0.A00101064508_merkel-sarkozy-berlusconiversion-non-censuree-de-la-crise-web-tete-0203937675775.jpg

La Grèce met en relief à juste titre, et pour la première fois à ce point, trois facettes jusqu'alors marginalisées au sujet de la crise de 2008.

1) Dans le feu de l'incendie en octobre 2008, les banquiers d'affaires ont remarquablement pris en otages les dépôts des particuliers pour que le plan de sauvetage des banquiers d'affaires deviennent le bouclier des particuliers.

L'équipe de Barack Obama était en pleine installation. Elle avait besoin de passer des messages pour sécuriser les marchés. L'orthodoxie a donc primé.

Tim Geithner livre

2) Dans cette orthodoxie, deux réflexes ont dominé. D'une part, ne pas ouvrir le dossier de fond sur la vraie responsabilité des acteurs de la crise : politiques et milieux d'affaires seraient fragilisés. Par conséquent, le "filet de sécurité" a fonctionné pour tous. Mais la crise de septembre 2008 avait débuté de façon manifeste dès le 1er semestre 2007 quand les défauts de paiements sur les crédits hypothécaires se multiplient aux États-Unis et provoquent les premières faillites d'établissements bancaires spécialisés. Mais aussi quand en juin 2007 la banque d'investissement Bear Stearns annonce la faillite de deux fonds spéculatifs.

D'autre part, donner à l'opinion publique l'image d'une nouvelle rigueur en exposant une intransigeance sur des États qui devenaient les caricatures des fauteurs de troubles dont la Grèce.

3) Cette logique a créé une chape de plomb de pensée unique que la Grèce est la 1ère à remettre en question à l'exemple de la clause de retour à meilleure fortune qu'elle propose. C'est un dispositif solide, ancien, constructif mais qui suppose une forme de reconnaissance de la responsabilité de la part du prêteur. Or c'est cette forme de reconnaissance que des États ne voulaient pas assumer. La Grèce vient en une élection de changer la donne et c'est très sain qu'il en soit ainsi.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE