approprier ces politiques ».

Deux gros avantages.

Lorsqu’un parlementaire est nommé sur une mission de six mois (Code électoral, art. LO-144), son suppléant devient député de plein exercice (Code électoral, art. LO-176). Ouf, pas de législative partielle, et le PS garde sa majorité absolue.

Le second est que cette mission, totalement bidon, va permette à Pierre Moscovici de faire campagne pour son poste, en visitant les capitales européennes et tout ce qui lui plaira, bien payé, et tous les frais à la charge de la République.

Pendant ce temps, on trouvera une triplette de tricards de France-Pipeau pour rédiger un rapport tout aussi bidon, que signera Pierre Moscovici, pour camoufler sa supercherie.

Vraiment, ce sont des petits, des tout petits...

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, mai 4 2014

Edito - Le principe de subsidiarité dans l'Union européenne

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La pratique du principe de subsidiarité : L’UE s’est construite sur le principe de la subsidiarité qui veille à ce que l’unité de l’ensemble ne se fasse jamais au détriment de la légitime responsabilité des états membres, ni de leurs traditions respectives. Ce principe édicte que toute chose doit être faite au niveau le plus local possible, réservant à l'échelon européen ce qui ne peut pas être bien fait aux échelons nationaux, régionaux, locaux.

Or, dans les faits, l’Union européenne se construit contre le respect du principe de subsidiarité qu'elle a elle-même édicté.

La souveraineté est grignotée par l’Union européenne, dont le fonctionnement n’est pas vraiment démocratique.

En effet, les députés élus au Parlement européen n’ont pas, comme en France, le pouvoir de déposer des propositions (mais uniquement des rapports).

C’est la Commission européenne, composée de membres non élus mais nommés par les chefs de gouvernement, qui a le pouvoir d’initier un texte règlementaire.

Et elle ne s’en prive pas.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, mai 1 2014

Edito - La France, désert industriel ?

tumblr_n3kmxpJcYA1rq9e04o1_500.jpgUne Allemagne centre industriel de l'Europe, une France jardin de tourisme pour les retraités allemands. Hitler l'a rêvé.

L'Union européenne le réalise.

Soumis aux règles de Bruxelles qui interdisent de soutenir nos industries, les pouvoirs politiques UMP hier et PS aujourd'hui n'ont aucune stratégie industrielle. Les fleurons de notre industrie tombent les uns après les autres: Péchiney, Usinor-Arcelor, récemment Lafarge et aujourd'hui Alstom...

Comment nos élus peuvent-ils accepter cela ?

Ils acceptent cela comme ils ont accepté de trahir les Français, leurs électeurs, qui avaient pourtant voté en 2005 à 55% contre le traité de Lisbonne !

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, avril 13 2014

Edito - De la très grande importance des élections européennes

Viviane_Reding.jpgViviane Reding, Commissaire européenne: « Les gens doivent se rendre compte du pouvoir qu’ils accordent au Parlement européen, car c’est lui qui vote les lois qui seront appliquées dans chacun des États membres de l’Union Européenne. »

80% des lois qui s'appliquent dans notre pays ont été décidées par la Commission européenne et votées par le Parlement européen.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, mars 7 2014

Edito - La France sous tutelle de Bruxelles ?

blog_-mensonges_du_pere_Hollande-PS-2.gifLa France sous tutelle de Bruxelles ?

... et ayant écrit le titre, je précise aussitôt : « de Bruxelles, donc de la Commission européenne (1) qui applique les textes (2) adoptés par les dirigeants politiques, réunis au sein du Conseil européen (3), avec le rôle proéminent dans l’adoption de ces textes de la France qui, comme toujours, entend faire la leçon au monde ». Bref, la France a fixé de règles gaillardes qu’elle ne peut respecter.

Petit rappel, donc…

Après l’ouragan de la crise financière, le Conseil européen avait justement dit qu’à partir du moment où les économies européennes sont interdépendantes, il faut qu’elles évoluent de manière proche et dans la sincérité des chiffres. Le Conseil a demandé à la Commission de mettre en place un système pour vérifier que les politiques nationales s’inscrivent dans les objectifs européens communs, et si tel ou tel pays laisse filer ses comptes, on pourra le passer sous une direction européenne, permettant de réformer la politique nationale pour l’inscrire dans la cohérence européenne. Vous pouvez trouver ça bien ou horrible, mais en attendant, ce sont les choix faits par nos valeureux dirigeants politiques. Une tutelle de la Commission, c’est plus cool qu’une tutelle de Poutine, mais bon… c’est le début de la fin.

