samedi, décembre 13 2014

Edito - Lending Club ou la nouvelle participation civique ?

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Le phénomène du crowdfunding est en train de porter des changements importants. C'est peut-être la naissance d'un vrai actionnariat populaire mais sur des bases totalement différentes des valeurs initiales appliquées à la Bourse.

Dans l'opinion des porteurs, la Bourse devait être le résultat assuré. D'ailleurs, cette logique était assumée par toutes les parties à la cotation. Euronext recommandait au chef d'entreprise de veiller à ce que son cours d'introduction soit un plancher de façon à pouvoir toujours communiquer sur le fait qu'un entrant du 1er jour n'ait jamais vu l'érosion de son placement.

Dans l'opinion des porteurs, la Bourse devait être la fluidité des échanges donc la mobilisation quasi-immédiate de son placement.

La Bourse s'est éloignée de tels fondamentaux. Les introductions ont été de moins en moins nombreuses donc la sécurité du 1er cours ne joue pas.

En dehors des quelques valeurs du CAC 40 qui assurent une fluidité immédiate des titres, combien de porteurs ont été scotchés incapables de rentabiliser un placement parce que le jour de l'offre il n'y avait pas assez de demande.

Donc la Bourse a déçu l'actionnariat populaire.

Mais une nouvelle Bourse est en train de naître : le financement participatif (crowdfunding).

Là, de façon étonnante, les attentes ont entièrement changé.

La place est à l'émotion et non plus à la raison financière dans le choix des placements.

L'attente du retour n'est pas la motivation essentielle.

L'opinion aurait corrigé le tir en intégrant les leçons de la Bourse d'hier.

C'est la nouvelle participation civique : l'impôt positif volontaire pour l'emploi.

C'est peut-être un tournant majeur.

Un premier tournant est intervenu : un jeune talentueux désormais fait des affaires et non pas de la politique. Le moindre questionnaire dans une École supérieure de Commerce est révélateur en la matière.

Mais le financement participatif c'est peut-être la démocratie économique de demain quand la démocratie politique est en crise et qu'elle donne le sentiment d'être un piège permanent.

Et si la nouvelle citoyenneté s'ouvrait sur des financements de ce type ?

Une victoire de plus du marché et, dans cette hypothèse, quelle victoire !

Lending Club, c'est peut-être un phénomène bien plus ample que la seule valorisation boursière record d'hier...

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, septembre 7 2014

Edito - Alibaba et la plus grosse levée au monde de l'histoire de la Bourse

0.A00200.764191.jpgLe géant chinois de la distribution en ligne Alibaba espère lever jusqu'à 24,3 milliards de dollars lors de son entrée à la Bourse de New York, ce qui en ferait la plus grosse opération de ce genre jamais réalisée dans le monde.

Selon une mise à jour de son projet d'introduction, publiée vendredi sur le site de la SEC, Alibaba prévoit d'introduire sur le New York Stock Exchange 320,1 millions de certificats de dépôt (ADS) au prix unitaire de 60 à 66 dollars.

En cas de forte demande, une option de surallocation permettra d'ajouter quelque 48 millions de titres supplémentaires dans les trente jours suivant les premiers pas du groupe sur le marché.

Cela devrait permettre de lever au minimum 19,2 milliards de dollars si le prix est fixé tout en bas de la fourchette prévue et l'option de surallocation n'est pas exercée. Au prix maximum de 66 dollars et en cas d'exercice intégral de l'option de surallocation, l'opération pourrait rapporter 24,3 milliards.

À titre de comparaison, c'est un autre groupe chinois, AGBank, qui détient jusqu'ici le record historique : son entrée en 2010 sur les Bourses de Hong-Kong et Shanghai avait permis de lever au total 22,117 milliards de dollars (19,233 milliards avant l'exercice de l'option de surallocation), selon des données du cabinet de recherche Dealogic.

En réalité, on assiste actuellement à une logique entièrement nouvelle sur les introductions en bourse comme sur le contenu des projets. La faiblesse de l'économie française met ce pays à l'écart dans des conditions qui vont s'avérer très pénalisantes dans les prochaines années.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, décembre 22 2013

Edito - Canada : Stephen Harper lance les bourses d'études Nelson Mandela

canada-pm-stephen-harper.jpgLe Premier Ministre du Canada, Stephen Harper, a annoncé le 11 décembre dernier la création de nouvelles bourses d'études supérieures en l'honneur de Nelson Mandela.

Ces bourses permettront d'une part à des professionnels du secteur public en début de carrière venant d'Afrique de poursuivre leurs études au Canada.

D'autre part, des étudiants canadiens en maîtrise ou au doctorat pourront étudier des thèmes chers à Nelson Mandela comme l'unité nationale, la démocratie, la liberté et les droits de la personne.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE