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mercredi, janvier 28 2015

Edito - Le Trombinoscope prime Briois, Bartolone boycotte la remise des prix

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Le prix du Trombinoscope, annuaire des principaux acteurs de la vie publique, est attribué depuis 23 ans.

Le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone (PS) refuse de participer mardi soir à la remise des prix politiques du Trombinoscope en raison du prix «de l’élu local de l’année» décerné au maire FN d’Hénin-Beaumont, Steeve Briois, a-t-on appris dans son entourage.

Le jury a désigné Manuel Valls comme «personnalité politique de l’année», Ségolène Royal «ministre de l’année», Emmanuel Macron «révélation politique de l’année», et Steeve Briois comme «élu local de l’année».

«On sait désormais qui remportera le prix du sectarisme en 2015», a répondu l’élu frontiste dans un tweet. «Ça appelle à "l’union nationale", mais ça boude quand un maire FN est "élu local de l’année" : «Bartolone zéro pointé de l’année !», a ajouté un autre vice-président du FN, Florian Philippot.

Source: : Libération

jeudi, décembre 11 2014

Edito - Lionel Jospin : un grand juriste intègre le Conseil constitutionnel

FRANCE-POLITICS-JOSPIN

Lionel Jospin n’a jamais étudié le droit, et ne l’a jamais pratiqué. Il n’est ni juge, ni avocat, ni enseignant en droit. Il n’a jamais publié un texte juridique, et on ne sait même pas s’il sait lire un ouvrage de droit. On est sûr en revanche qu’il ne sait faire une recherche de jurisprudence sur Legifrance, ou même trouver la page publiant la jurisprudence du Comité des droits de l’homme de l’ONU. Fait-il la différence entre la Cour de Justice de l’Union européenne et la Cour européenne des droits de l’homme ? C’est possible, mais est-il capable d’écrire une ligne cohérente sur les rapports entre les jurisprudences de ces deux cours européennes et celle du Conseil constitutionnel ? Une blague… Ça serait une note éliminatoire, avec corvée de chiottes en prime.

C’est donc ce grand expert ignorant qui intègre le Conseil constitutionnel, nommé par la grâce de son vieil ennemi interne au PS, Claude Bartolone. Trotskiste planqué, leader « socialiste » célèbre pour avoir amené Jean-Marie Le Pen au second tour, et avoir déserté ses troupes devant la défaite.

D'accord, tout n’est pas négatif : l’austère qui se marre va récupérer 10 000 € par mois, et c’est un bon signe pour la relance de l’économie sur l’Ile de Ré.

Mais quel est le vrai problème ?

Le vrai problème est qu’il y a un besoin urgent de renationaliser les droits fondamentaux, pour s’extraire de la toute-puissance de la Cour européenne des droits de l’homme. Cette Cour, de plus en plus touche à tout et inconstante, a un mérite qu’on doit lui reconnaître : elle ne cesse rappeler que le juge national est le mieux placé pour apprécier les données nationales, et qu’elle n’exerce qu’un contrôle des principes. Sauf que si le juge national est nul,… c’est elle qui contrôle tout.

Nous sommes donc condamnés à garder longtemps encore cette plaie : une juridiction suprême, qui ne regroupe pas des juges expérimentés, nommés par une procédure incontestable, mais des hommes politiques nommés par leurs copains. C’est absolument consternant.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, février 8 2014

Edito - V° République : A quoi sert un député ?

Untermaier_Cecile.jpgComme vous toutes et vous tous, je suis passionné par la vie politique : les vieux principes de la démocratie athénienne appliqué à nos sociétés qui cherchent à construire leur unité par le dialogue, et en se pétant chaque jour les défis de demain.

Notre Constitution

Chez nous, la base est l’article 3 de la Déclaration des droits de l’homme de 1780 : « Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation ».

Le président de la République (Article 5 de la Constitution), c’est le grand chef à grandes plumes, élu par une majorité mais devenant aussitôt, par sa hauteur de vues, le garant des droits de tous. C’est la vigie de la République :

« Le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'État ».

« Il est le garant de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire et du respect des traités ».

Ce n’est pas le genre à s’immiscer dans les affaires contingentes, et encore moins dans celles d’un groupe politique.

Le gouvernement, la figure du pouvoir exécutif, est régi par l’article 20 :

« Le Gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation ».

« Il dispose de l'administration et de la force armée ».

« Il est responsable devant le Parlement dans les conditions et suivant les procédures prévues aux articles 49 et 50 ».