La France dans les choux

Hier, la Commission a publié son rapport (4) de début d’année. Il y a du bon et du moins bon, mais des pays basculent dans le rouge. Leur politique n’est pas crédible, car ils perdent sur tous les tableaux, et la Commission les place sous « surveillance renforcée » jusqu’à juin, en se préparant à prendre ensuite les commandes. C’est le dernier avertissement «?sur le risque de non-respect de l’objectif budgétaire recommandé ?», et après c’est la tutelle.

blog_-Closer-Gayet_et_Hollande_Une-dec2014.JPGCes pays sont la France, la Croatie, la Slovénie et l'Italie. Ces mauvais élèves doivent prendre des mesures correctrices afin de «s’efforcer de se conformer pleinement à la recommandation du Conseil ?».

La maison n’est pas tenue

On retrouve l’histoire du déficit ramené sous les 3 %, qui pour la France sera explosé en 2014 et 2015, pour atteindre 4%, ce alors que la France avait déjà obtenu deux ans de délai complémentaire... Que dit la Commission, chiffres à l’appui ? « Le déficit commercial, qui ne cesse de se creuser, reflète la perte continue des parts de marché à l'exportation. Malgré les mesures prises pour favoriser la compétitivité, jusqu'à présent, le rééquilibrage est limité. Le coût du travail reste élevé et pèse sur les marges des entreprises. » S’agissant de la dette, le risque est que la France se retrouve « exposée à des turbulences sur les marchés financiers, qui auraient des retombées sur l'économie réelle ».

A la fin de l’automne 2013, la Commission avait fait semblant de croire au projet de budget, mais elle constate aujourd’hui que la France ne tient pas les objectifs auxquels elle s’est engagé. C’est fâcheux, et ça ramène à peu de chose les beaux discours pro-européens. Ce qui n’empêchera pas cette cohorte de cornichons de mener une fervente campagne pour les élections européennes. Avec en figure de proue, la vipère Peillon qui, se sachant bientôt viré, a négocié une place éligible au Parlement européen. A ce stade, ce sont des traitres.

(1) http://ec.europa.eu/index_fr.htm

(2) http://europa.eu/rapid/press-releas...

(3) http://www.european-council.europa....

(4) http://ec.europa.eu/economy_finance...

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, février 4 2014

Edito - Les États-Unis et l'UE sur le point de contrôler tout ce que nous pouvons voir et faire sur Internet !

billet.jpgLes États-Unis et l'Union européenne sont sur le point de donner aux plus riches entreprises le droit d'accélérer l'affichage de leurs contenus, tout en ralentissant ou en bloquant tous les autres. Le Parlement européen menace d'adopter une législation qui autorise les fournisseurs d'accès à tailler en pièces Internet et contrôler ce que nous voyons.

Les 1% les plus riches pourraient désormais contrôler pour toujours ce que nous voyons sur le web.

C'est l'apocalypse de l'Internet tel que nous le connaissons.

C'est la fin de la promesse démocratique de l'autoroute de l'information pour tous qu'avaient imaginée les pionniers du world wide web.

A l'heure où les médias du système sont aux ordres, Internet reste encore à ce jour le seul espace de liberté.

Aujourd'hui, la neutralité du Net est en danger.

Cliquez sur votre droite dans la rubrique "Liens" pour rejoindre la mobilisation maintenant.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, janvier 13 2014

Edito - La Commission européenne est au travail !

litiere1.jpgNormaliser la contenance des cuves de WC dans l'Union. Après 3 ans de recherches, la Commission a trouvé la solution, et vient de l'exposer dans un rapport de 122 pages : ce sera 5 litres pour l'évacuation dans les toilettes et 1 litre pour les urinoirs. "122 pages pour ça ?"

On vous rassure, le rapport ménage d'autres scoops, allant jusqu'à compter le nombre de WC et lieux d'aisance par pays de l'Union. On découvre ainsi que les Français sont les Européens qui partagent le plus leurs toilettes (0,65 WC/hab), alors qu'Allemands et Espagnols sont les plus perso à cet égard (0,94 et 1,04). Tout cela est fascinant !!!

On croit rêver en songeant que des gens payés plus de 10.000 € par mois (avec notre argent) s'occupent plus de ces problèmes de toilette que du chômage en Europe... Ce sont les mêmes qui se réunissent pour définir le calibre des bananes... Pensez-y quand vous voterez aux élections européennes !

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE