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Hier matin, en moins d'une heure, en zappant sur CNN International et sur Itélé, il était possible de comparer les styles de Barack Obama et de François Hollande. Ils s'exprimaient sur le même sujet répondant aux questions des journalistes sur le G20.

Les faits.

Barack Obama a une fiche qui lui indique les journalistes auxquels il doit donner la parole.

Une réponse terminée, Barack Obama cite le nom du prochain journaliste qui doit le questionner. Le journaliste se lève. Il pose sa question. Barack Obama répond avec précision. Si la réponse ne paraît pas assez détaillée, le journaliste relance. L'un d'entre eux relancera même 3 fois.

Face à certains questions trop manifestement piégeuses, Barack Obama blague. Des rires sont échangés montrant de part et d'autre que que personne n'est dupe.

Chez François Hollande, pas de fiche pour donner la parole aux journalistes. C'est au premier disant. Le journaliste ne se lève même pas. Il parle assis. François Hollande enquille les généralités : "la France respectera sa parole ... je décide en fonction de l'intérêt général ..." : bref, tout ce qui ne pourrait pas être dit a contrario.

Aucun journaliste ne relance même lorsque François Hollande s'engage dans les traditionnelles contradictions "je ne commenterai pas mais ..." et suit le commentaire qui ne devait pas ... venir !

Les ficelles des banalités sont grosses. Le ronron s'installe progressivement. Puis une sorte de torpeur généralisée.

Même plus de blague car elles étaient de mauvais goût.

La présidence triste est sous les yeux.

Tout devient morne plaine, sans relief.

Est-ce François Hollande qui installe cette présidence triste ou est-ce la place de la France qui amène François Hollande à cette expression triste ?

La réponse dans le temps méritera l'intérêt. Ce qui est sûr c'est qu'après François Hollande il est bon de prendre les baskets pour se bouger car celui ou celle qui n'a pas le moral au départ repart vite se coucher en fermant les volets.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE