mercredi, février 4 2015

Edito - Comme aux pires heures de la IVème République ...

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La descente aux enfers de la politique française semble ne pouvoir rencontrer aucun plancher. Il y a trois semaines, 4 millions de personnes manifestaient. Quoi de concret 3 semaines plus tard ? Rien.

Un pays voisin (Grèce) ouvre un sujet sérieux sur la dette. La France aborde-t-elle le fond du dossier ? Non. Aux États-Unis qui ont un taux de croissance 17 fois supérieur à celui de la France, la question de fond est ouverte. En France : non.

Des pays connaissent un taux de croissance près de 20 fois supérieur à celui de la France : un débat sérieux est-il organisé sur les raisons de ce décalage ? Non.

Le Front National creuse l'écart en tête des partis politiques quand au même moment l'abstention progresse à des niveaux records. Conséquence concrète ? Rien.

Sur le plan national, la formation politique (UMP) qui se veut "donner l'exemple" de l'organisation face "au désordre PS" devient l'exemple d'une pagaille sans nom avant sa réunion de bureau : tout le monde aura donné sa version avant la réunion.

Sur le plan local, en pleine vague de rejet des partis politiques, des élus de la CABEME et de la ville de Béziers se battent comme des chiffonniers laissant le patron d'Orchestra s'implantait à Arras sans la moindre proposition de rechange à cours terme si ce n'est d'attendre l'argent de la Région ! 700 emplois sur 5 ans pour Arras et dans le même temps 0 emploi pour une durée indéterminée pour Béziers !

La France est tombée aux pires heures de la IVème République avec une inefficacité généralisée et sans oublier les sordides scandales comme l'actuel procès DSK. Rien ne manque au tableau.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, janvier 22 2015

Edito - Bordeaux en compétition pour la meilleure destination 2015 en Europe

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Bordeaux a franchi l'étape des nominations pour être parmi les 20 villes en course pour la meilleure destination 2015 en Europe.

Il y a une indiscutable et indiscutée réussite de Bordeaux.

Cette réussite est liée à 5 facteurs :

1) Une réelle vision à long terme qui a consisté à placer Bordeaux dans les critères de la compétition des grandes métropoles européennes.

2) Pendant la Présidence Sarkozy, il faut reconnaitre que l'Etat a accordé à Bordeaux des financements considérables. Dans une ville, j'ai rarement vu autant de panneaux de travaux avec des mentions de financements d'Etat aussi importants.

3) La CUB s'organise autour de la Ville-Centre considérant que l'agglomération sera bénéficiaire de la performance de la Ville-Centre.

4) Bordeaux associe la performance économique et la qualité de vie qui passe par une ville sportive, culturelle, propre ...

5) Dans la compétition des capitales régionales, la compétition entre Bordeaux, Toulouse, Lyon, Nantes, Lille, Marseille, Strasbourg s'annonce intéressante. Montpellier devient la grande perdante des nouvelles cartes régionales.

Quant à Béziers, ville moyenne française par excellence, l'abandon du Sillon Languedocien la voue à terme à n'être qu'une sous sous-métropole de promotion d'honneur faute de se raccrocher à une locomotive comme Perpignan ou Montpellier, cette dernière tant la grande perdante dans cette affaire.

Le Parc Tertiaire Supérieur de Mazeran à Béziers qui a vocation à fédérer les activités dédiées à l'innovation est désespérément vide. Sur le papier, tout semblait briller mais plus les mois passent et plus on se dit que la réalité ne parvient à donner vie à ces dessins dorés. Et le confit qui perdure entre Robert Ménard et Frédéric Lacas ne fait que pénaliser toute l'agglomération dans son renouvellement économique et dans son positionnement stratégique et ce sur le plan régional et national. Un immense gâchis ! Voilà le sentiment qui prédominait aujourd'hui et l'on verra d'ici quelques mois ce que donnera l'accord de partenariat qui a été signé entre la CABEME et la Région qui prévoit une enveloppe de 14.51 millions €.

Pour voter pour Bordeaux : cliquer sur le lien suivant : Allez Bordeaux !

Le Rédacteur en chef de BEZIER POLITIQUE

mardi, janvier 6 2015

Edito - Quand la dette toxique va sortir de dessous le tapis ...

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Rappelez-vous ! Dès de le début de l'année 2007, Dexia se permettait de proposer aux collectivités territoriales une nouvelle recette miracle : Taux fixe – Dual Euro / CHF, un crédit qui spéculait sur la parité euro – franc suisse. Tant que celui-ci restait supérieur à 1,44 franc suisse, le taux restait fixe, mais dès lors qu’il passait ce seuil, le taux se mettait grimper jusqu’à 22 % !

Pour autant, un journal comme le Midi Libre ne consacre plus aucune page à ce dossier de la dette toxique des collectivités territoriales. La vérité serait elle inavouable aux contribuables?languedociens ?

Par contre, le Dauphiné Libéré a consacré hier une page entière.

La démocratie française consacre des débats interminables sur deux dimanches de plus travaillés ou pas mais n'évoque pas un sujet qui représente plus d'une dizaine de milliards sur le plan national ...

Comme de nombreuses autres collectivités, Béziers (Hérault, 71 000 habitants) s’est vu offrir, par Dexia et la Société Générale, des prêts absolument incompréhensibles du profane. Contrairement à d'autres Maires et Président de collectivités territoriales, l'ancien sénateur-maire, Raymond Couderc n'avait pas voulu dans un premier temps, poursuivre ces banques indélicates en justice. Il se ravisa... On connait la suite.

Depuis plusieurs mois, le Trésor public a placé la Ville dans son réseau d'alerte.

Hier, dans l'article du Dauphiné Libéré, il était question de Chambéry. Son Maire Michel Dantin qui est une référence propose une approche sérieuse, lucide, courageuse. A comparer les mesures pratiques qu'il a mit en œuvre avec l'attentisme d'autres collectivités, on voit rapidement l'impact des bombes à venir.

La Ville de Chambéry doit faire face à un taux moyen de conciliation qui fait exploser les intérêts de la Ville.

Or, dans le même temps, s'ajoute la baisse des dotations d’État.

Que fait-elle ?

1) elle part à la collecte de recettes supplémentaires dans les tarifs commerciaux,

2) elle cède des biens immobiliers,

3) elle engage toutes les économies de fonctionnement qui ne touchent pas au cœur des services publics locaux ...

Elle engage les économies dans la plus totale transparence (cf le magazine municipal de décembre 2014 où toutes les explications sont données).

On est loin de l'attentisme actuel qui caractérisent la ville de Béziers et la CABEME pourtant très impactées par des dettes toxiques.

C'est d'ailleurs l'une des faiblesses majeures des actuelles oppositions PS et UMP que de consacrer son énergie aux petites phrases ou aux polémiques sans présenter des alternatives sur des sujets de cette importance.

Ce sujet n'a pas été éclipsé pendant la campagne des municipales à l'exception de la liste d'Elie Aboud. Elle l'est encore à l'excès. Robert Ménard n'a pas engagé la transparence utile sur la réalité financière de Béziers comme il avait promis en mars dernier. La ville de Béziers à entretemps revu sa copie mais on sait que les contribuables biterrois vont payer les 4 millions d'euros de la renégociation bancaire. Un coin de voile est levé puis immédiatement refermé. Il faudra également payer les pénalités de remboursements anticipés. Combien ? 900 000 Euros.

Les finances semblent être une menace dans les rapports entre le FN et les autres composantes de droite davantage qu'un sujet de gestion. Seul Aimé Couquet (PCF) a depuis des années pointé du doigt ce problème démontrant que l'ancien sénateur-maire, Raymond Couderc était un incompétent et un irresponsable qui a fait passé en un mandat (3 emprunts toxiques en 2007) la dette de la ville de 85 millions à 111 Millions d'Euros.

Quant à la CABEME, c'est le mutisme le plus total qui règne pendant ce temps. Frédéric Lacas n'a jamais osé pointé du doigt son prédécesseur, Raymond Couderc, qui a semé un héritage de remboursement et d’endettement pour les 30 prochaines années. Aujourd'hui, Lacas, c'est aussi motus et bouche cousue. Quoiqu’il en dise, les chiffres parlent d’eux-mêmes et ils correspondent à une situation que nous mettons en lumière depuis longtemps : la CABEME est dans une situation financière très difficile.

Quand la dette toxique va sortir de dessous le tapis dans l'agglomération biterroise, les réveils s'annoncent très douloureux.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, novembre 8 2014

Edito - A quand l'affirmation des femmes dans la politique française ?

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En une semaine, les États-Unis ont consacré l'accession des femmes au premier rang des responsabilités publiques :

- Wendy Sherman est nommée adjointe de John Kerry au département d’État,

- 100 femmes (!) sont élues au Congrès le 4 novembre,

- Loretta Lynch succède à Eric Holder au Ministère de la Justice.

Dans le même temps en France :

- primaire pour la présidence de l'UMP : pas une femme candidate,

- esquisse des profils de présidentiables pour 2017 : pas une femme en dehors de Martine Aubry qui se cantonne dans la posture du "ronchon perpétuel",

- bataille pour la présidence de l'UDI : pas une femme candidate, ...

Sur le plan local, schéma identique :

- la présidence de la CABEME comme la succession de Christian Bourquin au Conseil régional : pas de femme,

- A Béziers, Elisabeth Pissarro qui avait, pendant la campagne un charisme et une énergie hors du commun, s'est fondue dans le moule de la 3ème adjointe, discrète, voire muette,

- à la CABEME, aucune femme ne préside un groupe politique,

- seule Virginie Rozière, Montpelliéraine de 37 ans, tranche dans cette grisaille masculine en ayant un parcours politique intéressant et gagné un mandat de députée européenne.

C'est un terrible passif.

Lors des municipales, la liste conduite par Robert Ménard n'a même pas été capable de casser cette grisaille avec des femmes à des postes clefs, avec des responsabilités importantes et avec du tempérament. Seule Annie Schmitt fait exception à la règle mais elle qu'un transfuge de l'ère Couderc mais reste inaudible.

Car c'est ce dernier point qui fait défaut. Trop de femmes et trop de jeunes attendent en France qu'une part de pouvoir leur soit donnée. Le pouvoir ne se donne pas, il se prend.

L'une des faiblesses de la France actuellement c'est d'avoir des femmes et une jeune génération qui manquent d'audace, de tempérament, de courage pour faire vivre leur engagement direct.

Si les États-Unis ont connu le 4 novembre 2014 un vrai changement générationnel, c'est parce que des femmes et des jeunes ont cassé les habitudes, contesté les rentes de situations.

C'est d'ailleurs un volet qui a suscité une attention très forte comme le montre l'audience de ce blog hier : 1050 visites dans la journée sur les billets liés aux élections américaines.

C'est un volet qui contribue aussi à l'actuelle ringardisation de la politique française : "un jeu de mecs souvent vieux, incapables de faire autre chose et coupés du quotidien. Et quant aux jeunes, ils semblent vieux avant l'âge ...".

C'est ce volet qu'il faut changer. Il y a des murs qu'il faut absolument exploser.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, septembre 20 2014

Edito - Béziers : Robert Ménard est un biker

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Que cherchent les auteurs de cette photo ? Certainement pas à injurier le maire de Béziers, car sans ce cliché de Midi Libre Béziers, nous n'aurions jamais su que l'intéressé se trouvait ce jour là sur les allées Paul Riquet, pour célébrer le passage des Brescoudos, le rassemblement des passionnés de la légendaire moto, dans notre bonne ville !

Non, ils ont voulu faire le tableau vivant d’une donnée sociale très forte : ceux qui discréditent la fonction de maire. Et comme il estime être le mieux placé pour défendre sa fonction, il s’efforce au quotidien de démontrer à tout un chacun qu'il est un mec comme les autres qui aime tout le monde. Tout cela sonne faux ! Le "nouveau saigneur de Béziers" et "le futur grand artisan de son déclin" a réussi à mettre la ville-centre sous cloche !

De plus, la conception de cette photographie est à l’honneur de cet artiste resté anonyme, qui matent l'égo et l'effet de com du premier magistrat de la commune. C’est de l’art vivant : donner à voir. Sous son aspect gentil et policé, Robert Ménard est un remarquable communiquant qui se prend pour un missionnaire en pays païen oubliant que la fonction d'un maire est aussi de ne pas se mêler de religion même en période Féria... C'est aussi le grand ami du vendéen et chouans Philippe de Villiers !!!

Allons plus loin ! Cette photo de Robert Ménard enfourchant cette énorme moto devrait être reproduite et remplacer les fresques vieillissantes sur les murs des écoles de Béziers ! Cette œuvre d’art mérite protection, surtout quand elle est mouvante et éphémère. On peut être raisonnablement pessimiste sur l’embellissement de notre ville, alors que depuis Dostoïvestki nous savons que « La beauté sauvera le monde ». Aussi, merci au photographe anonyme de Midi Libre Béziers.

Finalement, tout cela est fatiguant. Robert Ménard alias "Roberto Menardinus" préfère allez faire le beau devant un public qui le flattera oubliant qu'il avait fait l'essentiel de sa campagne sur le redressement, la réhabilitation du centre-ville. Un certain nombres de mesures annoncées avaient cet objectif. Il continue de promettre des investissements dans le budget 2015 mais avec très peu de marge financière. Béziers est une ville exsangue.

Le plus grave sans doute mais pas forcément le plus spectaculaire ont été ses deux échecs dans la conquête de l'agglomération et du conseil de surveillance de l'hôpital. Deux échecs qui ont révélé son vrai visage disent ses opposants : agressif et rancunier.

PS : Je lui demande juste de respecter la loi en mettant son casque et qu'il cesse de revenir sur cet appel constant à la morale. La démocratie paparazzi, ce n’est pas mon truc.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, mai 31 2014

Edito - Robert Ménard ou les nouveaux accords locaux de Yalta politique ?

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Le réexamen de la représentation substitution de la ville de Béziers au sein de la CABEME laisse-t-il apparaitre de nouveaux accords locaux de Yalta politique ?

Dernièrement, le président de l'Agglomération Béziers Méditerranée Frédéric Lacas et le maire de Béziers Robert Ménard ont signé un protocole d'accord. Un document qui met un terme à de longues semaines de conflit entre les deux hommes. L'accord, conclu comporte quatre points essentiels : diminuer les taxes locales et les charges de fonctionnement de la collectivité, instaurer un conseil des maires qui se réunira mensuellement, offrir une deuxième vice-présidence à la liste de Robert Ménard et garantir la souveraineté du maire sur le territoire de sa commune.

Ce "compromis" de ce type qui date de mardi dernier quand deux sensibilités longtemps concurrentes au sein de la droite modéré et dure trouvent un accord en se partageant le pouvoir entre la Ville de Béziers et la CABEME.

Conséquence pratique : une aire territoriale de la CABEME entièrement déséquilibrée puisqu'elle aura progressivement d'avoir pour fonction non pas de correspondre à un bassin de vie mais à une circonscription ... législative.

Il y a donc matière à sérieusement s'interroger sur ce nouvel accord de ce type y compris trans-appareils politiques. Là, le regain d'affection pour le maire de la ville centre favorise manifestement un candidat qui ne pense qu'à la future campagne des régionales. Demain, Robert Ménard et Elie Aboud s'embrasseront par leurs noms. Les pseudo-humanistes de l'UMP local ne sont toujours pas des hommes des "Lumières", et Robert Ménard n'est pas un moderne.

Le maire de Béziers, deuxième vice-président de l'Agglo, se voit également attribuer le Renouvellement urbain en plus de l'habitat et du logement qui lui étaient déjà dévolus. Tout cela montre aussi que les uns et les autres ont su bien malgré eux passer outre leurs préventions réciproques à l'égard de leur partenaire. Nous ne le saurons jamais avec certitude, mais nous en avons tous une petite idée ; nous en serons sûrement un peu plus une autre fois.

Cet accord est l'opposé de la démocratie.

Il est aussi illogique qu'il emprunte le masque du "naturel non organisé".

C'est aussi une conception manœuvrière de ce type qu'il faut sanctionner lors des prochaines législatives en en mars 2017.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, mai 12 2014

Edito - Vélo dans la ville pour aller travailler...

00000000AA-2-1-165025_L.jpgLe vélo gagne des parts de marché comme moyen pour se rendre au travail : des données dévoilées la semaine dernière par le U.S. Census Bureau démontrent que 786 000 Américains empruntaient leur vélo pour aller travailler entre 2008 et 2012, soit une hausse de près de 61% par rapport à l’an 2000.

Cette tendance est le résultat logique de nombreux efforts menés dans les villes concernées : sécurisation des parcours pour les cyclistes, mode du vélo comme moyen d’exercice pour rester en forme …

Au moment où la presse nationale évoque le plan de lutte contre la pollution que la Ville de Grenoble présenterait dans la logique de celui de la Ville de Paris (cf Le Parisien du 9 mai dernier), il faut examiner le dispositif qui sera présenté un de ces quatre matins par la CABEME en matière de valorisation des pistes cyclables. C’est en effet, à l’échelle de l’agglomération, qu’un plan de ce type doit être conduit de façon urgente.

Pour le moment, la CABEME a pris beaucoup de retard dans son installation puisque l’exécutif dans sa totalité n’a toujours pas été composé. Des délais qui montrent les blocages internes qui existent déjà et fragilisent d’autant cette structure.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, mai 1 2014

Edito - Béziers / CABEME : les habits neufs des vieux blocages

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L’agglomération biterroise s’entête dans les conditions de son déclassement. Le tournant a été en mars dernier. Le départ de Raymond Couderc devait être l’occasion de mettre un terme à une dyarchie qui avait été la clef d’un dénouement en 1995 d'une seule et unique tendance : la main mise de tous les territoires à l'exception de Boujan-sur-Libron.

Robert Ménard veut que Béziers quitte l'Agglomération : il n'accepte pas n'accepte pas le sort qui lui est réservé. Lundi dernier, le conseil communautaire de Béziers-Méditerranée a élu ses vice-présidents permettant à Michel Suere, maire de Corneilhan, de devenir le 1er vice-président de la CABEME. Fou de rage, Robert Ménard a donc quitté la séance... et a été malgré lui élu 2e vice-président. L'intéressé a immédiatement démissionné de sa vice-présidence et veut faire annuler l'élection...

On ne peut donc rien reprocher à Frédéric Lacaze qui a "démocratiquement" été élu président de la communauté d'agglomération mais on peut s'étonner, à juste titre, que six élus Biterrois ont fait le choix de voter contre leur ville : la rancune en politique est tenace.

juste3-z.jpgCe Yalta local continuera d'handicaper bon nombre de dossiers sur les six prochaines années. Le 22 avril dernier, Robert Ménard a manqué son OPA sur la CABEME. La dyarchie continuera sur des bases différentes. M. Michel Suère mènera la même politique que celle de l'ancien président, Raymond Couderc, sans pour autant se séparer de la l'actuel Directeur général des services (DGS) qui n'a plus sa place au sein de cet EPCI très endetté.

Aujourd’hui, cette dyarchie est institutionnalisée par de nouveaux équilibres politiques. Conséquence pratique : la paralysie locale au moment où la compétition des territoires sera plus vive que jamais.

Les mots changent mais ce sont les habits neufs des vieux blocages toujours identiques.

BEZIERS POLITIQUE s'efforce de défendre une approche totalement différente : la clarté des responsabilité.

La Présidence de la CABEME doit être assumée par un représentant de l’exécutif de la Ville de Béziers. C’est d’ailleurs le cas presque partout ailleurs dans les autres métropoles et villes moyennes françaises.

Ce schéma a le mérite de l’unicité d’actions donc l’efficacité.

L’autorité ne se divise pas. Dès qu’elle se divise, c’est la pagaille et l’irresponsabilité.

logo-municipales.jpgA Béziers comme à Fréjus voir à Beaucaire, nous avons assisté à la naissance d’un « frontisme municipal ». Les résultats du scrutins des dernières municipales marquent la renaissance d’un Front national local tel qu’il a pu se constituer dans les années 1990 avec Bruno Mégret. Ce dernier avait essayé de professionnaliser le parti et de l’implanter localement. Il n’avait pas été aidé en ce sens par Jean-Marie Le Pen. C’est la grande différence avec sa fille Marine Le Pen. Elle reprend l’œuvre de Mégret en essayant de constituer un réseau d’élus locaux sans lequel elle ne peut pas arriver au pouvoir. C’est pour cela qu’elle a nommé Steeve Briois secrétaire général : pour qu’il fasse au niveau national, ce qu’il a fait à Hénin-Beaumont.

L'autre novation réside dans le fait que l'on demande aux nouveaux maires FN ou apparentés qui sont aux affaires de ne pas relayer le message national. Pendant toute la durée de la campagne, on leur a demandé de se donner l’apparence de gestionnaires, avec un programme local. Ils ont fait campagne sur la voirie, les commerces, l’emploi local, pour ne pas faire peur. Ils n’appliquent pas la préférence nationale comme Bruno Mégret l’avait fait à Vitrolles. C’est là toute la différence avec 1995. Le Front a conscience des erreurs qui ont été commises, et ne veut pas reproduire cela. Il y a une obsession de ce qui s’est passé à cette époque.

Parmi ces personnalités, c'est le cas de Robert Ménard.

Marine_Le_Pen_-_cropped.jpgLe résultat du 30 mars dernier est dû à l’implantation réussie du candidat Ménard et à la déception envers l’UMP et le PS. Ici, le candidat apparenté FN s'est implanté parce que la ville était très mal gérée. Cela a atténué la peur du FN.

Il appartient désormais à Robert Ménard de se « désidéologiser » au niveau local. Il faudra que ses colistiers et lui-même apparaissent comme des gestionnaires, qu’ils se normalisent pour, in fine, faire de ses nouveaux élus locaux les relais des idées du FN pour les échéances nationales. En somme, ils font d’abord profil bas pour mieux rebondir. Dans les conseils municipaux, les élus frontistes et apparentés s'efforceront de relayer les idées de leur parti et devenir une force idéologique d’appoint en lançant des débats comme sur les Roms ou les subventions aux associations. Le nouveau maire de Béziers va essayer de capitaliser sur ce nouveau personnel politique pour avoir des candidats crédibles pour les prochaines échéances, les cantonales mais surtout pour les prochaines municipales.

L'ex secrétaire général de RSF, Robert Ménard a donc réussi à faire campagne sur Béziers, à redynamiser des quartiers entiers où il n’y avait plus de militants. Il y a une vraie amorce, une vraie dynamique. Par ailleurs, il convient de se rappeler que ce n’est pas parce que l’on a un afflux de militants que l’on gagne une municipalité, mais c’est gagner une municipalité qui suscite un afflux de militants, parce qu’il y a l’espoir d’obtenir quelque chose, des rétributions.

Cela pourra faire venir au FN des militants qui n’auraient pas adhéré normalement. Cela va peut-être ancrer le parti au niveau local et faire émerger un « municipalisme » frontiste.

C’est ce Vrai Changement qui est inquiétant...

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, avril 27 2014

Edito - CABEME : faut-il désespérer de Béziers ?

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Installation demain des instances de la CABEME. A l’exception de Lille, toutes les autres métropoles ont des instances claires, offensives, en cette période de compétition des territoires.

Juppé, Collomb … : les personnalités fortes des territoires s’engagent dans les instances des métropoles pour faire bénéficier les agglos des compétences, des influences en cette période de diète des aides de l’État.

Si l’agglomération biterroise veut répondre à de telles contraintes, elle va en tirer les conséquences nécessaires demain lors de l’installation des instances de décision de la CABEME.

Les responsables politiques locaux ont eu le temps de la réflexion se donnant des délais records avant de voter demain.

Les modalités retenues d’organisation apporteront une réponse à la question qui est de plus en plus souvent posée : faut-il désespérer de Béziers ?

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, avril 26 2014

Edito - L'actuelle CABEME réduit l'avenir de l'agglomération biterroise

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Robert Ménard veut que Béziers quitte l'Agglomération. Le nouveau maire de la ville ne digère pas les alliances qui l'ont privé de la présidence de la collectivité et encore moins de voir aujourd'hui son nouveau patron, Frédéric Lacas, lui refuser la première vice-présidence ainsi que les délégations aux Finances, à l'Eau et aux Ordures ménagères...

Dans l'actuelle compétition des territoires, la dyarchie entre la CABEME et la Ville de Béziers est une situation atypique qui réduit l'avenir de l'agglomération biterroise.

C'est une situation atypique. A Bordeaux, Alain Juppé vient d'être élu Président de la CUB par 92 voix sur 105 membres. Un accord de coopération a été conclu avec le PS et Alain Anziani, Président du Goupe PS, a voté pour ... Alain Juppé et est 1er Vice-Président de la CUB.

S'il y a un secteur où des accords de coopération peuvent être trouvés, c'est bien dans le cadre intercommunal.

La ville de Béziers étant la principale contributrice et la première "Caisse de mutuelle" de l'agglo, Robert Ménard a raison de "taper sur la table" mais il lui faut désormais chercher la coopération et non le conflit ! Peut-on qualifier de ce coup de gueule d'acte irresponsable, une auto flagellation mortifère, l’exaspération des inquiétudes qui visent à punir les habitants de la ville-centre et à les convaincre qu’ils n’ont rien à espérer de l’avenir avec un tel maire à leurs têtes ?

A Lyon, le Maire de Lyon (PS) prend la tête d'une métropole majoritairement à ... droite. Mais, là aussi, un accord a été trouvé avec la ville chef lieu de la métropole.

Il ne restera peut-être que BEZIERS à vivre une division garante de paralysies ultérieures.

C'est une situation très grave.

L'actuelle CABEME réduit l'avenir de l'agglomération biterroise. Où est l'avenir de l'agglomération biterroise sans un partenariat avec Perpignan ni la mise en place alternative du Sillon Languedocien ? Cette question sérieuse mériterait une réponse sérieuse bien éloignée de la seule logique de mutuelle financière qui prévaut à la CABEME faisant le lit de bas accords politiciens.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, avril 20 2014

Edito - La CABEME : vers la paralysie

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Jusqu’où la démocratie peut-elle ouvrir la porte à la démagogie la plus stérile ? Pendant la campagne électorale biterroise, de très nombreux dossiers ont été les marqueurs d’une démagogie sans limite. Par exemple, la question de la possible fermeture des robinets à subventions des collectivités, du département et à l'Europe devaient être fermés si Robert Ménard était élu a pris une place démesurée comme je l’ai indiqué dans de nombreux éditos à de nombreuses reprises. Le projet collectif du nouveau millénaire pour Béziers semblait dans la disparition de tous… les robinets qui n'arroserait plus Béziers qui en a pourtant bien besoin ! Incroyable.

Ce devait être, en substance, la faute à ce Front national qui soutenait ce candidat. Béziers devait être privée de toutes aides selon de nombreuses personnes.

Il en est de même pour l’organisation de la CABEME. La conseillère régionale et n°2 de la liste Aboud battue aux élections municipales a voté Frédéric Lacas, le nouveau président de l'agglomération biterroise. Un autre conseiller municipal a du sûrement en faire de même et n'a donc pas voté pour le candidat officiel de la ville-centre. De qui s'agit-il ? Élie Aboud ? Daniel Paredes ? Catherine Vandroy ? Pascal Resplandy ? Jean-Michel Du Plaa ? Françoise Arnaud-Rossignol ? Aimé Couquet ? (...)

J’ai toujours défendu que la Présidence de la CABEME devait être celle d’un représentant de l’exécutif biterrois. Au titre de la mode sur le non cumul des mandats, la nouvelle équipe majoritaire sera dans les membres de la CABEME mais pas à la tête de l’exécutif.

Une fois n'est pas coutume, l’agglomération biterroise va vivre de sa nouvelle spécificité : le décrochage entre le pouvoir de l’agglo et celui de la ville chef lieu de l’agglo.

Chacun a pourra constater ces prochaines années les inconvénients d’une telle situation.

Là, le décrochage sera tel que très probablement les blocages seront nombreux, à la frontière de la réelle paralysie. La CABEME va donc rester une simple et coûteuse mutuelle financière sans réel projet d’agglomération.

L’agglomération biterroise s’enfonce dans la division d'honneur dans la compétition des territoires.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, avril 15 2014

Edito - CABEME : installation des instances de décision le 17 avril

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Il faudra attendre presque 21 jours après le second tour des élections municipales pour que la CABEME installe ses instances de décision alors qu’elles sont presque déjà toutes installées dans les sous-préfectues comparables.

Ces délais longs montrent les indécisions et blocages.

La sous-Métropole Biterroise prend le chemin de la division d'honneur avec le très probable abandon du sillon catalano-languedocien.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, janvier 30 2014

Edito - Municipales : le souffle du terrain va emporter les parapluies des partis

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Dans les années 60, la politique avait ses héros : résistants, intellectuels, grands avocats, écrivains ...

Dans les années 2000, elle a ses hérauts : les annonciateurs des formules toutes faites qui parcourent les plateaux TV.

Plus qu'une nuance de lettres !

A Béziers, on voit bien actuellement le désarroi. La liste UMP est dans le vide. La bataille était pour la survie politique de Raymond Couderc à la tête de la CABEME même si celui-ci se retrouve à la dixième place sur la liste d'Elie Aboud en position éligible afin qu'il puisse conserver sa place de sénateur et d'avoir une vice présidence au sein de cette institution qui a beaucoup de dettes... Mais le jour d'après ?

C'est pourtant le jour d'après qui concerne la vie quotidienne des citoyens. Le jour d'après intéresse peu les politocrates parce que le parapluie des partis est supposé fonctionner : le plancher qui permet au moins d'être dans l'opposition.

A ce jeu, l'opinion est la reine des pommes.

Elle est massacrée. En mars, elle doit cesser de se tirer une balle dans le pied parce qu'elle a vu qu'en mai 2012 elle s'était déjà tiré une balle dans la ... tête.

Il est temps que l'opinion se réveille face aux politocrates. C'est la seule façon pour elle de sortir de la crise.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, janvier 27 2014

Edito - Fiscalité : la déprime des classes moyennes

gateau-au-yaourt-au-chocolat.jpgDe tous les dossiers chauds de la rentrée, la fiscalité est assurément le plus périlleux. A partir de la mi-janvier, le gouvernement va entamer son ambitieuse remise à plat de la fiscalité, avec l’ouverture des Assises de la fiscalité des entreprises, avant de poursuivre avec le dossier non moins délicat de la fiscalité des ménages. Il faut avoir la lucidité de regarder en face la réalité.

Le constat : les classes privilégiées ou en devenir partent. Les classes dites populaires se révoltent. Et les classes moyennes dépriment. Comment un pays peut-il s'en sortir dans de telles conditions ? Impossible.

Le PS en a-t-il conscience ?

Non. Lors de discussions avec des responsables, ils indiquent "c'est encore possible d'augmenter les impôts". Et en attendant d'augmenter les impôts, ils augmentent déjà les charges.

Sur le plan local, la future décision de la CABEME de passer 12 à 30 Vice-Présidents en mars prochain (1) sera la caricature du "toujours plus est toujours possible".

Demain, cette escalade trouvera en cas de majorité socialiste une nouvelle taxe : la taxe additionnelle dite "supplémentaire" pour payer les coûteuses réalisations de Raymond Couderc.

Cette pression fiscale est un boulet qui handicape la reprise économique donc l'emploi.

Il est temps d'inverser cette tendance et de la replacer à la baisse rapidement.

C'est un enjeu décisif pour le moral des ménages qui ne peuvent plus avoir comme perspective d'économiser pour ... payer des impôts qui augmentent.

Mais surtout, c'est le moyen, par la sélectivité de services publics essentiels (santé, enseignement, culture ...) qui échappent par vocation au secteur marchand, de leur redonner les moyens d'un fonctionnement de proximité en bénéficiant de la cagnotte des actuels gaspillages.

(1) La loi du 17 mai 2013 instaurant le suffrage universel direct pour les élections municipales et communautaires en mars 2014.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, janvier 23 2014

Edito - Municipales: un scrutin en cache un autre !

cabeme-high-qt_Copier_-00253.jpgLes 23 et 30 mars 2014 auront lieu les prochaines élections locales. Jusqu'à présent, les conseillers communautaires étaient élus par et parmi les conseillers municipaux. Pour la première fois, les citoyens des communes de plus de 1 000 habitants voteront au suffrage universel direct pour leurs conseillers communautaires, en même temps que pour leurs conseillers municipaux.

Depuis plusieurs années, l’intercommunalité s’est généralisée. En 2013, ce sont plus de 36 000 communes et plus de 60 millions de Français qui faisaient partie de syndicats d’agglomération nouvelle, communautés urbaines, métropoles, communautés de communes ou encore communautés d’agglomération telle que la CABEME. Depuis le 1er janvier 2014, toutes les communes (hormis celles de petite couronne en Île-de-France) font partie d’une communauté.

Ces dernières gèrent un nombre croissant de services publics locaux et sont à l’origine d’importants projets pour leur territoire, tant dans les domaines des transports, de l’aménagement du territoire, que du développement économique, de la sécurité et de la prévention ou encore de la lecture publique en ce qui concerne le biterrois.

Un bulletin de vote, deux listes

decembre-2012-vainqueur-des-legislatives-partielles-avec_721369_510x255.jpgLes évolutions du mode de scrutin ne concernent pas toutes les communes de la même façon et dépendent du nombre d’habitants de celles-ci. L’élection directe des conseillers communautaires concerne les communes de plus de 1 000 habitants, ce qui est le cas de toutes les communes composant la CABEME.

Le nouveau bulletin de vote comportera ainsi deux listes : la liste d’une équipe candidate aux élections municipales et la liste des candidats de cette équipe municipale à l’élection communautaire. Les candidats au conseil communautaire sont ainsi obligatoirement des candidats au conseil municipal. L’électeur devra choisir un seul bulletin de vote et votera en même temps pour une équipe municipale et une équipe communautaire.

Le nouveau mode de scrutin des conseillers communautaires a été fixé par la loi du 17 mai 2013 relative à l’élection des conseillers départementaux, des conseillers municipaux et des conseillers communautaires. Cette loi définit les modes de scrutin ainsi que les modalités de constitution des listes candidates.

Le texte est disponible en ligne sur le site Internet www.legifrance.gouv.fr

L’installation du conseil communautaire

Les élections seront suivies, dans un délai de 4 semaines au maximum, de l’installation du conseil communautaire, composé de conseillers élus directement par les électeurs dans le cas des différentes communes adhérentes de la CABEME. C’est alors que seront désignés les membres de l’exécutif communautaire, le président et les vice-présidents.

juste3-z.jpgActuellement, le conseil communautaire de la CABEME est composé de 50 membres. Au prochain renouvellement, il n’y aura plus de conseillers communautaires suppléants et le conseil communautaire de la CABEME sera uniquement composé de 65 conseillers. Les sièges des différentes communes au conseil communautaire seront répartis entre les listes selon les mêmes règles que celles applicables pour l’élection des élus au sein du conseil municipal, selon un principe de représentation proportionnelle en fonction du poids démographique de la commune. Ainsi, chaque ville disposera de : Bassan en a 2 et restera à 2 ; Béziers en a 18 et passera à 30 ; Boujan, 3 et 3 ; Cers, 3 et 3 ; Corneilhan, 2 et 2 ; Espondeilhan, 2 et 2 ; Lieuran-lès-Béziers, 2 et 2 ; Lignan-sur-Orb, 3 et 3 ; Sauvian, 3 et 3 ; Sérignan, 3 et 5 ; Servian, 3 et 3 ; Valras- Plage, 3 et 4 ; Villeneuve-lès-Béziers, 3 et 3. Le poids de Béziers avec 46% des élus qui composeront l’assemblée sera donc renforcé. Difficile d’imaginer un autre président qu’un Biterrois.

Cette nouvelle répartition a été décidée conjointement par l'ensemble des communes de la CABEME exprimant ainsi leur volonté de trouver un juste équilibre entre le mode de gouvernance actuel parfaitement égalitaire et le mode de gouvernance strictement proportionnel à la démographie des communes, dispositif prévu par la loi en l’absence d’accord. __ Le nouveau scrutin, pourquoi ?__

BEZIERS-34.jpgAlors que les communautés ont de plus en plus de compétences et interviennent de plus en plus dans la vie quotidienne des citoyens, ce système d’élection directe par les citoyens renforce la légitimité des conseilleurs communautaires et rend plus visible l’action des élus pour la communauté. Il permet de rapprocher les élus intercommunaux des habitants et de mieux faire connaitre l’intercommunalité.

L’élection directe au scrutin de liste rend ainsi possible une plus grande diversité politique dans la représentation des élus communautaires. Par exemple, il sera désormais envisageable que les élus de l’opposition municipale puissent siéger au conseil communautaire (en fonction du nombre de sièges attribués à chaque commune et des résultats des listes d’opposition aux élections). Par ailleurs, le nouveau mode de scrutin vise à étendre la parité homme/femme au sein des conseils, celle-ci étant obligatoire dans la composition des listes.

L’élection des conseillers communautaires au suffrage universel direct et au scrutin de liste correspond donc à une réelle avancée sur le plan démocratique.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, janvier 14 2014

Edito - Aboud, Couderc : le temps des explications sérieuses est venu !

couderc1412.jpgLe système politique local est au bord du précipice. Il s'est abusivement éloigné de règles de bon sens élémentaire et l'anormalité de certaines situations crée désormais un malaise gravissime.

Prenons le seul dernier exemple en date :

S'agissant de la CABEME, Raymond Couderc, sénateur-maire de Béziers, a annoncé qu'il ne sera pas candidat à la présidence de la communauté d'agglomération Béziers-Méditerranée. Il laisse la voie libre au candidat Elie Aboud.

La CABEME sombre dans le burlesque ajoutant un psychodrame de plus à liste déjà considérable. L’actuel président de la communauté d’agglomération renonce à son poste de président mais souhaite y siéger en tant que 1er vice-président avec une délégation générale pour conserver ainsi les pleins pouvoirs. L’actuelle mauvaise image de marque de Raymond Couderc bloque toute évolution territoriale de la CABEME. La moindre perspective entraîne une levée de boucliers de la part de la population, lorsque l’intéressé affirme dans les colonnes du Midi Libre : "Je ne veux pas que la question de la présidence monopolise et perturbe la campagne. Il y a des choses plus importantes et plus sérieuses à débattre". Echouer n'est pas une culpabilité. Mais imposer une telle chape de plomb sur la véracité des intentions discrédite toutes celles et tous ceux qui la cautionnent. C'est une situation anormale à ce point d'immoralité !

Le comportement normal devrait être le suivant : Raymond Couderc ne souhaite pas être candidat aux municipales de mars prochain et renonce également à la présidence par intérim de la CABEME. Avec 2 maires à mi-temps (sénateur et député) tout cela aurait pu faire un maire à temps complet. Malheureusement certain voudrait que l’on nous remette un à temps partiel pour permettre à l’autre de mieux préparer une autre campagne électorale à venir – celle des régionales - où Elie Aboud se verrait bien à la tête de cette institution. Raymond Couderc ne dit qu'une seule chose : ce n'est pas pour demain la mise en place d'un dispositif de non-cumul de mandats dans l'espace comme dans le temps...

C'est une situation anormale de plus qui s'ajoute au stratagème perfide de la part de ce professionnel de la politique car l’ensemble de la population souhaite désormais disposer d’un maire à temps plein à l’écoute des biterroises et des Biterrois et non plus d’un cumulard. La bataille du Changement pour de Vrai nécessite la mise en place d’une rupture totale avec le politiquement correct des dernières années. Ce changement correspond non seulement à une nécessité pour arrêter les échecs mais, dans bon nombre des engagements, il correspond surtout aux talents des habitants de l'agglomération : participer, partager les décisions, innover, responsabiliser, fixer de nouvelles ambitions avec une ville qui soit une référence au moment où la politique nationale semble si bloquée et immobile.

elie-aboud-et-robert-lecou-entourent-j-francois-cope-lors_176477_516x343.jpgLe temps du "J'ai bien mangé. J'ai bien bu. Je suis ... élu" est révolu.

C''est tout un système politique qui est devenu répulsif après 18 ans de pouvoir local absolu.

Un pouvoir arrogant qui décide sans dialoguer vraiment. Sur ce sujet où la normalité semble avoir quitté la raison, le temps des explications sérieuses est venu !

Plus ce temps des explications tardera, plus le système de pouvoir montrera, bien au-delà des seuls intéressés, l'immensité de son poids, l'anormalité de ses attitudes.

C'est une chape de plomb qui n'est plus acceptée par l'opinion publique locale qui veut, à juste titre, de la transparence, du respect.

Il suffit d'écouter autour de soi. Actuellement, dans l'agglomération biterroise, il n'y pas que la "pollution par les fines particules". Il y a une autre forme de pollution quant à la qualité de la démocratie locale et le climat local gagnerait à des explications rapides, concrètes, dignes d'une démocratie moderne qui respecte les citoyens.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, novembre 29 2013

Edito - Béziers : la nouvelle terre ou quand l'administration locale est un facteur de réussite

impot220.jpgUne fois par an, les collectivités locales devraient organiser la "fête de l'impôt". Un jour où elles exposeraient tous les services rendus grâce aux impôts :

- la propreté des chaussées,

- la sécurité,

- l'enseignement,

...

Non seulement, tous les services publics devraient alors s'ouvrir à l'explication transparente sur leur fonctionnement, leur coût. Mais aussi, tous les services publics, traditionnellement payants devraient être gratuits, ce jour là, exceptionnellement.

Un pays ne peut pas durablement être fâché comme actuellement avec son administration.

D'abord, parce que c'est injuste. Tant de fonctionnaires effectuent des travaux exemplaires avec compétence, motivation et dévouement.

Ensuite, parce que c'est stérile comme toutes les haines. La colère n'a jamais rien réglé. Qu'est ce qui a avancé positivement la minute d'après ?

Enfin et surtout, parce que les réformes nécessaires supposent des efforts. Ces efforts ne peuvent être efficaces que dans un état d'esprit positif, confiant, constructif. C'est l'opposé de l'actuel climat national.

Sur le plan local, la CABEME, à l'origine de tant de gaspillages ostentatoires de l'argent public, a jeté un voile de discrédit sur les administrations locales désormais perçues comme coûteuses, opaques, pléthoriques ...

Ce discrédit n'est pas de la responsabilité des fonctionnaires mais des élus incapables de défendre une gestion rigoureuse, n'ayant pas la volonté de faire respecter des règles claires dont par exemple l'appel au comblement de passif dans le dossier de la piscine Léo Lagrange, de la médiathèque et de la location de l'ancien IUT du Quai du port neuf, seule mesure protectrice des contribuables ...

Cette situation des crises qui ont tout gagné n'est pas une fatalité.

C'est le produit d'une absence de volonté publique, d'un politiquement correct local de la classe politique sortante.

Le 23 mars 2013, date du 1er tour des élections municipales, "la nouvelle terre biterroise" c'est construire une administration locale qui soit un facteur de réussite avec un meilleur service rendu dans le cadre d'une fiscalité locale en décroissance.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE