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dimanche, septembre 21 2014

Edito - Nicolas Sarkozy ou le retour d'un mort-vivant

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François Hollande a repris la politique de Nicolas Sarkozy,… et voilà Nicolas Sarkozy qui reprend le discours de François Hollande… Vous avez sûrement lu le texte de Nicolas Sarkozy sur Facebook ? Moi, oui. On dirait du pur Hollande. Un plan marketing à la noix…

C’est d’ailleurs bizarre qu’il ait choisi de communiquer par un texte, car tout le monde sait qu’il n’écrit pas lui-même. D’où cette première question : qui est la plume ? Visiblement, ce n’est plus Henri Guaino l’exalté, car le texte c’est vraiment de l’eau de boudin tiède.

Le texte a un côté première année de science Pipo, assez rigolo. « C’est au terme d’une réflexion approfondie que j’ai décidé de proposer aux Français un nouveau choix politique »Eh bien deux ans de réflexion pour pondre ça, ça promet pour la suite ! Pas mal non plus : « On ne fait rien de grand sans l’unité de la nation. On ne fait rien de grand sans espérance, sans perspective ». , c’est niveau Bac philo, pour les derniers de la classe ! Et bien sûr rien sans le roudoudou d’amour, tellement tendance : « J’aime trop la France »…. « Aime-moi vite, le jour se lève… » Çà me rappelle les belles années du lycée…

Normalement, je devrais republier sur ce blog (que vous pouvez voir et à revoir dans l'onglet ci-dessus dans "vous avez sûrement "lu le texte") ce chef d’œuvre de niaiseries, car il est l’expression même de la fragilité du projet Nicolas Sarkozy. Certes, le mec a du métier. Bien sûr dans le contexte économique et social des années qui viennent, tout peut arriver. Mais le plan Nicolas Sarkozy est en réalité bien plombé. Nicolas Sarkozy le battu de 2012 qui devient un espoir pour 2014, va falloir ramer.

Ça va commencer par un peu d’ivresse

Nicolas Sarkozy va reprendre l’UMP. Il l’a dirigeait de manière interposée via Jean-François Copé, alors il connait bien. Son seul adversaire est Bruno Le Maire, un type correct, mais qui n’a pas avec lui les bataillons de militants… Tous les ennemis de Nicolas Sarkozy jouent la carte légitimiste – Vive le parti et ses statuts – justement car ils veulent via les statuts imposer les primaires à Nicolas Sarkozy. Aussi, le congrès sera facile et quasi bon enfant, genre la belle Droite est de retour.

L’UMP, qui aura sans doute changé de nom, va ensuite engranger des victoires électorales, et Nicolas Sarkozy pourra faire le malin… alors que ce sera juste le mouvement de bascule liée aux dramatiques errances de François Hollande et El Blancos. Le Sénat va passer à Droite en septembre, puis suivront les régionales et les cantonales : autant de victoires annoncées pour l’UMP.

Mais pour la présidentielle, c’est une autre affaire

Le bilan accablant de Nicolas Sarkozy est encore sous nos yeux, et « c’est du lourd » politiquement, économiquement et socialement. Qui peut imaginer Nicolas Sarkozy réussissant en 2017 ce qu’il n’avait pas su faire cinq ans plus tôt ? Les salades sur l’unité du pays, c’est facile, mais quel crédit donner à Nicolas Sarkozy sur la seule question qui vaille, la politique économique et sociale ?

Et puis quel positionnement politique ? Le Sarkozy nouveau ne doit pas être celui de 2002, d’où tout le laïus sur le thème « j’ai changé ». D'accord, mais qui peut y croire ? Et quel personnage créer ? Un blaireau genre François Bayrou, mais plus à Droite ? Quelle crédibilité ? Et qui va cadenasser le mec pour que le naturel ne revienne pas au galop ?

Reste les affaires judiciaires, diverses et variées, avec deux solides de corruption de l’ami Gilbert Azibert et d’abus de confiance, pour avoir fait payer par l’UMP sa part de condamnation personnelle après le rejet du compte de campagne des présidentielles. Là, la partition est connue : c’est celle de Berlu. Taper à fond sur les juges, et crier au complot. Comme la justice est le plus critiqué des services publics, ça peut marcher. Mais politiquement c’est nul, et indigne d’une personne qui concourt à la fonction présentielle.

Nouveau chapitre, donc, avec le pataquès du Sarko Circus, et c’est vraiment une bonne nouvelle pour François Hollande : les médias vont trouver un nouveau dérivatif.

Finalement, cette lettre en dit beaucoup des approximations du projet de Nicolas Sarkozy : un discours mièvre, la recherche improbable d’une nouvelle image, l’occultation du bilan et une absence de projet économique et social. Le gout de la revanche, c’est bon pour un championnat de foot, pas pour la vie politique de l’État.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, septembre 18 2014

Edito - France : pourquoi tant d'immobilisme ?

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Est-il possible que la politique française descende encore plus bas ? C'est aujourd'hui un cumul de débats glauques, de de blocages généralisés et surtout d'impasses permanentes.

Les débats glauques sont quotidiens : vie privée, faux diplômes, menaces de sanction politique sans suite (les frondeurs et le vote de confiance) ... : il n'y a plus un seul débat qui permette de rehausser le niveau. Le caniveau est devenu le terrain de jeu.

Les blocages sont généralisés : pas une réforme ne s'engage sous l'optimisme qu'elle puisse améliorer la situation actuelle dont chacun dans le même temps s'accorde à reconnaître qu'elle est mauvaise et qu'elle ne peut durer. Aujourd'hui va mal mais changer pourrait conduire au pire encore : tout est donc bloqué.

Les impasses sont permanentes : il n'y a plus aucun dossier qui trouve un traitement serein cohérent. Les élections locales ont un calendrier baladeur. Comment seront donc calculées les dépenses sur les 12 derniers mois quand le point de départ est aussi fluctuant ?

Autre exemple : l’État annonce 3, 7 milliards de baisses dans les dotations aux collectivités locales. Ce chiffre a dû reposer sur des estimations. Mais le contenu de ce montant est impossible à connaitre à trois mois du début de l'année civile concernée.

Dernièrement, à la JFK Library, deux femmes engagées dans la vie publique échangeaient sur les chantiers d'avenir : Elizabeth Warren et Kirsten Gillibrand.

A lire leurs projets, il y a du souffle, de l'optimisme, le sentiment que demain est à gagner donc à vivre.... : autant de qualités qui ont totalement disparu de la politique française.

Elles sont jeunes, modernes. Pourquoi la France serait-elle condamnée aux "ex". Tout ce qui est neuf ne perce pas. Quelques points dans les sondages et encore pour Hervé Mariton, Bruno Le Maire. Là où ils devraient être 10, ils ne sont pourtant que 2 et ils se partagent quelques miettes puisque l'opinion est immobile, figée sur les repères d'hier.

Il y aura bien un moment où il sera temps d'apporter une réponse à une question simple : pourquoi tant d'immobilisme à plus forte raison quand tout est présenté comme allant mal ?

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, mars 3 2014

Edito - Elections municipales : le cirque politique tourne à fond

IMGP82691.jpgLe décrochage entre la classe politique professionnelle et les enjeux du moment s'amplifie.

Le cirque politique tourne à fond.

Dans l'opposition, il y a les annonceurs de spectacles : Bruno le Maire fait sa tournée en annonçant, ville par ville, les "prochains" maires. Tous ceux qu'il visite vont ... gagner : Mathieu Chamussy à Grenoble le jeudi 27 février puis Michel Havard à Lyon le vendredi 28 février : même texte, mêmes formules au mot près.

Il y a quand même une différence. Selon les territoires visités, il a une audace : il tombe ... la cravate pour faire oublier que sa seule expérience du terrain en dehors de la circonscription dorée héritée dans l'Eure c'est le passage dans les salons dorés des cabinets ministériels.

Pour faire la comparaison avec Béziers, la déclaration à Lyon : le même refrain au mot près lorsque celui est venu ici en novembre dernier à l'invitation de son "ami" Elie Aboud dans la boutique "Au service du vin" : cliquer sur le lien en bas de la page : Michel Havard sera Maire de Lyon !

http://www.midilibre.fr/2013/11/10/...

A gauche, il en est de même. Les ministres se font plus discrets, impopularité oblige. Mais le parti de gauche et les Verts qui ont pourtant construit la victoire de François Hollande annoncent le "grand soir". Il n'est pas né sur le plan national, il serait donc pour le local en mars 2014. La "vraie gauche" va naître du terrain.

C'est ce cirque qui illustre l'incapacité de la vie politique française à changer. BEZIERS POLITIQUE refuse ces pratiques. Aucun des candidats actuellement en lice sur Béziers a été capable de présenter un contrat de X pages d'engagements signés avant tout soutien. Les Biterroises et Biterrois ont plus que jamais besoin de connaître l'ensemble de ces engagements précis, clairs, fermes qui doivent se retrouver dans le projet présenté aux citoyens. Ce n'est donc pas la culture de la caravane de passage pour un jour sans lendemain mais de l'inscription durable dans le fond des projets locaux.

C'est cette mentalité nouvelle qui est nécessaire.

Le pays va très mal. Qui pourrait donc défendre sérieusement qu'il faut continuer, ne pas changer ?

Plus ce cirque politique se déroule sous nos yeux, plus l'impératif de Vrai Changement s'impose de façon urgente.

1 http://www.lyonmag.com/article/6282...

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE