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lundi, février 2 2015

Edito - Quatrième circonscription du Doubs : La République perd, mais françois Hollande a le sourire

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Tout le monde perd lors de ce premier tour de la quatrième circonscription du Doubs… mais François Hollande peut avoir le sourire.

En résumé. On a viré le plus nul des ministres de l’économie pour en faire un commissaire européen à l’économie (L’Europe, mieux que Pôle-Emploi… le mec n’ose même pas dire le montant de sa paie…), le chômage explose, la croissance est nulle, et l’endettement reste au top, mais avec de la bonne et grasse tambouille politicienne, François Hollande voit se dessiner son rêve : un deuxième tour contre Le Pen, qui le ferait élire comme sauveur de la République.

Le premier enseignement de l’élection du Doubs est net : l’écroulement de la participation, avec seulement 39,5 % de votants. Les endoctrineurs radicaux qui succèdent dans les médias pour nous attendrir sur la fervente unité du peuple peuvent aller se faire voir chez Plumeau. Les élections, 60 % des Français s’en tapent, même en période larmoyante. Tu piges, Charlie ?

Deuxième enseignement, le FN est en tête comme lors de toutes les premiers tours depuis la brillante élection du président casqué. La candidate Sophie Montel passe en deux ans de 23,8 % à 32,6 %... pendant que le candidat PS passe de (Pierre Moscovici) 40,8 % à (Barbier) 32,6 %, alors que l’UMP est stable, de 23,6% à 26,5%.

Troisième enseignement, il n’y a aucun engouement pour le FN, dont la candidate a perdu des voix : 8382 en 2015 contre 9.605 en 2012. Je sais que les législatives partielles mobilisent peu,… mais par pitié, qu’on arrête de nous jouer le péril FN, alors que ce parti perd des électeurs ou stagne, et que c’est l’abstention qui gagne.

Quatrième enseignement, Nicolas Sarkozy n’est qu’un pet. Il a beau en faire des montgolfière de pets, ses discours à deux balles, qui annoncent comme des révolutions ce qui existe déjà ou ce qu’il n’a pas fait, ne marchent pas. Nicolas Sarkozy, ça n’imprime plus !... Le résultat est génial pour le PS, qui perd 9 % de voix, avec un nombre d’électeurs passant des 16421 à 7416, mais qui fait le mariole parce qu’il se retrouve au second tour. C’est tout le pari de François Hollande-le-Planqué, qui n’hésite pas légitimer les thèmes FN, comme avec ses mièvres incantations sur la laïcité et l’apologie, qui sont de la vraie islamophobie, propre et décontractée, ou sur les Roms, car son seul espoir pour être réélu est d’éliminer l’UMP au premier tour de la présidentielle.

Dans le rôle du loser, Nicolas Sarkozy est à nouveau parfait, et François Hollande va tout faire pour le conforter comme leader de l’opposition. Ce sacré François Hollande qui doit tout aux maladies sexuelles de DSK et aux lubies paranos de Nicolas Sarkozy : un destin...

Et nous on fait quoi là-dedans ?

1) On s’apprête à s’abstenir, lassé par ce jeu de dupes, ces ministres cométiques, en sachant que le pouvoir est ailleurs, du côté des grands groupes économiques. Le pouvoir politique a perdu, et je mise peu sur la tentative grecque.

2) L’alternative est de s’organiser pour soutenir Alain Juppé, compétent et intello, le seul capable d’éviter que la France finisse serpillère des Etats-Unis ). Mais comment faire, alors que l’appareil de l’UMP est cadenassé au service de Nicolas Sarkozy, et que le PS et le FN ont besoin du p’tit nerveux pour garantir leur premier tour ?

Pouah, quelle sinistre période… Heureusement, il nous reste la musique.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, août 31 2014

Edito - La France trahie par la professionnalisation de ses politiques

0.A00__35.JPGIl faut que la classe politique française cesse de penser en permanence à la prochaine élection et que ses acteurs tentent plutôt de créer quelque chose en dehors de la politique. Regardons ceux qui actuellement "animent" la politique et une question simple se pose : qu'ont-ils fait en dehors de la politique ?

Arnaud Montebourg est un professionnel de la politique depuis 1997 : 17 ans.

Christiane Taubira est une professionnelle de la politique depuis 1993 : 21 ans.

Henri Emmanuelli donne des leçons de "socialisme" et de "vraie gauche", il ne fait que de la politique depuis 1978 : 36 ans !

Et on peut continuer la liste, cas par cas, cette professionnalisation de la politique est catastrophique. Il y a toute une génération accrochée à la politique comme la moule à son rocher.

Ces politiciens sont coupés de la vraie vie.

Ils poussent à l'excès la logique nouvelle de la médiatisation et de la mise en scène personnelle comme si le voyeurisme politique devait remplacer la compétence et les débats d'idées.

Tout se déroule comme si la vraie vie était une ... fiction pour ceux qui ne la connaissent plus. Il y aurait un imaginaire qui peut être géré par une formule, par une posture, par une image.

C'est ce décrochage qui crée la quasi-totalité des actuels problèmes de la France : une crise systémique de sa politique en mal de talents.

Les États-Unis vont vivre le 4 novembre leurs élections intermédiaires. Les nouvelles candidatures fusent. Les femmes s'investissent. Il ne viendrait pas à l'idée de voter pour un candidat qui ne démontre pas sa connaissance de la vraie vie pour en partager les contraintes, les succès comme les échecs.

La politique française manque d'amateurs en politique, de mères de famille, de coiffeurs, de garagistes ... c'est pour cela que ses professionnels de la politique font preuve de tant d'amateurisme pour traiter des questions qu'ils ne connaissent plus. C'est l'un des paradoxes de l'actuelle période. Ils sont professionnels de la politique mais amateurs de la vie alors qu'il faudrait des amateurs de la politique mais des professionnels de la vie.

Avec le recul du temps, ce sera la probable principale responsabilité des citoyens que d'avoir accepté une telle dérive de leurs "représentants".

Si le crédit intérieur de cette classe politique est désormais nul, il y a longtemps déjà qu'à l'international cette classe politique n'est même plus dans la course tant pour son incompétence que pour la multiplication des diverses affaires à l'exemple de la couverture ci-dessus lors de l'affaire DSK.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE