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A ce stade, il ne faut pas se raconter d’histoires. La seule question qui taraude le PS, toutes tendances et micro-tendances confondues, ce n’est pas : « comment gérer la France », mais : « comment se débarrasser de François Hollande ? ». Et ça ne sera pas facile.

Dégager le président sortant par l’opposition, oui, c’est faisable. Mais par son propre camp… c’est du jamais vu. Le président, chef de la majorité, est surpuissant même à quinze pour cent dans les sondages, car il a tout l’appareil d’Etat sous son contrôle. Il passe donc la dernière année à multiplier les déplacements, les discours, et les annonces… et tient le discours rodé : « Je gouverne, et nous verrons plus tard pour la campagne », obligeant à une campagne courte, qui casse les pattes des concurrents.

De plus, nos gentils « socialistes » de chez bisounours ont inventé le système des primaires, soit une campagne avant la campagne, et donc un début du processus environ un an à l’avance.

Mais alors, comment imposer au président en fonction de se soumettre à des primaires ? Primaires que de plus il risquerait fort de perdre, se plaçant en pratique dans l’impossibilité de se maintenir, comme un président licencié, en cours de préavis ?

Bon, on renonce aux primaires. Mais qui va aller lui dire de ne pas se représenter ? Alors qu’il jouera sur la campagne courte pour se consacrer à sa fonction gouvernementale ?

Et puis, il y a le Parti. Impossible d’être candidat PS si vous n’êtes pas le pote du trésorier du PS. Pas de politique sans l’argent du parti…, qui est l’argent de l’Etat. D'accord. Si on renonce aux primaires, on part donc du PS pour dézinguer François Hollande…. Très drôle… Vous imaginez un grand congrès PS, un an avant la présidentielle, se désolidarisant du Chef de l’Etat, et commençant la campagne contre lui ?

J’ajoute que tous ses socialistes en culottes courtes sont tous amoureux de la fonction présidentielle, et ils ne prendront jamais le risque d’affaiblir la fonction, en larguant un François Hollande potiche, et sans majorité à l’Assemblée.

Petit détail de plus : Qui ? Quelle personnalité capable de rassembler le PS, divisé comme jamais ? Pour quel programme ? Là-bas, c’est chacun son commerce de détail, rien de plus. François Hollande sait que Manuel Valls ne présente aucun danger : il était le chouchou des sondages, car il plaisait à la Droite, mais au sein du PS, il ne fait même pas 5 %. Il y pèse tellement peu, que pour les européennes, il n’a pas réussi à placer ses candidats.

Alors, François Hollande va renoncer de lui-même parce qu’il se sait perdu d’avance ? Mais vous rigolez !

L’UMP est en très piteux état, à un niveau jamais vu, et la guerre des chefs va finir de tout pourrir, avec Nicolas Sarkozy qui rêve de revanche. Tout se joue au premier tour, et le match serait assez ouvert entre François Hollande et Nicolas Sarkozy. Et si Nicolas Sarkozy ne parvient pas à s’imposer à l’UMP, il fera perdre le candidat.

De plus, François Hollande va se préoccuper de faire monter le FN, qui est son grand atout. Vous verrez qu’il va nous ressortir le vote des immigrés la dernière année… Avec le rêve d’un FN devant l’UMP, comme aux européennes, pour rafler la mise au second tour, genre « moi, garant des valeurs de la République ». En plein dans le mille… Vive la purée Mousline sans lait.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE