mardi, janvier 6 2015

Edito - Quand la dette toxique va sortir de dessous le tapis ...

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Rappelez-vous ! Dès de le début de l'année 2007, Dexia se permettait de proposer aux collectivités territoriales une nouvelle recette miracle : Taux fixe – Dual Euro / CHF, un crédit qui spéculait sur la parité euro – franc suisse. Tant que celui-ci restait supérieur à 1,44 franc suisse, le taux restait fixe, mais dès lors qu’il passait ce seuil, le taux se mettait grimper jusqu’à 22 % !

Pour autant, un journal comme le Midi Libre ne consacre plus aucune page à ce dossier de la dette toxique des collectivités territoriales. La vérité serait elle inavouable aux contribuables?languedociens ?

Par contre, le Dauphiné Libéré a consacré hier une page entière.

La démocratie française consacre des débats interminables sur deux dimanches de plus travaillés ou pas mais n'évoque pas un sujet qui représente plus d'une dizaine de milliards sur le plan national ...

Comme de nombreuses autres collectivités, Béziers (Hérault, 71 000 habitants) s’est vu offrir, par Dexia et la Société Générale, des prêts absolument incompréhensibles du profane. Contrairement à d'autres Maires et Président de collectivités territoriales, l'ancien sénateur-maire, Raymond Couderc n'avait pas voulu dans un premier temps, poursuivre ces banques indélicates en justice. Il se ravisa... On connait la suite.

Depuis plusieurs mois, le Trésor public a placé la Ville dans son réseau d'alerte.

Hier, dans l'article du Dauphiné Libéré, il était question de Chambéry. Son Maire Michel Dantin qui est une référence propose une approche sérieuse, lucide, courageuse. A comparer les mesures pratiques qu'il a mit en œuvre avec l'attentisme d'autres collectivités, on voit rapidement l'impact des bombes à venir.

La Ville de Chambéry doit faire face à un taux moyen de conciliation qui fait exploser les intérêts de la Ville.

Or, dans le même temps, s'ajoute la baisse des dotations d’État.

Que fait-elle ?

1) elle part à la collecte de recettes supplémentaires dans les tarifs commerciaux,

2) elle cède des biens immobiliers,

3) elle engage toutes les économies de fonctionnement qui ne touchent pas au cœur des services publics locaux ...

Elle engage les économies dans la plus totale transparence (cf le magazine municipal de décembre 2014 où toutes les explications sont données).

On est loin de l'attentisme actuel qui caractérisent la ville de Béziers et la CABEME pourtant très impactées par des dettes toxiques.

C'est d'ailleurs l'une des faiblesses majeures des actuelles oppositions PS et UMP que de consacrer son énergie aux petites phrases ou aux polémiques sans présenter des alternatives sur des sujets de cette importance.

Ce sujet n'a pas été éclipsé pendant la campagne des municipales à l'exception de la liste d'Elie Aboud. Elle l'est encore à l'excès. Robert Ménard n'a pas engagé la transparence utile sur la réalité financière de Béziers comme il avait promis en mars dernier. La ville de Béziers à entretemps revu sa copie mais on sait que les contribuables biterrois vont payer les 4 millions d'euros de la renégociation bancaire. Un coin de voile est levé puis immédiatement refermé. Il faudra également payer les pénalités de remboursements anticipés. Combien ? 900 000 Euros.

Les finances semblent être une menace dans les rapports entre le FN et les autres composantes de droite davantage qu'un sujet de gestion. Seul Aimé Couquet (PCF) a depuis des années pointé du doigt ce problème démontrant que l'ancien sénateur-maire, Raymond Couderc était un incompétent et un irresponsable qui a fait passé en un mandat (3 emprunts toxiques en 2007) la dette de la ville de 85 millions à 111 Millions d'Euros.

Quant à la CABEME, c'est le mutisme le plus total qui règne pendant ce temps. Frédéric Lacas n'a jamais osé pointé du doigt son prédécesseur, Raymond Couderc, qui a semé un héritage de remboursement et d’endettement pour les 30 prochaines années. Aujourd'hui, Lacas, c'est aussi motus et bouche cousue. Quoiqu’il en dise, les chiffres parlent d’eux-mêmes et ils correspondent à une situation que nous mettons en lumière depuis longtemps : la CABEME est dans une situation financière très difficile.

Quand la dette toxique va sortir de dessous le tapis dans l'agglomération biterroise, les réveils s'annoncent très douloureux.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, décembre 22 2014

Edito - Béziers : l’ombre d’Elie Aboud derrière la plainte contre Robert Ménard

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Derrière ses lunettes de vue, ses yeux se brouillent et l’ensemble des larmes lui viennent : ”à bout, lâche-t-il. Si j’étais seul, j’aurais mis fin à mes jours''.

Depuis vendredi et la révélation du dépôt de plainte via le Midi Libre, Guy Jeuilly affirme n’avoir “reçu aucun coup p téléphone de quelqu’un de l’UMP. Rien ! Pas un soutien pour dire "Guy, on est avec toi". Sans nouvelle également d’Élie Aboud. “J’ai essayé de le joindre sans résultat. Finalement, c’est Monique Valaize (responsable de l’UMP biterroise) qui m’a appris qu’Élie se trouvait à l’étranger et qu’il voulait me voir dès la première heure à sa permanence, lundi, explique Guy Jeuilly. On verra demain matin (NDLR ce lundi) ce que ce cher Élie aura à me dire”. Mais blessé, Guy Jeuilly en est certain : “Il m’a laissé tomber”. Sur le fond, cette révélation ne permet évidemment pas de juger le bien fondé juridique de la plainte (1). Le procureur de la République doit se prononcer prochainement sur l’ensemble des suites à donner à ce dépôt de plainte.

(1) Selon nos sources, le parquet de Béziers confirme que le témoignage de Guy Jeuilly n’aura aucune incidence sur la plainte, celle-ci étant considérée comme révélation d’une affaire. En revanche, s’il se sent lésé, M. Jeuilly pourra déposer plainte à son tour.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, juillet 1 2014

Edito - J + 91 : défi n°1 de la municipalité Ménard

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Gérer le sens des nouvelles différences : pour une fois, le défi n°1 d’une équipe nouvellement installée est simple à identifier : donner un contenu au sens des différences entre l’ex-équipe (Couderc ) et la nouvelle (Ménard).

Pendant la campagne, chaque candidat a été confronté à ce défi des différences. Robert Ménard est manifestement celui qui l’a alors le mieux livré et réussi.

Pour Elie Aboud, dès qu’il acceptait de défendre aussi loyalement le bilan des ''“années Couderc”'' il devenait héritier et non plus challenger neuf. Il incarnait d’abord une forme de continuité et non pas de changement.

Pour Jean-Michel Du Plaa, dès qu’il a accepté la présence “d’ex” emblématiques et d’apparatchik, il devenait unitaire et non plus différent, renouvelant d’ailleurs d’un coup le “fonds de commerce” qui avait été le sien pendant tant d’années.

Pour tous les autres à l'exception Aimé Couquet, dès qu’ils acceptaient de participer aux primaires du PS Biterrois puis de prendre dans son équipe des personnes perçues comme “PS notoires”, il devenait “satellite” du PS Biterrois, image cassée seulement au le 1er tour.

Pour Aimé Couquet, il est resté “ex-adjoint d'un temps révolu” en défendant également avec loyauté et de façon indirecte le bilan des différentes actions de Du Plaa au sein de l'opposition et des projet qu'il a mené en temps que vice-président du Conseil général de l'Hérault dans le cadre de son délégation.

__Robert Ménard a été le seul à incarner un vrai changement, ce qui était la “promesse” attendue par l’opinion.__

Il l’a fait dans trois directions :

- en “changeant le paquet” avec le nouveau look : blazer bleu marine bon marché, pas de cravate, ultra médiatisation, démarchage à domicile, marche à pied…

- en se démarquant du bilan catastrophique de Couderc qu’il a critiqué vertement régulièrement, rendant d’ailleurs difficiles dès le départ, voire impossibles, les retrouvailles du second tour au sein de toute la droite,

- en rompant avec l’image habituelle de l'UMP local scotché à des images de guerre interne, d’indécision, d’amateurisme pour substituer l’entente affichée, les décisions claires et un professionnalisme certain dans les techniques de communication avec la campagne très probablement la plus chère mais aussi la plus préparée.

Ce “costume du candidat” a fait vivre le changement. __ Le “costume du maire” sera-t-il capable de faire de même ?__

C’est désormais à la fois un bataille de contenus et de communication.

__L’opinion doit identifier rapidement les décisions de Ménard qui n’auraient pas été celles de Couderc.__

C’est sur cette question que les 100 jours seront jugés pour qualifier l’installation de la municipalité Ménard et question à laquelle nous tenterons de répondre dans un prochain billet.

C’est un enjeu de contenus parce que Ménard est désormais perçu comme un vrai pro de la communication ayant réfléchi, programmé, calibré son image, organisé ses postures.

Le contenant ne fera donc plus longtemps illusion. Cette étape est même probablement dépassée.

C’est maintenant le contenu qui doit exister et c’est ce contenu qui permettra de donner du corps aux 100 premiers jours et de fonder une appréciation solide sur les 100 premiers jours.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, juin 8 2014

Edito - Et si la réforme territoriale augmentait les dépenses ...

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Chacun se moque des députés européens qui se baladent entre Bruxelles et Strasbourg avec les surcoûts et les gaspillages qui en résultent. Et si demain il en est de même avec les nouvelles régions ?

Le Président de la Région Auvergne a annoncé le même dispositif entre Lyon et Clermont-Ferrand. Les assemblées se tiendront à Lyon mais les commissions se tiendront à ... Clermont-Ferrand !

Voir la déclaration très claire et ferme de René Souchon (PS) en cliquant sur le lien suivant : Clermont-Ferrand

Les économies sont annoncées ... mais elles n'interviendront probablement pas.

La culture de la dépense publique impacte totalement les professionnels de la politique. Une culture qui s'accompagne de l'opacité et du consensus.

Prenons l'exemple de la ville de Béziers et de la SEBLI. A Béziers, le bras armé de la ville a acheté pendant des années des centaines d'immeubles sur tout le territoire communale qui sont toujours vides de tous occupants ! Mais la SEBLI intervient aussi pour alléger un engagement immobilier tel que celui de l'ancienne IUT devenu le Celsi (ex-Fernando-Pessoa) sans pour autant racheté l'immeuble à la CABEME comme elle s'y était engagée du temps de Raymond Couderc. Or, c'est la Sebli qui porte les loyers de Pessoa sans être propriétaire. Étrangement, Robert Ménard n'en parle pas du tout laissant l'ardoise aux contribuable biterrois !!!

C'est déjà une faute de gestion.

Qui a continuer d'évoquer cet état de faits datant d'avant les municipales de mars dernier ?

Aucun membre de la CABEME y compris de la supposée "opposition".

Qu'en est-il de l'avenir de Henri Dorme à la tête de la SEBLI ? Ne conviendrait-il pas de se passer de ces services ? N'est-il pas temps pour lui de repartir en Auvergne ?

La France avance vers une dette "hors de contrôle". C'est une réalité inscrite dans les tendances actuelles.

Il faut peut-être se résigner à ce que le plan de sauvetage international qui sera alors imposé constituera l'électrochoc incontournable. Mais ce réveil sera très dur.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, juin 3 2014

Edito - A quand l'application de l'open data aux dépenses électorales remboursées par les contribuables ? Surprenant mutisme.

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A combien coûtent les campagnes remboursées par les contribuables des 4 candidats de Béziers ? A la veille de la date limite légale de dépôt des comptes, toujours pas la moindre information. Pas le moindre reportage. C’est pourtant un sujet national d’actualité. Pas la moindre initiative de transparence. L’open data, c’était pour les discours de campagne électorale. Comment s’étonner de l’abstention et des votes protestataires face à de telles attitudes ?

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, mai 31 2014

Edito - Robert Ménard ou les nouveaux accords locaux de Yalta politique ?

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Le réexamen de la représentation substitution de la ville de Béziers au sein de la CABEME laisse-t-il apparaitre de nouveaux accords locaux de Yalta politique ?

Dernièrement, le président de l'Agglomération Béziers Méditerranée Frédéric Lacas et le maire de Béziers Robert Ménard ont signé un protocole d'accord. Un document qui met un terme à de longues semaines de conflit entre les deux hommes. L'accord, conclu comporte quatre points essentiels : diminuer les taxes locales et les charges de fonctionnement de la collectivité, instaurer un conseil des maires qui se réunira mensuellement, offrir une deuxième vice-présidence à la liste de Robert Ménard et garantir la souveraineté du maire sur le territoire de sa commune.

Ce "compromis" de ce type qui date de mardi dernier quand deux sensibilités longtemps concurrentes au sein de la droite modéré et dure trouvent un accord en se partageant le pouvoir entre la Ville de Béziers et la CABEME.

Conséquence pratique : une aire territoriale de la CABEME entièrement déséquilibrée puisqu'elle aura progressivement d'avoir pour fonction non pas de correspondre à un bassin de vie mais à une circonscription ... législative.

Il y a donc matière à sérieusement s'interroger sur ce nouvel accord de ce type y compris trans-appareils politiques. Là, le regain d'affection pour le maire de la ville centre favorise manifestement un candidat qui ne pense qu'à la future campagne des régionales. Demain, Robert Ménard et Elie Aboud s'embrasseront par leurs noms. Les pseudo-humanistes de l'UMP local ne sont toujours pas des hommes des "Lumières", et Robert Ménard n'est pas un moderne.

Le maire de Béziers, deuxième vice-président de l'Agglo, se voit également attribuer le Renouvellement urbain en plus de l'habitat et du logement qui lui étaient déjà dévolus. Tout cela montre aussi que les uns et les autres ont su bien malgré eux passer outre leurs préventions réciproques à l'égard de leur partenaire. Nous ne le saurons jamais avec certitude, mais nous en avons tous une petite idée ; nous en serons sûrement un peu plus une autre fois.

Cet accord est l'opposé de la démocratie.

Il est aussi illogique qu'il emprunte le masque du "naturel non organisé".

C'est aussi une conception manœuvrière de ce type qu'il faut sanctionner lors des prochaines législatives en en mars 2017.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, mai 29 2014

Edito - Santander et le débat sur la "ville moderne"

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Hier soir, sur France 2, ouverture d'un débat de fond : qu'est qu'une ville moderne ? En quoi consiste la "modernité" et en quoi ce contenu peut-il impacter positivement la vie des habitants ?

Les technologies ont beaucoup évolué. Elle seraient une avancée dans la quasi-totalité des domaines mais pas dans la vie publique ? Étonnant paradoxe.

Il y aurait donc la vie économique qui répond aux exigences de compétitivité et la vie locale qui serait le refuge vers le passé ?

En quoi le refus de la modernité peut-il être le passeport du mieux vivre ?

Hier soir, sur France 2, le reportage sur Santander (ville portuaire espagnole d'envion 184 000 habitants qui dispose de plages magnifiques) a montré les avancées des technologies.

Pour découvrir le reportage, cliquer sur le lien suivant : Santander, la ville moderne

En France, de façon très paradoxale, il y a une génération qui vit professionnellement dans les nouvelles technologies mais qui les repousse dès qu'il n'y a plus d'engagement professionnel.

Ce sera le tournant de Béziers dans les 6 prochaines années : en quoi la crème de la crème de l'extrême droite BCBG entraîne "le mieux vivre" et par quel contenu concret ?

Béziers a la sociologie de son score de mars 2014. 70 % des commerçants ne sont plus inscrits sur les listes électorales de Béziers où ils gagnent pourtant leur vie.

Les seniors aisés ont quitté Béziers pour aller dans les villages environnants où ils constituent les bataillons électoraux de Lacas, de Combes et autres élus locaux bien à droite.

Les couples aisés amoureux d'espace votent pour le péri-urbain.

Béziers a ainsi progressivement concentré une sociologie très particulière ces dernières années : CSP pauvres et miséreuses, sur-représentation des personnages âgées à bas revenus, jeunes subissant le pire que la société a à offrir ...

Les Couderc et Aboud ont vilipendé l'héritage de Pierre Brousse alors même qu'ils devraient lui faire une statut : l'urbanisme des "années Brousse" avait généré un "nouveau Béziers". Il n'a sociologiquement plus aucun rapport avec les années Balmigère ni même avec les poussées surprises éphémères de Fontès et Barrau.

En 19 ans (1995 - 2014), l'urbanisme a changé la sociologie de la Ville.

Cette ville qui s'est longtemps voulue, pour partie à tort d'ailleurs en raison d'un orgueil local surdimensionné, l' "ancienne capitale mondiale du vin" est désormais au pied du mur : la modernité c'est quoi ?

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, mai 25 2014

Edito - La facture des municipales 2014 pour les contribuables

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L’open data ce n'est peut-être pas pour … maintenant ? Pendant les élections municipales 2014, il a très peu été question d’open data. Le temps des “données ouvertes” n'est pas encore… ouvert.

Tout au long de la semaine, la commission nationale des comptes de campagnes doit recevoir tous les comptes détaillés.

Pour 3 listes qui sont au Conseil Municipale de Béziers, ce sont les contribuables qui vont rembourser les campagnes.

Par conséquent, cette dépense publique entre dans le champ de l’open data.

Il suffira de constater qui est capable dès lundi d'apporter du sang neuf en publiant l’intégralité des dépenses de campagne payés par les contribuables, poste par poste ?

La saison des actes est ouvrir en matière d’open data.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, avril 27 2014

Edito - CABEME : faut-il désespérer de Béziers ?

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Installation demain des instances de la CABEME. A l’exception de Lille, toutes les autres métropoles ont des instances claires, offensives, en cette période de compétition des territoires.

Juppé, Collomb … : les personnalités fortes des territoires s’engagent dans les instances des métropoles pour faire bénéficier les agglos des compétences, des influences en cette période de diète des aides de l’État.

Si l’agglomération biterroise veut répondre à de telles contraintes, elle va en tirer les conséquences nécessaires demain lors de l’installation des instances de décision de la CABEME.

Les responsables politiques locaux ont eu le temps de la réflexion se donnant des délais records avant de voter demain.

Les modalités retenues d’organisation apporteront une réponse à la question qui est de plus en plus souvent posée : faut-il désespérer de Béziers ?

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, avril 20 2014

Edito - La CABEME : vers la paralysie

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Jusqu’où la démocratie peut-elle ouvrir la porte à la démagogie la plus stérile ? Pendant la campagne électorale biterroise, de très nombreux dossiers ont été les marqueurs d’une démagogie sans limite. Par exemple, la question de la possible fermeture des robinets à subventions des collectivités, du département et à l'Europe devaient être fermés si Robert Ménard était élu a pris une place démesurée comme je l’ai indiqué dans de nombreux éditos à de nombreuses reprises. Le projet collectif du nouveau millénaire pour Béziers semblait dans la disparition de tous… les robinets qui n'arroserait plus Béziers qui en a pourtant bien besoin ! Incroyable.

Ce devait être, en substance, la faute à ce Front national qui soutenait ce candidat. Béziers devait être privée de toutes aides selon de nombreuses personnes.

Il en est de même pour l’organisation de la CABEME. La conseillère régionale et n°2 de la liste Aboud battue aux élections municipales a voté Frédéric Lacas, le nouveau président de l'agglomération biterroise. Un autre conseiller municipal a du sûrement en faire de même et n'a donc pas voté pour le candidat officiel de la ville-centre. De qui s'agit-il ? Élie Aboud ? Daniel Paredes ? Catherine Vandroy ? Pascal Resplandy ? Jean-Michel Du Plaa ? Françoise Arnaud-Rossignol ? Aimé Couquet ? (...)

J’ai toujours défendu que la Présidence de la CABEME devait être celle d’un représentant de l’exécutif biterrois. Au titre de la mode sur le non cumul des mandats, la nouvelle équipe majoritaire sera dans les membres de la CABEME mais pas à la tête de l’exécutif.

Une fois n'est pas coutume, l’agglomération biterroise va vivre de sa nouvelle spécificité : le décrochage entre le pouvoir de l’agglo et celui de la ville chef lieu de l’agglo.

Chacun a pourra constater ces prochaines années les inconvénients d’une telle situation.

Là, le décrochage sera tel que très probablement les blocages seront nombreux, à la frontière de la réelle paralysie. La CABEME va donc rester une simple et coûteuse mutuelle financière sans réel projet d’agglomération.

L’agglomération biterroise s’enfonce dans la division d'honneur dans la compétition des territoires.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mercredi, avril 16 2014

Edito - Béziers Municipales mars 2014 : Ménard, grand vainqueur...

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La victoire de Robert Ménard à Béziers s'explique, en grande partie, par sa capacité à dramatiser la situation de la ville, se posant comme un recours. Depuis le début de sa campagne, l'apprenti politique a martelé des messages destinés à noircir la situation de la cité. "La ville est en perdition", écrivait-il sur son blog. Certes, le centre-ville est totalement déserté, de nombreux rideaux de fer sont tirés, le taux de chômage y est supérieur à la moyenne nationale. Mais l'objectif de cette description souvent apocalyptique fut moins de montrer ses talents d'analyse que de disqualifier son principal adversaire, Elie Aboud, comptable de cette situation en tant qu'ancien adjoint de Raymond Couderc, maire depuis près de deux décennies. A chaque débat, de façon systématique, Robert Ménard renvoyait ainsi Elie Aboud à son bilan. Faute d'avoir souhaité réaliser un droit d'inventaire, Elie Aboud était automatiquement privé d'arguments.

Pour convaincre les Biterrois de cette réalité, depuis dix-huit mois, l'ex-secrétaire général de Reporters sans frontières a labouré le terrain, menant une intensive campagne de porte-à-porte pour exposer ses idées. "Bonjour, je suis Robert Ménard, et je veux sauver Béziers", expliquait-il en substance aux biterrois qui acceptaient d'entre-ouvrir leur porte, parfois un peu hébétés.

L'autre force de Robert Ménard, bien sûr, est d'avoir obtenu le soutien du Front National. Grâce à l'appui du parti de Marine le Pen, Robert Ménard faisait coup double. Tout d'abord, il devenait l'objet d'un intérêt national et donc médiatique. Surtout, en éliminant une candidature FN rivale, il s'ouvrait mécaniquement la route vers une potentielle victoire. Enfin, il se débarrassait de l'image de "gauchiste" qui datait de l'époque de RSF. Dès lors, ce proche de Jean-Marie Le Pen - avec qui il prépare un livre d'entretiens - a pu siphonner les voix d'Elie Aboud et récupérer celles du FN qui avait réalisé le joli score de 30% aux dernières élections présidentielles. La gauche étant historiquement faible, à Béziers, cette stratégie lui assurait d'enfiler l'écharpe tricolore sur ses vestons bleus marine.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, avril 10 2014

Edito - Le paysage politique se transforme même à Béziers...

menard_ifrate.jpgCes dernières semaines, il s’est opéré un changement de perception du rôle du Front National dans la vie politique. En général, les commentateurs mettaient en avant son « pouvoir de nuisance » envers d’autres formations politiques. Mais à l’occasion de ces municipales victorieuses, avec l’élection de nombreux maires, le Front national est pris au sérieux comme grande force politique autonome capable de gagner ; les observateurs ont pris conscience que cette formation politique peut aussi être un pôle de rassemblement positif qui, dans un contexte local, va bien au-delà de son électorat traditionnel.

A Béziers, son contact jovial et sa gouaille de pied noir iconique, avec son nom de français moyen qui crève l'audimat partout où il va, malgré une rhétorique de bouledogue, lui ont déjà valu de nombreux témoignages de sympathie d'horizons inattendus.

Louis Nicollin, le bouillonnant président de Montpellier Hérault, a résumé a sa façon l'élection de Robert Ménard à la mairie de Béziers : "Il a été bon, il faut le reconnaître. En plus, tout le monde avait prévenu Aboud que s’il ne virait pas Couderc de sa liste, il serait battu. Aujourd’hui, c’est fait. Être fidèle, c’est bien, mais pas à n’importe qui."

Ite missa est.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, mars 29 2014

Edito- Municipales : un mystérieux tract électoral distribué à Béziers

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Blague potache ou manipulation politique ?

Hier matin, les habitants de Béziers ont pu croire, à tort, que le candidat socialiste, le PS Jean-Michel Du Plaa appelait les électeurs de Gauche à voter pour la droite afin de faire barrage au Front national lors du second tour des municipales.

C'est en tout cas ce que donnaient à croire ce tract glissé dans la matinée sur les pare-brise de voitures dans plusieurs quartiers de la ville et dont les auteurs demeurent inconnus.

C'est «faux» a réagit Hussein Bourgi, secrétaire fédéral du PS héraultais qui a affirmé que ce tract était bien un faux et que des suites seraient données à cette imposture.

Le PS héraultais continue donc de soutenir Jean-Michel Du Plaa qui est à ses yeux le seul candidat légitime pour représenter la Gauche au second tour des municipales de Béziers et considère que "mêler Solférino à cela est une sale imposture découlant de sales manœuvres.."

David Assouline, le porte-parole du PS, a expliqué au Lab Politique d'Europe 1 qu'il s'agit d'une initiative "de deux sections PS à Béziers sur trois" et qu'elle est soutenue par Solférino : "C'est un vrai tract. Ces deux sections appliquent la ligne nationale du PS qui est d'appeler à voter pour le plus à même de battre le FN, pour empêcher l'élection d'un maire frontiste".

On dirait un poison d'avril par anticipation.

La plaisanterie est un peu grosse et la ficelle médiocre.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

Edito - Béziers : Robert Ménard sur le chemin de la victoire

images.jpgEn plein entre-deux-tours, la dynamique observée au premier tour des élections municipales à Béziers semble confirmer l’avance de Robert Ménard.

La liste conduite par Robert Ménard recueillerait 47% des suffrages au second tour, soit 16 points de plus que sa concurrente conduite par le député Elie Aboud (31%).

La liste conduite par Jean-Michel Du Plaa arriverait en troisième position avec 22% d’intentions de vote, soit un niveau inférieur au total de la gauche au premier tour.

Le retrait de l’investiture du Parti Socialiste à la liste conduite par Jean-Michel Du Plaa ne semble ainsi pas favoriser la constitution d’un « front républicain » autour de la liste conduite par Elie Aboud, lequel ne bonifie que d’un point son score réalisé au premier tour. A contrario, la liste conduite par Robert Ménard progresserait de deux points, ce qui lui permettrait de maintenir l’écart enregistré au premier tour.

Source : sondage IFOP du 27 mars 2014

lundi, mars 24 2014

Edito - Municipales 2014 : Peut-il y avoir un front républicain à Béziers ?

h-20-1173737-1206722748.gifPeut-il y avoir un front républicain à Béziers, les partis "du système" votant l'un pour l'autre ? Si l'on en croit les six ans du mandat écoulé, M. Elie Aboud et ses colistiers portent si peu d'estime à M. Jean-Michel Du Plaa, M. Jean-Michel Du Plaa et ses colistiers portent si peu de considération à M. Elie Aboud, qu'on ne voit pas comment ils pourraient dire à leurs électeurs, sous prétexte de battre M. Robert Ménard, de voter pour le camp d’en face. Et, s’ils le font, ils tomberont dans le piège. Le front républicain sera le révélateur de leur grande faiblesse : en fait contrairement à ce que disent leurs affiches et leur programme, ils ne sont pas des citoyens libres et indépendants des appareils politiques du PS et de l'UMP.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

Edito - BEZIERS POLITIQUE paraphrase Cicéron pour enterniner le faux départ de Couderc

Raymond_Couderc.jpgAujourd'hui, je me permets une sortie latine.

Formidable sortie latine :

« M. le Maire, pour ceux qui ont un certain âge comme moi, qui ont traversé les collèges classiques, j'aimerais aujourd'hui paraphraser Cicéron et dire : " Quousque tandem, Couderc, abutere patientiam nostram ? »''

« Jusques à quand, Couderc, vas-tu abuser de notre patience ? »

Comme le dirait Son collègue Elie Aboud, de souffle (à qui je dois cette trouvaille), c'est encore plus savoureux de l'imagnier en train de m'écouter et de me voir livrer, de ma voix grave et solennelle, cette phrase, sur notre site internet.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, mars 22 2014

Edito - Carnet de campagne : une opinion déboussolée qui nage entre des contradictions totales

bureaux_beziers.jpgPendant une campagne électorale, être candidat, ce serait accepter que n'importe qui puisse exprimer une opinion sur le compte d'un candidat mais que ce dernier aurait comme seule perspective de ne ...rien dire. Parce que je crois que la vie publique doit être réformée, cet usage n'est pas le mien. D'où cette rubrique pour les derniers jours de cette campagne de merde que l'on nous a proposé avec la plus stricte sincérité.

Ce matin, assis à la terrasse d'un café du centre-ville, pour la première fois à ce point, j'avais le sentiment qu'il était temps que cette campagne prenne fin. J'éprouve à la fois de la compréhension pour certaines réactions mais aussi de l'irritation croissante face à d'autres.

De la compréhension, parce que ce matin le nombre de candidats au m² battait des records dans certains lieux. Je ne fais pas les cafés d'ordinaire. Il y a eu une période où ce rendez-vous du samedi matin était un temps agréable. Puis cette habitude est passée. Mais comme citoyen j'aurais été assailli par autant de candidats, j'aurais manifesté rapidement mon exaspération face à la rupture du calme attendu lors de ces moments.

Ces circonstances atténuantes exposées, comme candidat, la vérité m'impose de dire combien je suis surpris par des contradictions totales.

au-marche-la-course-aux-voix_821126_510x255.jpgTrès souvent des plus de 60 ans vous "accueillent" avec une colère à peine contenue. Puisque vous êtes candidat, vous êtes assimilé au groupe des "pourris" que sont devenus les politiciens professionnels. Le candidat doit accorder sourire et attention à chacun mais en retour il peut être traité comme n'importe quoi par n'importe qui. Étonnante rupture d'égalité.

Un candidat est "pourri" puisque sortant il appartient au "club des affaires" et si, candidat entrant, c'est qu'il aspire à appartenir à ce "club". Mais que signifie alors la tendance des cadeaux à destination des citoyens : clefs USB, ballons, places offertes pour spectacles ...

Cette logique du "cadeau condamnable" en fonction du bénéficiaire est étonnante. J'ai observé les censeurs et constaté qu'aucun citoyen ne réprimait le fait qu'un parti - candidat n'ait à l'idée de lui offrir un cadeau. Y aurait-il une "innocence" aussi grande pour considérer que le cadeau serait ... désintéressé ?

__Municipales_2014.jpgMême contradiction sur le jugement porté sur les sortants. "Tous pourris, incompétents, nuls ..." ! Et alors qu'est ce qu'on fait ? On les ... garde. C'est d'une "logique" assez ... surprenante.

Bien entendu, la règle veut que le citoyen soit le "gardien" de la qualité du débat d'idées. Pourtant, la réflexion que j'ai le plus entendue de la part de personnes qui me connaissent de longue date n'a jamais concerné une seule des idées émises mais très souvent : "qu'est ce que vous avez blanchi !".

Chacun a éprouvé des difficultés pour boucler les listes. Chacun a éprouvé des difficultés à respecter les formalités administratives irréelles pour enregistrer les listes. Si l'actuel climat ne change pas, les candidatures se raréfieront de façon accélérée. Il ne restera que des "candidats" acceptant de telles règles vues nulle part ailleurs. Qui peut courir après une telle deconsidération ?

Avant d'analyser les relations entre les candidats et les citoyens, bon nombre de citoyens devraient commencer à analyser la relation qu'ils entretiennent entre eux-mêmes et leur qualité de citoyen. S'il y a encore un espace pour le recul et pour le bon sens, il ,devrait y avoir rapidement le sentiment que, dans l'actuelle course au néant, la responsabilité collective a maintenant franchi des seuils graves.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, mars 15 2014

Edito - Beziers : les coulisses des municipales

permanence-lignan-2009--20-.jpgOn connaît déjà quelques têtes de liste pour les prochaines élections, mais la campagne à Béziers subit certains remous qui, au final, laissent planer pas mal d’incertitudes…

Les 23 et 30 mars 2014, les Biterrois devront choisir qui sera leur prochain maire. Car après trois mandats successifs, le libéral démocrate Raymond Couderc a choisi de passer la main et de ne rester “que” sénateur. Et alors qu’administrativement parlant, la campagne électorale a déjà commencé, sur le fond et même la forme, rien n'est encore vraiment en place. Certes à droite, l’actuelle majorité a déjà désigné son “champion” en la personne de l'ex-premier adjoint Elie Aboud. Celui qui revendique le bilan de Raymond Couderc arrivera-t-il à marquer la rupture nécessaire pour imprimer sa marque ? En coulisses, les jeunes de l'UMP tablent sur un beau renouvellement (et un rajeunissement) de son équipe. Même si certains piliers, porteurs de l’histoire de Béziers, doivent être présents aussi. On constate avec regret que Muriel Chiffre-Abiad qui a le quotient intellectuelle d'un poulpe mort trouvera dans cette élection de quoi flatter son égo personnel sur fond de trouble de la personnalité narcissique. On se demande ce que fait Rose Marie Picard, qui comme chacun le sait n'est autre que la femme de Gérard Niel et l'on s'interroge encore sur le futur rôle que pourrait avoir René Pinazza, 67 ans, le grand adjoint aux sports qui selon nos sources serait le futur délégué aux espaces verts, ce qui sommes toutes lui ira bien : il vole au raz des pâquerettes... Quant à Monique Valaize, elle pourra continuer à gameler une nourriture terrestre pour parader dans tous les salons et toutes les permanences de l'UMP.

marie-helene-anglade.jpgVoilà la danse qui va recommencer ! A ce carnage se succède un moment de stupeur. On s'interroge sur l'utilité de Marie Hélène Anglade qui fut inexistante au cours de ces six dernières années dans le cadre de sa délégation aux commerces où il a fallu recruter à grand frais une Manageur du centre-ville, et qui manifestement n'a été là que pour proposer une représentation tout à fait douteuse, et surannée, et bien d'autres choses : Nous aurons l'occasion de prouver leurs incompétences. Enfin, Agnès Jullian fait preuve d'une certaine forme de suffisance : cette femme a posé son jeu avec certitude. Elle exploite très bien les faiblesses des autres. La chef d'entreprise fait partie de ces personnes qui ont un avis sur tout mais ne possède aucune compétence réelle... Du haut de ses trois pommes, avec un air suffisant, elle impose déjà sa loi pas très "catholique". la future papesse de la ville régnera très prochainement et ce bien avant l'année 2017. Le pire de tous n'est autre que Patrice Ramade qui souhaite prendre la place de Christine Toulorges (ancienne intime de feu Georges Frêche) : il appartient au terrible clan des Rastignac qui ne recule devant rien dans leur quête du pouvoir.

10215866.jpgL'UDI et le MODEM vont donc faire partie de l’équipe, de même que de nombreuses personnalités de la société civile. En revanche, la vieille garde du dernier mandat de Raymond Couderc pourraient dire "adios" à leurs fauteuils du conseil municipal… Enfin, peut-être pas tous… À gauche, qui est force d’opposition depuis 1995, les choses sont pour l’instant assez simples. Après des primaires pliées en deux temps et trois mouvements, après une élection réussie sur Béziers (celle de Jean-Michel Du Plaa), malgré un mini "remake" de la bataille Valls/Taubira entre Guilhem Johannin et le candidat socialiste, les comptes ont été mis à zéro par l'éviction du candidat écologiste de la liste de gauche. Pourquoi ? Parce que Guilhem Johannin a tout simplement osé affronter celui-ci lors des primaires et que le représentant d'Europe Écologie n'entrait pas dans le "pack" que souhaitait mettre en place Jean-Michel Du Plaa, un pack qui plaçait en n° 2 Françoise Arnaud-Rossignol, retraitée de l'éducation nationale, l’ancienne inspectrice de la circonscription de Béziers Ville. Qui sera au final désigné pour représenter les écologistes ? Jean-Pol Vandermeeren ou un “invité surprise” ? Sachant que Guilhem Johannin a dit qu’il ne sera plus candidat aux municipales. D’ailleurs, il se murmure qu’il est rentré chez lui pour raison familiale. Triste parcours qui s’achève dans le ridicule qui heureusement pour lui a cessé d’être mortifère !!!

73N1I9LO.jpegNon loin de là sur l’échiquier politique, l’actuel adjoint à l’Urbanisme, Yves Dimur, n'a même pas eu besoin de construire sa propre liste centriste, répondant au nombreux accords nationaux passés entre les différentes écuries politiques. Il a dû sentir qu’il n’est plus que jamais courtisé par certains membres de la majorité municipale, voire carrément assimilé, donc il avait le choix, pour conserver leurs différents sièges au sein de l’exécutif municipal. L'intéressé qui fait preuve d'attitudes et de comportements arrogants et hautains pourra dans le même temps trouver un nouveau élan commercial.

Les socialistes, qui ont passé les trois derniers mandats dans l’opposition, ont envie d’en découdre. Et depuis quelques mois, ils n’ont qu’une expression à la bouche : Passer devant les droites (Aboud et Ménard) au premier tour. Pour cela, ils ont choisi de lancer une dynamique avec les associations proches et peut-être une infirme partie du Parti de Gauche. Reste que pour l’instant, leur démarche manque un peu de visibilité, surtout pour l’éventuelle tête de liste Jean-Michel Du Plaa. Les communistes ont depuis longtemps refusé de construire une liste autonome Front de gauche/PS avec le conseiller général de Béziers IV et vice président délégué à la solidarité, aux personnes âgées et aux personnes handicapées. Il n’y a aucune raison pour que cela change aux prochaines municipales : la manœuvre socialiste fera long feu. La tête de liste FN, Robert Ménard, est persuadée qu’un vent porteur va souffler et qu’il y aura un maximum d'élus frontistes à Béziers pour diriger la ville et l'agglo…

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mercredi, mars 12 2014

Edito - Béziers gagne un podium de plus : la capitale de l'ennui

Number-1-150823_XL.jpgIci, rien ne bouge : même pas les résultats électoraux. Tout est figé au point près. Ailleurs l’électorat est mobile, fluctue au gré des évènements, manifeste ses accords ou ses désapprobations.

A l’opposé de ce climat global, à Béziers, tout est comme hier.

C’est le résultat du dernier sondage IFOP Paris-Match avec des chiffres étonnants.

A la présidentielle 2012, à Béziers, Sarkozy fait 53,17 %. Elie Aboud est donné à 39 % en mars 2014.

Hollande a fait 46,83 %. Du Plaa est donné à 26 %.

Mélenchon et Joly ont fait 11,40 %. Guilhem Johannin s'est fait "blackbouler" par Du Plaa, au point de ne pas être sur la liste du parti socialiste et d’Europe Écologie. Aimé Couquet s'efforce d'exister politiquement tout en continuant à s'opposer à Jean-Michel Du Plaa, tel hobereau moyenâgeux dans le chaudron biterrois. Il s'efforce de secouer alors la branche sur laquelle est assis le maire sortant Raymond Couderc même si le fruit est mûr mais il n'est pas pour lui.

Bayrou a fait 5,8 %. le MODEM est donné "présent" mais ne fait pas cause commune avec le PS local. La clef du scrutin de mars prochain est peut-être là : où ira la majorité du centre ? Avec le polémiste Robert Ménard, à la tête d’une liste soutenue par Debout La République et le Front National, dans une ville tenue par la droite depuis dix-huit ans ou du coté d'Elie Aboud ancien représentant de la "droite populaire" qui parle comme s'il était devenu soudainement un candidat de centre gauche. le MODEM biterrois de François Perniola (11ème) sur la liste de droite vient de faire allégeance à Raymond Couderc. Quant à l'UDI, on peut affirmer sans crainte que cette génération d'élus n'est en cas dynamique et porteuse d'idées : elle est composée de militants inconsidérés qui ne sont que les porteurs d'eau des lavoirs de l'UMP biterroise (Yves Dimur et consorts). Ils osent tout, rien ne les arrête.... dans cette politique frelatée.

http://www.midilibre.fr/2014/03/07/...

http://www.ifop.com/media/poll/2397...

107971Le Pen a fait 25,70 %. Robert Ménard est donnée à 35 %. L'accord entre Elie Aboud et Agnès Jullian est, électoralement, un marché de dupes : son ralliement n'a en rien fait progresser les intentions de vote en faveur de la liste de droite. La chef d'entreprise a vendu à des voix qu'elle n'avait pas....

Dans ce paysage où rien n’est supposé bouger à ce point, pas étonnant que le neuf n’ait pas d’espace.

Il n’y aurait donc aucun impact des listes, aucun impact du collectif dans un scrutin de proximité. Pas d’impact des personnes : voter pour Sarkozy en 2012 c’est comme voter pour … Aboud en … 2014.

Voter pour Hollande en pleine vague 2012 c’est comme voter pour Du Plaa en pleine … impopularité Hollande au plancher 2014.

Pas d’impact du bilan local. Pas d’impact de l’usure. Pas d’impact des programmes locaux. C’est un climat étrange, inédit.

Du jamais vu et pas seulement à Béziers…

L’examen des conditions techniques du déroulement de ce questionnement politique va mériter une attention particulière.

Il était question que Béziers ait perdu son statut de ville française moyenne agréable à vivre, elle pourrait gagner celui de Capitale de l'ennui.

http://www.lemonde.fr/resultats-ele...

http://www.parismatch.com/Actu/Poli...

http://www.leparisien.fr/municipale...

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, mars 3 2014

Edito - Elections municipales : le cirque politique tourne à fond

IMGP82691.jpgLe décrochage entre la classe politique professionnelle et les enjeux du moment s'amplifie.

Le cirque politique tourne à fond.

Dans l'opposition, il y a les annonceurs de spectacles : Bruno le Maire fait sa tournée en annonçant, ville par ville, les "prochains" maires. Tous ceux qu'il visite vont ... gagner : Mathieu Chamussy à Grenoble le jeudi 27 février puis Michel Havard à Lyon le vendredi 28 février : même texte, mêmes formules au mot près.

Il y a quand même une différence. Selon les territoires visités, il a une audace : il tombe ... la cravate pour faire oublier que sa seule expérience du terrain en dehors de la circonscription dorée héritée dans l'Eure c'est le passage dans les salons dorés des cabinets ministériels.

Pour faire la comparaison avec Béziers, la déclaration à Lyon : le même refrain au mot près lorsque celui est venu ici en novembre dernier à l'invitation de son "ami" Elie Aboud dans la boutique "Au service du vin" : cliquer sur le lien en bas de la page : Michel Havard sera Maire de Lyon !

http://www.midilibre.fr/2013/11/10/...

A gauche, il en est de même. Les ministres se font plus discrets, impopularité oblige. Mais le parti de gauche et les Verts qui ont pourtant construit la victoire de François Hollande annoncent le "grand soir". Il n'est pas né sur le plan national, il serait donc pour le local en mars 2014. La "vraie gauche" va naître du terrain.

C'est ce cirque qui illustre l'incapacité de la vie politique française à changer. BEZIERS POLITIQUE refuse ces pratiques. Aucun des candidats actuellement en lice sur Béziers a été capable de présenter un contrat de X pages d'engagements signés avant tout soutien. Les Biterroises et Biterrois ont plus que jamais besoin de connaître l'ensemble de ces engagements précis, clairs, fermes qui doivent se retrouver dans le projet présenté aux citoyens. Ce n'est donc pas la culture de la caravane de passage pour un jour sans lendemain mais de l'inscription durable dans le fond des projets locaux.

C'est cette mentalité nouvelle qui est nécessaire.

Le pays va très mal. Qui pourrait donc défendre sérieusement qu'il faut continuer, ne pas changer ?

Plus ce cirque politique se déroule sous nos yeux, plus l'impératif de Vrai Changement s'impose de façon urgente.

1 http://www.lyonmag.com/article/6282...

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

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