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dimanche, décembre 28 2014

Edito - 2014 : la politique est plus que jamais par terre

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2014 a été une année désastreuse pour la République, et on le doit entièrement aux « responsables » politiques. Et en 2015, ils vont nous faire la leçon « démocratique » parce que, écœurés, nous allons nous abstenir.

Quels ont été les événements majeurs de 2014 ? La plus dramatique des insignifiances… mais l’addition est lourde.

2014 ? C’est François Hollande qui se promène casqué dans les rues de Paris, sur un scooteur 100 % républicain, pour ses petites galipettes clandestines. Christiane Taubira qui arrive en vélo à la réunion des « frondeurs » aux universités du PS à La Rochelle, où elle ne prononce pas un mot… mais la photo était bonne. Fleur Pellerin, ministre de l’inculture, qui explique qu’elle ne lit pas de livres, mais qui négocie avec Michel Hazanavicius un rôle dans le prochain OSS 117 ; Bambi qui, après avoir voulu mettre fin à la prostitution, inflige à nos gosses ses débiles ABCD de l’égalité, avant de remballer sa camelote deux mois plus tard ; l’enfoiré mondain de Pierre Moscovici, viré du gouvernement tellement il est nul, et qui se retrouve Commissaire européen, pour stigmatiser la France pas encore assez libérale ; Benoit Hamon, le fantastique héros de la Gauche de la Gauche, alors sinistre de l’enseignement, qui fusille la rentrée scolaire pour un discours post-ado à la fête de la rose du farfadet Arnaud Montebourg… Le sous-ministre Thomas Thévenoud qui ne déclare pas ses revenus car il souffre de « phobie administrative ». Arnaud Montebourg, autre héros de la Gauche de la Gauche, qui quitte le ministère de l’économie pour s’inscrire à une formation pour patrons à l’Insead qui coûte 34 500 €. François Hollande qui encourage Benjamin Netanyahou « à prendre toutes les mesures pour protéger sa population ». Et ajoutons la volonté d’aller bombarder Damas, avant de se faire calmer par Barack Obama

2014, c’est aussi Nicolas Sarkozy enregistré clandestinement par son homme de confiance l’ex journaliste de Minute Patrick Buisson ; c’est l’affaire Bygmalion, avec un système de fausses factures permettant de doubler le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012 ; c’est Laurent Wauquiez et NKM qui font mesurer leurs bureaux pour savoir qui aura le plus grand ; Patrick Balkany et Serge Dassault pris dans des trafics crapuleux.

2014, ce sont les élections européennes du mois de mai : le FN en tête avec 25 %, suivi de l’UMP à 20,8% et du PS à 14%. Ce n’est pas grave, nous ont aussitôt expliqué les gentils sondages, car ce vote n’existe pas. Et déjà, on nous met sous le nez le sondage favorable à la loi Macron… Sauf que le même jour, la législative de l’Aube, la PS est éliminé, arrivé en 3° position avec 15 % des voix, loin derrière le FN à 27 %. Le tout, avec 70 % d’abstention. Oui, la politique est plus que jamais par terre : aux élections régionales et départementales de 2015, le FN sera encore en tête, aux alentours de 25 %, et le PS va subir une nouvelle déroute.

2014, c’est la hausse de l’endettement, des impôts et du chômage.

En fait, tout le monde a intégré que Marine Le Pen sera en tête au premier tour de la présidentielle de 2015, et les trois dans la course jouent une seul partition : « c’est moi qui serait le mieux placé pour la battre au second tour ».

Rien à attendre de François Hollande et de Nicolas Sarkozy, qui, bien programmés, vont poursuivre leur cirque habituel, qui a perdu la France. Alain Juppé ? Malgré ses casseroles nombreuses et variées, il se situe au-dessus du lot, mais s’il veut nos suffrages, il va falloir qu’il nous dise quelle politique il va faire, avec qui, et qu’il quitte le bonheur ouaté de sa belle image de papy gentil, pour venir sur le terrain, filer des marrons à Nicolas Sarkozy et François Hollande, ces deux erreurs historiques de la politique française.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, novembre 10 2014

Edito - Ces crétins de Jouyet et Fillon collent les affiches de Le Pen

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L’UMPS, ie l’absence de perspective politique, est le principal moteur du FN. Tous les mêmes et rien ne bouge,… alors on vote FN pour les faire dégager (sans imaginer un instant que le FN soit en mesure de diriger le pays). __ Alors, les amours tumultueux de Jean-Pierre Jouyet et François Fillon ?__ __ Jean-Pierre Jouyet, grand pote de François Hollande, est une figurine de l’UMPS : ministre sous Nicolas Sarkozy, et secrétaire général de l’Élysée, donc n° 2, sous François Hollande__. Le changement, c’est maintenant…

François Fillon ? Le matin, il est sur les radios pour nous dire que le gouvernement de François Hollande, c’est la calamité des calamités. Mais à midi, il casse la croûte au Pavillon Ledoyen avec Jean-Pierre Jouyet. C’était le 24 juin. La cantine de l’Élysée n’est pas assez relevée, alors la République offre Ledoyen à ces deux héros du courage politique. Un rendez-vous sur l’agenda, avec nécessairement rapport à François Hollande dans l’après-midi.

Toute la journée d’hier, Jean-Pierre Jouyet et François Fillon nous ont livré un fabuleux concours de mensonges

Il n’a pas parlé de Nicolas Sarkozy, non je n’en ai pas parlé, en fait si il en a parlé, non ma parole je t’assure que je n’en ai pas parlé… Ils nous dégoûtent… Grave.

François Fillon, qui voulait être président de la République, prend sa carte au club de François Bayrou. Il a été catastrophique et devrait s’inscrire à la Cahuzac School, car il n’a tenu qu’une journée.

Jean-Pierre Jouyet, égérie de la Gauche mole, qui exerce une des plus hautes fonctions de l’État, a compris hier dans l’après-midi qu’il était cramoisi quand les journalistes du journal Le Monde lui ont rappelé qu’il avait été enregistré, avec son accord. Alors, il s’est planté devant l’Élysée – usurpateur ! (plus de trois jours) – pour démentir ce qu’il avait dit le matin. Nul. Prévoir aussi un stage à la Cahuzac School.

Les pressions sur le Parquet par François Hollande ou Christiane Taubira ?

Ça ne se passe plus comme cela. C’est ouaté, indirect et suave, car François Hollande sait qu’il a trop à perdre avec des interventions directes. Mais les faits conduisent à faire quelques remarques.

1/ Fillon-le-menteur a rêvé de « taper », ce qui montre que ça se faisait du temps de Sarkozy-Fillon, … avec des résultats plus ou moins heureux, comme nous l’expliquerait notre ami le juge Courroye.

2/ Jouyet-le-menteur se fout du monde. C’est lui qui a pris contact avec François Fillon, non par culte de l’amitié, mais pour tirer des tuyaux du scandale Bygmalion qui avait explosé quelques jours plutôt, obligeant Jean-François Copé à démissionner pour laisser le pouvoir au « triumvirat » Jean-Pierre Raffarin, Alain Juppé et François Fillon. On voit bien le petit Jouyet excité comme une puce : « Je vais avoir des infos de première bourre » (Ce qui justifie l’addition de Ledoyen, repas servi dans un salon privé).

3/ En fait, une seule question qui intéressait Jean-Pierre Jouyet et François Hollande : l’affaire Bygmalion va-t-elle permettre de niquer Nicolas Sarkozy ?

Que peut imaginer que Jean-Pierre Jouyet et François Fillon se fixent en urgence un rencard chez Ledoyen pour parler de la faim dans le monde, du réchauffement de la planète, et ou de la dette publique de la France ?… Non, il n’y a qu’un sujet à l’ordre du jour : nous avons tous deux intérêt à zigouiller Sarkozy, alors comment exploiter les évènements du moment ? L’UMPS dans toute sa splendeur.

Please zigouille and fuck Sarkozy

Pendant le gueuleton chez Ledoyen, François Fillon a du balancer un max d’infos, en qualité de membre (flasque) du triumvirat. Mais en contrepartie, il a fait une petite réclamation : « Please zigouille and fuck Sarkozy, car il a fait payer par l’UMP l’avance forfaitaire de 150 000 euros qui lui avait été versée pour mener sa campagne et les 363 615 euros correspondant au dépassement du plafond légal des dépenses, sommes arrêtées par le Conseil constitutionnel en juillet 2013 ».

Retour sur images. Juillet 2013, c’était l’époque du Sarkothon, pour 10,5 millions d’euros, restant à charge du fait du rejet des comptes de la campagne, et ces paiements de 150 000 et 363 615 euros s’étaient ajoutés à la dette de l’UMP.

Même-moi j'l’avais vu en juillet 2013…

Paiement en juillet 2013, repas le 24 juin 2014, rapport des commissaires aux comptes de l’UMP certifiant les comptes du parti le 30 juin, signalement par les mêmes le 1 juillet au Parquet de Paris et enquête préliminaire ouverte par ce Parquet le 2 juillet… (puis une information judiciaire, le 6 octobre 2014 pour « abus de confiance », « complicité » et « recel ») : tout est limpide,… ou presque.

Pourquoi un an d’attente ? Parce qu’il était impossible de savoir avant, a répondu hier soir le parquet de Paris. Hum, hum…

Restons prudents car un avocat de Nicolas Sarkozy avait analysé que le procédé était régulier, et Bercy avait conclu dans le même sens. On verra, mais arrêtons les salades, please… Le rapport des commissaires aux comptes du 1° juillet n’a rien révélé. La distinction entre les deux sommes était clairement posée par l’analyse des textes et par la décision du Conseil constitutionnel, et même moi je m'en étais aperçu le 18 juillet 2013.

Alors, un deal, genre : « Nous on ne touche pas à ça. Mais si les commissaires aux comptes fait soudain le 1er juillet 2014 un rapport sur des paiements datant de plus d’un an, peut-être que ça fera l’affaire ».

Ces manips vont faire des massacres dans l’opinion. Et que faire ? Dans trois jours, François Hollande va sacrifier Jean-Pierre Jouyet (qui aura trois mois plus tard un joli lot de consolation) et puis après ? Le mal est fait, et les séquelles sont graves.

Tout ceci est désolant

Que faut-il faire pour que nous ayons des politiques au niveau ? Compliqué, alors que les leaders cherchent d’abord à conforter leur rente de situation, et soignant des réseaux à leur service.

Mais que faire pour que la justice ne soit plus salie par ce genre d’affaire ? Là, c’est plus simple : l’indépendance du Parquet.

Dis, François, pourquoi tu tousses ?

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, septembre 23 2014

Edito - Nicolas Sarkozy : le retour du communiquant affairiste dans sa bulle

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En mars 2012, le président sortant promettait qu’il se retirerait de la politique s’il perdait la présidentielle. Un mensonge de plus pour celui qui semble devoir être le candidat de l’UMP en 2017, et qui s’est livré à une grande opération de communication hier soir avec la complicité de Laurent Delahousse.

Service public de… république bananière

France 2 a fait un beau coup en obtenant la première interview de l’ancien président de la République pour son retour sur la scène publique. Il est évident que les audiences seront bonnes. Mais malheureusement, la déontologie n’en sort pas grandie, Laurent Delahousse ayant davantage joué le rôle de faire-valoir plutôt que celui du journaliste faisant son travail. Certes, quand il a eu le culot d’évoquer les 500 000 chômeurs de plus depuis 2012, il a tout de même rappelé qu’il y en avait eu 750 000 de plus sous son mandat, mais l’ancien président a pu s’abriter derrière la crise de 2008. Et il a laissé passer l’attaque culottée sur le pouvoir d’achat, qui était sa promesse de 2007, pas mieux tenue alors. Enfin, en bon petit soldat du néolibéralisme, il a demandé s’il fallait une « thérapie de choc » : le Medef le remercie…

Il a évoqué les affaires certes, mais il lui a aussi demandé s’il était toujours sur écoute, ce qui a permis à l’ancien président de jouer la victime. Et quand il s’est plaint du non remboursement de sa campagne malgré le soutien de 18 millions de Français, il ne lui a pas rappelé que cela était la conséquence du dépassement du seuil légal de dépenses. Et il a aussi laissé passer l’argument selon lequel s’il était inquiété par les affaires, il ne reviendrait pas à la politique, alors qu’il pouvait lui répliquer en lui disant qu’il n’était peut-être pas in intéressé par l’immunité que confère la présidence. Bref, Laurent Delahousse a été complaisant, laissant même passer son ignorance du nom de Bygmalion sans le relancer sur le montant de ses dépenses de campagne. Et je ne parle pas des récents développements de l’affaire Tapie

Opération communication

Les fils de l’opération de communication étaient extrêmement grossiers. Nicolas Sarkozy s’est présenté comme étant contraint de revenir dans le jeu politique du fait de la gravité de la situation du pays et de sa famille politique. Dans la réalité, son objectif est simple : face à l’émergence d’Alain Juppé, il préfère prendre les devants et prendre le contrôle du parti pour être dans la meilleure position en vue des primaires. Il faut dire qu’à l’UMP, être aux commandes semble avoir une influence sur les résultats des élections internes… Et on voit mal comment le désastre de l’automne 2012 ne peut être sans aucun rapport avec la façon dont le parti avait été dirigé directement ou indirectement par Nicolas Sarkozy

Du coup, ce dernier espère effacer les turpitudes du passé en changeant de nom et en mettant en avant quelques nouvelles personnes. Bref, il espère faire croire qu’un ravalement de façade superficiel vaut pour un véritable renouveau… Et finalement, c’est ce qui est le plus frappant sur cette interview nombriliste : le candidat déclaré est complètement coupé de la réalité, dans sa bulle, si loin de la réalité qu’il n’avance pas la moindre idée, si ce n’est loucher sur Berlin, « ce meilleur de la classe à qui on demande de moins bien apprendre ses leçons », et qu’il fantasme sur le départ des jeunes, qui ne concerne qu’une infime minorité. Rien de nouveau sous le soleil : il communique au lieu de faire de la politique.

Certes, Nicolas Sarkozy dit avoir tiré les leçons du passé, mais il s’abrite derrière la crise pour justifier ses échecs. Il reconnaît même avoir été un peu brusque, mais il s’agit uniquement d’une posture destinée à lui donner le rôle du sage qui aurait de l’expérience et du recul. Une sacrée ficelle à faire passer !

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, août 24 2014

Edito - Hollande confronté à une crise systémique sans précédent sous la Vème République

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La situation actuelle est celle du condamné qui demande encore une minute au bourreau. François Hollande est confronté à une crise systémique dont il ne sortira pas avec les actuelles gesticulations. Le mal est considérablement plus profond. Il tient au système et à sa structure.

Deux maux structurels créent des effets systémiques auto-entretenus : le seuil d'impopularité et le chômage. __ En matière politique, l'opinion publique française est suiviste.__ Le succès précède le soutien. L'échec précède ... l'abandon. D'où l'impact particulier des sondages. Un sondage favorable crée au suivant un soutien auto-entretenu par le sondage initial. Même logique pour un sondage défavorable mais à la baisse.

François Hollande a franchi un seuil de défiance qui auto-entretient une spirale infernale qu'il doit casser par un acte fort qui consiste à rendre la parole aux Français.

En matière économique, la crise structurelle naît du chômage. Crise psychologique : comment aimer une société qui vous rejette ? Crise financière : le chômage appauvrit des segments entiers de la population donc modifie structurellement le moteur de la consommation. Il le modifie d'autant plus qu'aux victimes premières s'ajoutent ensuite celles qui pratiquent l'épargne de précaution.

Plus cette crise systémique s'installera, plus la sortie sera lourde de conséquences.

Il y a actuellement trois questions qui ne sont plus traitées à leur juste dimension :

1) Comment le personnel politique peut-il demander des efforts sans commencer à donner l'exemple ? Non seulement le personnel politique ne donne pas l'exemple en ne supprimant en rien ses avantages mais il donne le mauvais exemple en cumulant les salaires divers, en s'exposant à des scandales qui mettent en cause des sommes folles : Bygmalion, les conseillers démissionnaires de Hollande ...

2) Comment accepter un pouvoir sans le respecter ? C'est impossible. Or l'actuel pouvoir n'est plus respecté. Des frontières d'expressions ont été franchies. Je suis surpris actuellement par l'escalade dans l'expression vulgaire émanant de personnes jamais habituées à de telles déclarations.

3) Sans rebond fort, le FN est sur une autoroute pour le pouvoir. Les citoyens pensent punir le personnel politique sortant en votant FN. C'est la rente de situation du FN. Plus le personnel politique est détesté, plus le FN monte. Marine le Pen se situe actuellement à un niveau de 28 à 30 % (sondage IFOP pour Marianne). Les études techniques très sérieuses ont montré que 27 % à un 1er tour était le seuil de la victoire parce que ce niveau crée une dynamique auto-entretenue à son tour. Pourquoi le FN échapperait-il à cette règle ? Il ne devait pas être le 1er parti de France. Il l'a été en mai 2014 lors des européennes.

Ces facteurs créent aujourd'hui une situation inédite d'une extrême gravité et qui, objectivement, ne peut être durable.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mercredi, juillet 9 2014

Edito - La fin de la "Sarkonostalgie"

0.A00image_BUISSON_ET_SARKO.jpgEn cet été 2014, il n'y a plus vraiment de « Sarkonostalgie ». Sa popularité diminue au fil des épisodes judiciaires, Bygmalion et maintenant celui des écoutes. On évoque même parfois les contours incertains de la campagne de 2007 et que dire de celle d'Edouard Balladur en 1995 et son financement toujours en question.

Le leadership de Nicolas Sarkozy, son autorité ont été très contestés ces dernières semaines. D'abord par l'envie de certains de le voir définitivement tourner la page et de disparaître du champ politique actif. Par d'autres aussi qui expriment, au grand jour désormais, une lassitude quant aux alternances des postures narratives utilisées par l'ex-président, tour à tour dans le registre du recours, puis du devoir ou celui de la nécessité. Les mêmes qui regrettent le doute né de l'incertitude d'un retour toujours annoncé mais sans cesse repoussé. Ne restent dans l'espérance que les fidèles de Nicolas Sarkozy.

Mais on n'hésite plus maintenant à dresser le bilan de l'UMP avec Sarkozy. Le voici :... - la création de la Halde c’est l’UMP et non le PS

- la création du CFCM c’est l’UMP et soutenu par Sarkozy

- les permis de construire pour les mosquées existent aussi dans les communes UMP

- l’immigration « choisie » qui s’ajoute au regroupement familial c’est encore l’UMP et non le PS (il y a eu plus d’immigration que sous Lionel Jospin)

- la réduction de la « double peine » c’est Sarkozy

- le bouclier fiscal qui reporte la charge fiscale sur les classes moyennes, c’est encore Sarkozy

- l’accélération de la discrimination positive sur des bases ethniques, c’est aussi c’est l’UMP

- la réduction drastique des effectifs de police et de gendarmerie c’est encore Sarkozy

- l’interdiction de poursuivre les « jeunes » jusque dans les banlieues, c’était sur ordre de Sarkozy (exécutée par Michèle Alliot-Marie)

- l’adoption de la constitution de l’Euroland en violation du résultat du referendum, c’est encore et toujours l’UMP

- le projet de construction de l’Union méditerranéenne c’est l’UMP avec comme chef de file Sarkozy

- les filières favorisées pour certaines immigrations, et spécifiquement dans le droit, c’est toujours sous la houlette de Sarkozy (effectuées par Rachida Dati)

- l’engagement aux plus hautes fonctions de l’État de Dati, Yade et Amara, c’est Sarkozy. Or tant Dati et Yade appartenaient au Club du XXIe Siècle, club pro immigration à l’extrême.

- Cette même Yade militait au PS auparavant et avait comme idoles les Black Panthers et MalcomX

- N’oublions pas le regroupement familial mis en place par Chirac (RPR devenu UMP) lorsqu’il était 1er ministre de Giscard.

- la départementalisation de Mayotte par Sarkozy, terre 100 % musulmane ce qui induit des conséquences pour le moins regrettables sur le plan financier.

- La guerre en Libye faisant la place aux djihadistes c’est Sarkozy

- La vente de la France par morceau au Qatar, c’est sous Sarkozy

- 600 milliards de dettes nouvelles

- Augmentation de son salaire à 170 % pendant que les Français essayaient de nouer les 2 bouts.

- Le métissage forcé par déclaration télévisuelle c’est Sarkozy

- Les magouilles pour son financement aux présidentielles, en totale violation de la loi, c’est Sarkozy. Les frais étant répercutés sur l’UMP qui demandera par la suite… des DONS à ses adhérents pour renflouer cette escroquerie. En clair, il a été élu président sur une fraude.

- Et bien entendu son financement via Kadhafi. Ce qui n’a pas empêché de le tuer par la suite. Faire confiance à l’UMP, symbolisée par Sarkozy qui n’a pas hésité à tuer son mécène, ce serait une preuve de maladie mentale.

- Sarkozy a usurpé l’identité d’un Franco-Israélien

- L’UMP et les 24’000 euros de frais de billets d’avion pour la femme de Copé (respéciale dédicace à tous les cocus)

- 80 millions de dettes pour l’UMP et ce parti prétend encore gouverner la France ?

J’en oublie et des meilleures.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, juin 2 2014

Edito - L’UMP après Copé : le pire n’est pas exclu

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Il y a quelques jours, le scandale Bygmalion avec le financement par l’UMP d’une partie de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012 a poussé Jean-François Copé à la démission de la présidence du mouvement. Quelles pourraient être les conséquences de cette nouvelle affaire pour la droite et la France ?

La descente aux enfers

La première place du FN aux élections européennes doit sans doute beaucoup au PS et au bilan désastreux d’une majorité qui a échoué à inverser la courbe du chômage, qui annonce un retour de la croissance infirmé par les premières statistiques, et dont la politique d’austérité ne tient même pas ses objectifs budgétaires. Mais le score historique du parti de la famille Le Pen doit aussi beaucoup à la situation du parti d’opposition, qui était traditionnellement le plus important. Depuis 2 ans, nous avons eu droit à une guerre des égos, à une élection truquée pour sa présidence, un ancien président qui donne des conférences à prix d’or pour des banques, et enfin, les multiples ramifications du scandale Bygmalion.

Les révélations continues sur l’affaire Bygmalion ont poussé Jean-François Copé à démissionner, du fait des liens qu’il a avec les dirigeants de cette société. Après l’avoir nié, il a fini par reconnaître que l’UMP avait réglé des frais de la campagne de Nicolas Sarkozy pour qu’il ne dépasse pas le plafond. Du coup, le parti d’opposition, avec avoir été largement devancé par le FN aux européennes, est entré dans une nouvelle crise et a mis en place un triumvirat d’anciens premiers ministres (Juppé, Raffarin et Fillon), dont deux pourraient être candidats en 2017 si Nicolas Sarkozy décide de ne pas y aller. Mais la situation n’est pas apaisée pour autant, comme le montrent les déclarations de Rachida Dati.

Pourquoi ils pourraient ne rien changer

Certains pensent que cette crise pourrait être bénéfique. Quelques uns estiment que cela pourrait aboutir à l’explosion du monstre idéologique contradictoire que représente l’UMP entre centristes, libéraux et post-gaullistes et contribuer à l’émergence de courants plus cohérents idéologiquement. Enfin, la démission de Jean-François Copé est accueillie avec un certain bonheur par ses détracteurs, est en soit une excellente nouvelle. Malheureusement, il n’est pas exclu que cette crise ne produise rien de bon, malgré le mauvais résultat des élections européennes. En effet, le contexte politique actuel peut, au contraire, pousser l’UMP à continuer dans l’impasse dans laquelle elle s’est engagée lors de sa création.

Après tout, les cyniques peuvent se dire qu’une répétition des élections européennes en 2017 ne pose pas de problème puisque le candidat de l’UMP ne devrait pas avoir de problème à battre Marine Le Pen au second tour, l’essentiel étant l’élimination de François Hollande dès le premier. En outre, il ne faut pas oublier que les centristes, qui ont recueilli 10 % le 25 mai, sont revenus clairement dans l’orbite de l’UMP, ce qui semble devoir garantir une majorité solide. La perspective de la victoire devrait assurer un minimum de discipline, comme au PS avant 2012… Et il ne faut malheureusement pas enterrer Jean-François Copé : n’oublions pas que Nicolas Sarkozy et Alain Juppé l’avaient été avant lui…

La crise de l’UMP est une nouvelle illustration de l’ineptie profonde de ce parti, qui n’a aucun programme clair après deux ans d’opposition et affiche souvent un argumentaire navrant de bêtise. Mais le pire est qu’avec la situation du PS, il est plus que possible qu’il se contente de sa médiocrité actuelle.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, mai 31 2014

Edito - Bygmalion : un nouveau feu de paille ?

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Les affaires sur les financements politiques ont commencé sur la place publique française en 1986. Depuis cette date, c'est un feu continu où rien n'est jamais réglé.

Cette situation est le résultat de 3 facteurs majeurs :

1) un rapport toujours hypocrite avec l'argent comme si une campagne électorale n'avait aucun coût,

2) une acceptation de l'irresponsabilité généralisée : l'exemple le plus caricatural est celui de l'interdiction absolue du travail de personnels territoriaux en faveur d'une campagne électorale. Parfois même par voie de presse, des fonctionnaires expliquent qu'ils se consacrent jour et nuit à une campagne électorale et n'ont pas déposé des jours de congés auprès de leur collectivité de rattachement ... Conséquence concrète : aucune !

Les règles fourmillent mais ne sont pas appliquées.

3) le régime déclaratif en bloc après la campagne est une disposition inefficace. A l'exemple des États-Unis, un dispositif public trimestriel serait considérablement plus vrai.

Mais il en est des finances électorales comme du reste : pas de suite.

Affaire SNCF et la largeur des rails : oubliée.

Affaire BNP Paribas : amande record et irresponsabilité ... record.

Affaire de Carolis : disparue.

Chaque affaire de ce type n'est qu'un feu de paille et après comment s'étonner que l'opinion publique soit révoltée contre ce système ?

Que ce système respecte l'opinion et l'opinion le respectera ...

Faute de remettre à leurs places ces considérations, le système se noie dans le ridicule. Mais en France, le pouvoir c'est le tabou du sexe et de l'argent. La morale est donc loin d'avoir sa place.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mercredi, mai 28 2014

Edito - L’UMP choisit la chirurgie de guerre… et gagne !

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« Je n’ai jamais menti dans cette affaire » est venu dire l’excellentissime Jean-François Copé à la télé. Certes. Il n’a jamais menti. Mais quand a-t-il dit la vérité ? Sacré Copé… Avec Papy Sarko, ils incarnaient la Droite décomplexée… Voici donc le retour de la Droite complexée, et franchement on ne va pas s’en plaindre. L’UMP ne va pas éclater, et va au contraire très vite trouver une bonne mine.

Copé et Sarko en retraite anticipée

L’UMP est dans la tourmente, au bord de l’explosion, à terre… Je n’en crois pas un mot. Hier matin, Jean-François Copé a commencé la réunion du Conseil national de l’UMP comme s’il était le boss. A 11h, il s’est aperçu qu’il était un blessé de guerre, avec une sympathique équipe de chirurgiens disposés à procéder à une sévère amputation, dans un hôpital de brousse. Une anesthésie en urgence, et l'ami Copé était en réa.

Papy Sarko, qui se la jouait encore Président hier matin, était allé à Madrid se faire prendre en photo à côté de Mariano Rajoy, ce qui a de quoi impressionner les foules. Quand il a lu ses mails à midi, il a su que c’était plié. L’UMP lui échappe, et sa tribune minable sur Schengen – les étrangers menacent la France – avait assez montré qu’il était à bout de souffle.

Ces deux là, qui sont de grands amis, ont donc à apporter quelques explications d’importance à la justice. En attendant, ils partent à la retraite, et ça, c’est franchement une bonne nouvelle.

Affaire Bygmalion phase 1

De l’affaire Bygmalion, on ne connait pas tout, mais seulement la phase 1.

A enseigner dans les écoles d’avocats, la sublime l’attaque de Maisonneuve, l’avocat de Bygmalion de lundi matin… qui balançait comme jamais vu, avec cet incroyable mélange de décontraction et de fermeté. C’était un paysan enfumant un terrier de renards, et quelques heures après les renards se carapataient dans tous les sens, les yeux bien rouges.

Donc, on a bien compris. La campagne de Nicolas Sarkozy a coûté 33 millions, alors que le plafond est de 22, et le gros de la campagne était assuré par Bygmalion, une société créée pour l’occasion, qui regroupe des potes de Jean-François Copé et qui a pour client presque exclusif la « famille » UMP. Pour ne pas dépasser le plafond de 22 millions, l’UMP a passé de fausses conventions avec Bygmalion, pour ce que ce soit l’UMP qui passe. Jean-François Copé et Nicolas Sarkozy, ces irresponsables, expliquent qu’ils n’étaient au courant de rien. Donc le candidat Sarkozy s’est totalement désintéressé du financement de la campagne, n’a jamais posé une question sur l’argent, et ne s’est jamais aperçu que la campagne explosait le budget de 50%. Comment un crétin pareil pourrait-il envisager de gouvernement le pays ? Itou pour le petit Copé qui a engagé dix millions de dépenses fictives pour l’UMP sans s’en apercevoir.

Affaire Bygmalion phase 2

Mais que sera la phase 2 ? Cette phase 2, ce sera le détail de l’enquête, et la justice va aller vite. Elle dispose de tous les comptes, et « ça balance » de tout coté. On aura alors les réponses à qui a décidé, qui savait, et quelles ont été les petites contreparties. Car 10 millions sortis des comptes juste pour la beauté du geste… à d’autres ! Donc, ça va être le grand festival… Mais attention : ça ne concerne que la campagne de Nicolas Sarkozy, gérée par Jean-François Copé. Le reste est intact.

Là, vient en relais la politique. Les deux décomplexés faisant de l’expérimentation sociale avec la garde-à-vue, le reste de la bande va vite se réorganiser, et pour une raison simple : la victoire est à portée de main, et il y en aura pour tout le monde. En septembre, le Sénat passe à droite ; en mai, ce sont les vingt régions et une bonne partie des départements qui vont basculer ; la voie sera ouverte pour gagner dans trois ans la présidentielle et les législatives.

On va repartir avec le grand classique de la Droite française – le RPR/UDF – qui sera un UMP/UDI Modem. Pour le leadership, François Fillon va essayer cinq minutes d’affronter Alain Juppé… Et on verra alors ce vaut vraiment le vote Le Pen, qui n’est rien d’autre qu’un phénomène de baudruche.

Je résume. François Hollande est carbonisé, mais on s’en fout, c’est Angela Merkel qui dirige, et elle est en forme. Les deux décomplexés Copé et Papy Sarko sortent du jeu. La Droite classique va tout récupérer et finir de ringardiser Le Pen. D’ailleurs, il suffit de voir quels sont ceux qui voient ces jours-ci « La patrie en danger » : ce sont qui ont perdu, et qui le savent.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE