dimanche, février 8 2015

Edito - Henri Guaino dégoûté par l’UMP

8 02 2015

0.A0010Henri-Guaino-a-hesite-a-quitter-l-UMP-pour-critiquer-les-petites-combinaisons-entre-notables.jpg

Henri Guaino est en colère suite à la désignation de Valérie Pécresse comme tête de liste pour les régionales en Ile-de-France, par la Commission nationale d’investiture de l’UMP, jeudi 5 février, rapporte Le Monde qui le cite : « J’avais posé ma candidature en demandant qu’il y ait une primaire, c’est-à-dire que les adhérents, les militants, soient consultés. J’en ai assez de ces petites combinaisons entre amis, où les notables se réunissent, font leurs petites affaires. (…) La règle, c’est on t’aime bien, mais laisse-nous faire nos petites affaires entre nous ».

Lui-même membre de cette commission, dont il a claqué la porte jeudi, le député des Yvelines a eu des mots durs au micro de Jean-Jacques Bourdin ce vendredi : « Quand vous voyez que vous êtes entourés par des personnes qui se battent ni pour des convictions ni pour des idées, ça vous fait réfléchir. Donc, oui, je me suis posé la question de quitter l’__UMP__ et je me la pose toujours. Et je pense que je vais me la poser encore ». Henri Guaino a pourtant décidé de rester à l’UMP, « parce qu’au fond, ils n’attendent que ça. Tout ce qui les dérange doit être éliminé ».

« Si on ne pratiquait pas la politique politicienne dans notre parti et dans tous les partis, les Français seraient peut-être moins dégoûtés, on s’occuperait un peu plus des affaires du pays », a insisté Henri Guaino.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, février 7 2015

EEdito - Les règles de représentation des communes an sein des “intercos” définitivement adoptées

7 02 2015

0.A0010hotel-de-ville-_330188.jpg

Le Sénat, suivant la position de l’Assemblée nationale, a établi de nouvelles règles de représentation des communes au sein des intercommunalités, permettant de mettre en place à leur tête des majorités non proportionnelles à la population.

Source: Acteurs publics

Edito - Philosophons...

7 02 2015

0.A0010gdt.jpg

"La politique, c'est l'art de faire croire au peuple qu'il gouverne"

Louis Latzarus

Guillaume de Thieulloy, dans les 4 Vérités, s'inquiète des appels fréquents à la constitution d'un "gouvernement d'union nationale" :

"(...) À première vue, l’idée est bonne. Si toutes les bonnes volontés s’accordaient pour mener ensemble les réformes nécessaires pour sortir la France de l’ornière, nous devrions y applaudir chaleureusement.

Le problème, c’est que je doute fort que ce gouvernement d’union nationale soit un gouvernement au service de la France et des Français. Il y a, au contraire, tout lieu de croire que ce soit un gouvernement au service de l’oligarchie pour parachever la spoliation des contribuables et la suspension des libertés publiques pour les citoyens.

Rappelons que le FMI a « conseillé » aux États endettés de confisquer une part substantielle du patrimoine privé. Et, en matière de libertés publiques, il suffit de regarder ce qui se passe en ce moment au nom de la lutte contre le terrorisme…

Il me semble, par ailleurs, assez probable que notre confrère Emmanuel Ratier ait raison et que la manifestation du 11 janvier soit une sorte de « répétition générale » de ce qui pourrait se passer si Marine Le Pen se trouvait au 2e tour de l’élection présidentielle en 2017.

Ces grandes manifestations « républicaines » se reproduiraient pendant 15 jours pour déjouer le « péril fasciste » – le qualificatif « républicain » ne servant plus à désigner un mode de gouvernement, mais à dire qui est fréquentable et qui ne l’est pas.

Vous aurez, à ce sujet, noté avec quelle facilité – et quelle complicité médiatique – le FN a été prié de ne pas participer à la manifestation du 11 janvier. Puisqu’il est entendu que ce n’est pas un parti républicain (beaucoup moins, naturellement, que les autorités saoudiennes ou turques présentes !), il était « logique » qu’il ne soit pas présent dans une marche « républicaine » ? De même qu’il était « logique » d’interdire, au nom de la « laïcité » et de la « république », la manifestation des associations « Ri­poste laïque » et « Résistance républicaine », puisque l’oligarchie avait décidé que ces dernières n’étaient ni laïques, ni républicaines !

Jusqu’à présent, il était possible à ceux qui ne voulaient pas entendre ces inquiétudes sur les missions d’un éventuel « gouvernement d’union nationale » de crier au populisme. Mais, tout récemment, est arrivé un événement décisif : un véritable coup d’État organisé par le « système » en Suède.

« Le Monde » commente ainsi : « Une fois de plus, la Suède donne l’exemple. Confrontés à la perspective d’une crise politique prolongée, les partis politiques traditionnels ont décidé de s’unir pour permettre au gouvernement de fonctionner en neutralisant la capacité de nuisance parlementaire du parti populiste d’extrême droite ».

Vous avez bien lu : « nuisance parlementaire » ! C’est au nom de la république et de ses valeurs que l’on bride, non plus seulement le peuple, mais même les parlementaires qui auraient le mauvais goût de ne pas applaudir à toutes les décisions de l’oligarchie !

L’excellent site « Contrepoints » a, quant à lui, commenté : « Le dernier masque de la démocratie représentative, dans sa version postmoderne et corrompue, vient de tomber ».

Concrètement, que s’est-il passé ? Un parti dit « populiste », fort de 12 % des suffrages, est parvenu, en s’alliant avec un autre parti, à mettre le gouvernement en minorité sur son budget.

C’est le jeu classique de la vie parlementaire et on ne voit pas bien où est le mal. Cependant, cette « nuisance parlementaire » du parti « populiste » a entraîné une réaction, dont il y a effectivement tout lieu de craindre que, comme le dit « Le Monde » (vous savez ce journal « neutre » et « objectif » qui avait applaudi à la prise de Phnom Penh par les Khmers rouges !), elle ne soit prise en exemple ailleurs, et notamment en France.

Droite et gauche se sont alliées, dans un accord valable jusqu’en 2022, en se répartissant les postes ministériels, indépendamment des résultats électoraux à venir.

Il est impossible de dire plus crûment que les élections ne servent à rien. Il est impossible de dire plus crûment que nous ne sommes plus en démocratie – si tant est que nous l’ayons jamais été…

Voilà ce qu’est un « gouvernement d’union nationale », dont tant de voix « autorisées », des « grands » médias à François Bayrou, en passant par Manuel Valls ou Alain Juppé, réclament la mise en œuvre en France – là aussi pour contrer le « populisme ».

Franchement, à part l’hypocrisie, on voit mal ce qui distingue un tel régime d’une dictature !"

Et si le "parti populiste", qui incarne plus que jamais l'opposition, devenait majoritaire ?

vendredi, février 6 2015

Edito - Vine, Instagram ... et la mode des vidéos courtes

6 02 2015

0.A0010julie-gayet-francois-hollande-rumeur-couple.jpg

Au départ, la photo était la légende d'un texte.

Puis le texte est devenu la légende de la ... photo.

Et maintenant, la photo est concurrencée par la courte vidéo. Vine et Instagram sont de remarquables succès.

NFL Vines Tom Brady likes what he sees 1st clip

François Hollande s'est "mis" à Vine depuis début janvier et c'est assez réussi même s'il a encore beaucoup de retard sur ses homologues.

Un nouveau rythme est en train de naître. Parce qu'avec ces vidéos courtes, on devient le compagnon de l'auteur qui nous place à ses côtés.

Une accélération de plus est en train de prendre jour. Après les 140 caractères de Twitter, il va falloir s'adapter à la vidéo de ... 7 secondes.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, février 5 2015

Edito - L'actualité de la clause de retour à meilleure fortune

5 02 2015

0.A00101064508_merkel-sarkozy-berlusconiversion-non-censuree-de-la-crise-web-tete-0203937675775.jpg

La Grèce met en relief à juste titre, et pour la première fois à ce point, trois facettes jusqu'alors marginalisées au sujet de la crise de 2008.

1) Dans le feu de l'incendie en octobre 2008, les banquiers d'affaires ont remarquablement pris en otages les dépôts des particuliers pour que le plan de sauvetage des banquiers d'affaires deviennent le bouclier des particuliers.

L'équipe de Barack Obama était en pleine installation. Elle avait besoin de passer des messages pour sécuriser les marchés. L'orthodoxie a donc primé.

Tim Geithner livre

2) Dans cette orthodoxie, deux réflexes ont dominé. D'une part, ne pas ouvrir le dossier de fond sur la vraie responsabilité des acteurs de la crise : politiques et milieux d'affaires seraient fragilisés. Par conséquent, le "filet de sécurité" a fonctionné pour tous. Mais la crise de septembre 2008 avait débuté de façon manifeste dès le 1er semestre 2007 quand les défauts de paiements sur les crédits hypothécaires se multiplient aux États-Unis et provoquent les premières faillites d'établissements bancaires spécialisés. Mais aussi quand en juin 2007 la banque d'investissement Bear Stearns annonce la faillite de deux fonds spéculatifs.

D'autre part, donner à l'opinion publique l'image d'une nouvelle rigueur en exposant une intransigeance sur des États qui devenaient les caricatures des fauteurs de troubles dont la Grèce.

3) Cette logique a créé une chape de plomb de pensée unique que la Grèce est la 1ère à remettre en question à l'exemple de la clause de retour à meilleure fortune qu'elle propose. C'est un dispositif solide, ancien, constructif mais qui suppose une forme de reconnaissance de la responsabilité de la part du prêteur. Or c'est cette forme de reconnaissance que des États ne voulaient pas assumer. La Grèce vient en une élection de changer la donne et c'est très sain qu'il en soit ainsi.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mercredi, février 4 2015

Edito - Comme aux pires heures de la IVème République ...

4 02 2015

0.A0010620-635.main.jpg

La descente aux enfers de la politique française semble ne pouvoir rencontrer aucun plancher. Il y a trois semaines, 4 millions de personnes manifestaient. Quoi de concret 3 semaines plus tard ? Rien.

Un pays voisin (Grèce) ouvre un sujet sérieux sur la dette. La France aborde-t-elle le fond du dossier ? Non. Aux États-Unis qui ont un taux de croissance 17 fois supérieur à celui de la France, la question de fond est ouverte. En France : non.

Des pays connaissent un taux de croissance près de 20 fois supérieur à celui de la France : un débat sérieux est-il organisé sur les raisons de ce décalage ? Non.

Le Front National creuse l'écart en tête des partis politiques quand au même moment l'abstention progresse à des niveaux records. Conséquence concrète ? Rien.

Sur le plan national, la formation politique (UMP) qui se veut "donner l'exemple" de l'organisation face "au désordre PS" devient l'exemple d'une pagaille sans nom avant sa réunion de bureau : tout le monde aura donné sa version avant la réunion.

Sur le plan local, en pleine vague de rejet des partis politiques, des élus de la CABEME et de la ville de Béziers se battent comme des chiffonniers laissant le patron d'Orchestra s'implantait à Arras sans la moindre proposition de rechange à cours terme si ce n'est d'attendre l'argent de la Région ! 700 emplois sur 5 ans pour Arras et dans le même temps 0 emploi pour une durée indéterminée pour Béziers !

La France est tombée aux pires heures de la IVème République avec une inefficacité généralisée et sans oublier les sordides scandales comme l'actuel procès DSK. Rien ne manque au tableau.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

Edito - Barack Obama, Syriza : enfin les questions sur le sens de la dette

4 02 2015

0.A00101089589_le-buzz-des-etats-unis-barack-obama-va-recevoir-angela-merkel-a-la-maison-blanche-web-tete-0204127820527_660x440p.jpg

Selon des expressions différentes, la question du sens de la dette commence enfin à être posée. Jusqu'où est-il possible de pousser à l'exécution absolue d'un actif qui place le débiteur dans une situation impossible ? Dimanche dernier, Obama a posé la question avec une réelle honnêteté.

C'est une question de fond.

Il y a une conception punitive de l'endettement : conduire l'endetté à l'épuisement total.

Cette conception occulte la responsabilité du créancier.

Dans les dettes publiques, la responsabilité des créanciers est considérable et tout particulièrement dans le dossier de la Grèce avec le dispositif de titrisation qui a consisté à volontairement masquer la réalité globale de l'endettement.

Pourquoi les contribuables de ce pays seraient-ils tenus pour responsables d'un maquillage comptable qui n'a pas été de leur fait ? Pourquoi seraient-ils responsables alors même que les auteurs de ces mécanismes sont ... irresponsables ?

A quel moment faut-il accorder une faculté de rebond et si oui sur quelles bases ? La proposition de Syriza "avec une clause de retour à bonne fortune" n'est pas dépourvue d'intérêt, loin s'en faut. C'est même probablement un dispositif intelligent et constructif.

C'est d'ailleurs cette logique qui m'avait conduit à défendre sur ce blog pendant les municipales l'annulation partielle ou totale de dettes pour des sans logis ou des exclus de bonne foi. La part de la dette ramenée aux ressources disponibles ne peut plus être honorée. Pourquoi s'acharner en condamnant toute faculté de rebond ?

La conception absolutiste du remboursement d'une dette est un "pousse au crime" non seulement destructeur mais aussi non rentable à terme. C'est d'ailleurs ce constat de "bon sens" qui a conduit à de si fréquentes annulations de dettes par le passé.

C'est ce volet qui devrait aujourd'hui conduire à poser avec lucidité l'ensemble des questions de dettes contractées dans les années de crise dont les dettes toxiques des collectivités publiques. Il y a un temps où glisser les problèmes sous un tapis produit à terme davantage d'effets négatifs que l'examen lucide une fois pour toutes.

C'est l'utilité positive du dossier de la Grèce actuellement.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, février 3 2015

Edito - Dimanche prochain, dans le Doubs …

3 02 2015

0.A0010header-new_v2.jpg

Après le premier tour de la législative partielle dans la 4ème circonscription du Doubs, j’ai pris le temps de réfléchir.

Je vois clairement que désormais notre principal adversaire politique est devenu le FN. Il a quelques raisons de se prétendre le premier parti de France. Son arrivée aux responsabilités nationales n’apparaît plus tout à fait comme une hypothèse d’école. Ce serait à mes yeux une catastrophe pour notre pays. L’image de la France serait abîmée dans le monde car l’idéologie du FN est aux antipodes des valeurs morales et politiques qu’elle incarne ; les rechutes antisémites périodiques du Président « d’honneur » de ce parti devraient suffire à nous en convaincre. La xénophobie et l’islamophobie du FN dressent les Français les uns contre les autres au risque de nous conduire à des affrontements violents. Son programme économique est celui de tous les dangers : la sortie de l’euro déstabiliserait notre économie, au détriment des plus fragiles ; elle provoquerait la dislocation de la construction européenne au moment où nos pays ont le plus besoin de faire bloc face aux multiples défis du monde qui nous entoure.

Il faut donc faire barrage au FN. Je m’engagerai à fond dans ce combat en essayant d’ouvrir les yeux des électeurs de bonne foi qui se laissent abuser par des dirigeants prêts à tout, y compris à faire alliance avec l’extrême-gauche grecque ou à faire de la surenchère sur le PS en promettant par exemple le retour de la retraite à 60 ans !

Ce n’est pas pour autant que je vais m’engager dans un Front Républicain qui scellerait une alliance avec le PS. Le sens de mon combat, c’est de réussir l’alternance, c’est-à-dire de rompre avec la politique conduite depuis 2012 et qui a plongé notre pays dans le marasme.

Pour tout dire, je ne suis pas sûr que les citoyens d’aujourd’hui attendent les consignes d’un parti avant d’aller voter. Chacun choisira en son âme et conscience.

Quant à moi, si j’étais électeur de la 4ème circonscription du Doubs, je sais ce qu’en mon âme et conscience je ferai : pour barrer la route à une candidate FN qui croit, entre autres choses, « en l’évidente inégalité des races », je ne m’abstiendrai pas, je voterai pour le candidat qui l’affronte, c’est-à-dire le candidat PS.

lundi, février 2 2015

Edito - Quatrième circonscription du Doubs : La République perd, mais françois Hollande a le sourire

2 02 2015

0.A00105542571.jpg

Tout le monde perd lors de ce premier tour de la quatrième circonscription du Doubs… mais François Hollande peut avoir le sourire.

En résumé. On a viré le plus nul des ministres de l’économie pour en faire un commissaire européen à l’économie (L’Europe, mieux que Pôle-Emploi… le mec n’ose même pas dire le montant de sa paie…), le chômage explose, la croissance est nulle, et l’endettement reste au top, mais avec de la bonne et grasse tambouille politicienne, François Hollande voit se dessiner son rêve : un deuxième tour contre Le Pen, qui le ferait élire comme sauveur de la République.

Le premier enseignement de l’élection du Doubs est net : l’écroulement de la participation, avec seulement 39,5 % de votants. Les endoctrineurs radicaux qui succèdent dans les médias pour nous attendrir sur la fervente unité du peuple peuvent aller se faire voir chez Plumeau. Les élections, 60 % des Français s’en tapent, même en période larmoyante. Tu piges, Charlie ?

Deuxième enseignement, le FN est en tête comme lors de toutes les premiers tours depuis la brillante élection du président casqué. La candidate Sophie Montel passe en deux ans de 23,8 % à 32,6 %... pendant que le candidat PS passe de (Pierre Moscovici) 40,8 % à (Barbier) 32,6 %, alors que l’UMP est stable, de 23,6% à 26,5%.

Troisième enseignement, il n’y a aucun engouement pour le FN, dont la candidate a perdu des voix : 8382 en 2015 contre 9.605 en 2012. Je sais que les législatives partielles mobilisent peu,… mais par pitié, qu’on arrête de nous jouer le péril FN, alors que ce parti perd des électeurs ou stagne, et que c’est l’abstention qui gagne.

Quatrième enseignement, Nicolas Sarkozy n’est qu’un pet. Il a beau en faire des montgolfière de pets, ses discours à deux balles, qui annoncent comme des révolutions ce qui existe déjà ou ce qu’il n’a pas fait, ne marchent pas. Nicolas Sarkozy, ça n’imprime plus !... Le résultat est génial pour le PS, qui perd 9 % de voix, avec un nombre d’électeurs passant des 16421 à 7416, mais qui fait le mariole parce qu’il se retrouve au second tour. C’est tout le pari de François Hollande-le-Planqué, qui n’hésite pas légitimer les thèmes FN, comme avec ses mièvres incantations sur la laïcité et l’apologie, qui sont de la vraie islamophobie, propre et décontractée, ou sur les Roms, car son seul espoir pour être réélu est d’éliminer l’UMP au premier tour de la présidentielle.

Dans le rôle du loser, Nicolas Sarkozy est à nouveau parfait, et François Hollande va tout faire pour le conforter comme leader de l’opposition. Ce sacré François Hollande qui doit tout aux maladies sexuelles de DSK et aux lubies paranos de Nicolas Sarkozy : un destin...

Et nous on fait quoi là-dedans ?

1) On s’apprête à s’abstenir, lassé par ce jeu de dupes, ces ministres cométiques, en sachant que le pouvoir est ailleurs, du côté des grands groupes économiques. Le pouvoir politique a perdu, et je mise peu sur la tentative grecque.

2) L’alternative est de s’organiser pour soutenir Alain Juppé, compétent et intello, le seul capable d’éviter que la France finisse serpillère des Etats-Unis ). Mais comment faire, alors que l’appareil de l’UMP est cadenassé au service de Nicolas Sarkozy, et que le PS et le FN ont besoin du p’tit nerveux pour garantir leur premier tour ?

Pouah, quelle sinistre période… Heureusement, il nous reste la musique.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, février 1 2015

Edito - Législative dans le Doubs : le FN et le PS au 2e tour, l'UMP éliminée

1 02 2015

0.A0010712446--.jpg

Les candidats Frédéric Barbier (PS) et Sophie Montel (FN) revendiquent leur victoire ce dimanche soir au 1er tour de la législative partielle du Doubs. Ils sont donc qualifiés pour le second tour, selon leurs partis respectifs.

La candidate frontiste est arrivée nettement en tête du scrutin dimanche devant son rival socialiste.

Le candidat UMP Charles Demouge se classe troisième, selon ces sources qui s'appuient sur des résultats non encore définitifs mais ne pouvant plus s'inverser.

L'UMP donnera sa position mardi pour le 2e tour, a indiqué un porte-parole.

Lire aussi : Suivez en direct l'évolution du scrutin sur le Figaro.fr

Source : Le Figaro

Edito - C'est le 2 février que l'on célèbre la Chandeleur !

1 02 2015

Sweet pancake with chocolate sauce and cherries

Vous viendrait-il à l'idée de célébrer la fête nationale le 15 ou le 20 juillet ? Sans doute, non. C'est pour la même raison qu'il était logique de partager la galette des rois le 6 janvier et pas le 25, de célébrer la Chandeleur le 2 février, et pas le 11, et Carnaval cette année le 17 février et pas après Pâques (Carnaval se fête toujours la veille du Carême). Le calendrier grégorien est le fruit d'une civilisation ancienne et il n'appartient pas aux élus de le changer. C'est la franc-maçonnerie sectaire qui a changé "Vacances de Pâques" en "Vacances de printemps".

Voici un article relatif à l'origine de la fête et sa signification et notre publication concernant les recettes de crêpes.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

Edito - Chez Mc Donald's, il faut 19 ingrédients pour faire des frites !

1 02 2015

0.A00106916534-le-protectionnisme-argentin-prive-mcdonald-s-de-ketchup.jpg

Our food. Your questions. What are the ingredients in McDonald’s fries ?

C'est ici.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, janvier 31 2015

Edito - Le travail du dimanche doit rester une exception

31 01 2015

0.A0011AC20140723-06-prudhomme-porte.jpg

Pour Force Ouvrière, le travail dominical doit rester une exception.

"Le syndicat s’est toujours montrée hostile à toute extension du travail dominical. Il ne cesse de rappeler qu’il doit garder un caractère dérogatoire et exceptionnel. Demain, l’exception ne doit pas devenir la règle ! Le travail du dimanche ne favorise pas davantage la consommation. Le pouvoir d’achat des ménages n’est pas extensible en ces périodes de crise. Au surplus, le travail du dimanche déstructure la vie privée et familiale et favorise le travail à temps partiel...

Or, le projet de loi Macron ne répond pas à nos revendications ; bien au contraire. Sous couvert de simplification, de nouvelles zones de dérogation au repos dominical sont créées : zones touristiques, zones touristiques internationales, zones commerciales et commerces de gares. Cependant, faute de définition précise, il est difficile d’en appréhender les contours et les effets à l’égard des salariés.

Réclamation d'une compensation minimale généralisée et applicable à tous

Nos revendications en matière de compensations salariales ont été partiellement entendues puisque ces dernières ont été, dans leur principe, généralisées. Pour autant elles demeurent insatisfaisantes. C’est pourquoi nous continuons à réclamer qu’une compensation minimale généralisée et applicable à tous soit inscrite dans la loi.

En outre, même si la généralisation de l’obligation du volontariat pourrait être saluée, ce volontariat ne leurre personne dans le cadre d’une relation de travail, eu égard au lien de subordination inhérent à tout contrat de travail.

Aucune garantie suffisante pour les salariés

Par ailleurs, Force Ouvrière considérait que 5 dimanches travaillés, c’était déjà trop alors 12, n’en parlons pas ! Non seulement ce nombre a considérablement augmenté mais en plus, il ne s’accompagne d’aucune garantie suffisante !

De surcroît, les commerces de détail alimentaire situés dans les nouvelles zones ne seraient plus dans l’obligation de n’ouvrir que jusqu’à 13 heures, mais pourraient rester ouverts toute la journée, à condition qu’un accord collectif le prévoie ou, à défaut que les salariés l’acceptent, à la majorité des 2/3 et sur proposition de l’employeur, ce qui reviendrait à écarter les organisations syndicales.

Enfin, sans remettre en cause le travail de nuit, le projet de loi crée "le travail en soirée", afin de permettre à certains établissements installés dans des zones de tourisme internationales d'ouvrir jusqu’à minuit. Même s’il est prévu d’accorder à ces salariés certaines garanties protectrices propres au travail de nuit, il s’agit, une nouvelle fois d’une atteinte portée à la sphère privée du salarié. À tout le moins, nous veillerons à ce que cette contrainte supplémentaire soit prise en compte en tant que critère à part entière dans l’appréciation de la pénibilité."

Didier Porte, secrétaire confédéral de FO

vendredi, janvier 30 2015

Edito - David Cameron et le déclassement des politiciens français

30 01 2015

0.A0011Prime-Minister-David-Cameron.jpg

Rien ne nous semble plus important que l'article que publie Le Nouvel Obsertvateur (L'Obs) sur la situation en Libye.

Ce qu'on sait : il n'y a plus d’État en Libye, le pays est livré à l'anarchie sanglante de plusieurs centaines de milices.

Ce qu'on commence à comprendre : l’État Islamique a bien l'intention d'empocher la mise. Pourquoi ? Parce que la Libye présente les mêmes caractéristiques que la Syrie/l'Irak. Celles qui ont fait le succès de Daech : un État désintégré + les plus grandes réserves de pétrole de la région permettant un financement miraculeux.

Ce qui devrait nous empêcher de dormir : les succès de Daech. Il contrôle déjà Derna (ville côtière de 100.000 habitants près de la frontière égyptienne), ce qui fait de cette ville le "seul endroit au monde où l'EI administre un territoire, en dehors de la zone irako-syrienne".

Un sujet de fond totalement occulté en France "l'efficacité gouvernementale" se résume à mener la lutte contre un enfant de 8 ans et organiser les diverses cérémonies de mémoire de façon récurrente.

Le seul leader en Europe qui a l'analyse et la mobilisation nécessaires c'est David Cameron. La comparaison entre ses actions et l'inaction française met en relief un déclassement des politiciens français qui est irréel.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, janvier 29 2015

Edito - Alibaba et le vrai choix : conquête des clientèles ou satisfaction des actionnaires ?

29 01 2015

0.A0011JackMa.jpg

Le parcours d'Alibaba est passionnant. En septembre 2014, la société Alibaba était introduite en Bourse avec un cours de 68 dollars. Il est aujourd'hui à 98 dollars ! Si Alibaba avait dégringolé en bourse, il aurait été question de la "bulle" mais là, comme le parcours reste positif, cela intéresse moins les commentateurs.

Yahoo vient de se désengager pour recapitaliser d'autres volets de son organisation.

Ce qui est particulièrement intéressant dans Alibaba c'est la "philosophie d'entreprendre" qui anime Jack Ma.

C'est la confrontation entre la conquête des clientèles et la satisfaction des actionnaires. A Davos, sur CNN..., Jack Ma a défendu la conquête des clientèles. C'est une mentalité très offensive, à la frontière de la culture du missionnaire. Il y a une logique "émancipatrice" dans son discours.

C'est à l'opposé des critères qui règnent dans les vieux pays où la satisfaction des actionnaires est la règle des décisions partant du principe que les "clientèles" suivront toujours...

Comment gagner ce choc ?

C'est comme dans la confrontation des religions, comment le combat peut-il être égal entre des personnes qui n'ont pas peur de mourir face à d'autres qui ont même peur de ... vivre en voulant tout sécuriser à l'excès ?

Il y a des moments où les "vieux pays" semblent quand même très décalés donc très fragilisés dans l'actuelle compétition.

Surtout qu'à terme par exemple dans le dossier d'Alibaba, le choc est peut-être plus apparent que réel mais encore faut-il que les actionnaires acceptent d'être patients pour profiter d'une conquête des clientèles qui n'en sera que plus belle ...

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

Edito - Et si l'Allemagne et la France s'entendaient pour sortir de l'euro ?

29 01 2015

0.A0011euro-fort_496.jpg

...Il faut en finir avec l'euro, car le système restera nocif pour des pays structurellement dissemblables. Mais la sortie isolée d'un seul pays pose problème, car elle contribuerait à majorer les dettes extérieures en euros en cas de dévaluation de la nouvelle monnaie nationale. De plus aucun pays ne veut sortir le premier de peur d'être stigmatisé comme le fossoyeur de la «construction européenne» qui constitue la religion commune de nos élites politiques.

Une solution coopérative s'impose alors pour sortir de cette impasse. L'Allemagne et la France, les deux principaux responsables de la création de l'euro, pourraient reconnaître, à la lumière des résultats électoraux, comme à celle du risque désormais non négligeable de déflation, qu'elles considèrent désormais indispensable d'en sortir, même si leurs raisons sont dissemblables. L'Allemagne par crainte d'avoir à subventionner le sud à perpétuité dans une «économie de transferts»; la France pour éviter de s'enfoncer toujours plus dans la déflation et la dépression...

Source: FigaroVox

mercredi, janvier 28 2015

Edito - Le Trombinoscope prime Briois, Bartolone boycotte la remise des prix

28 01 2015

0.A00115512723.jpg

Le prix du Trombinoscope, annuaire des principaux acteurs de la vie publique, est attribué depuis 23 ans.

Le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone (PS) refuse de participer mardi soir à la remise des prix politiques du Trombinoscope en raison du prix «de l’élu local de l’année» décerné au maire FN d’Hénin-Beaumont, Steeve Briois, a-t-on appris dans son entourage.

Le jury a désigné Manuel Valls comme «personnalité politique de l’année», Ségolène Royal «ministre de l’année», Emmanuel Macron «révélation politique de l’année», et Steeve Briois comme «élu local de l’année».

«On sait désormais qui remportera le prix du sectarisme en 2015», a répondu l’élu frontiste dans un tweet. «Ça appelle à "l’union nationale", mais ça boude quand un maire FN est "élu local de l’année" : «Bartolone zéro pointé de l’année !», a ajouté un autre vice-président du FN, Florian Philippot.

Source: : Libération

mardi, janvier 27 2015

Edito - Il y a seulement 70 ans ...

27 01 2015

0.A0011flo72040.gif

Le 27 janvier 1945, l'armée soviétique libérait le camp d'Auschwitz où plus d'un million de personnes avaient été exterminées.

En plein milieu du 20 ème siècle, chacun constatait que l'enfer avait été sur terre.

C'est toujours avec une profonde émotion pour moi que ces évènements sont célébrés. Mon grand-père paternel a été déporté à Flossenbürg. Pendant ma jeunesse, la déportation était un sujet à ne jamais aborder. L'homme joyeux qu'était mon grand-père paternel se fermait immédiatement : plus un mot. Les films sur la seconde guerre mondiale, alors nombreux, n'étaient pas vus en famille pour ne pas raviver la mémoire.

Ou plutôt la mémoire était toujours tellement là qu'il n'était pas nécessaire de tout remettre à la surface.

Les effets de cette période sur moi ont toujours été nombreux et forts. Je n'ai jamais pu aimer les allemands : comment en plein milieu du 20ème siècle, une nation peut-elle franchir tant de frontières de l'humanité pour s'en remettre à un tel enfer ?

J'ai toujours eu beaucoup d'admiration pour cette génération. Pas seulement par respect pour la génération de mes parents mais aussi parce que cette génération a eu une force irréelle : reconstruire, pacifier, développer, connaître dans une même vie les tickets de rationnement et la société de consommation des années 80. Incroyable !

Mais une génération qui n'a jamais oublié l'essentiel, qui a su garder des valeurs solides. Parce qu'elle avait connu l'enfer.

Il y a des jours où la rédaction des articles de ce blog est légère, quasi-printanière selon les sujets. Aujourd'hui, c'est l'opposé. Parce que l'enfer sur terre date de seulement 70 ans, c'est si proche !

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, janvier 26 2015

Edito - Syriza ou la fin des vieilles formations politiques

26 01 2015

0.A0011e5ab6bac8-1.jpg

Il faut rester à l'écart de toutes les actuelles tentatives de récupération pour tenter de dresser les enseignements d'un vote contre une pensée unique et contre la chape de plomb que cette pensée politique faisait peser sur les citoyens de la Grèce.

1) Les vieilles formations politiques sont condamnées. Elles vivent leurs dernières années. Par leurs mauvaises habitudes sclérosées, elles font le lit de l'abstention comme celui des extrêmismes. C'était leurs derniers remparts avant d'être emportées dans les défaites.

2) Toute crise doit avoir une sortie. Comme toute guerre doit avoir des perspectives de paix. C'est l'actuel grand échec depuis 2008 : incapacité à expliquer la crise, incapacité à indiquer comment elle ne pouvait être évitée, incapacité à exposer comment elle va prendre fin. Et incapacité à donner une lisibilité sur les responsabilités qui accompagnent ceux qui ont été les auteurs de la crise.

En France, seuls les amortisseurs sociaux "amortissent" aussi encore pour l'instant la colère démocratique. Mais elle s'exprime déjà fortement avec une abstention en moyenne à 60 % et un FN comme 1er parti de France avec un score national de plus de 25 %.

3) Les cadres politiques des vieilles formations politiques vont partir avec l'eau de la crise. Le nouveau millénaire politique est en train de naître. Jamais le millénaire des vraies tendances n'a correspondu au calendrier. Le XXème siècle est né au lendemain de la guerre de 14-18 en posant ses nouveaux jalons (la SDN, les nouvelles puissances d'alors dont les Etats-Unis...). C'est ce qui se passe actuellement pour le XXI siècle : religions, pays émergents, nouvelles technologies ...

Sur le plan politique, la Grèce vient d'ouvrir un chemin qui est un acte manifestement fort.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

Edito - Tous les partis européens de gouvernement ligués contre Syriza

26 01 2015

0.A0011syriza-5702.jpg

Syriza a remporté hier une magnifique victoire aux élections législatives grecques. A minuit passé, on parle de 36 % des suffrages devant Nouvelle Démocratie (29 %), et peut-être la majorité absolue, à 151 sièges. Enfin, à deux sièges prêt. Tous mes amis grecs font la fête, et moi aussi. Une bonne bringue, ça fait du bien, et demain tout démarre.

Le programme de Syriza, c’est d’abord un plan d’urgence, et nous allons voir cela dans les semaines qui viennent :

- le salaire minimum porté de 580 à 751 euros ;

- le seuil d'imposition remonté à 12 000 euros annuels,

- le 13e mois de retraite rétabli pour les retraites inférieures à 700 euros,

- l'électricité offerte et des coupons d'approvisionnement à 300 000 ménages au moins,

- les habitations principales protégées des saisies,

- l'accès gratuit aux soins,

- la taxe sur le fuel domestique supprimée,

- le nombre de bénéficiaires de l'assurance chômage accru.

Syriza a ensuite des propositions pour systématiser ce plan anti-austérité, et pour un coût total de 12 milliards d'euros… compensé en réduisant le remboursement de la dette (175 % du PIB), en luttant contre la fraude fiscale, la contrebande, et en réaffectant des fonds européens. Réjouissant.

Le problème est qu’en trésorerie, la Grèce est à sec, et qu’il va falloir passer le gué… A priori, ça va être dur-dur, mais ce n’est pas impossible car personne ne veut l’épreuve de force. La Grèce reste une économie modeste au niveau européen (je veux dire que ce n’est pas l’Espagne, elle aussi mal en point), et Bruxelles – Euh, pardon, la Bundesbank – ne veut pas jouer la crise. Si ça se gâte la Grèce laissera entendre qu’elle quitte la zone euro, ce qui n’est pas son projet d’origine, et Bruxelles – Euh, pardon, la Bundesbank – est prête à faire beaucoup pour que ça ne casse pas.

Finalement, le gros péril,… c’est que le plan risque de marcher,… et ce sont alors les partis de gouvernement européens vont alors prendre le relais de Bruxelles – Euh, pardon, de la Bundesbankpour dézinguer la Grèce, car la réussite de Syriza serait leur naufrage politique. Que resterait-il au parti « socialiste », genre Hollande-Macron-Valls, si Alexis Tsipras réussit ? Mais que resterait-il aussi à nos deux autres flans de la politique, l’UMP et le FN ?

Allez, on va suivre ça de près, en incluant tous les coups tordus, mais sans complotisme, cela va de soi… Il n’y a dans ce bas monde que des âmes pures.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

- page 1 de 47