Là, on est plongé dans le quotidien. Le pivot de l’action politique, c’est le gouvernement, patron de l’administration… mais patron patronné car il est « responsable devant le Parlement ».

Ce qui veut dire que l’organe central, le maître de tout, c’est le Parlement, et c’est exactement ce qui dit l’article 24 :

« Le Parlement vote la loi. Il contrôle l'action du Gouvernement. Il évalue les politiques publiques ».

C’est bien beau, mais est-ce que ça marche ?

Sur le plan opératoire, tout dépend du groupe majoritaire à l’Assemblée nationale car c’est lui qui va voter la loi et contrôler l’action du gouvernement.

Premier problème : le patron de ce groupe est choisi par le Président de la République, qui, en violation de l’article 5, patauge dans la soupe pour veiller au grain.

e_charpe.jpgEnsuite, c’est le gouvernement est qui est maître de l’ordre du jour de l’Assemblée nationale, et le gouvernement donne la priorité aux « projets » de loi, c’est-à-dire à ses choix.

Les parlementaires ont âprement négocié des fenêtres dans l’emploi du temps pour présenter des « propositions » de loi, soit des textes préparés par les parlementaires, pour donner un peu de contenu à l’article 24.

Un cas pratique ?

Lundi matin, notre génial gouvernement a annoncé qu’après le succès de la Manif pour tous, il renonçait à la loi Famille. L’après-midi, les députés socialistes ont répliqué en annonçant qu'ils allaient déposer une proposition de loi palliant au renoncement du gouvernement. Force doit rester à la loi.

Bruno Le Roux, le patron du groupe a fait semblant de jouer le jeu, avec un tweet rappelant l’engagement de janvier 2013, lors du vote de la loi sur le mariage gay : « Le texte famille sans PMA n'était pas notre engagement. Des consultations sont en cours. Le but reste d'ouvrir de nouveaux droits ».

Mardi, nouveau changement de ton. Les députés font fuiter que Bruno Le Roux et Jean-Marc Ayrault avaient dealé l’abandon de la loi pour peu que la Manif pour tous soit un succès, et Bruno Le Roux confirme le grand rétro-pédalage : « Nous n'avancerons que sur des sujets sur lesquels nous aurons trouvé un accord avec le gouvernement ». Donc, on ne fera rien. Je rappelle que Bruno a été choisi par François, en accord avec Jean-Marc : ça aide.

Pour compléter la manœuvre, on trouve pour faire les guignols devant la télé, quelques « députés rebelles » affirmant que « jamais de la vie » et qu’on va voir ce qu’on va voir… Cécile Untermaier était en état de rébellion paroxystique : « C'est un mauvais signal. Dominique Bertinotti doit se ressaisir et se battre pour que sa loi intervienne dans un calendrier un peu plus apaisé ». Pour Bernard Roman : « C'est une gifle». Même colère chez Annick Lepetit : « On aimerait bien que tout le travail effectué ne soit pas perdu... ». Laurent Grandguillaume explique scientifiquement : « il vaut mieux arrêter de se tirer des balles dans le pied, car à force, on va manquer de balles et de pieds ». Pour Yann Galut : « On aurait dû tout passer dans la loi sur le mariage pour tous » (Tiens, tiens…). La presse annonce qu'ils ne lâcheront rien et que la loi sera votée.

Petit problème : ces rebelles décérébrés n’étaient hier pas capables de dire quand leur excellente proposition serait inscrite au calendrier. Donc, des paroles purement verbales. Le cinéma continue.

thierrymandon.jpgBousculé par la presse, le porte-parole du groupe PS, Thierry Mandon, n’a pas su répondre. C’est le tendre Claude Bartolone, qui a renoncé à sa carrière de Premier ministre pour devenir le futur patron du Grand Paris (avec une Hidalgo définitivement décorative) qui a confirmé l’enterrement : « Ces propositions pourraient être examinées au lendemain des élections municipales ». Tout est dans le « pourraient ».

Ce qui montre que le Parlement ne sert à rien. Un président, un scooter trois roues et des sondages, voilà ce qu’est devenue la République.

Alors, quand tous ces incapables nous serinent les valeurs de la République, on est en droit de leur répondre : « Camembert ». Et quand ils vont revenir mendier nos suffrages, ça risque de coincer, à partir de cette question très simple : député, qu’as-tu fait du mandat qui t’a été confié ?