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Marine Le Pen emportant la présidentielle en 2017 n’est plus une hypothèse illusoire. Chacun constate le jeu de massacre auquel se livrent la Droite et la Gauche institutionnelle, offrant à Le Pen une inespérée piste d’atterrissage.

Oui, Le Pen peut gagner

Il reste, avec une probabilité non-négligeable – la société française a tout pour réagir – le schéma heureux - avec Alain Juppé contre Martine Aubry, et Marine Le Pen dans la l’ambulance, mais François Hollande comme Nicolas Sarkozy, qui font les médias, misent tout sur un second tour contre Marine Le Pen. Or, ils sont incapables d’en maîtriser le sort… parce qu’ils ont écœurés tant de leurs partisans et qu’ils ont métabolisé tous les thèmes du lepénisme,… tous. Encore hier, les députés socialistes votaient un contrôle d’Internet que Claude Guéant n’aurait pas su faire passer. Alors… In memoriam Jean Jaurès.

Dans le jeu politique, la question centrale est celle des populations étrangères ou d’origine étrangère. Donc toutes nos amies et tous nos amis. Nicolas Sarkozy avait institutionnalisé la pensée FN au gouvernent en créant un ministère de l’Identité Nationale. Mais le succès a été ce que l’on sait, et Nicolas Sarkozy a donc du zigouiller ce ministère frelaté, confiant la question des étrangers au ministère de l’Intérieur. Ah, ça, ça compte, petit bandit. En réaction, nous avions eu tous les cris d’horreur de la belle Gauche, orchestré par l’abbé Ligue des Droits de l’Homme : de tout temps – même sous Charles Pasqua – la compétence relevait du ministère des affaires sociales, et avec Nicolas Sarkozy-le-vilain, le sort des étrangers n’était plus une question sociale, mais une question de police. Qu’a fait François Hollande une fois élu, formant son premier gouvernement ? Il a laissé la compétence au ministre de l’Intérieur. Un certain El Blancos. Une décision qui disait tout, et tout a été confirmé. Je ne développe pas, car chacun constate : François Hollande et Nicolas Sarkozy ont validé tous les thèmes Le Pen. Tous. J’y reviendrais si vous n’êtes pas convaincus.

La fin du « vote obligatoire »

Alors, l’un ou l’autre, comme vote obligatoire « pour faire barrage à Le Pen » ? Je dis non. Le vote obligatoire, c’est la rente de ces enfoirés. Je le dis clairement : demain, avec un second tour Hollande-Le Pen, je m’abstiens. Je m’abstiens,… mais je ne démissionne pas. Ne pas confondre. __ Je refuse que l’on limite, avec une injonction moralisante, mon rôle de citoyen à celui de voter, quitte à voter pour celui qui détruit mes idéaux. Le drame de l’abstention… Tu parles… Tu as vu le menu ? Tu as vu le processus de désignation des candidats, par des partis lessivés et pouraves__, tenus hors d’eau par les subventions publiques ?

Ras-le-bol de cette culpabilisation qui nous conduit à l’impasse : « Vote pour moi, même si je suis un crétin fini, car je suis moins pire que l’autre ».

Le droit est l’œuvre de tous

Chères amies, chers amis, dans un État de droit, le droit est l’œuvre de toutes et à tous. Vous êtes toutes et tous gardiennes et gardiens du droit. C’est sur ce terrain que nous devons nous organiser pour attendre Marine Le Pen et ses contaminés.

Dans des temps anciens – pas si anciens – le rôle du citoyen était effectivement limité au vote,… en ajoutant l’investissement militant dans un parti (ils étaient alors honorables), un syndicat ou une association (qui sont restés honorables).

Mais ce modèle, qui fait de vous un petit, est dépassé. Désormais l’action politique, du gouvernement et du parlement, est encadré par les principes du droit, et actionner ce droit de principes, pour sanctionner un législateur en perdition, est ouvert à tout citoyen. Le vrai rendez-vous est là.

Avec des candidats aussi largués de François Hollande ou Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen peut gagner. Ne nous racontons pas d’histoire. Dans la foulée, elle peut gagner les législatives, sur le thème : « Donnez-moi une majorité, et faisant élire députés des chèvres alcooliques, du moment qu’on leur a gravé sur le cul la marque Le Pen ».

Donc, nous y sommes. Et là chacun peut entrer en jeu, avec un rôle un peu plus puissant que de glisser, avec une pince à linge sur le nez, un bulletin dans l’urne.

D’où la question, la seule qui vaille : les normes qui fondent les principes du droit sont-elles menacées par Marine Le Pen ?

L’Europe ?

Marine Le Pen dit qu’elle veut sortir de l’Europe, ce qu’elle ne pourra faire. C’est son plus gros mensonge. Il faudrait qu’elle sorte de deux Europes : l’Union européenne et le Conseil de L’Europe. Des conséquences diplomatiques incalculables, des domaines entiers de compétences à récupérer, avec des embauches massives de fonctionnaires à former, une mélasse financière sans nom en voulant sortir de l’euro… tout ça sans créer un soupçon de croissance, ni un emploi… à part des fonctionnaires. Marine Le Pen ira donc faire son boudin à Bruxelles et Strasbourg, mais elle ne sortira pas de l’Europe : la France ne tiendrait pas six mois, et avec son équipe de bras cassés, elle serait éliminées en quelques semaines.

Le droit européen restant, nous pourrons attaquer toutes les lois et toutes les mesures réglementaires décidées par les chèvres alcooliques. Et ce sera victoire après victoire, jusqu’à humilier Marine Le Pen et ses bras cassés. Gilbert Collard, Sinistre de la Justice… Wahou, offrez-nous ce lascar sur un plateau, et on lui apprendra en deux mois ce qu’est la relativité et le surmoi !

Les autres sources des droits fondamentaux

Et puis, même si Marine Le Pen sortait de l’Europe, il nous resterait le droit fondamental issu de la Déclaration de 1789 et du Préambule de 1946, blindé par la jurisprudence du Conseil constitutionnel, qui en gros, recoupe la jurisprudence de la Cour Européenne des Droits de l’Homme et de la Cour de Justice de l’Union européenne. A moins que Marine Le Pen supprime la Déclaration de 1789… Et puis elle pourrait aussi retirer la signature de la France du Pacte des droits civils et politiques de 1966, une autre garantie internationale des droits fondamentaux. Vas-y, chérie, tu auras pour copain la Corée du Nord…

Il faut donc s’organiser

Il y a des milliers d’associations qui peuvent exercer les recours. Alors, faites relire les statuts par des amis avocats, et préparez-vous. Vérifier la liste des adhérents, faites payer les retardataires : tout doit être nickel.

Nous cartonnerons tout les textes que publiera Marine Le Pen, avec des recours en légalité, en suspension et en responsabilité. On ne le laissera rien passer. Il faudra aussi organiser des comités de vigilance pour protéger les plus exposés, car bien sûr elle va commencer par les étrangers pauvres et malades. Quand les recours juridiques tarderont, on les planquera les plus vulnérables pour les protéger. La solidarité est un devoir.

Le respect du droit, plus fort que la loi

Marine Le Pen peut gagner par le jeu électoral, pourri jusqu’à la moelle. Mais elle se fracassera sur le respect du droit, ce droit qui est plus fort que la loi, et sur lequel elle n’a aucune emprise.

Devant nous, prend place la grande bataille du droit contre les violeurs de droit. De tout son cœur, de toute son âme, et tout son esprit, la société des citoyens va se dresser contre la baudruche Le Pen. Nous n’avons besoin ni du PS, ni de l’UMP. Qu’ils aillent au diable ! Nous allons purger le pays de cette hypothèque Le Pen, qui est une rente pour l’UMP-PS.

C’est le grand rendez-vous citoyen. Préparez-vous, et ne laissez rien au hasard. Le bataille sera rude, mais la victoire sera magnifique.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE