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samedi, février 7 2015

Edito - Philosophons...

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"La politique, c'est l'art de faire croire au peuple qu'il gouverne"

Louis Latzarus

Guillaume de Thieulloy, dans les 4 Vérités, s'inquiète des appels fréquents à la constitution d'un "gouvernement d'union nationale" :

"(...) À première vue, l’idée est bonne. Si toutes les bonnes volontés s’accordaient pour mener ensemble les réformes nécessaires pour sortir la France de l’ornière, nous devrions y applaudir chaleureusement.

Le problème, c’est que je doute fort que ce gouvernement d’union nationale soit un gouvernement au service de la France et des Français. Il y a, au contraire, tout lieu de croire que ce soit un gouvernement au service de l’oligarchie pour parachever la spoliation des contribuables et la suspension des libertés publiques pour les citoyens.

Rappelons que le FMI a « conseillé » aux États endettés de confisquer une part substantielle du patrimoine privé. Et, en matière de libertés publiques, il suffit de regarder ce qui se passe en ce moment au nom de la lutte contre le terrorisme…

Il me semble, par ailleurs, assez probable que notre confrère Emmanuel Ratier ait raison et que la manifestation du 11 janvier soit une sorte de « répétition générale » de ce qui pourrait se passer si Marine Le Pen se trouvait au 2e tour de l’élection présidentielle en 2017.

Ces grandes manifestations « républicaines » se reproduiraient pendant 15 jours pour déjouer le « péril fasciste » – le qualificatif « républicain » ne servant plus à désigner un mode de gouvernement, mais à dire qui est fréquentable et qui ne l’est pas.

Vous aurez, à ce sujet, noté avec quelle facilité – et quelle complicité médiatique – le FN a été prié de ne pas participer à la manifestation du 11 janvier. Puisqu’il est entendu que ce n’est pas un parti républicain (beaucoup moins, naturellement, que les autorités saoudiennes ou turques présentes !), il était « logique » qu’il ne soit pas présent dans une marche « républicaine » ? De même qu’il était « logique » d’interdire, au nom de la « laïcité » et de la « république », la manifestation des associations « Ri­poste laïque » et « Résistance républicaine », puisque l’oligarchie avait décidé que ces dernières n’étaient ni laïques, ni républicaines !

Jusqu’à présent, il était possible à ceux qui ne voulaient pas entendre ces inquiétudes sur les missions d’un éventuel « gouvernement d’union nationale » de crier au populisme. Mais, tout récemment, est arrivé un événement décisif : un véritable coup d’État organisé par le « système » en Suède.

« Le Monde » commente ainsi : « Une fois de plus, la Suède donne l’exemple. Confrontés à la perspective d’une crise politique prolongée, les partis politiques traditionnels ont décidé de s’unir pour permettre au gouvernement de fonctionner en neutralisant la capacité de nuisance parlementaire du parti populiste d’extrême droite ».

Vous avez bien lu : « nuisance parlementaire » ! C’est au nom de la république et de ses valeurs que l’on bride, non plus seulement le peuple, mais même les parlementaires qui auraient le mauvais goût de ne pas applaudir à toutes les décisions de l’oligarchie !

L’excellent site « Contrepoints » a, quant à lui, commenté : « Le dernier masque de la démocratie représentative, dans sa version postmoderne et corrompue, vient de tomber ».

Concrètement, que s’est-il passé ? Un parti dit « populiste », fort de 12 % des suffrages, est parvenu, en s’alliant avec un autre parti, à mettre le gouvernement en minorité sur son budget.

C’est le jeu classique de la vie parlementaire et on ne voit pas bien où est le mal. Cependant, cette « nuisance parlementaire » du parti « populiste » a entraîné une réaction, dont il y a effectivement tout lieu de craindre que, comme le dit « Le Monde » (vous savez ce journal « neutre » et « objectif » qui avait applaudi à la prise de Phnom Penh par les Khmers rouges !), elle ne soit prise en exemple ailleurs, et notamment en France.

Droite et gauche se sont alliées, dans un accord valable jusqu’en 2022, en se répartissant les postes ministériels, indépendamment des résultats électoraux à venir.

Il est impossible de dire plus crûment que les élections ne servent à rien. Il est impossible de dire plus crûment que nous ne sommes plus en démocratie – si tant est que nous l’ayons jamais été…

Voilà ce qu’est un « gouvernement d’union nationale », dont tant de voix « autorisées », des « grands » médias à François Bayrou, en passant par Manuel Valls ou Alain Juppé, réclament la mise en œuvre en France – là aussi pour contrer le « populisme ».

Franchement, à part l’hypocrisie, on voit mal ce qui distingue un tel régime d’une dictature !"

Et si le "parti populiste", qui incarne plus que jamais l'opposition, devenait majoritaire ?

mardi, février 3 2015

Edito - Dimanche prochain, dans le Doubs …

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Après le premier tour de la législative partielle dans la 4ème circonscription du Doubs, j’ai pris le temps de réfléchir.

Je vois clairement que désormais notre principal adversaire politique est devenu le FN. Il a quelques raisons de se prétendre le premier parti de France. Son arrivée aux responsabilités nationales n’apparaît plus tout à fait comme une hypothèse d’école. Ce serait à mes yeux une catastrophe pour notre pays. L’image de la France serait abîmée dans le monde car l’idéologie du FN est aux antipodes des valeurs morales et politiques qu’elle incarne ; les rechutes antisémites périodiques du Président « d’honneur » de ce parti devraient suffire à nous en convaincre. La xénophobie et l’islamophobie du FN dressent les Français les uns contre les autres au risque de nous conduire à des affrontements violents. Son programme économique est celui de tous les dangers : la sortie de l’euro déstabiliserait notre économie, au détriment des plus fragiles ; elle provoquerait la dislocation de la construction européenne au moment où nos pays ont le plus besoin de faire bloc face aux multiples défis du monde qui nous entoure.

Il faut donc faire barrage au FN. Je m’engagerai à fond dans ce combat en essayant d’ouvrir les yeux des électeurs de bonne foi qui se laissent abuser par des dirigeants prêts à tout, y compris à faire alliance avec l’extrême-gauche grecque ou à faire de la surenchère sur le PS en promettant par exemple le retour de la retraite à 60 ans !

Ce n’est pas pour autant que je vais m’engager dans un Front Républicain qui scellerait une alliance avec le PS. Le sens de mon combat, c’est de réussir l’alternance, c’est-à-dire de rompre avec la politique conduite depuis 2012 et qui a plongé notre pays dans le marasme.

Pour tout dire, je ne suis pas sûr que les citoyens d’aujourd’hui attendent les consignes d’un parti avant d’aller voter. Chacun choisira en son âme et conscience.

Quant à moi, si j’étais électeur de la 4ème circonscription du Doubs, je sais ce qu’en mon âme et conscience je ferai : pour barrer la route à une candidate FN qui croit, entre autres choses, « en l’évidente inégalité des races », je ne m’abstiendrai pas, je voterai pour le candidat qui l’affronte, c’est-à-dire le candidat PS.

lundi, février 2 2015

Edito - Quatrième circonscription du Doubs : La République perd, mais françois Hollande a le sourire

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Tout le monde perd lors de ce premier tour de la quatrième circonscription du Doubs… mais François Hollande peut avoir le sourire.

En résumé. On a viré le plus nul des ministres de l’économie pour en faire un commissaire européen à l’économie (L’Europe, mieux que Pôle-Emploi… le mec n’ose même pas dire le montant de sa paie…), le chômage explose, la croissance est nulle, et l’endettement reste au top, mais avec de la bonne et grasse tambouille politicienne, François Hollande voit se dessiner son rêve : un deuxième tour contre Le Pen, qui le ferait élire comme sauveur de la République.

Le premier enseignement de l’élection du Doubs est net : l’écroulement de la participation, avec seulement 39,5 % de votants. Les endoctrineurs radicaux qui succèdent dans les médias pour nous attendrir sur la fervente unité du peuple peuvent aller se faire voir chez Plumeau. Les élections, 60 % des Français s’en tapent, même en période larmoyante. Tu piges, Charlie ?

Deuxième enseignement, le FN est en tête comme lors de toutes les premiers tours depuis la brillante élection du président casqué. La candidate Sophie Montel passe en deux ans de 23,8 % à 32,6 %... pendant que le candidat PS passe de (Pierre Moscovici) 40,8 % à (Barbier) 32,6 %, alors que l’UMP est stable, de 23,6% à 26,5%.

Troisième enseignement, il n’y a aucun engouement pour le FN, dont la candidate a perdu des voix : 8382 en 2015 contre 9.605 en 2012. Je sais que les législatives partielles mobilisent peu,… mais par pitié, qu’on arrête de nous jouer le péril FN, alors que ce parti perd des électeurs ou stagne, et que c’est l’abstention qui gagne.

Quatrième enseignement, Nicolas Sarkozy n’est qu’un pet. Il a beau en faire des montgolfière de pets, ses discours à deux balles, qui annoncent comme des révolutions ce qui existe déjà ou ce qu’il n’a pas fait, ne marchent pas. Nicolas Sarkozy, ça n’imprime plus !... Le résultat est génial pour le PS, qui perd 9 % de voix, avec un nombre d’électeurs passant des 16421 à 7416, mais qui fait le mariole parce qu’il se retrouve au second tour. C’est tout le pari de François Hollande-le-Planqué, qui n’hésite pas légitimer les thèmes FN, comme avec ses mièvres incantations sur la laïcité et l’apologie, qui sont de la vraie islamophobie, propre et décontractée, ou sur les Roms, car son seul espoir pour être réélu est d’éliminer l’UMP au premier tour de la présidentielle.

Dans le rôle du loser, Nicolas Sarkozy est à nouveau parfait, et François Hollande va tout faire pour le conforter comme leader de l’opposition. Ce sacré François Hollande qui doit tout aux maladies sexuelles de DSK et aux lubies paranos de Nicolas Sarkozy : un destin...

Et nous on fait quoi là-dedans ?

1) On s’apprête à s’abstenir, lassé par ce jeu de dupes, ces ministres cométiques, en sachant que le pouvoir est ailleurs, du côté des grands groupes économiques. Le pouvoir politique a perdu, et je mise peu sur la tentative grecque.

2) L’alternative est de s’organiser pour soutenir Alain Juppé, compétent et intello, le seul capable d’éviter que la France finisse serpillère des Etats-Unis ). Mais comment faire, alors que l’appareil de l’UMP est cadenassé au service de Nicolas Sarkozy, et que le PS et le FN ont besoin du p’tit nerveux pour garantir leur premier tour ?

Pouah, quelle sinistre période… Heureusement, il nous reste la musique.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mercredi, janvier 21 2015

Edito - François Hollande ou le vrai socle du rebond : la victoire contre ... soi

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Quand une impopularité s'est installée au sujet d'un trait de tempérament d'un individu, le rebond naît d'abord dans l'apparence manifeste que la personne concernée a gagné contre ... elle. Donc elle a changé. C'est la victoire que l'opinion publique salue avec le maximum d'émotion.

A l'automne 1988, je participe à une réunion publique avec Jacques Chirac. L'ex-candidat à la présidentielle apparaît défait, détruit. Alain Juppé se tient quelques pas derrière lui et lui souffle même parfois des passages de son intervention. Le soir de la défaite contre François Mitterrand, son épouse avait dit : "les français ne l'aiment pas". Jacques Chirac était agité, cassant, trop pressé. En 1995, il gagne d'abord contre lui-même. Il est cool, sympa, proche. Il voyage seul dans le train pour ses déplacements en province. Il organise des tables de travail. Il fait même preuve d'auto-dérision. En mai 1995, Jacques Chirac est aimé des français et gagne.

En 2000, aux États-Unis, lors de la primaire, tout vouait McCain à une victoire facile face à GW Bush. Ce dernier est le "mauvais garçon" : élève moyen, Gouverneur modeste, fils peu proche de son père. Mais l'équipe de GW Bush va désamorcer les critiques en endossant un grief majeur (l'alcool) et montrer que GW Bush a gagné contre lui. D'un coup, cette victoire éclaire tout sous un autre angle : sa volonté, la place de la religion, la place de la famille dont celle de son épouse ... Le "brave gars" était né.

Quand un trait de tempérament inquiète l'opinion, dès que l'intéressé le gomme, la réconcilation est prometteuse.

François Hollande était "mou". Le voilà Rambo : c'est la plus manifeste victoire contre soi.

A partir de là en effet, une autre histoire devient possible.

Ce qui est intéressant en l'espèce, c'est que cette victoire coïncide avec un efficace redéploiement des supports de communication.

A ce rythme, dans cette ambiance, les cantonales de mars vont s'annoncer sous un angle très différent du défoulement initialement prévu.

C'est quand même très ludique de voir désormais l'opinion fluctuer ainsi, offrir des nouvelles chances en permanence. Reste à savoir pour quelle durée. Mais dans le cas de François Hollande force est de constater qu'une nouvelle page est manifestement ouverte.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, novembre 30 2014

Edito - Grosse gamelle de pour Nicolas Sarkozy : Une excellente nouvelle

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J’avoue que cette élection interne à l’UMP me laissait inquiet, car si Nicolas Sarkozy l’avait emporté à plus de 80 % des voix, comme en 2012, le match des primaires était plié. Cette victoire enferme Nicolas Sarkozy dans un piège… qu’il a organisé tout seul.

64 %, ça reste un gros score,… mais c’est dans la fourchette la plus basse des estimations, et bien peu pour un type qui était chef de l’État il y a deux ans… Surtout, le vote met dans la lumière un Bruno Le Maire à 29,5 %, soit la moitié du vote de Nicolas Sarkozy. Dans l’immédiat, Bruno Le Maire va réclamer un tiers des sièges et des fonctions : Nicolas Sarkozy ne sera pas seul maître à bord. Son projet n’était pas de prendre l’UMP, mais de tout prendre à l’UMP pour en faire un outil à son service exclusif. Eh bien c’est raté. Il se faisait un film genre De Gaulle le retour, et il va se retrouver à gérer la proportionnelle interne au Parti… Un destin.

S’ajoute trois points qui vont beaucoup compter par la suite.

Il se confirme que Nicolas Sarkozy n’a plus la gagne. Fini la grincha ou la baraka. Sous son mandat, toutes les élections ont été perdues, et sur cette élection qui se jouait en interne, pour laquelle il avait mis tout son poids de son statut d’ancien chef de l’État, il fait un score faible, qui confirme la tendance lourde des sondages : en baisse régulière. Ces discours à deux balles ne passent plus.

C’est Bruno Le Maire qui avait hier le sourire de la victoire, et on le comprend avec un score jamais envisagé, qui montre où se joue le renouveau de la Droite. Franchement le mec a eu du cran de se présenter contre Nicolas Sarkozy. Du coup, il est payé de ses efforts : il prend un statut de leader face à tous Les petits marquis et marquises qui s’étaient rangés douillettement dans les écuries de Nicolas Sarkozy ou François Fillon. Quant à Nicolas Sarkozy qui jouait le jeunot face à Alain Juppé, il va falloir trouver un autre thème…

Bruno Le Maire va pouvoir se présenter aux primaires, et là aussi ça change tous les plans de Nicolas Sarkozy. En concurrence avec François Fillon, Alain Juppé et Bruno Le Maire, Nicolas Sarkozy qui part de 64 % auprès des militants a peu de chance de gagner une primaire ouverte au premier tour. Au second tour, il aura le mieux placé des trois, avec donc un potentiel de plus de 50 %. Et un ticket Alain Juppé président – Bruno Le Maire premier ministre, ça devrait faire son effet.

Oui, c’est une bonne soirée… Finalement Nicolas Sarkozy va peut-être opter pour reprendre sa place au Conseil constitutionnel. Après tout, c’est là qu’il fait le moins de dégâts...

Le Rédacteur en che de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, novembre 23 2014

Edito - Ça sera Juppé

FRANCE-POLITICS/

Alain Juppé ? Franchement, je ne vois pas comment on pourra faire autrement… Gauche/Droite… Ce n’est pas la musique du moment. On parle quand même de présider la République, et en trouver un enfin qui entre dans le costume, c’est pas si mal.

A moins d’un épisode genre Sofitel-Manhattan bis, nous avons tous les ingrédients pour 2017, et la clé est l’économie. La France tient, et bien mieux qu’on ne le dit souvent, mais en masse, l’économie ne bougera pas, ou peu. Emploi, dette, croissance… Ça se jouera à quelques points de pourcentage, mais nous aurons dans deux ans le même décor.

Le décor politique, donc, sera aussi le même.

A Gauche, les frondeurs en culotte courte vont se calmer s’ils veulent garder leur investiture. Pour le Congrès de 2015, le repris de justice Jean-Christophe Cambadélis veut que rien ne bouge, pour que, en grand arbitre, il sauve sa place.

Les écolos vont faire gentil-gentil, sinon adieu aux délicieuses circonscriptions réservées,… qui garantissent la croûte du parti. Miss Cécile Duflot joue un jeu totalement réglé de semi-révoltée, pour ramener au second tour des voix qui sinon seraient à jamais perdues pour le PS. Jeu de dupes.

Les institutions protègent François Hollande, et sous la V° République, aucune personnalité issue du parti présidentiel ne peut se présenter contre le président.

Nicolas Sarkozy aussi sera dans le jeu. Il va gagner la présidence de l’UMP, sûrement pas avec les 80 % qu’il espérait, mais il ne lâchera pas. Et un président de l’UMP, qui récupère le fichier, les finances, les investitures, et l’organisation de primaires, ça ne se dessoude pas comme ça.

Alors un remake François Hollande-Nicolas Sarkozy ? Eh bien, non, et c’est là que tout change, car dans cet immobilisme économique et politique, Marine Le Pen sera au deuxième tour.

La question n’est plus « qui est le moins pire ? », mais « qui est le mieux placé pour écraser Marine Le Pen » ? Le reste, c’est de la finasserie.

Nicolas Sarkozy ? Ingérable ! Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen sont sur les mêmes propositions, les mêmes mots, les mêmes haines. Nicolas Sarkozy sera plus extrême que Marine Le Pen s’il croit que c’est là son salut. Ce mec est capable de tout, avec son ego mal placé.

François Hollande ? Les permanents du PS vont oublier leurs aigreurs d’estomac, et se mobiliser pour tenter de sauver leur job, mais François Hollande est trop faible. Les institutions le protègent, mais à l’épreuve du feu, impossible de lui faire confiance. Il a trop trahi la Gauche.

Martine Aubry ? La boudeuse osera-t-elle reprendre le PS pour marginaliser François Hollande ? Sincèrement, j’y ai cru, mais je n’y crois plus. Ses combines secrètes à deux balles, avec Laurent Fabius pour lui renvoyer la balle… c’est niveau EHPAD. Quand je vois qu’elle n’arrive même pas à gérer le parachutage de Jean-François Lamy à Lille

Alain Juppé, c’est d’abord du pragmatisme : il est le mieux placé pour contrer Marine Le Pen au second tour : la Gauche et la Droite voteront Alain Juppé, qui a toujours rejeté le discours arriéré du FN.

Et après quelle politique fera Alain Juppé ? Il fera une politique de Droite, ça ne fait pas de doute, mais quand même moins à Droite que El-Blancos ou Emmanuel Macron.

En fait, Alain Juppé, on compte sur toi pour deux choses : tu réunis une équipe de pros, car ras-le-bol des gouvernements casting de Nicolas Sarkozy et François Hollande, et tu restaures une politique étrangère digne d’un pays indépendant.

Pour le reste, je voterai pour toi, et le lendemain, je serai dans l’opposition, en toute amitié.

Dans l’immédiat, il y a de récifs, et en un, la primaire, alors que Nicolas Sarkozy est prêt à tout pour blinder cette élection interne, puis à faire perdre son camp, si ce n’est pas lui qui l’emporte, pour rester un recours. Alors… Voter aux primaires de la Droite pour zigouiller Marine Le Pen,… Quel métier…

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, novembre 22 2014

Edito - Ici, ils se déchirent à 3 quand là bas ils sont déjà 23 ...

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L'inconnue majeure du moment réside dans la détermination du sous-étage où la France terminera et combien de temps elle mettra alors à se "remettre à niveau". Dernier exemple en date : le comportement hier de Bernadette Chirac : ne pas dire bonjour à un ancien Premier Ministre de la République parce qu'il "ose" être candidat aux cotés de "son" candidat. C'est d'un ridicule pathétique.

Mais surtout c'est l'illustration d'une mentalité de "propriétaire" du pouvoir qui est d'une extrême gravité. Il y aurait des personnes qui ont la responsabilité de savoir quel est le "bon candidat" pour les Français. Et la candidature des autres deviendrait une ... offense.

C'est une mentalité incroyable.

C'est comme les réactions des invités permanents de C à dire hier soir au sujet de Bruno Le Maire et Hervé Mariton : ils n'ont pas droit aux 20 heures. Trop "petits". Donc voués à le ... rester.

C'est la mentalité qui tue l'éclosion des talents.

Mais pour protéger "quels talents" compte tenu de l'état du pays, ses finances, ses affaires, son chômage ...

En France, pour 2017, au sein de l'UMP, ils sont 3 à candidater et à se déchirer en permanence.

Aux États-Unis, au sein du seul Parti Républicain, pour 2016, ils sont déjà ... 23 à être sur la ligne de départ.

La bonne question pour l'UMP serait : pourquoi ne sont-ils que 3 à cette étape ?

Comment un parti politique est-il capable de compter aussi peu de talents en son sein ?

Où sont les autres parce qu'un pays comme la France est-il capable de susciter aussi peu de vocations pour une fonction aussi décisive ?

A force de passer à côté des bonnes questions, ce pays cesse d'apporter les bonnes réponses. Et depuis longtemps.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, novembre 20 2014

Edito - Pourquoi Juppé sera élu ?

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Partons du principe – car il semble difficile d’ imaginer le contraire – qu’il y aura un candidat UMP au deuxième tour de la présidentielle de 2017, et que son adversaire , qu’il soit du PS ou du FN , n’aura aucune chance de le battre ( sans faire injure à tous les autres, qu’ils soient de la « gauche de la gauche », écologistes ou centristes).

Nicolas Sarkozy va certainement être élu, le mois prochain , à la présidence de l’ UMP – sans avoir battu pour autant Alain Juppé , qui a eu l’ habileté de ne pas se présenter à une élection jouée d’avance (là encore, sans faire injure à MM. François Fillon, Bruno Le Maire , Xavier Bertrand ou Hervé Mariton) , les sarkofanatiques étant très majoritaires parmi les militants de ce parti.

Une fois élu, le nouveau président de l’UMP va travailler à remettre en ordre de marche et à refaire l’ unité de ce parti, que François Fillon et Jean-François Copé se sont soigneusement employés, pendant plus de deux ans, à mettre en pièces : nul doute qu’il y parviendra, mais la question est de savoir au bénéfice de qui – car près de deux longues années le sépareront de la désignation du candidat de l’UMP aux présidentielles, et, cette fois, par les sympathisants, et non par les militants ; et le seul opposant crédible à Nicolas Sarkozy est évidemment Alain Juppé ; or, que se passera-t-il, entre décembre 2014 et la fin de 2016 ?

Nicolas Sarkozy, devenu président de l’UMP, sera condamné à tenir le devant de la scène en permanence ; or, tout indique, en quelques semaines, depuis qu’ il a fait officiellement son « retour », qu’il a perdu la main : il semble ne plus être capable que de reprendre sa tactique, qui lui avait réussi en 2007, consistant à accumuler les promesses tous azimuts mais contradictoires entre elles, et dont le seul fil directeur est le contre-pied systématique des décisions du pouvoir actuel ; il donne ainsi, à son détriment, une image du « robot qui refait toujours le même numéro » ; là où il surprenait par sa nouveauté en 2007, il décontenance ses supporteurs en 2014 par cette impression de « déjà vu », de retour à un passé vieux de 10 ans, le passé d’avant la crise : à un monde disparu.

En quelques jours, il a multiplié les prises de position qui doivent laisser perplexe son électorat, et dont Gérard Courtois, dans un article du quotidien Le Monde daté du 18 novembre intitulé « Nicolas Sarkozy à la godille », dresse une liste non exhaustive, toutes ces improvisations imprévisibles au jour le jour donnant de lui une impression de fragilité et d'incohérence.

De ce fait, Alain Juppé n’aura presque pas besoin de s’exprimer : Nicolas Sarkozy suffit à renforcer, par contraste, son image de solidité et de cohérence : il sera l’« homme sérieux » opposé au bateleur d’estrades. Or, en période de crise et de désarroi (ce qui n’était pas le cas en 2007), les Français préféreront un président rassurant à un président anxiogène : grâce à Nicolas Sarkozy, même l’ âge d'Alain Juppé, qui semblait constituer son principal handicap, deviendra pour lui un gage d’expérience, donc un atout .

Mais, surtout, il ne faut pas oublier que, de plus en plus, celui que les sympathisants ou les militants choisissent aux primaires comme candidat à la présidentielle est celui que les sondages donnent comme ayant le plus de chances de l 'emporter : ce fut le cas pour l'illustre inconnue qu’était Ségolène Royal en 2006, ce fut la raison de la popularité de DSK (dont on ignorait tout du programme) avant ses exploits au Sofitel ; or, Alain Juppé « ratisse plus large » que Nicolas Sarkozy - la majorité des électeurs du FN, dont le ralliement avait été la principale raison de la victoire de Nicolas Sarkozy en 2007, et qui croient désormais en leurs chances de victoire, étant, cette fois-ci, irrécupérables par qui que ce soit ; et ceci apparaîtra forcément dans les sondages.

Entre un Alain Juppé rassurant qui s’est habilement positionné au centre droit (où il récupérera beaucoup d’électeurs non seulement centristes, mais aussi des déçus de François Hollande) et un Nicolas Sarkozy anxiogène courant derrière l’électorat de Marine Le Pen qui ne l' abandonnera pas, la cause semble entendue.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, novembre 10 2014

Edito - Ces crétins de Jouyet et Fillon collent les affiches de Le Pen

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L’UMPS, ie l’absence de perspective politique, est le principal moteur du FN. Tous les mêmes et rien ne bouge,… alors on vote FN pour les faire dégager (sans imaginer un instant que le FN soit en mesure de diriger le pays). __ Alors, les amours tumultueux de Jean-Pierre Jouyet et François Fillon ?__ __ Jean-Pierre Jouyet, grand pote de François Hollande, est une figurine de l’UMPS : ministre sous Nicolas Sarkozy, et secrétaire général de l’Élysée, donc n° 2, sous François Hollande__. Le changement, c’est maintenant…

François Fillon ? Le matin, il est sur les radios pour nous dire que le gouvernement de François Hollande, c’est la calamité des calamités. Mais à midi, il casse la croûte au Pavillon Ledoyen avec Jean-Pierre Jouyet. C’était le 24 juin. La cantine de l’Élysée n’est pas assez relevée, alors la République offre Ledoyen à ces deux héros du courage politique. Un rendez-vous sur l’agenda, avec nécessairement rapport à François Hollande dans l’après-midi.

Toute la journée d’hier, Jean-Pierre Jouyet et François Fillon nous ont livré un fabuleux concours de mensonges

Il n’a pas parlé de Nicolas Sarkozy, non je n’en ai pas parlé, en fait si il en a parlé, non ma parole je t’assure que je n’en ai pas parlé… Ils nous dégoûtent… Grave.

François Fillon, qui voulait être président de la République, prend sa carte au club de François Bayrou. Il a été catastrophique et devrait s’inscrire à la Cahuzac School, car il n’a tenu qu’une journée.

Jean-Pierre Jouyet, égérie de la Gauche mole, qui exerce une des plus hautes fonctions de l’État, a compris hier dans l’après-midi qu’il était cramoisi quand les journalistes du journal Le Monde lui ont rappelé qu’il avait été enregistré, avec son accord. Alors, il s’est planté devant l’Élysée – usurpateur ! (plus de trois jours) – pour démentir ce qu’il avait dit le matin. Nul. Prévoir aussi un stage à la Cahuzac School.

Les pressions sur le Parquet par François Hollande ou Christiane Taubira ?

Ça ne se passe plus comme cela. C’est ouaté, indirect et suave, car François Hollande sait qu’il a trop à perdre avec des interventions directes. Mais les faits conduisent à faire quelques remarques.

1/ Fillon-le-menteur a rêvé de « taper », ce qui montre que ça se faisait du temps de Sarkozy-Fillon, … avec des résultats plus ou moins heureux, comme nous l’expliquerait notre ami le juge Courroye.

2/ Jouyet-le-menteur se fout du monde. C’est lui qui a pris contact avec François Fillon, non par culte de l’amitié, mais pour tirer des tuyaux du scandale Bygmalion qui avait explosé quelques jours plutôt, obligeant Jean-François Copé à démissionner pour laisser le pouvoir au « triumvirat » Jean-Pierre Raffarin, Alain Juppé et François Fillon. On voit bien le petit Jouyet excité comme une puce : « Je vais avoir des infos de première bourre » (Ce qui justifie l’addition de Ledoyen, repas servi dans un salon privé).

3/ En fait, une seule question qui intéressait Jean-Pierre Jouyet et François Hollande : l’affaire Bygmalion va-t-elle permettre de niquer Nicolas Sarkozy ?

Que peut imaginer que Jean-Pierre Jouyet et François Fillon se fixent en urgence un rencard chez Ledoyen pour parler de la faim dans le monde, du réchauffement de la planète, et ou de la dette publique de la France ?… Non, il n’y a qu’un sujet à l’ordre du jour : nous avons tous deux intérêt à zigouiller Sarkozy, alors comment exploiter les évènements du moment ? L’UMPS dans toute sa splendeur.

Please zigouille and fuck Sarkozy

Pendant le gueuleton chez Ledoyen, François Fillon a du balancer un max d’infos, en qualité de membre (flasque) du triumvirat. Mais en contrepartie, il a fait une petite réclamation : « Please zigouille and fuck Sarkozy, car il a fait payer par l’UMP l’avance forfaitaire de 150 000 euros qui lui avait été versée pour mener sa campagne et les 363 615 euros correspondant au dépassement du plafond légal des dépenses, sommes arrêtées par le Conseil constitutionnel en juillet 2013 ».

Retour sur images. Juillet 2013, c’était l’époque du Sarkothon, pour 10,5 millions d’euros, restant à charge du fait du rejet des comptes de la campagne, et ces paiements de 150 000 et 363 615 euros s’étaient ajoutés à la dette de l’UMP.

Même-moi j'l’avais vu en juillet 2013…

Paiement en juillet 2013, repas le 24 juin 2014, rapport des commissaires aux comptes de l’UMP certifiant les comptes du parti le 30 juin, signalement par les mêmes le 1 juillet au Parquet de Paris et enquête préliminaire ouverte par ce Parquet le 2 juillet… (puis une information judiciaire, le 6 octobre 2014 pour « abus de confiance », « complicité » et « recel ») : tout est limpide,… ou presque.

Pourquoi un an d’attente ? Parce qu’il était impossible de savoir avant, a répondu hier soir le parquet de Paris. Hum, hum…

Restons prudents car un avocat de Nicolas Sarkozy avait analysé que le procédé était régulier, et Bercy avait conclu dans le même sens. On verra, mais arrêtons les salades, please… Le rapport des commissaires aux comptes du 1° juillet n’a rien révélé. La distinction entre les deux sommes était clairement posée par l’analyse des textes et par la décision du Conseil constitutionnel, et même moi je m'en étais aperçu le 18 juillet 2013.

Alors, un deal, genre : « Nous on ne touche pas à ça. Mais si les commissaires aux comptes fait soudain le 1er juillet 2014 un rapport sur des paiements datant de plus d’un an, peut-être que ça fera l’affaire ».

Ces manips vont faire des massacres dans l’opinion. Et que faire ? Dans trois jours, François Hollande va sacrifier Jean-Pierre Jouyet (qui aura trois mois plus tard un joli lot de consolation) et puis après ? Le mal est fait, et les séquelles sont graves.

Tout ceci est désolant

Que faut-il faire pour que nous ayons des politiques au niveau ? Compliqué, alors que les leaders cherchent d’abord à conforter leur rente de situation, et soignant des réseaux à leur service.

Mais que faire pour que la justice ne soit plus salie par ce genre d’affaire ? Là, c’est plus simple : l’indépendance du Parquet.

Dis, François, pourquoi tu tousses ?

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, octobre 16 2014

Edito - Mamy Sarko fait joujou avec le référendum

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Entre deux conférences à 100.000 euros – garanties éthique pur sucre – Mamy Sarkozy est revenue faire son show devant ses fan-clubs, en transe. Le problème pour lui, est que le reste de la France de l’écoute plus… Le mec qui a ruiné et cassé la France, qui a perdu toutes les élections jusqu’à se faire virer, est dépassé et du passé.

La cata pour lui est que son recul projette Alain Juppé dans la lumière, et Mamy Sarkozy tente les grandes manœuvres en sortant l’arme populaire… le référendum.

S’il est élu en 2017 (Si… D'accord ?), Mamy Sarkozy soumettrait aux Français trois référendums : la fusion des conseils régionaux et généraux, la mise en place de contreparties obligatoires aux prestations sociales et la baisse du nombre de parlementaires.

C’est idiot.

Quand on connait les défis économiques et sociaux qui attendent la France, pourquoi ces trois sujets, assez anecdotiques ?

Un référendum pour fondre les conseils régionaux et généraux ? Pourquoi la loi ne suffirait-elle pas ? Idem pour la réduction du nombre des parlementaires. Notre Mamy Sarkozy devrait plutôt faire une proposition chiffrée, redessiner la carte des nouvelles circonscriptions, et aller gentiment expliquer le tout aux parlementaires UMP virés. Ce serait assez rigolo… Quant à celui sur les contreparties aux prestations sociales, c’est encore la litanie sur les salauds de pauvres… Il serait d’ailleurs matériellement impossible de faire un référendum opératoire, car il faudrait répondre oui ou non à un sujet qui regroupe une immense diversité de situations.

Mais ce qui est le plus gros, c’est que Mamy Sarkozy, du temps de sa présidence, a bafoué la souveraineté populaire avec le référendum sur l’Europe. Qui peut l’oublier ?

Le truc, c’était la réforme de l’Union européenne, ce qu’on avait pompeusement appelé la Constitution Giscard. Chirac avait embrayé pour un référendum populaire et le PS apportait son soutien. Résultat des courses : le 29 mai 2005, le référendum avait été rejeté avec 55 % de non. A peine élu, Nicolas Sarkozy avait repris le texte. Il a créé un subterfuge en démontant le texte initial pour le refourguer sous la forme d’amendements au texte ancien, totalement illisible. Persuadé qu’un référendum conduirait à un nouveau rejet du texte, il a choisi le 4 février 2008 le vote par le Congrès, la réunion des deux assemblées, qui lui assurait le succès.

Cette pratique constitutionnelle a été une véritable truanderie, et une étape majeure dans la constitution du bloc UMP-PS, avec tout ce qui suit.

Alors Mamy Sarko et le référendum ?… Parle à ma main !

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, octobre 5 2014

Edito - A quoi tient l'actuelle Juppémania ?

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La "mode Juppé" est née au printemps 2011. Il ne s'agit donc pas d'une mode éphémère. Elle existe et elle vit déjà dans les chiffres depuis plus de 3 ans.

Alain Juppé bénéficie de trois tendances fortes :

1) il rassure : la droite a finalement peu de profils de ce type qui ont montré dans la durée une constance et une expérience indiscutables. En période de crises, ce profil rassure tout naturellement.

2) il bénéficie de la référence de Bordeaux : Alain Juppé est sorti grâce à Bordeaux de l'univers des discours politiques pour occuper celui des réalités concrètes. Bordeaux est une ville qui fait référence. A la différence de Marseille, Bordeaux n'est pas exposée à des poussées de délinquances qui occupent les faits divers. Bordeaux représente le terroir avec l'emblème du vin qui est, lui aussi, très mode. Il y a un "style Bordeaux" de qualité de vie.

3) il a payé pour les fautes des autres : l'opinion a conscience qu'Alain Juppé a été le bouc-émissaire du "système Chirac" et qu'il avait donc eu une "double peine" : que le "système Chirac" paye pour tous les autres et qu'Alain Juppé paye pour Jacques Chirac. Il y a donc une forme de volonté de récupération de l'opinion auprès d'Alain Juppé.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, octobre 3 2014

Edito - Si Aubry continue de faire du boudin, il faudra voter Juppé

Alain Juppé

… et d’ailleurs sans doute même si Martine Aubry ne fait plus du boudin. Votant depuis 31 ans, et ayant toujours voté à chaque scrutin qui se présentait devant moi, je m’apprête tranquillement à voter pour Alain Juppé en 2017.

Rappelons d’abord, pour rester bien détendus, que le droit de vote a perdu sa valeur sacrée, initiale. C’est un plus qui fait partie d’un tout, et ce tout, c’est l’ensemble des outils permettant à un citoyen de participer à la vie politique et juridique de son pays. L’action de législateur est entourée de principes du droit, défendus sur les plans constitutionnel (Conseil constitutionnel et juges nationaux appliquant la jurisprudence du Conseil), européen (Cour de Justice de l’Union Européenne et Cour Européenne des Droits de l’homme) et international (Comité des droits de l’Homme de l’ONU). Ce qui veut dire que ce droit fondamental est à la disposition de tous pour défendre les libertés contre les abus du pouvoir – en imposant contre la loi la présence de l’avocat en garde-à-vue – ou en obtenant la reconnaissance de droits nouveaux – par exemple le syndicalisme dans l’armée.

On peut donc être un citoyen très actif, sans voter… ou du moins à renoncer à voter vu le caractère peu affriolant du menu. Stop à la culpabilisation des abstentionnistes… qui ont souvent des convictions politiques plus acérées que les votants par devoir (et avec la pince à linge sur le nez).

En 2017, on votera… si on veut.

Il y en a déjà trois à éliminer : Marine Le Pen, Nicolas Sarkozy et François Hollande. Ça, c’est strictement impossible. Ces petits poissons ne font pas la maille, et il faut les rejeter à l’eau.

Martine Aubry ? On verra, mais je constate que Madame continue de bouder dans son coin, en lançant quelques messages subliminaux, dont personne n’a rien à fiche. Expérimentée, et notamment dans la vie des entreprises, excellente première secrétaire du PS, elle dispose d’appuis dans tout le pays… Mais il faudrait primo qu’elle se positionne clairement comme voulant prendre la suite de François Hollande et secundo qu’elle ne nous concocte pas un de ces rafistolages délirants dont a le secret le PS. En réalité, le PS est un appareil d’une lourdeur telle que je ne vois pas comment Martine Aubry pourrait s’en affranchir, avec tous ces mendiants de la proportionnelle interne qui viennent quémander leur juste part. Si c’est dégager François Hollande pour retrouver Martine Aubry avec les mêmes et la même politique, quelques gadgets en moins, c’est niet.

Alors, voter Alain Juppé ?

Alain Juppé est plus à Gauche que François Hollande et El Blancos, et je ne pense pas qu’il nommerait un boss de la Banque Rothschild comme ministre de l’économie et des finances. Pour la politique internationale, il est l’un des rares capables de conserver la juste distance vis-à-vis des bandits en chef que les États-Unis. Sur le refus de toute familiarité avec le FN, il a toujours été nickel, et il a été l’un des premiers à dénoncer l’islamophobie comme maladie française. Ajoutez ce qu’il a fait de Bordeaux,… chapeau ! Pour le reste, et franchement, on se tape de son programme. On sait ce que valent les promesses électorales à l’épreuve des faits.

Surtout, je crois que l’essentiel est ailleurs. Ce serait bien que la présidence, qui hélas reste le centre unique du pouvoir sous cette décalée V° République, soit tenu par quelqu’un qui assume la fonction. Alain Juppé est un homme compétent, expérimenté et de caractère, ça peut le faire. Ça compte, mais nous allons voir aussi comment il va s’entourer, et réunir autour de lui, et comment il va satelliser les mouches frelatées de l’UMP.

Donc, pourquoi pas ? Une équipe de personnes compétentes pour redonner un avenir à notre beau pays ?

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mercredi, septembre 24 2014

Edito - UMP : un bien curieux débat sur les primaires

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Les primaires ne sont pas dans la culture politique française. Bien davantage, elles sont à l'opposé des traditions. C'est pourquoi, ceux qui les proposent sont pour un changement radical.

Pour qu'une primaire se déroule dans de bonnes conditions, cela suppose que l'administration d'un parti politique soit totalement détachée des intérêts de l'un des candidats potentiels à une élection. Le parti est "neutralisé". Il devient une logistique ayant vocation à organiser la primaire dans la neutralité. Ce n'est pas la conception française des partis politiques qui sont un cadre d'organisation dédié à la carrière de son Président.

La primaire suppose également que les militants d'un parti acceptent le débat interne. En France, là encore ce n'est pas la culture. Quand des divergences existent au sein du PS, il est question de "frondeurs", de "dissidents". A droite, quand Alain Juppé exprime une position différente de celles de Nicolas Sarkozy, il est question de "guerre" ... Des termes qui montrent qu'ici la culture d'un parti politique c'est qui adhère respecte une discipline de pensée comme d'expression.

La primaire suppose de différencier les moyens des candidats des moyens d'un parti. C'est la seule condition pour qu'il y ait une égalité de départ entre les candidats. Le cadre légal français ne le permet pas puisque les réels financements publics sont voués aux grands partis dotés de la représentation parlementaire.

La primaire suppose que les médias portent une culture de la diversité pour mettre à égalité les candidats. En 2008, Hillary Clinton n'était plus l'ex First Lady mais une candidate comme les autres, parmi les autres, traitée comme les autres. C'est la force des primaires que même le candidat doté d'un parcours de haut niveau revienne à la ... base. C'est l'opposé de la culture médiaticopolitique française. Il suffit de constater les modalités de couverture du retour de Nicolas Sarkozy.

Le PS en 2012 a-t-il bousculé cette culture en organisant des primaires ? Non. En 2012, le PS a été décapité en quelques jours de son présidentiable, DSK, dans des conditions totalement inattendues. Ponctuellement, les primaires ont été alors le moyen d'arbitrer un second choix qui n'était pas arbitrable par d'autres modalités apaisées.

La preuve, lors des municipales de mars 2014, dans combien de grandes villes le PS a-t-il organisé des primaires pour désigner ses candidats ? Très peu de villes et dans des conditions très problématiques à l'exemple du clash de Marseille. A Marseille, les primaires ont fait sombrer le ... PS alors que l'absence de primaire à droite assurait la bonne organisation.

Il en est de même à droite en mars 2014. Paris et Lyon ont été des "mauvais exemples" avec des contestations très graves. A Béziers, Annie Schmitt a préféré lâcher Raymond Couderc pour rejoindre Robert Ménard et le PS local a plié ses primaires en 48 heures dans l'indifférence totale et les participants aux primaires n'ont connu aucun bonus bien au contraire. La désertion centre-ville a très fortement favorisé le vote FN .

Les primaires n'auront pas lieu pour 2017. Il s'agit seulement de les enterrer en douceur en attendant que les "mouches changent d'âne" et que les médias passent à d'autres sujets.

Cette réalité des faits montre l'immensité des blocages français et la quasi-incapacité à vivre autrement certaines activités.

Le système dysfonctionne mais le système est tellement impactant qu'il ne change pas véritablement.

Comment la politique pourrait-elle appliquer à autrui un changement qu'elle ne s'applique pas à elle-même ?

C'est une des raisons pour lesquelles je reste persuadé que, bien tristement, ce pays terminera sous une forme de redressement international qui seul constituera l'électrochoc pour le changement comme ce fut le cas début 1958 pour le début de la fin de la IVème République.

A titre personnel et de longue date, j'ai défendu le mécanisme des primaires. Mais il y a un moment où il faut reconnaître la réalité des faits et constater qu'il n'est pas adapté aux coutumes qui structurent l'opinion donc les engagements.

PS : Il Il est souvent moins cher de louer un taudis dans le centre, qu'un HLM. De quoi maintenir d'incroyables poches de pauvreté en pleine ville. Les villes du Sud qui ont réélu leur maire au premier tour, ou qui ont été placé en très bonne posture avant le second, sont celles qui se sont lancées, depuis des années, dans une rénovation énergique du centre de leur cité. Pour Raymond Couderc, le cœur de ville était mort de fort longtemps ; Bien mal lui en a pris...

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, septembre 23 2014

Edito - Nicolas Sarkozy : le retour du communiquant affairiste dans sa bulle

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En mars 2012, le président sortant promettait qu’il se retirerait de la politique s’il perdait la présidentielle. Un mensonge de plus pour celui qui semble devoir être le candidat de l’UMP en 2017, et qui s’est livré à une grande opération de communication hier soir avec la complicité de Laurent Delahousse.

Service public de… république bananière

France 2 a fait un beau coup en obtenant la première interview de l’ancien président de la République pour son retour sur la scène publique. Il est évident que les audiences seront bonnes. Mais malheureusement, la déontologie n’en sort pas grandie, Laurent Delahousse ayant davantage joué le rôle de faire-valoir plutôt que celui du journaliste faisant son travail. Certes, quand il a eu le culot d’évoquer les 500 000 chômeurs de plus depuis 2012, il a tout de même rappelé qu’il y en avait eu 750 000 de plus sous son mandat, mais l’ancien président a pu s’abriter derrière la crise de 2008. Et il a laissé passer l’attaque culottée sur le pouvoir d’achat, qui était sa promesse de 2007, pas mieux tenue alors. Enfin, en bon petit soldat du néolibéralisme, il a demandé s’il fallait une « thérapie de choc » : le Medef le remercie…

Il a évoqué les affaires certes, mais il lui a aussi demandé s’il était toujours sur écoute, ce qui a permis à l’ancien président de jouer la victime. Et quand il s’est plaint du non remboursement de sa campagne malgré le soutien de 18 millions de Français, il ne lui a pas rappelé que cela était la conséquence du dépassement du seuil légal de dépenses. Et il a aussi laissé passer l’argument selon lequel s’il était inquiété par les affaires, il ne reviendrait pas à la politique, alors qu’il pouvait lui répliquer en lui disant qu’il n’était peut-être pas in intéressé par l’immunité que confère la présidence. Bref, Laurent Delahousse a été complaisant, laissant même passer son ignorance du nom de Bygmalion sans le relancer sur le montant de ses dépenses de campagne. Et je ne parle pas des récents développements de l’affaire Tapie

Opération communication

Les fils de l’opération de communication étaient extrêmement grossiers. Nicolas Sarkozy s’est présenté comme étant contraint de revenir dans le jeu politique du fait de la gravité de la situation du pays et de sa famille politique. Dans la réalité, son objectif est simple : face à l’émergence d’Alain Juppé, il préfère prendre les devants et prendre le contrôle du parti pour être dans la meilleure position en vue des primaires. Il faut dire qu’à l’UMP, être aux commandes semble avoir une influence sur les résultats des élections internes… Et on voit mal comment le désastre de l’automne 2012 ne peut être sans aucun rapport avec la façon dont le parti avait été dirigé directement ou indirectement par Nicolas Sarkozy

Du coup, ce dernier espère effacer les turpitudes du passé en changeant de nom et en mettant en avant quelques nouvelles personnes. Bref, il espère faire croire qu’un ravalement de façade superficiel vaut pour un véritable renouveau… Et finalement, c’est ce qui est le plus frappant sur cette interview nombriliste : le candidat déclaré est complètement coupé de la réalité, dans sa bulle, si loin de la réalité qu’il n’avance pas la moindre idée, si ce n’est loucher sur Berlin, « ce meilleur de la classe à qui on demande de moins bien apprendre ses leçons », et qu’il fantasme sur le départ des jeunes, qui ne concerne qu’une infime minorité. Rien de nouveau sous le soleil : il communique au lieu de faire de la politique.

Certes, Nicolas Sarkozy dit avoir tiré les leçons du passé, mais il s’abrite derrière la crise pour justifier ses échecs. Il reconnaît même avoir été un peu brusque, mais il s’agit uniquement d’une posture destinée à lui donner le rôle du sage qui aurait de l’expérience et du recul. Une sacrée ficelle à faire passer !

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, septembre 19 2014

Edito - Marine Le Pen Présidente ? On la combattra par le droit !

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Marine Le Pen emportant la présidentielle en 2017 n’est plus une hypothèse illusoire. Chacun constate le jeu de massacre auquel se livrent la Droite et la Gauche institutionnelle, offrant à Le Pen une inespérée piste d’atterrissage.

Oui, Le Pen peut gagner

Il reste, avec une probabilité non-négligeable – la société française a tout pour réagir – le schéma heureux - avec Alain Juppé contre Martine Aubry, et Marine Le Pen dans la l’ambulance, mais François Hollande comme Nicolas Sarkozy, qui font les médias, misent tout sur un second tour contre Marine Le Pen. Or, ils sont incapables d’en maîtriser le sort… parce qu’ils ont écœurés tant de leurs partisans et qu’ils ont métabolisé tous les thèmes du lepénisme,… tous. Encore hier, les députés socialistes votaient un contrôle d’Internet que Claude Guéant n’aurait pas su faire passer. Alors… In memoriam Jean Jaurès.

Dans le jeu politique, la question centrale est celle des populations étrangères ou d’origine étrangère. Donc toutes nos amies et tous nos amis. Nicolas Sarkozy avait institutionnalisé la pensée FN au gouvernent en créant un ministère de l’Identité Nationale. Mais le succès a été ce que l’on sait, et Nicolas Sarkozy a donc du zigouiller ce ministère frelaté, confiant la question des étrangers au ministère de l’Intérieur. Ah, ça, ça compte, petit bandit. En réaction, nous avions eu tous les cris d’horreur de la belle Gauche, orchestré par l’abbé Ligue des Droits de l’Homme : de tout temps – même sous Charles Pasqua – la compétence relevait du ministère des affaires sociales, et avec Nicolas Sarkozy-le-vilain, le sort des étrangers n’était plus une question sociale, mais une question de police. Qu’a fait François Hollande une fois élu, formant son premier gouvernement ? Il a laissé la compétence au ministre de l’Intérieur. Un certain El Blancos. Une décision qui disait tout, et tout a été confirmé. Je ne développe pas, car chacun constate : François Hollande et Nicolas Sarkozy ont validé tous les thèmes Le Pen. Tous. J’y reviendrais si vous n’êtes pas convaincus.

La fin du « vote obligatoire »

Alors, l’un ou l’autre, comme vote obligatoire « pour faire barrage à Le Pen » ? Je dis non. Le vote obligatoire, c’est la rente de ces enfoirés. Je le dis clairement : demain, avec un second tour Hollande-Le Pen, je m’abstiens. Je m’abstiens,… mais je ne démissionne pas. Ne pas confondre. __ Je refuse que l’on limite, avec une injonction moralisante, mon rôle de citoyen à celui de voter, quitte à voter pour celui qui détruit mes idéaux. Le drame de l’abstention… Tu parles… Tu as vu le menu ? Tu as vu le processus de désignation des candidats, par des partis lessivés et pouraves__, tenus hors d’eau par les subventions publiques ?

Ras-le-bol de cette culpabilisation qui nous conduit à l’impasse : « Vote pour moi, même si je suis un crétin fini, car je suis moins pire que l’autre ».

Le droit est l’œuvre de tous

Chères amies, chers amis, dans un État de droit, le droit est l’œuvre de toutes et à tous. Vous êtes toutes et tous gardiennes et gardiens du droit. C’est sur ce terrain que nous devons nous organiser pour attendre Marine Le Pen et ses contaminés.

Dans des temps anciens – pas si anciens – le rôle du citoyen était effectivement limité au vote,… en ajoutant l’investissement militant dans un parti (ils étaient alors honorables), un syndicat ou une association (qui sont restés honorables).

Mais ce modèle, qui fait de vous un petit, est dépassé. Désormais l’action politique, du gouvernement et du parlement, est encadré par les principes du droit, et actionner ce droit de principes, pour sanctionner un législateur en perdition, est ouvert à tout citoyen. Le vrai rendez-vous est là.

Avec des candidats aussi largués de François Hollande ou Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen peut gagner. Ne nous racontons pas d’histoire. Dans la foulée, elle peut gagner les législatives, sur le thème : « Donnez-moi une majorité, et faisant élire députés des chèvres alcooliques, du moment qu’on leur a gravé sur le cul la marque Le Pen ».

Donc, nous y sommes. Et là chacun peut entrer en jeu, avec un rôle un peu plus puissant que de glisser, avec une pince à linge sur le nez, un bulletin dans l’urne.

D’où la question, la seule qui vaille : les normes qui fondent les principes du droit sont-elles menacées par Marine Le Pen ?

L’Europe ?

Marine Le Pen dit qu’elle veut sortir de l’Europe, ce qu’elle ne pourra faire. C’est son plus gros mensonge. Il faudrait qu’elle sorte de deux Europes : l’Union européenne et le Conseil de L’Europe. Des conséquences diplomatiques incalculables, des domaines entiers de compétences à récupérer, avec des embauches massives de fonctionnaires à former, une mélasse financière sans nom en voulant sortir de l’euro… tout ça sans créer un soupçon de croissance, ni un emploi… à part des fonctionnaires. Marine Le Pen ira donc faire son boudin à Bruxelles et Strasbourg, mais elle ne sortira pas de l’Europe : la France ne tiendrait pas six mois, et avec son équipe de bras cassés, elle serait éliminées en quelques semaines.

Le droit européen restant, nous pourrons attaquer toutes les lois et toutes les mesures réglementaires décidées par les chèvres alcooliques. Et ce sera victoire après victoire, jusqu’à humilier Marine Le Pen et ses bras cassés. Gilbert Collard, Sinistre de la Justice… Wahou, offrez-nous ce lascar sur un plateau, et on lui apprendra en deux mois ce qu’est la relativité et le surmoi !

Les autres sources des droits fondamentaux

Et puis, même si Marine Le Pen sortait de l’Europe, il nous resterait le droit fondamental issu de la Déclaration de 1789 et du Préambule de 1946, blindé par la jurisprudence du Conseil constitutionnel, qui en gros, recoupe la jurisprudence de la Cour Européenne des Droits de l’Homme et de la Cour de Justice de l’Union européenne. A moins que Marine Le Pen supprime la Déclaration de 1789… Et puis elle pourrait aussi retirer la signature de la France du Pacte des droits civils et politiques de 1966, une autre garantie internationale des droits fondamentaux. Vas-y, chérie, tu auras pour copain la Corée du Nord…

Il faut donc s’organiser

Il y a des milliers d’associations qui peuvent exercer les recours. Alors, faites relire les statuts par des amis avocats, et préparez-vous. Vérifier la liste des adhérents, faites payer les retardataires : tout doit être nickel.

Nous cartonnerons tout les textes que publiera Marine Le Pen, avec des recours en légalité, en suspension et en responsabilité. On ne le laissera rien passer. Il faudra aussi organiser des comités de vigilance pour protéger les plus exposés, car bien sûr elle va commencer par les étrangers pauvres et malades. Quand les recours juridiques tarderont, on les planquera les plus vulnérables pour les protéger. La solidarité est un devoir.

Le respect du droit, plus fort que la loi

Marine Le Pen peut gagner par le jeu électoral, pourri jusqu’à la moelle. Mais elle se fracassera sur le respect du droit, ce droit qui est plus fort que la loi, et sur lequel elle n’a aucune emprise.

Devant nous, prend place la grande bataille du droit contre les violeurs de droit. De tout son cœur, de toute son âme, et tout son esprit, la société des citoyens va se dresser contre la baudruche Le Pen. Nous n’avons besoin ni du PS, ni de l’UMP. Qu’ils aillent au diable ! Nous allons purger le pays de cette hypothèque Le Pen, qui est une rente pour l’UMP-PS.

C’est le grand rendez-vous citoyen. Préparez-vous, et ne laissez rien au hasard. Le bataille sera rude, mais la victoire sera magnifique.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, septembre 8 2014

Edito - Politique : la France après 2017

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Un sondage de l’IFOP qui vaut ce que valent tous les sondages, c’est - à - dire qui montre ce que seraient les résultats de la présidentielle si elle avait lieu dimanche prochain, sans campagne électorale préalable et hors de la conjoncture de mai 2017 sur laquelle nous ne savons rien, apporte tout de même quelques informations intéressantes :

Si le dernier espoir de François Hollande, pour gagner en 2017, était de se retrouver face à Martine Le Pen au deuxième tour, ça semble râpé : si l'élection avait lieu dimanche prochain, c'est lui qui serait largement battu par elle...Par contre, Alain Juppé ou Nicolas Sarkozy l’emporteraient largement contre la candidate du FN ;

Confirmation, au premier tour, d’un Jean-Luc Mélenchon à 10 % et d’une Cécile Duflot « out ».

Au-delà de ce sondage et de 2017, on peut raisonnablement prévoir l’avenir plus lointain :

1/La France va se "normaliser" :

La campagne de 2012 aura été la dernière pendant laquelle le PS aura encore tenu un discours marxisant, si loin de sa vision réelle comme de celle des Français (voir un exemple spectaculaire en cliquant Plus de sept Français sur dix approuvent le contrôle des chômeurs"),

Comme dans tous les autres pays d’Europe de l’ Ouest, on ne verra y alterner au pouvoir que deux partis tous deux économiquement plus ou moins libéraux, et assumant leur libéralisme : s’il doit il y avoir un jour un président issu du PS, ce ne pourra être que Manuel Valls, ou quelqu’un tenant le même discours que lui (si Manuel Valls est aujourd’hui impopulaire, ce n’est pas à cause de son discours socio-libéral, mais parce qu’il est le Premier ministre d’un Président à qui plus rien ne réussit).

2 /La seule inconnue est celle des alliances des libéraux de droite avec un parti eurosceptique et un parti xénophobe (qui peut être le même ou pas).

3/Mais je ne vois aucun avenir :

Ni au candidat de « la gauche anticapitaliste », de la « vraie gauche », de « la gauche de la gauche », de « la gauche anti-PS », etc. , scotché à 10 %, comme Die Linke en Allemagne, définitivement marginalisé et, comme dans tous les autres pays européens, sans espoir de participer au pouvoir,

Ni aux écologistes : l’écologie est une science, et ses données, nouvelles il y a quelques années, seront, à l’avenir, plus ou moins intégrées dans les programmes de tous les partis politiques, et rien ne justifiera plus l’existence d’un parti qui en ferait encore sa spécificité.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, juin 20 2014

Edito - Nicolas Sarkozy : le zombie de 2017

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Tout indique que le président sortant de 2012, battu par François Hollande, se prépare à être pour une troisième fois candidat dans trois ans. Mais devant l’amoncèlement d’affaires et de décisions hasardeuses de sa part, on peut croire qu’il a déjà perdu ces élections.

Entre Karachi et Bygmalion

Comme les affaires n’ont pas empêché Jacques Chirac d’être réélu en 2002 et qu’elles n’ont pas empêché Alain Juppé de revenir dans le peloton de tête des personnalités de l’UMP, il est probable que Nicolas Sarkozy et son entourage ne se préoccupent pas trop du déluge d’affaires qui s’abat sur lui. Pourtant, les dernières révélations jettent une ombre préoccupante pour ses perspectives électorales. Certes, l’affaire Karachi, l’enquête sur le financement de la campagne électorale d’Edouard Balladur en 1995, est accablante, mais non seulement elle repose sur des faits très datés et il semble qu’il n’y ait pas de preuves irréfutables de la culpabilité de celui qui était à l’époque ministre du budget.

Mais l’affaire la plus grave est sans doute l’affaire Bygmalion, du financement de sa campagne de 2012. Il y a quelques jours, Jérôme Lavrilleux, qui supervisait son financement, a admis qu’elle avait coûté en réalité 32 millions d’euros, 11 de plus que le plafond légal de 21, couvert par des fausses factures réglées par l’UMP. Médiapart avance aujourd’hui un dérapage de 17 millions. De deux choses l’une : soit il était au courant, et alors il est disqualifié pour non-respect des règles électorales, soit il ne l’était et cela révèle deux problèmes. Non seulement, il n’aurait pas été capable de comprendre qu’en réalité le budget dérapait, mais en plus, il serait un chef qui pousserait ses équipes à lui cacher des choses importantes, ce qui n’est pas rassurant pour un candidat à la présidence de la République.

Un pari déjà perdu ?

Du coup, on peut sérieusement se demander, si, malgré de bons sondages auprès des électeurs de l’UMP, la cause de Nicolas Sarkozy n’est pas déjà perdue. L’affaire Bygmalion est peut-être encore plus grave qu’il n’y paraît, disqualifiant durablement l’ancien président pour exercer à nouveau de telles responsabilités puisque soit il est profondément malhonnête et irresponsable financièrement, soit il est un chef désastreux. En outre, on peut ajouter son bilan, suffisamment détestable en 2012 pour que la France élise un candidat pourtant guère enthousiasmant et charismatique. Pire, il est difficile de croire qu’il soit une bonne idée de donner des conférences payées des fortunes par des banquiers pour gagner les faveurs des électeurs. Le candidat de Bygmalion et de Goldman Sachs a sans doute déjà perdu.

Ce faisant, on pourrait faire un parallèle inversé avec la situation de 1997-2002. François Hollande ne pourrait-il pas être la réplique de Jacques Chirac, ce président également rapidement devenu très impopulaire pour ne pas avoir respecté lui aussi ses promesses, que personne ne voyait gagner en premier lieu et que tout le monde voit d’autant plus défait qu’il est sous-estimé. Car même si je m’oppose complètement à la ligne défendue par le président, il faut aussi reconnaître que d’un point de vue tactique politicienne, elle n’est pas sans fondement, à savoir occuper le centre pour repousser l’UMP trop à droite et se faisant, prendre le pari d’un 21 avril à l’envers, où Marine Le Pen n’éliminerait pas le PS mais l’UMP, asphyxiée par manque d’espace, les affaires et son candidat.

L’affaire Bygmalion est extrêmement grave par ce qu’elle révèle de Nicolas Sarkozy, ce qui explique sans doute que certains commencent déjà à vouloir l’écarter. Mais s’ils n’y parviennent pas, on peut croire que la partie serait alors déjà jouée, et François Hollande pourrait en être l’incroyable vainqueur.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mercredi, juin 18 2014

Edito - Alain Juppé sur la route du succès pour Bordeaux capitale digitale

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La compétition des territoires bat son plein. C'est d'ailleurs l'une des contradictions de l'actuelle période. Des gouvernants nationaux qui se veulent défenseurs de l'égalité des territoires structurent dans les faits une compétition des territoires sans précédent.

A ce rythme, dans quelques années, l'égalité des territoires sera un principe vide de sens.

Dans cette compétition, des métropoles prennent des avenirs d'avance. C'est le cas de Bordeaux, Lille, Toulouse tout particulièrement.

Alain Juppé met en œuvre une "machine de guerre" pour faire de Bordeaux une capitale digitale qui sera probablement un modèle de synergies pour les autres régions.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, juin 10 2014

Edito - France Digitale ou la compétition s'anime pour les emplois de demain

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Semaine importante pour les régions du numérique. Sur la plan national, est organisé le second "Digitale Day". Tout est organisé pour donner une audience internationale à cet important évènement y compris la présence de Richard Branson, PDG de Virgin Group.

Pour le moment la compétition est bien engagée sur Bordeaux avec une forte mobilisation de l'équipe d'Alain Juppé et tout particulièrement de sa nouvelle adjointe à l'économie. Il en est de même à Toulouse, Lyon, Nantes.

C'est une compétition majeure pour la compétitivité des pôles dans les prochaines années.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, juin 2 2014

Edito - L’UMP après Copé : le pire n’est pas exclu

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Il y a quelques jours, le scandale Bygmalion avec le financement par l’UMP d’une partie de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012 a poussé Jean-François Copé à la démission de la présidence du mouvement. Quelles pourraient être les conséquences de cette nouvelle affaire pour la droite et la France ?

La descente aux enfers

La première place du FN aux élections européennes doit sans doute beaucoup au PS et au bilan désastreux d’une majorité qui a échoué à inverser la courbe du chômage, qui annonce un retour de la croissance infirmé par les premières statistiques, et dont la politique d’austérité ne tient même pas ses objectifs budgétaires. Mais le score historique du parti de la famille Le Pen doit aussi beaucoup à la situation du parti d’opposition, qui était traditionnellement le plus important. Depuis 2 ans, nous avons eu droit à une guerre des égos, à une élection truquée pour sa présidence, un ancien président qui donne des conférences à prix d’or pour des banques, et enfin, les multiples ramifications du scandale Bygmalion.

Les révélations continues sur l’affaire Bygmalion ont poussé Jean-François Copé à démissionner, du fait des liens qu’il a avec les dirigeants de cette société. Après l’avoir nié, il a fini par reconnaître que l’UMP avait réglé des frais de la campagne de Nicolas Sarkozy pour qu’il ne dépasse pas le plafond. Du coup, le parti d’opposition, avec avoir été largement devancé par le FN aux européennes, est entré dans une nouvelle crise et a mis en place un triumvirat d’anciens premiers ministres (Juppé, Raffarin et Fillon), dont deux pourraient être candidats en 2017 si Nicolas Sarkozy décide de ne pas y aller. Mais la situation n’est pas apaisée pour autant, comme le montrent les déclarations de Rachida Dati.

Pourquoi ils pourraient ne rien changer

Certains pensent que cette crise pourrait être bénéfique. Quelques uns estiment que cela pourrait aboutir à l’explosion du monstre idéologique contradictoire que représente l’UMP entre centristes, libéraux et post-gaullistes et contribuer à l’émergence de courants plus cohérents idéologiquement. Enfin, la démission de Jean-François Copé est accueillie avec un certain bonheur par ses détracteurs, est en soit une excellente nouvelle. Malheureusement, il n’est pas exclu que cette crise ne produise rien de bon, malgré le mauvais résultat des élections européennes. En effet, le contexte politique actuel peut, au contraire, pousser l’UMP à continuer dans l’impasse dans laquelle elle s’est engagée lors de sa création.

Après tout, les cyniques peuvent se dire qu’une répétition des élections européennes en 2017 ne pose pas de problème puisque le candidat de l’UMP ne devrait pas avoir de problème à battre Marine Le Pen au second tour, l’essentiel étant l’élimination de François Hollande dès le premier. En outre, il ne faut pas oublier que les centristes, qui ont recueilli 10 % le 25 mai, sont revenus clairement dans l’orbite de l’UMP, ce qui semble devoir garantir une majorité solide. La perspective de la victoire devrait assurer un minimum de discipline, comme au PS avant 2012… Et il ne faut malheureusement pas enterrer Jean-François Copé : n’oublions pas que Nicolas Sarkozy et Alain Juppé l’avaient été avant lui…

La crise de l’UMP est une nouvelle illustration de l’ineptie profonde de ce parti, qui n’a aucun programme clair après deux ans d’opposition et affiche souvent un argumentaire navrant de bêtise. Mais le pire est qu’avec la situation du PS, il est plus que possible qu’il se contente de sa médiocrité actuelle.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

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