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vendredi, janvier 2 2015

Edito - François Hollande, Thomas Piketty et l'audace du ... non !

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François Hollande avait déjà connu son "effet boomerang" avec son thème de l'inversion de la courbe du chômage comme marqueur de l'efficacité de la politique présidentielle. Il a probablement mis en place son second "effet boomerang" avec le thème de l'audace. Le 31 décembre Hollande célèbre l'audace et l'union. Le 1er janvier, Thomas Piketty célèbre l'audace de dire Non et donne une leçon de division sur la politique économique.

Nouveau raté magistral.

Thomas Piketty a refusé hier sa nomination pour la Légion d'honneur au rang de chevalier et taclé une nouvelle fois au passage le gouvernement.

« Je viens d'apprendre que j'étais proposé pour la Légion d'honneur. Je refuse cette nomination, car je ne pense pas que ce soit le rôle d'un gouvernement de décider qui est honorable », a déclaré Thomas Piketty.

« Ils feraient bien de se consacrer à la relance de la croissance en France et en Europe », a-t-il ajouté.

Thomas Piketty critique régulièrement la politique menée par François Hollande. « Personne ne m'avait prévenu de cette nomination, sinon je les en aurai immédiatement dissuadés », a assuré à l'AFP Thomas Piketty.

Point pratique qui a été confirmé par Geneviève Fioraso qui avait proposé de le nommer.

François Hollande vient de faire les frais de l'audace du non. Le contenu de l'audace pourrait désorienter le "rebond présidentiel" dans une ambiance où dire oui devient si rare en France quand l'initiative émane des politiques.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, décembre 7 2014

Edito - Emploi : le wagon France attend toujours la locomotive américaine ...

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L’économie des États-Unis confirme la vigueur de sa reprise avec de massives créations d’emplois en novembre, les plus fortes depuis presque trois ans, même si le taux de chômage est resté inchangé à 5,8 %, toujours au plus bas depuis six ans.

L’économie a créé 321 000 nouveaux emplois en novembre, un sommet depuis janvier 2012, dépassant largement les attentes des analystes. Le taux de chômage est demeuré à 5,8 %, son niveau le plus faible depuis juillet 2008.

Il s’agit de « la plus longue période de création d’emplois de l’histoire dans le secteur privé », a souligné Barack Obama, saluant le 57e mois consécutif de croissance du nombre d’emplois. « Les États-Unis continuent de dépasser la plupart des autres pays », s’est-il empressé d’ajouter. « Au cours des quatre années passées, nous avons remis au travail davantage de gens que ce qu’ont fait l’Europe, le Japon et tous les autres pays industrialisés réunis », a avancé Barack Obama.

Sur les trois derniers mois, la moyenne des nouveaux emplois a grimpé à 278 000, le rythme le plus fort depuis la reprise économique début 2010.

La vitalité des embauches s’est reflétée dans presque tous les secteurs économiques même si le mois de novembre est de toute façon traditionnellement une période favorable au marché du travail du fait de la préparation des ventes de fin d’année. Les services aux entreprises ont été très dynamiques mais aussi le commerce de détail, les services de santé et le secteur manufacturier. Même le service public est de la partie.

Voilà une réalité des chiffres qui tranche singulièrement avec la situation française. En réalité, le wagon France, toujours très critique vis à vis des États-Unis, attend la locomotive américaine pour être tiré par un rebond de croissance internationale, selon les cycles classiques.

Mais avec les modifications géographiques de l'économie moderne, il est possible que la locomotive américaine passe par d'autres "gares" et que le wagon France ait à attendre encore longtemps.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, novembre 4 2014

Edito - Jour J : Barack Obama face à un raz de marée républicain

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Sous la présidence de Barack Obama, le taux de chômage est passé de 10,2 % à 5,9 %. Le déficit a chuté de 50 %. L'économie a ajouté 5,5 millions d'emplois en six ans, soit quatre fois plus que durant les deux mandats de George W. Bush à la présidence. Et le produit intérieur brut a bondi à un taux annualisé de 3,5 % au cours du dernier trimestre.

Voilà des données économiques qui auraient dû aider les candidats Démocrates dans leurs campagnes électorales. Et pourtant demain, Barack Obama va probablement subir une défaite cuisante avec un raz de marée républicain.

Pourquoi ?

1) Parce que les candidats Démocrates n'ont pas livré bataille sur le bilan Barack Obama. En début de campagne, ils ont constaté que les sondages étaient mauvais sur ce thème. Ils ont donc pris leurs distances. Une bataille non livrée ne peut pas être gagnée.

2) Parce que la sécurité intérieure et les questions internationales ont repris le dessus. Et que sur ces dossiers Barack Obama a été perçu comme indécis.

3) Plus globalement, parce que l'usure moderne frappe. Ce qui étonnait hier est devenu banal. Le "style Obama" s'est usé. Il aurait fallu se réinventer mais est-ce possible ?

Ce dernier volet montre, si besoin était, qu'avec l'exposition moderne, les mandats longs ont fait leur temps.

Et le "temps Obama" est en train de passer. Dommage.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, octobre 31 2014

Edito - Vers une société sans emplois ?

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Vendredi dernier, le nombre de chômeurs en France a battu un nouveau record : 5,43 millions de personnes en catégorie A, B et C, dont 3,43 millions dans la seule catégorie A, soit 50 000 et 19 000 chômeurs de plus. L’automatisation semble en cause, comme on le voit dans le commerce.

Le cabinet Trendeo, qui décrit depuis plusieurs années la réalité de la désindustrialisation dans notre pays, a pointé un phénomène récent et nouveau, à savoir la destruction d’emplois dans le commerce depuis deux trimestres. On pourrait croire que ce phénomène est normal étant donnée l’état de notre économie. Mais même en plein cœur de la crise, alors même que le PIB avait reculé de plus de 2 % en 2009, le commerce avait continué à créer des emplois, malgré la baisse des créations d’emplois et la hausse des suppressions de postes. Depuis deux trimestres, pour la première fois, le commerce détruit des emplois, sous le double phénomène d’une baisse des créations et d’une hausse des destructions.

Les graphiques de Trendeo démontrent qu’il y a une tendance très négative en marche, qui révèle que des phénomènes profonds sont sans doute à l’œuvre et engendrent un mouvement de destruction d’emplois qui pourrait bien continuer à s’accélérer. Malheureusement, tout ceci n’est pas totalement illogique quand on constate le développement des caisses automatiques, dont la fonction principale consiste à supprimer de coûteux postes de caissiers dans les magasins. Le « prix Nobel d’économie », Joseph Stiglitz, note dans son dernier livre « qu’il est curieux qu’à une époque où le chômage est si élevé, les supermarchés remplacent les caissiers par des caisses automatiques ? ».

Le Munich social continue et s’amplifit ?

Tout ceci est malheureusement confirmé par une étude du cabinet de conseil Roland Berger, qui annonce que pas moins de 3 millions d’emplois seraient menacés d’ici à dix ans, du fait de l’automatisation et du développement de l’usage des robots. Le cabinet pronostique une augmentation du taux de chômage de 8 points d’ici là. Bien sûr, à moyen ou long terme, l’automatisation et le fait de confier à des robots certaines tâches peut représenter un progrès pour l’humanité, mais à la condition sine qua non que cela ne contribue pas à détruire plus d’emplois que cela n’en créé, surtout dans une période où subsiste un très fort taux de chômage. Roland Berger décrit un nouveau gain du capital.

C’est pour cette raison que, même si je ne propose pas de revenir au métier à tisser, je pense qu’il faut savoir faire une pause dans l’automatisation de notre société quand cela contribue à détruire des emplois alors même que nous en manquons. Dans ce cas là, l’automatisation provoque bien davantage d’effets négatifs sur la société que de conséquences positives. Il ne faut pas oublier que le progrès technique doit bénéficier à la condition humaine et ne pas conduire à la dégrader. Et ce n’est pas être passéiste que de savoir mettre l’homme avant la science, qui doit servir le premier, et non l’inverse, contrairement à ce que semble croire certaines personnes qui raillent ces idées.

Le plus effarant est que cela fait plus de 30 ans que notre pays souffre d’un chômage de masse, mais que nos dirigeants refusent de comprendre le rôle de l’anarchie commerciale avec des pays aux bas salaires ou à une automatisation totalement dérégulée qui condamne économiquement le travail humain.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, octobre 25 2014

Edito - Budget : La Commission européenne ne fait que rappeler la règle du jeu

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Hier, François Hollande et Matteo Renzi fulminaient contre la Commission européenne qui avait osé leur adresser une lettre les invitant à rectifier leur projet de budget. Atteinte intolérable à la souveraineté nationale ! Sauf que la Commission se contente de mettre en œuvre les procédures… adoptées par les dirigeants politiques des États européens. C’est en effet très clair : au fil du temps, les États ont créé un système donnant compétence à la Commission pour les réguler. François Hollande et Mattéo Renzi, sont deux souris prises au piège qu’elles ont inventé.

Tout part du traité de Maastricht… en 1993

Pour instaurer la monnaie unique, il fallait que les économies nationales, déjà très interdépendantes, aillent dans le même sens. Le traité de Maastricht a ainsi créé le « pacte de stabilité et de croissance » fixant des critères de convergence des économies, avec un déficit public fixé à 3 % du PIB et une dette publique brute à 60 % de la richesse nationale. Ce pacte prévoyait des sanctions en cas de non-respect… Hahaha…

L’étape suivante a été la création d’un calendrier, permettant une concertation véritable pendant la la préparation des budgets. C’est le fameux « semestre européen » : on fixe un point d’étape tous les six mois, et on dote la Commission d’un bel outil, neutre, l’examen annuel de croissance (EAC), qui permet de rectifier les prévisions, souvent trop optimistes, des gouvernements. Fin 2012, dans son EAC, la Commission européenne proposait cinq priorités : assainissement budgétaire différencié propice à la croissance ; promotion de la croissance et de la compétitivité ; lutte contre le chômage et les conséquences sociales de la crise, rétablissement de conditions normales d’octroi de crédits à l’économie ; modernisation de l’administration publique. Donc chaque État va à sa guise, mais respecte le cadre qu’il a confié à la Commission de fixer.

« Six pack » et « two-pact »

C’était bien, mais trop mou du genou, comme l’ont montré les crises grecque et portugaise. Les politiques ont adopté deux ensembles de textes, le « six pack » en 2012 et le « two-pack » en 2013. Chaque fois, on trouve : l’initiative du Conseil européen – l’organe politique de l’Europe –, le vote des parlements nationaux, et le vote du parlement européen. La Commission qui ne prend pas le melon : elle applique les textes que les politiques ont adoptés.

Le « six pack » permet à la Commission de demander des corrections aux projets de budgets, et inclut un volet répressif, autorisant la Commission à lancer, après deux rappels, la procédure dite « d’application rigoureuse ». Dans ce cas, l’État doit verser une garantie portant intérêt, et le texte organise un système pour que le Conseil européen ne puisse s’opposer à ces sanctions. Toujours le même jeu : les États se méfient d’eux-mêmes, et renforcent les pouvoirs de la commission.

Le « Two Pact » est entré en vigueur le 30 mai 2013, donc hier. Il prévoit un suivi très intrusif, et des sanctions.

Les États doivent adoptent leur projet de budget avant le 15 octobre. La Commission examine alors ce projet et émet un avis avant le 30 octobre, pouvant demander des modifications. La Commission diffuse les projets pour que chaque État soit informé et puisse faire pression sur les vilains canards qui pataugent à plus de 3 %. Le débat dure un mois, jusqu’à la fin novembre. Par ailleurs, pour éviter la gonflette des prévisions de croissance, les États doivent se fonder sur des prévisions de croissance indépendantes et soumettre son budget à un organisme indépendant de contrôle budgétaire. En France, a été créé le Haut Conseil des Finances publiques… lequel s’est prononcé, en disant que le budget n’était pas sincère.

Comme si ça ne suffisait pas, les États ont adopté le pacte budgétaire inclu dans le Traité sur la stabilité, la gouvernance et la coopération (TSCG), qui prévoit que les États doivent disposer de budgets équilibrés, une « règle d’or » européenne qui doit devenir réalité en 2018, avec des sanctions financières à la clé. Wahou…

Bilan ? L’État reste souverain, et le Parlement vote le budget qu’il veut. Mais c’est une crise politique ouverte si un État fait un bras d’honneur… aux règles qu’il a lui-même créées, et qu’il devrait respecter de lui-même par honneur pour sa signature.

Le cas de la France

La France fait partie des 8 pays placés « sous procédure de déficit excessif », car trop loin des 3 %. Elle propose 4,3 % de déficit public en 2015 et un passage sous la barre des 3 % reporté à 2017, les deux chiffres étant irréalistes.

Jyrki Katainen, commissaire européen aux affaires économiques et monétaires, a écrit François Hollande :

«Je vous écris pour vous demander les raisons qui ont conduit à ce que la France prévoit de dévier des objectifs budgétaires fixés par le Conseil, en ce qui concerne à la fois le déficit public général, et l’ajustement de l’équilibre structurel en 2015. Je voudrais également savoir comment la France prévoit de se conformer à ses obligations de politique budgétaire en 2015, conformément au pacte de stabilité et de croissance.

«A partir de la proposition française, il ressort que l’ébauche de proposition budgétaire ne prévoit pas de ramener le déficit public global sous la barre des 3% du PIB définie par les traités d’ici 2015, qui correspond à la date butoir fixée par le Conseil dans ses recommandations du 21 juin 2013 – avec l’objectif de mettre fin à la procédure de déficit public excessif pour la France».

«D’après notre analyse préliminaire, l’ajustement du déficit structurel devrait ressortir à un niveau bien inférieur au niveau recommandé. Dès lors, tout porte à croire que l’ébauche de programme budgétaire pour 2015 prévoit de manquer aux obligations budgétaires qui découlent des recommandations du Conseil, sous la procédure de déficit public excessif».

Le dialogue va se poursuivre. Si la Commission n’est pas convaincue, elle rendra un « avis négatif ». Hollande pourra répondre « Je m’en tape, le Parlement est souverain », ce qui est exact. Mais la Commission ne fait que rappeler à la France les règles que la France avait estimées nécessaire pour tenir l’économie.

Au lieu de taper sur la Commission, qui ne fait que son travail, François Hollande et Mattéo Renzi – s’ils avaient un peu de courage politique – devraient ouvrir des discussions au sein du Conseil européen pour modifier les règles, dégager le « Six pack », le « two-pact » et le pacte budgétaire inclu dans le Traité sur la stabilité, la gouvernance et la coopération (TSCG). Là ce serait assumer,… quitte à payer le prix. Mais protester contre la règle sans demander que la règle change, c’est nul.

Chiche ?

Le Rédacteur en cgef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, octobre 23 2014

Edito - Robert Ménard : mission impossible pour le roi de l'acrobatie verbale

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"Élevé passable, plein de bonne volonté mais aux moyens limités".

Telle pourrait être l'appréciation portée sur le bulletin du nouveau maire de Béziers à la rubrique gestion communale.

Les premières mesures de la nouvelle municipalité sont en permanence, disséquées, analysées sous toutes ses formes. Les différents arrêtés (blouse, linge aux fenêtre, paraboles, messe dans les Arènes, rédaction d'un futur livre sur Béziers...) qui ont été pris par le maire ne révèlent pas grand chose sauf que la ville est toujours dans un état lamentable.

A la décharge de ce dernier, on peur affirmer sans crainte que cette ville a été abandonnée et livrée à elle-même pendant plus de vingt ans. La liste de Robert Ménard doit bénéficier des délais nécessaires pour faire ses preuves.

Faute d'avoir grand chose à dire aux journalistes, il convient néanmoins de dresser un premier bilan :

Robert Ménard sait qu'il n'arrive pas à "redresser" cette ville au terme de son mandat parce qu'en homme intelligent, il a compris que la grande majorité de la population biterroise est faite de gens qui n'ont que des revenus modestes, et qui dans leur grande majorité ne vivent que des minima sociaux ou du travail précaire.

Ce que l'intéressé combat depuis quelques mois au sein de l'hôtel de ville, ce n'est pas une cité inconfortable, c'est une cité mauvaise.

Le centre-ville de Béziers est à l'image de toute la ville entière. Déserté par ses habitants, exsangue de tout, avec des milliers de logements vacants dont beaucoup sont insalubres, des commerce fermés par centaines et une concentration de misère dans les quartiers les plus anciens où il n'y a franchement plus de biterrois de souche qui y vivent...

C'est donc "mission impossible" pour le roi de l'acrobatie verbale car pour s'attaquer au mal, il faudrait mobilier tous les partenaires de Béziers, de l'Agglo, de la région, du département, de l'État, de l'Europe pour que le centre-ville sorte de sa situation dangereuse. Ce futur échec sera celui des condition de vie de tous les habitants de la ville concernées par le triste sort du centre-ville.

Malheureusement, sur les restes des temples de Béziers, où l'on a cessé la prière, la lune ne répand plus sa paisible lumière sur les Allées Paul Riquet. Il était temps de dépasser le temps passé de la dernière campagne électorale.

le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, octobre 11 2014

Edito - Le scandale intolérable des déclarations sur les indemnités liées au chômage

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L'irresponsabilité de la classe politique française et sa totale coupure des réalités quotidiennes les conduisent à chercher à culpabiliser des personnes qui affrontent déjà des difficultés sérieuses et souvent avec un courage exemplaire.

La banalisation des déclarations sur les "chômeurs qui ne cherchent pas du travail" ou sur "leurs indemnités trop élevées" est un scandale de première gravité.

Bien entendu, il y a des chômeurs qui ne mettent pas dans la recherche d'un emploi toute la motivation nécessaire. Et alors ? Il y a des dentistes qui sont des bouchers. Faut-il en déduire que la profession de dentiste doit être interdite ? Il y a des politiciens qui sont condamnés. Faut-il en déduire que tous les politiciens sont condamnables ?

Les chômeurs, comme tout groupe humain, constituent un groupe hétérogène. Les comportements de certains ne doivent pas permettre de culpabiliser tout le monde.

Il en est de même pour le dossier des indemnités liées au chômage. Certaines indemnités sont "confortables". Mais l'immense majorité ne l'est pas et loin s'en faut. Et celles et ceux qui font des choix au quotidien pour une dizaine d'euros méritent davantage de respect de la part de ceux qui dépensent des sommes considérables dans des conditions futiles.

La seule conférence à Paris en 2015 sur le climat va coûter 320 millions d'euros ! Les parlementaires n'ont jamais effectué le moindre effort sur des privilèges d'un autre âge ... où les contribuables leur offrent même deux paires de lunettes par an par Sénateur !

Le vrai enjeu est ailleurs.

De nombreux pays sont revenus à leur taux de chômage d'avant crise de septembre 2008. Pourquoi ?

Parce que les sociétés sont fluides. Parce que le niveau de fiscalité est faible et laisse donc du pouvoir d'achat aux consommateurs. Parce que la formation permanente occupe une vraie place. Parce qu'entreprendre est toujours possible même après des échecs ... : bref, tout ce qui n'existe pas en France.

Avec des déclarations de ce type, le PS lance les intéressés dans les bras de mouvements extrémistes par volonté légitime de revanche sur une classe politique qui ne les respecte plus.

En 2015, le train de vie courant de l’État va encore augmenter de 0, 02 %. Et loin d'accepter cette réalité des chiffres, il est parfois question ... d'austérité.

En réalité, les sujets devraient être sur :

- les économies exemplaires effectuées par l’État et les politiciens avant de demander aux autres de faire les économies qu'ils ne mettent par en œuvre pour eux-mêmes,

- le dossier du "revenu minimum citoyen" qui doit être créé, revalorisé par rapport aux actuels minima, dépense gagée sur les économies de l’État et assorti pour ceux qui sont à la recherche d'emploi de dispositifs personnalisés de formations.

Un État qui n'est fort qu'avec les faibles ne mérite plus le respect. C'est ce à quoi nous assistons actuellement de la part d'un État qui se montre si faible dès qu'il doit affronter le moindre groupe organisé et ce dans tous les domaines comme le dernier exemple de l'éco-taxe.

Mais s'en prendre ainsi aux plus faibles et aux plus inorganisés parce que leur quotidien est d'abord celui de la survie individuelle est une manœuvre lamentable.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, octobre 2 2014

Edito - Mars 2014 : des élections pour rien ?

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Dans de très nombreuses localités, germe actuellement une question simple : à quoi ont servi les élections de mars 2014 ?

Pourquoi cette question nait-elle ? Parce que tout semble figé même si des équipes municipales ont changé.

A quoi tient ce phénomène ?

1) Aux situations financières d'abord : d'ordinaire, le plus facile pour montrer le changement c'est de faire ce qui n'avait pas été fait. C'est donc de dépenser et comme les caisses sont généralement vides, les décisions d'économies sont repoussées. Elles arriveront en novembre et décembre avec les derniers arbitrages sur le budget 2015.

2) A la paralysie dans l'organisation de votes populaires : s'il y a un point de méthode sur lequel Nicolas Sarkozy a raison, c'est le constat que le déblocage passe par des referendums. L'opinion est en avance sur la classe politique. Donc il faut donner la parole à l'opinion pour des avancées réelles. La classe politique donne le sentiment de se méfier de l'opinion. C'est quand même incroyable que la seule économie faite soit celle des consultations populaires. Le pays qui dépense plus vite que son ombre est économe dans un seul domaine : les votes populaires entre deux élections générales !

3) Aux tendances durables de l'opinion : contrairement à bon nombre des appréciations, l'opinion est très constante dans la durée. Une opinion très mobile comme les États-Unis a des tendances durables telles que dès 1995 Axelrod pouvait poser dans un article les jalons des tendances qui allaient faire le succès de Barack Obama en ... 2008. Et ce avec une précision étonnante.

Il en est de même en France. L'opinion parle de changement mais elle en a peur comme si elle avait peur d'avoir raison au fond d'elle-même sur l'ampleur incontournable des modifications à opérer. Donc autant les ... repousser.

C'est probablement le principal risque de l'actuel statu quo : le temps perdu pour les actions nécessaires.

Ce temps perdu va imposer des mesures encore plus fortes et brutales. Repousser n'est pas gagner mais juste reporter un traitement qui deviendra encore plus sec.

le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, septembre 8 2014

Edito - Politique : la France après 2017

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Un sondage de l’IFOP qui vaut ce que valent tous les sondages, c’est - à - dire qui montre ce que seraient les résultats de la présidentielle si elle avait lieu dimanche prochain, sans campagne électorale préalable et hors de la conjoncture de mai 2017 sur laquelle nous ne savons rien, apporte tout de même quelques informations intéressantes :

Si le dernier espoir de François Hollande, pour gagner en 2017, était de se retrouver face à Martine Le Pen au deuxième tour, ça semble râpé : si l'élection avait lieu dimanche prochain, c'est lui qui serait largement battu par elle...Par contre, Alain Juppé ou Nicolas Sarkozy l’emporteraient largement contre la candidate du FN ;

Confirmation, au premier tour, d’un Jean-Luc Mélenchon à 10 % et d’une Cécile Duflot « out ».

Au-delà de ce sondage et de 2017, on peut raisonnablement prévoir l’avenir plus lointain :

1/La France va se "normaliser" :

La campagne de 2012 aura été la dernière pendant laquelle le PS aura encore tenu un discours marxisant, si loin de sa vision réelle comme de celle des Français (voir un exemple spectaculaire en cliquant Plus de sept Français sur dix approuvent le contrôle des chômeurs"),

Comme dans tous les autres pays d’Europe de l’ Ouest, on ne verra y alterner au pouvoir que deux partis tous deux économiquement plus ou moins libéraux, et assumant leur libéralisme : s’il doit il y avoir un jour un président issu du PS, ce ne pourra être que Manuel Valls, ou quelqu’un tenant le même discours que lui (si Manuel Valls est aujourd’hui impopulaire, ce n’est pas à cause de son discours socio-libéral, mais parce qu’il est le Premier ministre d’un Président à qui plus rien ne réussit).

2 /La seule inconnue est celle des alliances des libéraux de droite avec un parti eurosceptique et un parti xénophobe (qui peut être le même ou pas).

3/Mais je ne vois aucun avenir :

Ni au candidat de « la gauche anticapitaliste », de la « vraie gauche », de « la gauche de la gauche », de « la gauche anti-PS », etc. , scotché à 10 %, comme Die Linke en Allemagne, définitivement marginalisé et, comme dans tous les autres pays européens, sans espoir de participer au pouvoir,

Ni aux écologistes : l’écologie est une science, et ses données, nouvelles il y a quelques années, seront, à l’avenir, plus ou moins intégrées dans les programmes de tous les partis politiques, et rien ne justifiera plus l’existence d’un parti qui en ferait encore sa spécificité.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mercredi, septembre 3 2014

Edito - Trois millions de chômeurs ? Non, six !

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Le nombre de chômeurs inscrits en catégorie A à Pôle emploi (sans activité) a augmenté à la fin du mois de juillet de 26.100 pour atteindre un total de 3,42 millions de personnes, un record. En 26 mois de présidence François Hollande, c’est la 25eme hausse mensuelle, et l'un accroissement d’un demi-million.

C’est le chiffre dont on parle. Un gros maquillage, car le chiffre réel, selon les données de Pôle-Emploi, est de 6 millions.

Tout d’abord, les 3,42 millions de catégorie A, chiffre de référence, c’est pour la France métropolitaine. Un truc de fou ! On zappe la Réunion, la Guadeloupe, et les autres territoires. Aussi, pour la catégorie A, le chiffre réel n’est pas 3,42 mais 3,68.

Ensuite, viennent les catégories B et C, soit les personnes « en activité réduite ». Ce sont les petits boulots ou des temps partiels, et la rémunération est défalquée du montant leur allocation-chômage. Ils sont à la recherche d’un emploi temps plein, et vivent donc dans la précarité. L’augmentation a été de 40.600 en juillet, et en cumul, on atteint les 5,3 millions.

Viennent enfin les catégories D et E, soit 660 000 personnes en France métropolitaine. Impossible de savoir pour l’Outre-mer, car ces personnes ne sont plus comptabilisées ! Il s’agit de demandeurs d’emploi « non tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi », car ils se trouvent dans une situation spécifique : stage, formation, maladie, convention de reclassement, créateurs d’entreprise… __ Voici donc le problème numéro 1 du pays. La politique de l’emploi est calée sur la croissance, qui ne vient pas, et donc rien de va bouger. C’est ça le terreau du vote FN, FN__ qui n’a lui non plus aucune solution.

Donc, voici une offre d’embauche : « Pays, ayant un beau passé et voulant croire à son avenir, recherche dirigeant politique sérieux et travailleur, capable de concentrer son action sur le chômage de masse ». Merci d’adresser CV et projet, sans copié/collé, à : « électeur@fleuvedeladernièrechance.fr ».

  • Réécoutez le titre de campagne de François Hollande : "Le changement c'est maintenant"

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, août 25 2014

Edito - L’effarante ouverture de Hollande au travail du dimanche

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La semaine dernière, François Hollande a fait sa rentrée en multipliant les annonces pour essayer de répliquer aux mauvais chiffres de la croissance et à son impopularité persistante. Parmi les propositions, un assouplissement des règles sur le travail du dimanche qui en dit long sur cette présidence…

Non sens économique et sociétal

Depuis des années, les partisans du laisser faire concernant le travail du dimanche font miroiter un gain pour la croissance. Ils raisonnent comme si le chiffre d’affaires en plus qui serait réalisé le dimanche viendrait en addition du chiffre d’affaire réalisé les autres jours de la semaine, comme s’il n’y avait pas de phénomène de substitution. Étant donné le climat économique, entre chômage record et pouvoir d’achat en berne, on ne voit pas ce qui pousserait les Français à dépenser plus. Ce n’est pas parce qu’on laisse davantage travailler le dimanche que plus d’argent sera créé. Ce n’est que la répartition hebdomadaire des dépenses qui serait modifiée avec une plus forte proportion réalisée le dimanche. Les Français ne manquent pas de temps pour dépenser, ils manquent d’argent, ce que cette réforme ne traite pas.

Déjà, en 2008, 48 députés de l’ancienne majorité avaient publié une tribune dans Le Figaro pour s’opposer aux projets d’assouplissement des règles sur le travail du dimanche. Mais outre le non sens des arguments économiques (on attend toujours une démonstration solide du plus que cela pourrait apporter), comme ils le soulignaient déjà en 2008, cet assouplissement pose un problème de société. Bien sûr, 29 % des salariés travaillent déjà le dimanche (dont seulement 13 % habituellement), mais la société doit donner un choix aux citoyens de travailler ou pas le dimanche et le laisser faire dans ce domaine risque de le remettre en cause. Et le commerce n’est qu’un moyen au service d’une fin qui le dépasse, la condition humaine. Le travail du dimanche, c’est une inversion des priorités effarante, la prise de pouvoir du marchand et du commerce sur la vie de famille et des choses qui leur sont pourtant infiniment supérieures.

Sarkozy, sors de ce corps !

Gérard Filoche rappelle sur son blog qu’en avril 2012, François Hollande disait que « le combat de 2012, c’est de préserver le principe du repos dominical, c’est-à-dire de permettre aux travailleurs de consacrer un jour de leur semaine à leur famille, au sport, à la culture, à la liberté. Et j’y veillerai ! ». Il est tout de même effarant que sur ce sujet, comme sur bien d’autres, le président de la République renie à ce point ce qu’il avait dit pendant la campagne électorale. Il faut noter ici que Nicolas Sarkozy avait joué avec cette idée pendant sa présidence, évoquant notamment le cas de Michèle Obama qui ne pouvait pas faire ses courses des deux côtés des Champs Elysées (ce qui en dit tout de même long sur sa vision de la société, Madame Obama n’étant pas vraiment dans la moyenne). Mais il faut noter que c’était une fois de plus davantage une posture qu’autre chose puisque la loi n’avait pas beaucoup changé, notamment du fait des réticences d’une partie non négligeable de la majorité d’alors, exprimées publiquement.

Mais cet épisode démontre à nouveau la calamité de ces hommes politiques qui ne semblent être que des girouettes qui tournent avec le vent. Certes, on peut noter qu’il y a une certaine cohérence avec le discours volontiers eurolibéral que tient le chef de l’État depuis le début d’année. Mais il est tout de même effarant de pouvoir dénicher, comme l’a fait Gérard Filoche, une déclaration d’avril 2012, où celui qui n’était encore que le candidat Hollande, dénonçait les propositions de Nicolas Sarkozy sur le sujet, un peu plus de deux ans avant un nouveau salto idéologique qui complète la liste des reniements du quinquennat. Un chef de l’État se doit de diriger. Depuis plus de 7 ans, nous n’avons droit qu’à des postures et des reniements qui révèlent la superficialité de la pensée de celui qui devrait guider notre pays.

La proposition d’assouplissement des règles sur le travail du dimanche représente un mauvais coup porté à notre société et à une conception de l’humanité qui ne serait pas uniquement marchande. Il est effarant que ce coup soit porté par un président « socialiste », même si cela est cohérent avec sa nouvelle ligne.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, août 24 2014

Edito - Hollande confronté à une crise systémique sans précédent sous la Vème République

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La situation actuelle est celle du condamné qui demande encore une minute au bourreau. François Hollande est confronté à une crise systémique dont il ne sortira pas avec les actuelles gesticulations. Le mal est considérablement plus profond. Il tient au système et à sa structure.

Deux maux structurels créent des effets systémiques auto-entretenus : le seuil d'impopularité et le chômage. __ En matière politique, l'opinion publique française est suiviste.__ Le succès précède le soutien. L'échec précède ... l'abandon. D'où l'impact particulier des sondages. Un sondage favorable crée au suivant un soutien auto-entretenu par le sondage initial. Même logique pour un sondage défavorable mais à la baisse.

François Hollande a franchi un seuil de défiance qui auto-entretient une spirale infernale qu'il doit casser par un acte fort qui consiste à rendre la parole aux Français.

En matière économique, la crise structurelle naît du chômage. Crise psychologique : comment aimer une société qui vous rejette ? Crise financière : le chômage appauvrit des segments entiers de la population donc modifie structurellement le moteur de la consommation. Il le modifie d'autant plus qu'aux victimes premières s'ajoutent ensuite celles qui pratiquent l'épargne de précaution.

Plus cette crise systémique s'installera, plus la sortie sera lourde de conséquences.

Il y a actuellement trois questions qui ne sont plus traitées à leur juste dimension :

1) Comment le personnel politique peut-il demander des efforts sans commencer à donner l'exemple ? Non seulement le personnel politique ne donne pas l'exemple en ne supprimant en rien ses avantages mais il donne le mauvais exemple en cumulant les salaires divers, en s'exposant à des scandales qui mettent en cause des sommes folles : Bygmalion, les conseillers démissionnaires de Hollande ...

2) Comment accepter un pouvoir sans le respecter ? C'est impossible. Or l'actuel pouvoir n'est plus respecté. Des frontières d'expressions ont été franchies. Je suis surpris actuellement par l'escalade dans l'expression vulgaire émanant de personnes jamais habituées à de telles déclarations.

3) Sans rebond fort, le FN est sur une autoroute pour le pouvoir. Les citoyens pensent punir le personnel politique sortant en votant FN. C'est la rente de situation du FN. Plus le personnel politique est détesté, plus le FN monte. Marine le Pen se situe actuellement à un niveau de 28 à 30 % (sondage IFOP pour Marianne). Les études techniques très sérieuses ont montré que 27 % à un 1er tour était le seuil de la victoire parce que ce niveau crée une dynamique auto-entretenue à son tour. Pourquoi le FN échapperait-il à cette règle ? Il ne devait pas être le 1er parti de France. Il l'a été en mai 2014 lors des européennes.

Ces facteurs créent aujourd'hui une situation inédite d'une extrême gravité et qui, objectivement, ne peut être durable.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mercredi, mai 28 2014

Edito - Socialisme : au mieux la pauvreté, au pire la misère !

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Aujourd'hui, on peut affirmer sans crainte que le socialisme, c'est au mieux la pauvreté, au pire la misère. Attendez-vous dans les semaines et mois qui viennent à l'explosion du chômage !.

Après avoir fait comprendre aux riches qu'il ne les aimait pas, le Président s'en est pris aux entrepreneurs, aux créateurs d'entreprises, avec des mesures qui ont découragée les meilleures volontés. S'est ajoutée aux mesures fiscales concrètes une atmosphère de défiance envers les entreprises, les seuls créateurs de vrais emplois. Ainsi tout a été fait pour que les créateurs de richesses fuient notre pays et redéploient leurs investissements à l'étranger. La conséquence n'a pas tardé à se faire sentir : le chômage !

Le Président et son Gouvernement ont dès le début perdu la confiance des entrepreneurs, des innovateurs, des investisseurs. Ainsi, pendant deux ans, nous avons vécu la fuite des cerveaux, des jeunes, des capitaux, des emplois, des usines. Nous savons que nous avons en France des socialistes sectaires comme il n'y en a plus nulle part dans le monde. Sachant cela, la confiance ne reviendra pas ! Hélas !

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, mai 17 2014

Edito - Emploi : la Banque centrale du Canada ouvre le vrai dossier

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“Et si les actuels taux du chômage n’étaient pas bons techniquement …” : dans sa revue du printemps, publiée le 13 mai dernier, la Banque centrale du Canada avance que les taux de chômage ont « exagéré » la reprise de l’emploi au Canada et en particulier aux États-Unis parce qu’ils ne donnent pas une idée complète de ce qui se passe sur le marché du travail.

La Banque centrale du Canada a établi un indicateur nouveau appelé indicateur du marché du travail, ou IMT, qui combine une vaste gamme de mesures afin de peindre un tableau plus juste de ce qui est arrivé depuis la récession de 2008-09.

L’IMT tient compte d’indicateurs moins publicisés comme les heures travaillées, la croissance des salaires, le chômage à long terme, la sous-utilisation de la main-d’œuvre et d’autres données.

L’IMT montre que la reprise de l’emploi au Canada n’a pas été aussi impressionnante que ne le laisse penser le taux de chômage.

Durant la reprise de 2010 à 2013, le taux de chômage a chuté de 0,9 point de pourcentage au Canada, fait remarquer la banque. Mais l’IMT n’a diminué que de 0,5 point de pourcentage durant cette même période, ce qui laisse apparaître un marché du travail plus faible que celui reflété par le taux de chômage.

Au moment où le taux de chômage s’installe comme le marqueur numéro 1 de bon nombre des politiques publiques, c’est particulièrement sain que de s’interroger sur la fiabilité du … marqueur.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, mai 5 2014

Edito - France : le pays qui préfère croire que chercher à comprendre

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Il y a deux jours, les autorités américaines ont annoncé un taux de chômage à 6, 3 % c'est à dire le retour au niveau de l'avant-crise de septembre 2008.

En France, le taux est de 11, 8 %.

La bonne question consisterait à chercher à comprendre les raisons de la différence.

Mais la vie publique française ne vit plus de "bonnes questions". Elle préfère croire que chercher à comprendre.

Elle va donc croire que :

- les chiffres ne peuvent être comparés parce que les indicateurs sont différents,

- la situation américaine cache une paupérisation des travailleurs et leur précarisation insupportable,

Le "pays des Lumières" est tombé dans l'obscurantisme. Les fanatiques des deux camps politiques sévissent : tout est nécessairement bien tandis que pour les autres c'est mécaniquement ... mauvais.

Les "grands sujets" d'actualité nationale aux heures des grandes audiences sont ... la "cueillettes des prunes", le retour de la bataille de Napoléon avec les habits d'époque, les retrouvailles entre Suzette et Marinette, deux sœurs qui ne s'étaient pas vues depuis 30 ans alors même qu'elles habitaient à 30 km sans le savoir ...

C'est du jamais vu. Une guerre civile a éclaté dans un pays aux relations étroites avec l'Union Européenne, un avion disparait, un bateau coule ...: bien entendu tous ces faits arrivent après Suzette, Napoléon, les prunes ...

Normal, il suffit de croire. Chercher à comprendre ne présente plus d'intérêt donc pourquoi connaître ?

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, mars 27 2014

Edito - Le prochain premier ministre ? On s’en tape !

jean-marc-ayrault_948452_460x306.jpgParlons du réel : en février, la France compte 31.500 nouveaux inscrits (1) à Pôle Emploi en métropole (+0,9%) (2) dans la "catégorie A", soit les chômeurs sans aucune activité. Si l’on inclut, les demandeurs d'emploi exerçant une petite activité, le total des inscrits parvient à un sommet historique (3) de 4,93 millions. Pour les seniors, la hausse atteint 12,1% sur un an. Ce sont des chiffres catastrophiques, qui scellent les fractures de la société française.

Pour le déficit, l’objectif affiché était de ramener le montant à 3,0 % du PIB à la fin 2013,… puis fin 2015. Fin 2013, et malgré toutes les hausses d’impôts et de taxes, le taux a été de 4,1 % du PIB, et il sera inchangé en 2014 et 2015, d’après la Commission européenne (4) et la Cour de comptes, avec au mieux un coup de rabot de 0,2%. Le gouvernement continue de mentir (5) effrontément en annonçant un déficit ramené à 3,6 % à la fin de l'année, et 2,8 % fin 2015. Une bombe (6) à retardement... La charge de la dette, soit le remboursement des intérêts, sans toucher le capital, sera en 2014 de 46 milliards d’euros versés aux banques. Pour avoir une référence, l’impôt sur le revenu (7) c’est 77 milliards de recettes.

Ça, c’est le réel. L’échec total du président-casqué (8). Une cause de licenciement à effet immédiat (9).

Alors, franchement, la précipitation gourmande des uns des autres pour choper la place encore tiédasse d’Ayrault, c’est indécent. Un seule mot vient à l’esprit : qu’ils dégagent, et ce fourbe de Hollande en tête.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, février 3 2014

Edito - Avant-première : Le résultat des élections européennes

esprit-de-famille-11040_L.jpgEn décembre, la France a compté 10.200 chômeurs (1) de plus (+0,3 %) n’ayant pas travaillé (catégorie A). Le nombre de personnes inscrites comme demandeurs d’emploi et ayant travaillé partiellement (catégories B et C) a progressé de 11.800.

La France compte ainsi 3 563 400 demandeurs d’emploi de catégorie A, un record absolu. Sur l’ensemble de l’année, la hausse a atteint 177.800, soit une progression de 5,7 %. En catégories A,B et C, la hausse annuelle atteint 6 %, pour un total de 5 194 100 inscrits.

Les chiffres sont limités par le traitement social du chômage des jeunes, avec la signature de 100.000 emplois d’avenir financés au trois quarts par l’État, marquant un timide recul du chômage des jeunes, revenu à son niveau de début 2013.

Le chômage des seniors a augmenté tout au long de l'année pour atteindre +12,3 % en un an. Désormais, près d’un inscrit sur quatre à Pôle emploi a plus de 50 ans. Fin décembre plus de 2 millions de personnes pointaient à Pôle emploi depuis plus d'un an (+0,9% sur un mois, +13,3% sur un an). Parmi eux, 591.000 étaient même inscrits depuis plus de 3 ans (+1,7% sur un mois, +18,1% sur un an).

Pourtant, le gouvernement a su se montrer actif, avec 60.000 radiations administratives en décembre (2), soit 40% de plus qu'en novembre.

Comme le dirait notre ami le joyeux Conseil d’État de l’État moral, la cohésion nationale est menacée.

Pas fameux,... mais une bonne nouvelle vient éclairer ce tableau un peu sombre : le gouvernement a inversé la courbe du chômage au sein de la famille Le Drian.

photo.jpgLe jeune et vaillant Thomas Le Drian, 29 ans, fils de Jean-Yves, le ministre de la défense, a été engagé comme chargé de mission auprès du président du directoire du groupe SNI (3), 4 200 collaborateurs et 1,3 milliard d’euros de CA, André Yché. Thomas a été nommé membre du comité exécutif, directeur du contrôle interne et du contrôle de gestion de la filiale Efidis. La SNI a succédé en 1976 à la Sogima, créée en 1961 pour répondre aux besoins de logement des personnels des armées. Fin 2012, la SNI assurait aussi la gestion de 604 casernes de gendarmerie et 9 539 équivalents logements. La SNI est le premier bailleur social français avec près de 275 000 logements. Efidis (4), qui compte 840 collaborateurs, gère plus de 50 000 logements sociaux en Ile de France, et contrôle les résidences étudiantes Studefi.

Diplômé en 2008 d’une école de commerce du bled (5), l'Institut supérieur du commerce, Thomas avait été recruté en novembre 2012 au cabinet de Jean-Pierre Jouyet, directeur général de la Caisse des dépôts (CDC). Jouyet est le grand pote de Hollande, parrain d’un des enfants (6), et de Sarkozy (7), dont il avait été ministre. Jouyet avait obtenu de Sarko la présidence la CDC, qui détient le groupe SNI à 100 %. André Yché, un proche de Sarko, avait été nommé en 1997 directeur adjoint du cabinet d'Alain Richard, ministre de la défense de Jospin, et en juillet 2013, il avait reçu des mains de Jean-Yves l'Ordre du mérite (8).

Lisez bien ce texte, et vous avez le résultat des élections européennes.

(1) http://travail-emploi.gouv.fr/etude...

(2) http://www.liberation.fr/politiques...

(3) http://www.groupesni.fr/

(4) http://www.efidis.fr/

(5) http://www.challenges.fr/galeries-p...

(6) http://www.lavie.fr/actualite/franc...

(7) http://www.lejdd.fr/Politique/Actua...

(8) http://www.immoweek.fr/immobilier/p...

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, janvier 14 2014

Edito - Exclusif : Enfin la vérité sur la courbe du chômage !

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N’écoutant que son courage et guidé par son haut sens citoyen, le blog s’est plongé dans les affres de l’économie pour apporter sa lumière sur ce qui est devenu le Triangle des Bermudes des programmes présidentiels : la courbe du chômage.

Nos équipes d’investigation ont effectué un travail d’enfer – de pur enfer ! – mais nous avons bien fait de nous pencher sur le sujet et de le prendre à bras le corps, car nos conclusions sont imparables.

Il est impossible d’inverser la courbe du chômage, car il y a en fait plusieurs courbes, qu’elles sont toutes sublimes, et qu’on y perd la tête, comme le montre ce graphique établi par l’Universal Blog Institute of Sweet Economy.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE