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mardi, janvier 6 2015

Edito - Quand la dette toxique va sortir de dessous le tapis ...

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Rappelez-vous ! Dès de le début de l'année 2007, Dexia se permettait de proposer aux collectivités territoriales une nouvelle recette miracle : Taux fixe – Dual Euro / CHF, un crédit qui spéculait sur la parité euro – franc suisse. Tant que celui-ci restait supérieur à 1,44 franc suisse, le taux restait fixe, mais dès lors qu’il passait ce seuil, le taux se mettait grimper jusqu’à 22 % !

Pour autant, un journal comme le Midi Libre ne consacre plus aucune page à ce dossier de la dette toxique des collectivités territoriales. La vérité serait elle inavouable aux contribuables?languedociens ?

Par contre, le Dauphiné Libéré a consacré hier une page entière.

La démocratie française consacre des débats interminables sur deux dimanches de plus travaillés ou pas mais n'évoque pas un sujet qui représente plus d'une dizaine de milliards sur le plan national ...

Comme de nombreuses autres collectivités, Béziers (Hérault, 71 000 habitants) s’est vu offrir, par Dexia et la Société Générale, des prêts absolument incompréhensibles du profane. Contrairement à d'autres Maires et Président de collectivités territoriales, l'ancien sénateur-maire, Raymond Couderc n'avait pas voulu dans un premier temps, poursuivre ces banques indélicates en justice. Il se ravisa... On connait la suite.

Depuis plusieurs mois, le Trésor public a placé la Ville dans son réseau d'alerte.

Hier, dans l'article du Dauphiné Libéré, il était question de Chambéry. Son Maire Michel Dantin qui est une référence propose une approche sérieuse, lucide, courageuse. A comparer les mesures pratiques qu'il a mit en œuvre avec l'attentisme d'autres collectivités, on voit rapidement l'impact des bombes à venir.

La Ville de Chambéry doit faire face à un taux moyen de conciliation qui fait exploser les intérêts de la Ville.

Or, dans le même temps, s'ajoute la baisse des dotations d’État.

Que fait-elle ?

1) elle part à la collecte de recettes supplémentaires dans les tarifs commerciaux,

2) elle cède des biens immobiliers,

3) elle engage toutes les économies de fonctionnement qui ne touchent pas au cœur des services publics locaux ...

Elle engage les économies dans la plus totale transparence (cf le magazine municipal de décembre 2014 où toutes les explications sont données).

On est loin de l'attentisme actuel qui caractérisent la ville de Béziers et la CABEME pourtant très impactées par des dettes toxiques.

C'est d'ailleurs l'une des faiblesses majeures des actuelles oppositions PS et UMP que de consacrer son énergie aux petites phrases ou aux polémiques sans présenter des alternatives sur des sujets de cette importance.

Ce sujet n'a pas été éclipsé pendant la campagne des municipales à l'exception de la liste d'Elie Aboud. Elle l'est encore à l'excès. Robert Ménard n'a pas engagé la transparence utile sur la réalité financière de Béziers comme il avait promis en mars dernier. La ville de Béziers à entretemps revu sa copie mais on sait que les contribuables biterrois vont payer les 4 millions d'euros de la renégociation bancaire. Un coin de voile est levé puis immédiatement refermé. Il faudra également payer les pénalités de remboursements anticipés. Combien ? 900 000 Euros.

Les finances semblent être une menace dans les rapports entre le FN et les autres composantes de droite davantage qu'un sujet de gestion. Seul Aimé Couquet (PCF) a depuis des années pointé du doigt ce problème démontrant que l'ancien sénateur-maire, Raymond Couderc était un incompétent et un irresponsable qui a fait passé en un mandat (3 emprunts toxiques en 2007) la dette de la ville de 85 millions à 111 Millions d'Euros.

Quant à la CABEME, c'est le mutisme le plus total qui règne pendant ce temps. Frédéric Lacas n'a jamais osé pointé du doigt son prédécesseur, Raymond Couderc, qui a semé un héritage de remboursement et d’endettement pour les 30 prochaines années. Aujourd'hui, Lacas, c'est aussi motus et bouche cousue. Quoiqu’il en dise, les chiffres parlent d’eux-mêmes et ils correspondent à une situation que nous mettons en lumière depuis longtemps : la CABEME est dans une situation financière très difficile.

Quand la dette toxique va sortir de dessous le tapis dans l'agglomération biterroise, les réveils s'annoncent très douloureux.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, juillet 1 2014

Edito - J + 91 : défi n°1 de la municipalité Ménard

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Gérer le sens des nouvelles différences : pour une fois, le défi n°1 d’une équipe nouvellement installée est simple à identifier : donner un contenu au sens des différences entre l’ex-équipe (Couderc ) et la nouvelle (Ménard).

Pendant la campagne, chaque candidat a été confronté à ce défi des différences. Robert Ménard est manifestement celui qui l’a alors le mieux livré et réussi.

Pour Elie Aboud, dès qu’il acceptait de défendre aussi loyalement le bilan des ''“années Couderc”'' il devenait héritier et non plus challenger neuf. Il incarnait d’abord une forme de continuité et non pas de changement.

Pour Jean-Michel Du Plaa, dès qu’il a accepté la présence “d’ex” emblématiques et d’apparatchik, il devenait unitaire et non plus différent, renouvelant d’ailleurs d’un coup le “fonds de commerce” qui avait été le sien pendant tant d’années.

Pour tous les autres à l'exception Aimé Couquet, dès qu’ils acceptaient de participer aux primaires du PS Biterrois puis de prendre dans son équipe des personnes perçues comme “PS notoires”, il devenait “satellite” du PS Biterrois, image cassée seulement au le 1er tour.

Pour Aimé Couquet, il est resté “ex-adjoint d'un temps révolu” en défendant également avec loyauté et de façon indirecte le bilan des différentes actions de Du Plaa au sein de l'opposition et des projet qu'il a mené en temps que vice-président du Conseil général de l'Hérault dans le cadre de son délégation.

__Robert Ménard a été le seul à incarner un vrai changement, ce qui était la “promesse” attendue par l’opinion.__

Il l’a fait dans trois directions :

- en “changeant le paquet” avec le nouveau look : blazer bleu marine bon marché, pas de cravate, ultra médiatisation, démarchage à domicile, marche à pied…

- en se démarquant du bilan catastrophique de Couderc qu’il a critiqué vertement régulièrement, rendant d’ailleurs difficiles dès le départ, voire impossibles, les retrouvailles du second tour au sein de toute la droite,

- en rompant avec l’image habituelle de l'UMP local scotché à des images de guerre interne, d’indécision, d’amateurisme pour substituer l’entente affichée, les décisions claires et un professionnalisme certain dans les techniques de communication avec la campagne très probablement la plus chère mais aussi la plus préparée.

Ce “costume du candidat” a fait vivre le changement. __ Le “costume du maire” sera-t-il capable de faire de même ?__

C’est désormais à la fois un bataille de contenus et de communication.

__L’opinion doit identifier rapidement les décisions de Ménard qui n’auraient pas été celles de Couderc.__

C’est sur cette question que les 100 jours seront jugés pour qualifier l’installation de la municipalité Ménard et question à laquelle nous tenterons de répondre dans un prochain billet.

C’est un enjeu de contenus parce que Ménard est désormais perçu comme un vrai pro de la communication ayant réfléchi, programmé, calibré son image, organisé ses postures.

Le contenant ne fera donc plus longtemps illusion. Cette étape est même probablement dépassée.

C’est maintenant le contenu qui doit exister et c’est ce contenu qui permettra de donner du corps aux 100 premiers jours et de fonder une appréciation solide sur les 100 premiers jours.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, juin 8 2014

Edito - Et si la réforme territoriale augmentait les dépenses ...

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Chacun se moque des députés européens qui se baladent entre Bruxelles et Strasbourg avec les surcoûts et les gaspillages qui en résultent. Et si demain il en est de même avec les nouvelles régions ?

Le Président de la Région Auvergne a annoncé le même dispositif entre Lyon et Clermont-Ferrand. Les assemblées se tiendront à Lyon mais les commissions se tiendront à ... Clermont-Ferrand !

Voir la déclaration très claire et ferme de René Souchon (PS) en cliquant sur le lien suivant : Clermont-Ferrand

Les économies sont annoncées ... mais elles n'interviendront probablement pas.

La culture de la dépense publique impacte totalement les professionnels de la politique. Une culture qui s'accompagne de l'opacité et du consensus.

Prenons l'exemple de la ville de Béziers et de la SEBLI. A Béziers, le bras armé de la ville a acheté pendant des années des centaines d'immeubles sur tout le territoire communale qui sont toujours vides de tous occupants ! Mais la SEBLI intervient aussi pour alléger un engagement immobilier tel que celui de l'ancienne IUT devenu le Celsi (ex-Fernando-Pessoa) sans pour autant racheté l'immeuble à la CABEME comme elle s'y était engagée du temps de Raymond Couderc. Or, c'est la Sebli qui porte les loyers de Pessoa sans être propriétaire. Étrangement, Robert Ménard n'en parle pas du tout laissant l'ardoise aux contribuable biterrois !!!

C'est déjà une faute de gestion.

Qui a continuer d'évoquer cet état de faits datant d'avant les municipales de mars dernier ?

Aucun membre de la CABEME y compris de la supposée "opposition".

Qu'en est-il de l'avenir de Henri Dorme à la tête de la SEBLI ? Ne conviendrait-il pas de se passer de ces services ? N'est-il pas temps pour lui de repartir en Auvergne ?

La France avance vers une dette "hors de contrôle". C'est une réalité inscrite dans les tendances actuelles.

Il faut peut-être se résigner à ce que le plan de sauvetage international qui sera alors imposé constituera l'électrochoc incontournable. Mais ce réveil sera très dur.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, mars 20 2014

Edito - Béziers : le dernier sondage IFOP !

beziers_et_l_orb.jpg__Sur le plan national, contrairement à des prévisions émises il y a quelques semaines, plusieurs tendances se détachent :

1) la confirmation de l'intérêt des Français pour les élections municipales : l'enquête Harris Interactive publiée hier montre que pour les Français résidant dans des communes d'au moins 1 000 habitants pour les prochaines élections municipales à 10 jours du scrutin l'intérêt est à un niveau élevé (74%), voire se renforce sensiblement par rapport à la dernière vague d'enquête +3 points affirmant même être « beaucoup » intéressés.

26% des électeurs indiquent au contraire ne pas s'intéresser à ce scrutin, dont 5% déclarant n'être « pas du tout » intéressés.

Le clivage générationnel demeure, les plus âgés se montrant toujours plus attentifs à cette échéance que les plus jeunes (91%, +6 points, chez les 65 ans et plus contre 59% chez les 18-24 ans, 67% chez les 25-34 ans), avec toutefois un sursaut d'intérêt non négligeable de ces derniers par rapport à la dernière vague d'enquête (+11 points et +6 points respectivement au sein de ces deux tranches d'âge).

2) A l'issue d'une séquence où l'intégrité ou la sincérité de certains responsables politiques de Gauche comme de Droite a été remise en question (affaires Taubira, Sarkozy, Buisson, Copé ...), on observe un léger recul des intentions de vote en faveur de l'UMP et surtout du Parti socialiste pour les prochaines élections municipales.

A l'échelle de la France entière, dans l'hypothèse où l'ensemble des listes seraient présentes dans chaque commune d'au moins 1 000 habitants, les listes de l'UMP ou Divers Droite recueilleraient 35% des votes exprimés (-1 point), tandis que les listes du Parti socialiste ou Divers Gauche rassembleraient 30% des suffrages (soit -3 points).

Les autres formations politiques bénéficient de cette dynamique, même si aucune ne rassemble plus de 9% des voix : 9% pour le Front National (+1 point), 6% pour Europe Ecologie Les Verts (+2 points), 6% pour « l'Alternative » MoDem/UDI (+1 point), 6% également pour le Front de Gauche (stable). Enfin, seul 1% des suffrages exprimés va à une liste d'extrême-Gauche (-1 point) quand 7% citent une autre liste (+1 point) (source : enquête Harris Interactive publiée le 14/03/14).

Sur le plan local, une tendance semble se dégager sauf retournements dans la dernière semaine :

Robert Ménard, le candidat soutenu par le FN pour les municipales à Béziers, arriverait en tête au premier tour, mais serait battu au second par l’UMP Elie Aboud__ dans l’hypothèse d’une triangulaire (avec respectivement 35% et 38% des voix), selon un sondage IFOP du 14 mars dernier.

Le candidat soutenu par le FN/Debout la République/RPF obtiendrait au 1er tour, selon cette consultation, 38 % des voix, l’UMP Elie Aboud réunirait 34 % des suffrages, tandis que la liste conduite par Jean-Michel Du Plaa (PS-EELV-PRG) recueillerait 21 % et celle du Front de gauche, menée par Aimé Couquet, 7 %.

Au second tour, dans le cadre d’une triangulaire, Elie Aboud reprendrait la tête avec 37 % des intentions de vote (avec une marge d’erreur de 4,1 points) contre 36 % à la liste de Robert Ménard. Jean-Michel du Plaa quant à lui obtiendrait 27% (1).

Ce 5ème sondage qui n'a rien à voir avec les précédents dit que Robert Ménard distance Elie Aboud au 1er tour le jours du vote et conserve sa première place au 2ème tour tout en démontrant que le Parti socialiste local peine avec moins de 30 %, Béziers. Notre ville est manifestement pour toutes les composantes de la gauche une véritable terre de mission...

Il importe de mettre en relief l'originalité nationale actuelle d'un pourcentage très élevé d'électeurs non fixés, ce qui signifie que des variantes conséquentes peuvent intervenir lors des scrutins.

PS : il parait que Jean-Michel Du Plaa et Robert Ménard mangent souvent ensemble...

(1) Source : Libération

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE