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dimanche, janvier 18 2015

Edito - Sur le mouvement "Je suis Charlie": "En état de choc, on fait n’importe quoi"

http://petrus.angel.over-blog.com/article-jesuischarlie-en-etat-de-choc-on-fait-n-importe-quoi-125387093.html

« En état de choc, on fait n’importe quoi » : Guillaume de Prémare livre son décryptage du choc « Charlie Hebdo » et du mouvement « Je suis Charlie ».

Que pensez-vous de ce que nous vivons autour du choc « Charlie Hebdo » ?

Il faut partir du fait générateur qui est le terrorisme. La France a déjà connu, dans un passé récent, des vagues de terrorisme. Mais elles n’étaient pas de la même nature. Je vois deux différences profondes.

La première différence est que les vagues de terrorisme des années 1980 et 1990 étaient principalement destinées à faire pression sur la politique internationale de la France, qu’il s’agisse du conflit israélo-palestinien ou de l’Algérie. Aujourd’hui, les terroristes cherchent aussi à faire pression sur la France par rapport à ses engagements militaires à travers le monde, mais ils poursuivent plus largement un objectif de conquête politico-religieuse à l’échelle mondiale, ce qui est nouveau, appuyé sur une idéologie politico-religieuse qui est ancienne.

La deuxième différence, c’est que les terroristes venaient jusqu’ici le plus souvent de l’extérieur. Aujourd’hui, l’islam radical s’appuie principalement sur des musulmans qui vivent en France, et sont même de nationalité française.

Ne manquez pas la suite... (un entretien avec Guillaume de Prémare, en texte et en VIDEO)

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, octobre 26 2014

Edito - La France est-elle un rhinocéros blanc ?

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Chaque jour, un espèce animale disparaît dans l'indifférence la plus totale. La prochaine à subir cette évolution est probablement le rhinocéros blanc. Il en reste ... 6 après la mort de Suni dans une réserve du Kenya !

Pourquoi ces disparitions ? Le diagnostic a été posé mais rien n'est fait pour inverser la tendance.

Il en est de même pour les pays.

La fragilisation de la France date de la seconde guerre mondiale : un pays incapable de résister, ayant bâti une stratégie de défense sur des illusions.

Le monde s'est battu pour la France, pour les symboles historiques qu'elle représentait, avec une part décisive des Américains. Puis le pays s'en est remis à un génie de l'illusion : De Gaulle.

Il a réussi à incarner le courage du combat intérieur alors même qu'il était à ... Londres.

Il a exposé un programme de "restauration de la force française" alors même que le pays abandonnait ses territoires lointains et parfois même reniait sa parole dans ses territoires proches comme l'Algérie.

En 1958, il a présenté une Constitution supposée être "la démocratie dans l'action" sauf qu'elle s'est révélée être "l'action sans la démocratie" avec un Parlement affaibli, paralysé par des facultés d'actes donnant de facto la quasi-totalité des pouvoirs à l'exécutif.

Après De Gaulle, de descentes en descentes, les Français ne savent même plus qui ils sont.

Ils ont baissé les bras pour défendre leur identité.

Comment décider d'aller quelque part, si on n'accepte même pas son point de départ ?

Les dirigeants politiques ont installé des règles d'égalité qui, à force de considérer que tout se vaut, sont d'abord la place pour que leurs valeurs de départ soient concurrencées puis dominées par des valeurs qui ne répondent en rien à nos racines culturelles réelles.

Dans ce parcours, François Hollande est l'évolution logique. Régis Debray effectue une analyse remarquable de la situation de François Hollande.

Avec François Hollande, les Français ont voulu la normalité.

Ils ont connu la banalité.

Ils sombrent actuellement dans la vulgarité.

Rebondiront-ils ?

Probablement pas parce qu'il leur manque deux qualités majeures :

- la lucidité,

- la capacité à souffrir.

Les Français n'ont pas de lucidité parce qu'ils sont à la fois trop prétentieux et trop bercés par un "politiquement correct" suicidaire à terme.

Mais surtout les Français ont perdu la capacité à souffrir. Or, pour changer, il faut accepter de souffrir, perdre les mauvaises habitudes, s'ouvrir à d'autres risques ...

La fin de la France d'hier est inscrite dans les actuelles tendances.

Elle mettra probablement encore quelques décennies à se concrétiser totalement.

Cette évolution s'accélère actuellement mais il y a toujours une excuse pour ne pas changer, pour ne pas voir.

Cette évolution est tellement acceptée qu'il n'y a même plus l'énergie pour un grand électrochoc.

Il y a quand même une différence entre les français et le rhinocéros blanc. Ce dernier n'a jamais eu la faculté de résister tout seul. Les français l'ont mais ils n'ont pas le réflexe de survie.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, septembre 26 2014

Edito - Exécution d’Hervé Gourdel : Et si on fichait la paix aux musulmans

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Je trouve les musulmans particulièrement patients, d’une tolérance infinie.

L’exécution d’Hervé Gourdel est un assassinat, pratiqué dans une perspective terroriste et il a été commis par les résidus de groupes armés qui, il y a quelques années, avaient mis à feu et à sang ce beau pays qu'est l’Algérie. Et que demande-t-on aux musulmans ? De condamner ces crimes, et de manière nette… et plus vite que ça… car ils doivent d’en désolidariser.

C’est insupportable. Quand un homme est jugé parce qu’il a violenté sa femme, adresse-t-on des sommations moralisantes à la communauté des mecs de condamner ces faits ? A-t-on demandé aux chrétiens de se désolidariser des crimes du Ku-Klux-Klan ?

La patience des musulmans est d’autant plus remarquable que cette sommation prend place dans l’interprétation d’un Islam qui par nature rejette notre société, d’un Islam de semi-sauvages qui auraient un compte à régler avec notre société. C’est donc de la grasse et replète islamophobie qui s’affiche.

Les responsables musulmans organisent des rassemblements symboliques devant les mosquées, en solidarité avec l’exécution de ce compatriote… avec des déclarations minimales dans la presse. Là, nous restons dans la bonne mesure.

En revanche, je ne peux que déplorer les initiatives du genre #notinmyname et autres. Chers amies, chers amis, il y a un minimum de sens politique à avoir avant de se lancer dans de telles opérations. Comment pouvez-vous admettre de faire un pas dans cette direction, d’accréditer l’idée de musulmans toujours obligés de faire leurs preuves de citoyens ? On a l’impression que la logique de SOS Racisme – touche pas à mon gentil arabe, je vais bien le blanchir pour en faire quelqu’un – a été métabolisée au point de revenir au galop depuis la communauté… Et tous les articles de presse louant cette belle initiative… Pouah…

La réalité est très simple : les musulmans ont été les premières victimes des groupes islamistes. Alors… Oui, bravo pour leur patience, fondée sur leur sagesse.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, août 23 2014

Edito - La France, la Résistance et ses mythes

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Comment un pays peut-il progresser quand il ne fait jamais un point sérieux sur ses comportements passés, positifs et négatifs ?

La ré-écriture opérée ces derniers jours sur la Résistance n'est pas digne d'une nation moderne, émancipée, lucide.

La présentation officielle voudrait qu'en 1940-1944, à chaque angle de rue des français se soient levés pour résister. Les fleurs fânaient de manière anticipée tant le souffle de la liberté leur manquait. Tous les fonctionnaires sans la moindre exception refusaient d'exécuter les ordres, défiaient les occupants les yeux dans les yeux ...

Ce trait est bien entendu forcé ci-dessus mais finalement si peu face à des exagérations qui sont une offense à ceux qui ont vraiment résisté.

L'imaginaire ne peut pas dominer ainsi les faits.

C'est comme pour l'Algérie. La France a fait la guerre, torturé, s'est sali les mains parce qu'il n'y a pas de "guerre propre" et que la réalité humaine est ainsi faite en temps de guerre et de façon incontournable. Pourquoi ne pas le reconnaître simplement ? Le reconnaître c'est la seule façon pour servir la paix car c'est ne pas sous-estimer les effets de guerre !

Les responsables politiques prennent une très lourde responsabilité collective en occultant la réalité des faits.

La mémoire véritable inter-générationnelle est faussée.

Des enseignements collectifs sérieux ne peuvent plus être tirés d'une réalité matérielle inexacte.

C'est perdre deux fois son rapport à l'Histoire. Une fois en direct dans la confrontation avec les évènements et une fois avec le recul de la "réflexion".

C'est une occasion perdue ces derniers jours de corriger cette triste habitude. C'est dommage que cette occasion ait été manquée.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, juillet 7 2014

Edito - Le magazine Le Point s'auto-censure !

0.A00lepoint2150-les-neoconservateurs-a-la-francaise1.jpgAprès les émeutes fomentées par des jeunes franco-algériens lors des matches du Mondial, Marine Le Pen a demandé que l’on en finisse avec la double nationalité. Si l’Algérie est leur pays, qui les retiendrait sur notre sol contre leur gré ? L’hebdomadaire Le Point a eu l’idée de demander, par sondage, ce que les internautes en pensaient. La question était ainsi formulée : « Faut-i l retirer aux Français d'origine algérienne leur double nationalité ? » La réponse est « Oui » à 81% ! Mais les lecteurs du Point n’auraient jamais dû le savoir, la direction ayant décidé de ne pas publier le sondage. Son directeur, Etienne Gernelle, en a donné la raison...

C’est tout simple : le résultat serait : « lamentable et consternant » ; en conséquence, il avait « évidemment été retiré ». Au passage, on appréciera le «évidemment ». Si M. Gernelle redoutait la réponse, il ne fallait pas poser la question ! Mais, l’ayant fait, son acte d’autocensure politiquement « correct » est scandaleux et indigne. Ainsi va la presse, et même celle de droite !

Tous les journaux font grand bruit autour de leurs « sondages exclusifs » pour draguer le chaland mais, au grand jamais, ils n’évoquent ceux qu’ils ne publient « évidemment » pas ! Comment s’étonner ensuite que dans des sondages – publiés eux ! – les journalistes soient classés parmi les professions les plus mal considérées, quelque part entre "député" et "prostituée" ?

Conclusion : pour être bien informé, mieux vaut oublier la presse écrite française, généralement aux ordres du pouvoir et du politiquement correct défini par des journalistes à 98 % à gauche. Nous recommandons par contre les lettres privées servies à leurs abonnés, et la consultation d'internet qui reste encore assez libre, même si certains sites ont été obligés de se faire héberger en Russie.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE